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Poster (France) ~ 24 mai 2000
Poster (France - Version IMAX) ~ 01 janvier 2000

Walt Disney Animation Studios
Fantasia 2000

Fantasia 2000 sort d'abord en exclusivité mondiale sur tous les écrans géant IMAX le 01 janvier 2000 dans les pays qui en disposent, bien que plusieurs avant-premières se soient tenues dès décembre 1999. La France n'étant pas spécialement bien équipée par ces écrans géants, seul le cinéma La Défence le proposa sous ce format. Il s'agit alors du tout premier long métrage de fiction tourné spécialement sous ce format, puisque le format de projection géant IMAX était surtout utilisé pour la diffusion de courts et moyens métrages, documentaires pour la plupart.

Fantasia 2000 ressort ensuite dans le circuit de distribution classique le 24 mai 2000 en France (ce qui explique l'incohérence de sa place dans la collection numérotée par rapport à Toy Story 2) et le 16 juin 2000 au Québec. Le long métrage dispose de deux versions francophones.

L'intrigue

En 1940, Walt Disney réalisait "Fantasia". Il rêvait alors d'en faire un spectacle itinérant constamment renouvelé comprenant un cocktail de comédies, de ballets, de drames, d'impressionnismes, de couleurs et de sons. Grâce à la volonté de Roy Edward Disney, son rêve est finalement devenu réalité avec "Fantasia 2000" qui présente sept interprétations nouvelles des plus grands morceaux de musiques classiques, accompagné du segment qui marqua l'histoire du dessin animé : "L'apprenti sorcier".

Analyse de l'oeuvre

Fantasia 2000 résulte de la volonté d'un neveu de rendre hommage à son illustre oncle. En d'autres termes, la mise en place du projet, l'investissement émotionnel, la passion débordante, ainsi que le choix des diverses séquences composant cette nouvelle symphonie audiovisuelle sont nés de l'envie de Roy Edward Disney de poursuivre un rêve formulé par Walt Disney en 1940. À savoir, de faire en sorte que Fantasia soit un spectacle permanent qui serait continuellement distribué en salle, mais avec des modifications dans les différentes séquences proposées. Ainsi, le plaisir de la découverte serait continuellement renouvelé. Il était d'ailleurs déjà prévu une nouvelle séquence, le célèbre Clair de Lune, retiré du montage originel car Fantasia était jugé trop long et qui aurait dû être intégré à une future ressortie du long métrage. Mais l'ambition démesurée de Walt Disney pour sa symphonie ne pouvait pas s'inscrire dans la réalité de son époque. Fantasia était un film d'animation aussi spectaculaire que très coûteux à une époque où peu de salles étaient à la pointe de la technologie. Entre cet état de fait, la seconde guerre mondiale qui compromet la carrière internationale et le désamour profond de ses contemporains pour son ambitieux programme, Walt Disney ne peut constater que l'échec cuisant de son film expérimental Fantasia. Le destin du long métrage est scellé comme unique tentative du genre. Clair de Lune est complètement détricoté puis remanié pour intégrer La boite à musique, Fantasia, quant à lui, ressort à de multiples reprises, selon différents montages puis avec des censures, mais ne connaît sa première reconnaissance que durant les années 1970. Ironiquement, Walt Disney ne verra jamais de son vivant le triomphe de son concept. Il était probablement trop en avance sur son temps.

Fantasia ayant retrouvé ses lettres de noblesse, la compagnie Disney se lance dans une première restauration de son oeuvre devenue culte. Elle demande ainsi à Irvin Kostal de réenregistrer entièrement la bande originale en 1982. Allant plus loin que le simple exercice de mimétisme et de reproduction du travail de Leopold Stokowski, Irvin Kostal se permet quelques changements et en profite pour modifier certains moments clés du film qui étaient, à cette époque, coupés au montage créant des décrochages audio malvenus. Ce réenregistrement complet de la bande originale, qui aura coûté à Disney plus cher à elle seule que la conception du long métrage entier à l'époque, entre alors dans l'Histoire comme le tout premier enregistrement numérique au monde basé sur la nouvelle technologie Dolby Stéréo. Mais comme l'être humain a souvent horreur du changement, la critique et les fans s'offusquent de l'escamotage du travail de Leopold Stokowski. Aussitôt proposée, et après sa carrière internationale terminée, la version d'Irvin Kostal disparaît du paysage pour ne plus jamais y revenir. C'est finalement en 1990, pour commémorer son 50e anniversaire, que Fantasia fait son grand retour en salle dans une nouvelle version restaurée avec sa bande son d'époque puis, pour la première fois, en vidéo. Le succès est sans appel. Alors que la compagnie Disney connaît un regain populaire grâce à La petite sirène notamment, Roy Disney propose le concept d'un nouveau Fantasia à Michael Eisner. D'abord hésitant, celui-ci finit par autoriser la mise en chantier de cette suite dès 1991. Il faudra dix années pour que Fantasia 2000 aboutisse, car Roy Disney a dans l'idée de pousser le concept d'origine dans ses derniers retranchements. Fantasia 2000 devait être aussi ambitieux que son aîné !

