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Dreamworks Animation SKG
Nos voisins, les hommes

Nos voisins, les hommes est sorti en salle le 19 mai 2006 au Québec et le 5 juillet 2006 en France. Il s'agit du dernier film du studio à n'avoir pas eu de doublage québécois, les suivant bénéficiant désormais d'un doublage propre à la province canadienne (hors saga dont le volet précédent a été doublé en France par soucis de continuité vocale).

L'intrigue

Le printemps est de retour ; la tortue Verne et ses amis sortent d'un long sommeil hivernal. Mais, entre-temps, ô surprise, une grande chose verte a poussé à l'orée du bois et envahi leur domaine. Surgit alors le raton laveur Riton, jamais à court de combines et d'explications. Il s'agit, leur dit-il, d'une haie, destinée à protéger le domaine enchanté du bien-être, habité par les humains, ces créatures d'un genre particulier qui vivent pour manger, au lieu de manger pour vivre...

Analyse de l'oeuvre

Levez la main ceux qui se souviennent de Nos voisins, les hommes ! Gardez les mains en l'air ceux qui s'en souviennent pour l'avoir vu au cinéma !! Dans ceux qui restent, combien d'entre vous en ont entendu parler avant qu'il ne sorte en salle ? Hello, il y a encore quelqu'un ? Ah si, mais alors plus très nombreux. Même moi, je n'avais jamais entendu parler de lui jusqu'à récemment. Car reconnaissons que coincé entre le succès surprise que fut Madagascar et la très forte attente des fans pour Shrek le Troisième sorti après lui, ce pauvre long métrage a pratiquement finit dans les tréfonds de la mémoire du grand public. Et quel dommage, tant Nos voisins, les hommes est une surprenante découverte malgré ses quelques défauts, notamment parce qu'il a techniquement beaucoup vieilli.

Premier film animé de Dreamworks d'un étonnant dyptique écologique qui trouvera écho un an plus tard dans Drôle d'abeille (et quelques années avant WALL-E), Nos voisins, les hommes se veut à la fois une comédie, une grande aventure et une satire de notre société de consommation. Les humains y sont donc caricaturés à l'extrême, parfois même à l'excès. Même leur cadre de vie semble totalement disproportionné puisque tout un immense quartier a été bâti en quelques mois seulement. Alors qu'existait auparavant une vaste forêt, celle-ci a été complètement rasée au profit d'un vaste complexe immobilier typiquement américain où le moindre brin d'herbe doit être taillé exactement à la même hauteur. Tout à été rasé, sauf un minuscule carré de verdure, où les principaux héros du film se trouvent piégés derrière une immense haie (D'où est tiré le titre originel du film, Over The Hedge). Entre la collecte de nourriture et la survie, les animaux vont devoir apprendre à s'adapter. Malheureusement pour eux, un raton-laveur va se servir de ces animaux à ses propres fins, sans réfléchir aux conséquences !

Nos voisins, les hommes, c'est donc un peu l'histoire de la cigale et la fourmi, transposée dans un tout autre contexte. D'un côté, un raton-laveur solitaire oisif qui survit surtout de ses larcins et grâce à son excellente connaissance des humains, et de l'autre une tortue un peu trop stricte qui ne pense qu'à faire sa collecte pour l'hiver pour survivre, quitte à brider son entourage constitués d'animaux qui, comme lui, hibernent chaque année. La rencontre de ces deux opposés, Riton et Verne, va forcément créer des étincelles même s'ils rappellent fortement un certain Woody et un certain Buzz, puisque leurs destinés seront finalement similaires. Choc des cultures, jalousies, coups-bas, péripéties puis finalement profonde amitié. L'amitié et l'amour triomphant de tout. Rien de bien neuf pour un film américain en somme.

Techniquement, le film a méchamment vieilli aujourd'hui, je ne lèverai qu'un veto en ce qui concerne les animaux qui restent crédibles dans l'ensemble aujourd'hui encore. Par contre, les humains y sont souvent désarticulés, et parfois peu digne de l'année supposée de leur réalisation. Toy Story 2 fait ainsi mieux, alors qu'il fut réalisé en 2000. En ce qui concerne les structures humaines (maisons, véhicules, jardins, cuisine...), le rendu dégage un arrière goût plastique franchement prononcé digne des années 90 (Le premier Toy Story pour vous donner une idée plus précise). Il y a donc une franche et nette rupture visuelle dans le film qu'il faut savoir surmonter pour pouvoir s'immerger dans le long métrage.

Ceux qui y parviendront se régaleront toutefois d'un long métrage agréable dans sa mise en scène et dans son scénario. Très loin d'être pollué d'onomatopée graveleux dont regorge la saga Shrek et celle de Madagascar, Nos voisins, les hommes bénéficie d'une bande son de qualité et d'une brochettes de personnages survitaminés dont un écureuil hyperactif irrésistible (qui en rappelle un autre, oui, c'est bien à Scrat que je pense). Faisant parti des films oubliés du studio Dreamworks, car noyé dans la masse des films qu'il a produit, Nos voisins, les hommes est simplement à prendre pour ce qu'il est : une agréable expérience à suivre.

Olivier J.H. Kosinski - 25 avril 2014

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Voxographie Francophone

Doublage (France - 2006)

Riton : Clovis Cornillac

Verne : Laurent Gerra

Zamy : Jérôme Pauwels

Vincent : Michel Vigne

Ozzie : Jean-Pierre Moulin

Violette : Jenifer

Stella : Maïk Darah

Lou : Jean-Loup Horwitz

Chaâh : Emmanuel Curtil

Penny : Marie Vincent

Vévé : Marc Alfos

Sources :
Carton Générique

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