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Poster (France) ~ 26 juillet 1989
Poster (France) ~ 27 novembre 1985

Walt Disney Animation Studios
Taram et le chaudron magique

Taram et le chaudron magique sort en salle le 24 juillet 1985 au Québec, puis le 27 novembre 1985 en France. Dans les deux cas, le même doublage était proposé. A partir de 1998, un redoublage est proposé spécifiquement en France, avant que celui-ci ne soit progressivement remplacé partout ailleurs. Toutefois, depuis l'ouverture de Disney+, les deux doublages cohabitent sur la plateforme et on tombe sur l'un ou l'autre des deux doublages selon l'appareil avec lequel on se connecte.

L'intrigue

Au pays de Prydain, un jeune garçon prénommé Taram, est chargé d'une mission périlleuse. Avec son épée magique, il doit empêcher le terrible Seigneur des Ténèbres de s'approprier un mystérieux chaudron noir qui donne des pouvoirs surnaturels. Au cours de cette incroyable aventure, Taram va rencontrer la charmante Princesse Eilonwy, une drôle de bestiole à poils nommée Gurgi et Ritournelle, un étrange barde incapable de mentir. Ses nouveaux amis l'aideront à combattre ce terrible ennemi et lui apprendront que l'amitié est l'arme la plus efficace.

Analyse de l'oeuvre

S'il y a bien un film d'animation Disney qui laisse particulièrement perplexe, c'est bel et bien Taram et le chaudron magique. Film de tous les records, dans tous les sens du terme, il reste encore à ce jour particulièrement atypique dans leur catalogue et n'a connu depuis aucun équivalent. Subissant une production chaotique, film expérimental employant de nouvelles techniques d'animation jamais vues jusqu'alors, explosant son budget pour faire de lui le film le plus cher de l'année 1985, charcuté jusqu'à la toute dernière minute car jugé trop sombre et trop violent, malmené par les critiques qui le descende unanimement, boudé par les spectateurs qui ne s'y retrouve pas, bousculé par le trublion Don Bluth et plusieurs autres collaborateurs ayant quitté le navire et rayaient Disney depuis leur départ, Taram et le chaudron magique subit le plus gros revers de l'histoire de l'animation du studio et se crashe lamentablement au box office national et international. Pendant longtemps, Disney va même occulter jusqu'à son existence même. Il faudra ainsi attendre 12 longues années pour que le film soit enfin commercialisé en VHS, alors même que de très nombreux films étaient déjà vendus sous ce format, avec succès, dès le début des années 1980 aux Etats-Unis. Il faut reconnaître que le long métrage souffre de pas mal de problèmes, conduisant tout un chacun à inexorablement le dénigrer à la moindre occasion. Pour autant, on sent le potentiel derrière Taram et le chaudron magique ainsi que l'ambition des artistes qui ont voulu créer une oeuvre unique en son genre. Mais elle est plombée, disons même parasitée, par de nombreux choix et raccourcis narratifs qui rendent l'ensemble au final assez boiteux. Ce qui n'a pas empêché de se voir constituer un petit noyau dur de fans qui font tout pour tenter de réhabiliter le long métrage même si cela semble un combat perdu d'avance.

Avant Taram et le chaudron magique, aucun autre film d'animation du studio Disney ne s'était aventuré sur le terrain de la Fantasy. Certes, il y a eu le Médieval-Fantastique, notamment avec Merlin l'enchanteur ou La belle au bois dormant. Mais la Fantasy pure, genre artistique très spécifique principalement porté par les britanniques J. R. R. Tolkien ou C.S. Lewis, a toujours été mise de côté. La principale différence entre la Fantasy et le Médieval-Fantastique, quel que soit le média sur lequel il est proposé, réside dans sa mythologie. Le Médieval-Fantastique reste généralement cantonné dans notre réalité, légèrement fantasmée et rehaussée d'une dimension magique. Mais, dans les grandes lignes les protagonistes partagent à peu près les mêmes convictions, les mêmes légendes, les mêmes questionnements, que ceux que le public a dans ses propres bagages. La Fantasy, au contraire, est systématiquement bâtie sur une mythologie souvent extrêmement complexe et élaborée, avant même que le récit ne commence. La plupart de leurs auteurs, même s'ils l'enrichissent continuellement tout au long de leur vie, élaborent une vaste chronologie d'évènements, mythologies, légendes et divinités, sur laquelle repose ensuite tout le reste. Une mise en contexte importante qui nécessite, souvent, d'apporter beaucoup d'informations aux spectateurs qui entrent dans leur univers. D'où, par exemple, la très longue introduction de plus de sept minutes pour le premier volet de la trilogie Le seigneur des anneaux de Peter Jackson. Dans celle-ci, l'elfe Galadriel pose les complexes bases de l'univers dans lequel le spectateur est appelé à s'immerger par la suite. Taram et le chaudron magique commence d'ailleurs exactement de la même manière, avec un court prologue narrant l'histoire d'un roi maléfique réduit à l'état d'un sinistre chaudron.