Sous l'impulsion de Roy Disney, Fantasia 2000 doit à la fois rendre hommage au voeu de Walt Disney tout en embrassant au maximum toute la pointe de la technologie animée de son époque de conception. À dire vrai, en dehors de la technologie stéréoscopique 3-D qui n'avait pas encore effectué son retour en grâce, la seule technologie manquante et seule chose qui lui manque en un sens, Fantasia 2000 exploite à peu près toutes les technologies 2D comme 3D de son temps, expérimente, notamment au niveau de la spatialisation sonore, tente de nouvelles approches, mélange différents formes d'art visuels, mais se repose aussi sur les acquis de 60 années d'expérience en animation du studio. Un parti pris artistique que l'on retrouve d'ailleurs dès la scène d'ouverture du film qui repose sur la célèbre Symphonie n° 5 de Ludwig van Beethoven. Vous savez bien, cet air qui commence par un truc comme Pom, Pom, Pom, Pooom (Si, Si, Si, Mi pour les mélomanes) ! Ironiquement, cette séquence d'ouverture fut la plus compliquée à réaliser et la toute dernière à avoir été réalisée pour Fantasia 2000, expliquant ce sentiment de trop courte durée. Pour autant, cette première séquence exploite à fond de nombreuses idées conceptuelles. Une multitude informe et géométrique prend soudain vie. Ce qui s'apparente à une nuée de divers papillons, aussi charmants que menaçants se livrant une bataille acharnée, multiplie les éléments visuels conceptuels. Animation 2D traditionnelle, peinture numérique, animation 3D et de nombreux effets spéciaux s'entrechoquent dans une scène qui rend ouvertement hommage à la scène d'ouverture du premier film. Et en quelques minutes à peine, cette séquence réussit en plus à raconter une histoire sans paroles parfaitement compréhensible par tout un chacun.

La seconde séquence du film repose sur Les Pins de Rome d'Ottorino Respighi où un étrange ballet de baleines prend littéralement son envol vers le firmament. À titre purement personnel, j'ai toujours trouvé que cette séquence était la plus faible du long métrage. Pourtant, ça reste l'une des plus audacieuses d'un point de vue purement technique. Lorsque l'on regarde cette séquence, il faut se remémorer qu'elle faisait partie des premières réalisées pour le film. C'était en 1994, la révolution numérique Toy Story n'avait pas encore tout balayé sur son passage. Pour autant, Disney était déjà à la pointe de cette technologie, usant avec habileté de tout ce que la 3D pouvait offrir dans le domaine de l'animation, comme la célèbre séquence du bal dans La belle et la bête ou encore celle de la charge de Gnous dans Le Roi Lion. Dans Les Pins de Rome par contre, la 3D est utilisée pour les "personnages" principaux, ce qui constituait une première pour Disney. Malgré tout, à titre personnel encore une fois, je trouve toute cette séquence mollassonne, tout comme l'arrangement musical n'améliore pas du tout l'ensemble. J'éprouve un fort sentiment répulsif à toute cette longue séquence de Fantasia 2000, car je trouve les deux médias, audio et visuels, terriblement dissonants. À l'inverse de toutes les autres séquences de Fantasia 2000, l'ensemble ne s'avère pas du tout harmonieux. Pourtant, il y a parfois quelques belles images à l'écran, mais rien à faire, ça ne passe pas.

La séquence suivante repose sur Rhapsody in Blue de George Gershwin. Celle-ci semble étonnamment hors contexte dans Fantasia 2000 puisque son concept semble nettement plus en accord avec All the Cats Join In dans La boite à musique que de tout autre séquence de Fantasia. Pour autant, elle reste particulièrement mémorable, aussi bien dans le choix de l'arrangement musical que dans ses choix esthétiques. La séquence brille aussi dans ses choix narratifs qui mêlent le destin de quatre protagonistes, qui ne seront jamais amenés à se croiser, mais qui vivent les mêmes tourments émotionnels. Ici un ouvrier mélomane qui se morfond dans sa trop routinière carrière, là un homme sans le sou recherchant une nouvelle reconnaissance professionnelle, de ce côté une jeune enfant qui semble avoir perdu tout espoir de voir ses parents l'aimer, et de l'autre côté ce mari dévoué ettouffé par une femme autoritaire qui ne lui lâche jamais la bride. Mais les actions involontaires des uns vont provoquer des répercussions inattendues sur les autres. Et soudain tout change. Dans ses choix de couleurs,dans son style visuel rappelant le début du siècle dernier, tout Rhapsody in Blue reste éminemment remarquable dans Fantasia 2000.

