Le petit dinosaure XII - Le jour du grand envol

Petit-Pied, le dinosaure - Le grand jour des volants

Quelques informations

Ce douzième volet, intitulé Le grand jour des volants au Québec et Le jour du grand envol en France, est le premier film de la saga à sortir exclusivement en DVD (le support VHS ayant été abandonné trois ans avant sa mort "officielle" intervenu en 2009). C'est également le premier film de la saga vidéo dont un nouvel épisode sort d'abord en France, le 5 décembre 2006, puis au Québec, le 27 février 2007, en version française uniquement dans les deux cas.

Résumé

Petrie se prépare pour la grande épreuve : l'occasion pour les jeunes dinosaures volants de prouver qu'ils sont fins prêts à voler avec les adultes. Au même moment, un nouveau venu arrive dans la vallée. Nommée Guido et couverte de plumes multicolores, c'est la plus étrange créature que l'on n'ait jamais vu. En voulant découvrir qui il est, Guido entraîne malgré lui Petit-Pied et ses amis dans une périlleuse aventure à travers le pays des mystères...

Analyse de l'oeuvre

(Dans l'épisode précédent... et maintenant la suite) Après un dixième film qui tentait de renouveler la formule, tout en échouant lamentablement sur le scénario, puis un léger redressement dans un potable onzième épisode, Le jour du grand envol permet à Universal d'emmener la saga vers un nouvel environnement technologique. Il s'agit du tout premier épisode à avoir été produit dans un format "large" et en haute définition ! Cela oblige les artistes à sortir de leur zone de confort autrefois étriquée, tout en offrant aux spectateurs un peu plus de détails à l'écran qu'auparavant. Cela leur donne aussi l'occasion de découvrir un nouveau terrain de jeu que les animateurs parviennent convenablement à remplir. Dans la lignée du volet précédent, Le jour du grand envol est également le premier film à faire vraiment suite à son prédécesseur en tenant compte des évènements narrés avant. A savoir que la nouvelle dinosaure Tina devient à présent un personnage principal à part entière dans la continuité de la saga.

Comme pour l'épisode précédent, Le jour du grand envol s'écarte lui aussi de la ligne directive habituelle de la saga. Le long métrage choisit de concentrer son récit sur un personnage qui a toujours été très populaire, mais qui avait pourtant toujours été relégué au second rang, le sympathique Petrie. Pour la toute première fois dans la saga, c'est lui qui va devenir le héros de l'intrigue qui échappe plutôt bien aux sempiternelles facilités narratives. En parallèle, le scénario du film donne aussi un certaine importance à Cera qui voit sa vie chamboulée par l'arrivée d'une petite soeur. L'occasion est d'ailleurs assez belle pour bousculer aussi un peu les parents, à travers son père qui perd un peu de mordant face à sa nouvelle compagne. L'histoire s'avère ainsi globalement bonne et sans véritable fausse note. En creusant un peu (en regardant le générique en fait), on comprend tout simplement que le scénariste du long métrage est signé John Loy. Or, c'est lui qui a systématiquement livré les aventures des petits dinosaures les plus potables depuis 1994, année fatidique de l'émergence de cette douloureuse saga.

Le jour du grand envol met en scène un tout nouveau personnage nommé Guido. Le scénario du film ne dévoile quasiment rien sur ce personnage dont on peut spéculer qu'il est inspiré des Microraptors, une espèce du crétacé à mi-chemin entre le dinosaure et l'oiseau. Le nouveau personnage sert vraiment l'intrigue et va fortement influencer le petit Petrie, qui va pour la toute première fois s'émanciper, même s'il doit pour cela embarquer toute sa bande de copains dans une aventure nocturne pleine de danger. Traditionnellement, chaque film de la saga a souhaité mettre en scène un Dent-Tranchante pour le climax final. Le jour du grand envol ne trahit pas vraiment cette tradition, même si cette attaque a lieu un tout petit peu plus tôt que d'ordinaire. Pour cette occasion, John Loy ramène d'ailleurs à l'écran un gros dinosaure qui avait fait polémique lors de la sortie de Jurassic Park III, mais qui avait rencontré un certain succès auprès des enfants, le diabolique Spinosaure.

La bonne qualité du scénario de La journée du grand envol, somme toute relative mais réellement au dessus du panier pour le standard de la saga, oblige le terrible duo Michele Brourman et Amanda McBroom a pondre des chansons qui se révèlent assez digestes pour la seconde fois d'affilé. On notera quand même que, cette fois-ci, leurs textes sont débarrassés de l'accidentel double sens qui sévissait dans le film précédent ! Concernant la bande originale, Michael Tavera est cette fois épaulé par Kyle Kenneth Batter et Billy Martin. Le rendu audio global est lui aussi assez satisfaisant dans l'ensemble. La bande originale parvient à se révéler douce ou épique selon le contexte des différentes scènes du film. Du coup, c'est plutôt agréable à l'écoute par rapport au standard de la saga.

Il faut le reconnaître, pour la seconde fois consécutive, Le jour du grand envol est un épisode plutôt sympathique car le scénario du film se détache nettement de l'exhalaison fétide rencontrée dans plusieurs anciens épisodes très largement dispensables. Mais encore faut-il avoir le courage de visionner tous les épisodes précédents dans l'ordre chronologique, comme je l'ai fait bon gré mal gré, pour réellement s'apercevoir que Universal a vraiment fait un très gros effort sur ces deux derniers épisodes. Un élan qualitatif qui ne durera malheureusement pas au delà de ce long métrage. Mais on verra ça ensemble en temps voulu ! A suivre...

12 mai 2017 par Olikos

Voxographie sélective

Doublage français d'origine (2006)

Petit-Pied : Stéphanie Lafforgue 1

Céra : Kelly Marot 1

Pétrie : Roger Carel 1

Becky : Caroline Combes 1

Grand-père de Petit-Pied : Pierre Baton 1

Topsy : Jacques Frantz 1

Tina : Frédérique Tirmont 2