La fin des années 1970 et le début des années 1980 ont été particulièrement marquées par le retour en grâce du genre Fantasy dans le monde du cinéma. On se souvient sans réelle difficulté de L'histoire sans fin, Willow, Dark Crystal ou encore Labyrinthe. Taram et le chaudron magique s'inscrit totalement dans la mouvance de son époque, il est même assez évident et logique que Les Chroniques de Prydain de Lloyd Alexander ait été choisi pour la réalisation d'un long métrage. Problème, là où les autres films cités bénéficiaient d'une belle brochette de personnages mémorables, Taram et le chaudron magique propose une panoplie de protagonistes pour la plupart extrêmement antipathiques et dont la caractérisation est absolument inexistante. Chaque personnage apparaît sans explication, sans logique valable et, surtout, sans aucune mise en contexte. On se retrouve alors assez vite devant des personnages ressemblant à de simples coquilles vides. Chaque personnage est précipité dans l'intrigue par un succession de péripéties pour la plupart invraisemblables, à commencer par la toute première de la liste : Tirelire. Une truie qui voit l'avenir quand on lui trempe sa truffe dans l'eau après l'avoir touillée un peu, y'a quand même de quoi rire. Pourquoi Tirelire est capable de voir l'avenir ? On s'en fout. Pourquoi personne ne le savait ? Pareil. Pourquoi se décide-t-elle soudain à voir le Seigneur des Ténèbres qui rumine son plan depuis des années ? Ne cherchons pas à comprendre. Tirelire est capable de localiser le chaudron ? C'est ce que Dolben nous dit, mais en réalité, il suffit de péripéties et quiproquos pour que Taram, et n'importe qui d'autre au final, le trouve tout seul.

Hormis Tirelire, les soucis s'accumulent aussi avec les autres personnages. Taram nous est présenté comme un garçon de ferme, sans que l'on comprenne qui il est exactement. Est-ce un orphelin ? Est-ce un apprenti de Dalben, magicien à ses heures ? Tout juste comprend-on qu'il est un adolescent bien peu satisfait de sa condition. Le voir immédiatement propulsé en héros malgré lui ne fait que semer d'autant plus la confusion. Était-il destiné à devenir ce héros ? Une prophétie parlait de lui ? Et que dire de sa prédisposition à la cleptomanie, volant une épée sans scrupule dans une tombe, tout en reprochant à Gurki de lui avoir chipé sa pomme, alors que le pauvre bougre semble désespérément avoir faim. Deux poids deux mesures. De fait, son absence totale d'empathie pour lui fait lamentablement échouer son tout dernier revirement émotionnel final. Taram se voit soudain doté d'une conscience ? C'est cela oui. Eloïse, ou Eilonwy selon le doublage français, est visiblement une Princesse emprisonnée par le Seigneur des Ténèbres pour détention d'une boule lumineuse magique qui n'a finalement aucune utilité dans le film. On ne saura d'ailleurs rien de cet étrange objet magique, ni de ses origines, ni de sa finalité. Que dire aussi de la capacité de la Princesse à s'extirper de sa geôle sans aucun effort pour rejoindre celle de Taram, visiblement par les égouts mais sans salir ses vêtements ni son maquillage, rend quelque peu caduque son statut de prisonnière. Totalement perdus dans les tréfonds du château, ils vont d'abord tomber sur une épée magique, qui fera tout le boulot alors que Taram s'en accaparera les mérites, puis du barde Ritournelle, enchaîné pour avoir juste voulu jouer les troubadours à la cour du Seigneur des Ténèbres. S'en est assez risible, quoi que, sans doute l'assistance lui aura préféré une courtisane musicienne habillée en bohémienne plus affriolante en troubadour que lui. On ne comprendra pas plus pourquoi sa harpe est enchantée avec des cordes qui se coupent à chaque fois qu'il ment. Tous les accessoires des personnages sont donc magiques sans qu'on sache pourquoi et ne servent finalement que de deux-ex-machina ou gimmick bien encombrants dans le récit. Et Gurki dans tout ça ? Ben, c'est Gurki quoi.