Après cette séquence, c'est Concerto pour piano n°2 de Dmitri Chostakovitch. Elle reprend une idée de court métrage déjà envisagé par Walt Disney mais qui n'avait jamais pu aboutir à l'époque : Le stoïque soldat de plomb de Hans Christian Andersen. Ce qui était assez courant au début des années 1990, La petite sirène, La belle et la bête et même Aladdin avait un temps été envisagés puis abandonnés, avant de connaître une seconde vie plusieurs décennies plus tard. Dans la grande tradition des classiques Disney, cette séquence de Fantasia 2000 reprend la trame générale assez fidèlement, dans les grandes lignes, mais trahit bien évidemment la fin de l'histoire où les deux tourtereaux terminaient tragiquement dans les flammes. J'aime beaucoup cette séquence personnellement. Les éléments de décors en 2D s'accordent bien avec les personnages en 3D, là encore, à une époque où Disney découvrait la technologie. Là où Toy Story a un rendu assez plastique, les personnages ont ici un rendu plus porcelaine qui sied assez bien à l'ensemble et dont on oublie assez vite que cela ne ressemble pas vraiment à du plomb. Je trouve aussi la dynamique des trois personnages très réussie et les arrangements musicaux en parfaite adéquation avec les images.

Arrive alors à l'écran la séquence de Fantasia 2000 la plus fameuse à mes yeux : Le carnaval des animaux, qui fait bien évidemment écho aux joyeuses ballerines hippopotames et autruches de 1940. Comme toujours, ce sont souvent les concepts les plus simplistes qui se révèlent les plus fameux. Avec une intrigue cousue de fil blanc - un flammand rose aime jouer au yoyo -, le court métrage tire une puissance narrative remarquable et d'une drolerie  phénomènale. Tout le court métrage épouse entièrement les codes du cartoon humoristique musical, sans queue ni tête, mais terriblement entêtant. La confrontation du flamand récalcitrant face à ses confrères qui veulent absolument le remettre dans le droit chemin est délicieusement jubilatoire. La combinaison de la musique avec les images est tellement parfaite qu'absolument rien ne peut être pris en défaut dans cette séquence de Fantasia 2000, si ce n'est qu'elle se termine résolument bien trop vite. Un véritable crève-coeur de n'avoir jamais eu la chance de découvrir ça ni sur un écran géant IMAX, ni dans une salle de cinéma classique. L'animation et le timming de ce carnaval de flamants roses est d'une justesse folle que l'on ne peut qu'applaudir devant le résultat final.

L'antépénultième séquence de Fantasia 2000 fait appel à un monument du film original : L'apprenti sorcier de Paul Dukas. On y retrouve notre cher Mickey Mouse qui, trouvant son labeur un peu trop laborieux, décharge sa corvée sur un curieux balais magique. Mais très vite, il se retrouve dépassé par les circonstances de son sortilège. J'ai peu de nouvelles choses à dire sur ce célèbre court métrage Disney que je n'ai déjà écrit, puisque L'apprenti sorcier a depuis bien longtemps déjà dépassé les frontières de Fantasia pour être unanimement reconnu dans le monde de l'animation. Aussi vais-je parler de lui dans le prisme de sa reprise pour Fantasia 2000. Si le retour de L'apprenti sorcier dans le film est naturellement logique et incontournable, la reprise de ce court métrage de 1940 pose un gros problème à l'ensemble. Car c'est ironiquement la seule partie qui s'avère encore aujourd'hui la plus intemporelle du lot. Alors que la plupart des expérimentations que composent la plupart des séquences de Fantasia 2000 ont pris un sacré coup de vieux, L'apprenti sorcier donne clairement une claque à tous ces petits camarades de cet orchestre musical renouvelé. C'est d'autant plus tristement ironique quand on se dit qu'en 1940 aucun outil informatique n'avait aidé les artistes à synchroniser à la perfection l'image et le son, là où ceci est devenu très facile 60 ans plus tard. On relèvera aussi que la présentation de ce court métrage a été modifiée depuis la sortie du film en salle. Auparavant, L'apprenti sorcier démarrait au format 1.37:1, tel qu'il fut produit à l'époque, puis l'image "gonflait" progressivement pour se caler sur le standard 1.85:1 de Fantasia 2000. L'image était donc rognée en haut et en bas, sans que cela soit particulièrement gênant. Ce n'était d'ailleurs pas la première fois que Fantasia fut recadré en 16/9. Depuis la ressortie du film en Blu-ray, le format originel de la séquence 1.37:1 est désormais conservé tout du long et reprend simplement la version restaurée du court métrage tirée du film original.

