Normand du Nord / Normand du Nord : Quelques informations

Normand du Nord sort en salle au Québec le 15 janvier 2016. Estimant sans doute que la période de sortie n'est pas propice, la France préfère repousser sa sortie près d'un an plus tard, le 21 décembre 2016, tout en changeant le nom du personnage, aussi bien pour le titre que dans le film, en Norm tout court. Le film existe donc en deux versions francophones avec une différence notable : dans la version québécoise, le personnage se nomme "Normand du Nord" tandis que dans la version française, il s'appelle "Norm du Grand Nord".

Résumé


UN EXTRAIT À DÉCOUVRIR SUR

L'ours polaire Norm et ses trois meilleurs amis, les lemmings, décident de se rendre à New York afin de déjouer les plans d'un groupe immobilier qui menace d'envahir sa banquise. Il fait la rencontre d'Olympia, une jeune fille qui, aidée de sa maman, vont faire de Norm la mascotte de l'entreprise. Face au machiavélique Mr Greene, ils vont tout mettre en oeuvre pour sauver l'Artique...

Analyse de l'oeuvre 1.5
1.55

Il y a parfois des longs métrages dont on se demande comment ils peuvent rencontrer du succès en salle alors que tout ce qu'ils proposent est extrêmement mauvais. Norm est clairement un de ceux là, une quasi-catastrophe animée dont on se demande comment une seule personne a réellement pu adhérer à un concept aussi raté ! Pourtant, rien que le nom de Splash Entertainment doit mettre la puce à oreille. Le studio d'animation américain n'a pas bonne presse en ce qui concerne son catalogue animé, exclusivement orienté vers le très jeune public. Il a d'ailleurs une filiation avec un certain Crest Animation puisqu'il a récupéré les droits des suites vidéos de la fumeuse saga Alpha & Omega, dont il a réalisé les deux derniers opus particulièrement douteux parus à ce jour (avec un loup qui joue les vahinés dans l'un d'eux rappelons-le...), il y avait forcément de quoi trembler. On ne retient absolument rien de palpitant de Norm, son seul et unique mérite se résumant à proposer deux titres énergiques du groupe musical américain Panic! At The Disco, bien des années avant leur récente consécration musicale pour les besoins du générique de fin de La reine des neiges II.

Faut-il vraiment balayer tous les travers de Norm ? C'est vrai qu'il est de coutume que je décortique de manière constructive tous les films d'animation, mais avec Norm, sincèrement, j'ai beaucoup de mal à trouver matière à écrire. Le scénario du film se résume à un ours, capable de parler le langage humain sans explication aucune (sic...), qui se rend à New York afin de faire capoter un projet immobilier au Pôle Nord (re-sic...) en se faisant passer pour un humain déguisé en ours (re-re-sic...). Sauf que tout ne se passe pas comme prévu, Norm devient involontairement l'ambassadeur du projet immobilier (...). Il trouve finalement de l'aide auprès d'une jeune femme qui le prend évidemment pour un véritable être humain (Loïs Lane es-tu là ?). Entre temps, on apprend que le méchant du film n'est pas le vrai méchant, mais qu'un autre méchant tire les ficelles dans l'ombre, même si, finalement, le scénario l'oublie complètement en cours de route pour se recentrer sur le premier, qui est donc finalement bel et bien le seul vrai méchant du film. Hum... j'ai mal à la tête d'un coup... Quand on voit qui sont les mêmes scénaristes qui ont pondu Scooby-Doo et le monstre du lac et l'ignoble Woody Woodpecker, le film, on saisit immédiatement tout le problème de cette histoire absolument ridicule.

Visuellement, Norm ne cache pas ses origines de production télévisée étirée au format grand écran. Sans être aussi exécrable que tout ce qui sort de l'écurie Crest Animation, probablement le seul studio d'animation qui instaure le pire comme une norme pour tous ses films, Splash Entertainment se place quand même aisément en jeune dauphin. C'est donc dans l'ensemble un peu moins moche, mais tout aussi disgracieux à regarder. Clairement, on n'a tout le mal du monde à croire un instant que Norm est une production de 2016. L'infographie, le style, le rendu global de la 3D et de l'animation semblent remonter d'un autre âge, jusqu'au tout début des années 2000, à l'image de ce que proposait Nickelodeon avec son célèbre Jimmy Neutron. Or, en ce temps là, même Jimmy Neutron, et surtout le long métrage qui avait donné naissance à la série, n'avait déjà pas été épargnés par les critiques. Norm ressemble vraiment à du rétropédalage artistique, détail qu'on n'arrive pas à occulter, contrairement à L'âge de glace qui souffre du même handicap technique par exemple, car le film ne réussit pas à la faire oublier, au contraire du précédent dont les personnages faisaient toute la différence. Que ce soit son scénario ou ses personnages, tout dans Norm est si furieusement risible que rien ne le sauve du naufrage.

Malheureusement, contre tous les pronostics, Splash Entertainment estime Norm tout à fait rentable à leurs yeux. De fait, le long métrage se transforme très vite en franchise avec pas moins de quatre suites sous la forme de moyens métrages de 45 minutes spécialement conçus pour la vidéo à la demande, plus deux faux-longs métrages cinémas qui les combinent deux à deux, histoire de rentabiliser au maximum le personnage. Franchement, je ne saurais dire ce qu'il y a de si intéressant dans ce premier Norm pour devoir se farcir autant de suites à sa gloire. Parce que, sincèrement, il n'y a absolument rien à sauver dans ce film, même pas en versions francophones.

Social eXpérience

29 décembre 2019 par Olikos

Voxographie sélective

Doublage québécois d'origine (2016)

Normand : François Godin 1

Tamecia : Isabelle Miquelon 1

Vera : Véronique Marchand 1

Pablo : Tristan Harvey 1

Stan : Christian Perrault 1

M. Greene : Jean-François Beaupré 1

Olympia : Catherine Trudeau 1

Laurence : Frédéric Desager 1

Grand-Père : Manuel Tadros 1

Socrates : Carl Béchard 1

Doublage français d'origine (2016)

Norm  : Omar Sy 2

Vera  : Sybille Tureau 2

Stan  : Lucien Jean-Baptiste 2

Le grand-père de Norm  : Med Hondo 2

M. Greene  : Emmanuel Curtil 2

Conseillère Klubeck  : Danièle Douet 2

Socrate  : Bernard Alane 2

Janet  : Juliette Poissonnier 2