Sans le faire exprès, enfin je pense, Taram et le chaudron magique fait avancer son récit par accoups. Taram est bien ennuyé par son travail à la ferme, hop vision magique qui lui permet de partir à l'aventure. Taram est bien ennuyé de devoir conduire Tirelire on ne sait où, hop Gurki surgit. Taram est tellement ennuyé par Gurki que, hop, il ne voit que trop tard que Tirelire est kidnappée. Taram est bien ennuyé qu'il se glisse sans finesse dans le château où, hop, il est fait prisonnier. Taram est finalement bien ennuyé d'être en prison quand, hop, une fille sort du sol. Bref, vous aurez compris la suite. Toute l'intrigue repose sur une succession de péripéties qui semblent déconnectées les unes des autres là où, normalement, une intrigue Fantasy a un cheminement balisé extrêmement clair : c'est une quête, avec un but précis à atteindre. Taram et le chaudron magique en est malheureusement totalement dépourvu. Le cap de l'intrigue n'est pas clair, ceci dès le début, et s'embrouille même au fur et à mesure. La plupart des pistes soulevées sont remisées au placard plus vite qu'il ne faut pour l'écrire. Le long métrage semble dès lors regorger d'un trop plein de McGuffin abandonnés en cours de route. C'est sans doute un vestige des problèmes rencontrés par la production du long métrage par les nouvelles équipes de Disney qui devait, tout à la fois, construire un récit cohérent et ambitieux, tout comme se familiariser avec de nombreuses nouvelles techniques d'animation.

Paradoxalement, Taram et le chaudron magique est un long métrage qui exploite avec brio son budget pour ce qui est de sa conception graphique. Je peux même affirmer que c'est d'ailleurs le tout dernier film d'animation Disney à avoir atteint un tel niveau de qualité dans sa période pré-numérique. Seul Le bossu de Notre-Dame viendra lui tenir la dragée haute, mais il fut réalisé avec le CAPS, numérique donc, là où Taram et le chaudron magique était à l'apogée de la planche à dessin, du fusain, du crayon ou de la gouache. Car, suite au flop historique du film, aucun des films suivants ne lui arrivera jamais à la cheville, y compris La petite sirène quatre ans plus tard, pour d'évidentes raisons budgétaires. Il faut dire aussi que Taram et le chaudron magique en jette, renforcé par son imposant format 2,20:1 dont les artistes n'ont pas lésiné à remplir les moindres recoins. C'est également le tout premier film d'animation de la compagnie utilisant l'outil informatique sur certains effets spéciaux complexes, comme la destruction du château par exemple. Bref, c'est beau et ténébreux à souhait, parfaitement digne du genre Fantasy dans lequel le film s'inscrit. Une atmosphère glauque que beaucoup ont dénoncé par le passé et continue à le faire également aujourd'hui. Le long métrage n'est pas aussi acidulé et chatoyant que pouvaient l'être les précédents films du studio Disney. Dans un sens, Taram et le chaudron magique est revenu aux sources de ce que produisait Walt Disney en son temps. La scène de fuite de Blanche-Neige, l'effrayant Monstro dans Pinocchio ou la terreur et les sbires de Maléfique sont là pour en témoigner. La différence majeure résidant dans le fait que ces scènes angoissantes sont plus nombreuses et plus intenses encore dans Taram et le chaudron magique que tous les autres films parus avant et après lui.

Toutefois, Taram et le chaudron magique reste coincé entre deux chaises. Trop mature dans son propos et son approche, mais trop infantile dans ses choix, le long métrage subit de nombreux remous. D'abord en interne, où le long métrage est remodelé assez régulièrement. Plusieurs scènes vont d'ailleurs être coupées au montage bien avant la sortie en salle, parfois même tout juste après, comme ce fut le cas d'une scène, aujourd'hui vraisemblablement perdue, où Taram s'emparait d'un bout de bois pour frapper le chaudron qui espérait pouvoir ainsi le briser lorsqu'il sortait de terre. Ensuite, les artistes tentent d'ajouter quelques touches humoristiques pour égayer un peu le propos du film, mais aucun des gags ne fait pourtant mouche. Au contraire, cela plombe l'ensemble de film et rend caduque sa dimension mature. Enfin, là où le long métrage cherche à apporter une certaine atmosphère d'angoisse, les scènes sont tournées de manière si lente que la menace semble au final bien peu dangereuse. Lorsque l'armée des morts-vivants se lève, l'effet visuel, plutôt réussi quand on se remet dans le contexte de l'époque de la sortie du film, tombe complètement à plat. Surtout si l'on a la malheureuse idée de repenser à ce moment-là aux scènes des soldats rigolos de L'apprentie sorcière ou encore de Les douze travaux d'Astérix. Le film en prend un méchant coup dans la tronche. Comble de l'ironie, le Seigneur des Ténèbres, malgré son design plutôt réussi, n'arrive jamais à être une seule fois aussi marquant, ni aussi menaçant, que n'importe lequel des grands méchants Disney connus jusqu'à lui. Et au final, malgré tous leurs efforts pour rendre le film moins sinistre, la commission de censure américaine lui flanque la sanction suprême, interdisant aux enfants de le voir sans être accompagné d'un adulte. Une grande première et un beau camouflet pour un film d'animation Disney.