Alors que Mickey illuminait Fantasia en 1940, les artistes Disney se sont dit qu'il serait grand temps de rendre la pareille à son énergique et encombrant ami Donald Duck. Ainsi, c'est lui que l'on retrouve dans Pomp and Circumstance d'Edward Elgar, l'avant dernière séquence de Fantasia 2000. Bien que je n'arrive pas à me défaire à l'idée que l'équipe Disney a cruellement manqué d'idées en reprenant, pour la trame globale de cette séquence ainsi que plusieurs gags, le court métrage musical L'arche de Noë produit en 1933 par Disney, je dois admettre qu'il s'agit ici d'une séquence très puissante. Tout amateur de production américaine mettant en scène des adolescents connait très bien Pomp and Circumstance, sans forcément connaître son nom. Parmi les traditions américaines de fin de cycle scolaire, on retrouve toujours au moins deux thématiques récurrentes dans leurs oeuvres audiovisuelles : le célèbre bal de fin d'année et la cérémonie de remise de diplôme. C'est presque toujours Pomp and Circumstance qui retentit à ce moment-là, tout le monde l'a donc surtout retenu aujourd'hui comme un thème très pompeux (c'est le cas de le dire) et, surtout, très cérémoniel. Fantasia 2000 parvient à détourner avec bonheur cette célèbre marche pour en offrir quelque chose de bien différent. Tour à tour humoristique, angoissant, jovial, triste, puis libérateur, Pomp and Circumstance est ici utilisé à bon escient pour offrir un excellent spectacle reposant sur les épaules de Donald.

Enfin, rendons grâce à l'ultime séquence de Fantasia 2000 : L'oiseau de feu d'Igor Stravinsky. Hommage appuyé au final du premier film, qui combinait Une nuit sur le mont Chauve de Modeste Moussorgski et l'Ave Maria de Franz Schubert, mais dans une proposition inversée (le bien d'abord, le mal ensuite, puis la renaissance), est sans nul doute possible la séquence la plus poétique de toute l'oeuvre et la plus remarquable du lot. Avoisinant les 13 minutes, L'oiseau de feu figure parmi les segments les plus longs du film et a été réalisé par feu la branche française du studio d'animation Disney. Magistral reste sans nul doute possible le meilleur qualificatif pour décrire cette ultime séquence de l'oeuvre. C'est, littéralement, comme si un tableau peint prennait soudain vie devant nos yeux. Le contraste entre les moments chaleureux et sombres est techniquement impressionnant, tout en dégageant une délicatesse rare à tel point d'ailleurs que le studio Ghibli nous vient parfois à l'esprit lorsqu'on regarde cette séquence. Et pourtant, c'est bel et bien un style résolument européen qui compose l'ensemble du court métrage. Les différents outils d'animation sont employés avec intelligence, tout en balayant, en une dizaine de minute, tout le savoir-faire du studio Disney. Par exemple, les effets de fumées rappellent les apparitions du Seigneur des ténèbres de Taram et le chaudron magique, tandis que la jeune fille rappelle, par certaines de ses manières, une certaine Esméralda. L'oiseau de feu, dont il est question, est lui-même un sinistre dauphin de Chernabog. Et tandis que l'intrigue s'avère très lourde, Fantasia 2000 se termine sur une note d'espoir remarquable et un plan final absolument éblouissant. Un régal pour les yeux et les oreilles dont il ne manque peut-être finalement que l'utilisation de la stéréoscopie 3-D qui aurait, sans nul doute, enfoncé le clou !

Je pourrais tout à fait m'arrêter ici et conclure là dessus, sauf qu'il reste malheureusement un dernier point à aborder sur Fantasia 2000. Ce n'est pas le plus brillant : ses intermèdes. Contrairement à nos amis américains, qui ont connu, selon les périodes et les diverses restaurations de Fantasia, des intermèdes présentés par Deems Taylor, nous avons toujours connu le film seulement accompagné par un narrateur informe et, cela, jusqu'en 2010 lors de la sortie Blu-ray du film de 1940. Fantasia 2000, qui respectait donc ce principe, constituait une grande première pour le public français. Si l'intention de Roy Disney tombe naturellement sous le sens, son exécution reste quand même très nauséabonde. En premier lieu, au moins la moitié des invités sont d'illustres inconnus chez nous. Les icones Bette Midler et Angela Lansbury passent encore, quelques spectateurs reconnaîtront probablement James Earl Jones, célèbre voix de Mufasa et Dark Vador, mais qu'en est-il de tous les autres dont on passe son temps à se demander ce qu'ils font là ? Au mieux leurs interventions semblent anecdotiques, au pire leurs bouffonneries même pas drôles infantilisent inutilement une oeuvre censée être plus mature que la moyenne des films Disney. Plus gênant, de nombreux vrais artistes Disney, comme Eric Goldberg, les frères Brizzi ou encore Hendel Butoy ne font que de simples caméos dans l'assistance, là où ils auraient mérité d'être bien plus mis en lumière que ces encombrants invités. À cela s'ajoute les accusations d'harcèlement sexuel dont a été accusé en 2017 le chef d'orchestre James Levine, décédé cette année, qui plombe encore plus l'aura générale de Fantasia 2000. *Ambiance*

Malgré tout, sans jamais réussir à se hisser au même rang que Fantasia, Fantasia 2000 reste un très vibrant hommage de Roy Disney pour son oncle Walt et un très beau cadeau offert à ses fans. Bien évidemment, comme ce fut le cas pour le premier, Fantasia 2000 ne va lui non plus jamais rentrer dans ses frais. D'un côté, la critique, hormis française qui snobe le long métrage, apprécie l'intention mais ne juge pas vraiment non plus le film à la hauteur de Fantasia. De l'autre, les spectateurs ne se ruent pas vraiment en masse voir le film, Disney étant dans une période transitoire assez ténébreuse. Ringardisé par l'avènement de la 3D (Merci Pixar), torpillé par les offres concurrentes devenues abondantes (Merci Dreamworks Animation), chahuté pour ses suites en vidéo (Vraiment pas merci Disney), Fantasia 2000 ne reste pas dans les annales du catalogue Disney, ni dans la conscience collective. Et pourtant, à l'ère de la 4K et du son enveloppant, Fantasia 2000 mériterait vraiment de connaître une seconde jeunesse, malgré ses défauts, à la vue de toutes les expérimentations audiovisuelles que le film comporte et le format géant sur lequel il a été tourné. D'ailleurs, Roy Disney y croyait fermement. Il a longtemps été l'artisan d'un troisième opus, intitulé Fantasia 3, Fantasia 2006 ou Musicana selon les sources, mais la dégradation considérable des relations entre Micheal Eisner et lui, au point de quitter le groupe et monter le site SaveDisney.com, ont tôt fait de conclure définitivement la question. Et les quelques courts métrages déjà finalisés qui auraient dû le composer, à savoir Lorenzo, Un par un, La petite fille aux allumettes, et Destino (dont l'unique édition DVD autonome est exclusivement vendue au théâtre-musée Dalí de Figueres en Espagne), vont être éparpillés aux quatre vents dans des festivals ou en bonus de certaines éditions vidéo. L'héritage de la symphonie audiovisuelle de Walt Disney et de Roy Disney s'est donc arrêté il y a vingt ans avec Fantasia 2000.

Olivier J.H. Kosinski - 01 octobre 2021

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Doublage (Québec - 2000)

Mickey : Daniel Picard

Penn Jillette : Hubert Gagnon

James Earl Jones : Victor Désy

Quincy Jones : Guy Nadon

Angela Lansbury : Élizabeth Lesieur

James Levine : Yves Massicotte

Steve Martin : Jean-Marie Moncelet

Bette Midler : Anne Caron

Itzhak Perlman : Edgar Fruitier

Narrateur : Daniel Picard

Doublage (France - 2000)

Mickey Mouse : Laurent Pasquier

Donald Duck : Sylvain Caruso

Daisy Duck : Sybille Tureau

Steve Martin : Jacques Frantz

Itzhak Perlman : Jean-Claude Sachot

Quinci Jones : Greg Germain

Bette Midler : Elisabeth Wiener

James Earl Jones : Benoît Allemane

Penn Jillette : Richard Darbois

Angela Lansbury : Paula Dehelly

James Levine : Patrick Floersheim

Leopold Stokowski : Raoul Guillet

Narrateur : François Berland

Sources :
Doublage au Québec
Planète Jeunesse

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