En France, Taram et le chaudron magique ne fait guère mieux. S'il n'a pas vraiment rassemblé les foules à son époque, finissant par être peu à peu oublié comme ailleurs dans le monde, le long métrage est désormais surtout connu pour son redoublage en 1998. Un redoublage qui fut réalisé à la hâte pour une raison particulièrement étonnante et qui ne le concernait pourtant pas : Lucie Dolène. Lorsqu'en 1994, la comédienne remporte son procès contre Disney relatif à Blanche-Neige et les sept nains, Disney Character Voices France et Dubbing Brother prennent soudain peur que tous les autres comédiens sans contrat avec eux fassent de même et se retournent contre eux à leur tour. Pour éviter ce problème et par pur excès de zèle, les films ayant été doublés durant les années 1980 alors qu'aucun des comédiens n'avaient de contrats vont être redoublés intégralement à leur tour. En dommages collatéraux, Taram et le chaudron magique mais également La belle et le clochard subissent un redoublage punitif, alors qu'ils n'y étaient pour rien dans l'histoire. Paradoxalement, une grande confusion va naître au sujet de ce redoublage, uniquement rendu disponible en France, alors que les autres pays francophones vont continuer à proposer le doublage d'origine. Qu'à cela ne tienne, Disney France met enfin bon ordre sur tous les territoires au milieu des années 2000, mais commet des bévues dans le mixage audio du redoublage du DVD, faisant alors sauter des bouts de dialogues et bruitages qui sont désormais perdus sur toutes les éditions numériques officielles. Comble de l'ironie, Disney+ va encore rajouter une couche de complexité à l'affaire en proposant, aléatoirement selon la plateforme depuis laquelle on se connecte, soit le premier, soit le second doublage. C'était le cas dès l'ouverture du service et cela l'est curieusement toujours le cas aujourd'hui encore.

Avec le temps, la réputation de Taram et le chaudron magique n'a pas beaucoup changé. Hormis ceux qui ont une passion pour ce long métrage qui compte effectivement quelques belles qualités, notamment son ambiance et son aspect artistique, tout un chacun sera d'accord sur le fait que l'intrigue manque de clarté, que les personnages manquent de caractérisation, que le Seigneur des Ténèbres manque d'être diabolique, que les rebondissements sont peu intéressants et que le chaudron en lui-même est un objet magique dont l'utilité est absolument incompréhensible. Au mieux, la majorité des spectateurs passeront leur chemin ou n'en garderont aucun souvenir mémorable. Bref, Taram et le chaudron magique passe à côté de tout ce qui aurait pu faire de lui un film bien plus mémorable.

Olivier J.H. Kosinski - 20 juin 2022

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Voxographie Francophone

1er Doublage (France - 1985)

Taram : Thierry Bourdon

Princesse Eloïse : Barbara Tissier

Le Seigneur des Ténèbres : Jean Violette

Le barde Ritournel : Serge Lhorca

Gurki : Roger Carel

Crapaud : Roger Carel

Dalben : Jacques Deschamps

Roi Bedaine : Philippe Dumat

Ronchon : Guy Piérauld

Grièche : Perrette Pradier

Goulue : Jane Val

Griotte : Béatrice Delfe

Petit elfe rose : Régine Teyssot

Petit elfe bleu : Jackie Berger

Narrateur : Serge Sauvion

Voix-off du rêve de Taram : Georges Atlas

Le garde du chien : Marc Alfos

Gardes :

- Georges Atlas

- Mario Santini

- Jacques Deschamps

- Georges Berthomieu

2e Doublage (France - 1998)
Exploitée uniquement en VHS et LD

Taram : Christophe Lemoine

Princesse Eilonwy : Chantal Macé

Le Seigneur des Ténèbres : Bernard Tiphaine

Le barde Ritournel : Pierre Baton

Gurgi : Eric Metayer

Crapaud : Edgar Givry

Dalben : Philippe Dumat

Roi Bedaine : Roger Carel

Ronchon : Guy Piérauld

Grièche : Perrette Pradier

Goulue : Marie Vincent

Griotte : Colette Venhard

Petit elfe rose : Marine Boiron

Narrateur : Denis Savignat

Voix-off du rêve de Taram : Denis Savignat

Le garde du chien : Jean-Louis Faure

Gardes :

- Jean-Louis Faure

- Georges Berthomieu

Retouche 2e doublage (France - 2004)
Erreurs mixage

Disparition de quelques répliques et bruitages d'ambiance

Sources :
Dans l'ombre des studios

3.5