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Walt Disney Pictures
Maléfique

Le pouvoir du mal / Maîtresse du mal

Maléfique - Le pouvoir du mal sort d'abord en France le 16 octobre 2019, puis deux jours plus tard au Québec, le 18 octobre 2018, sous le titre Maléfique - Maîtresse du mal. Le long métrage, qui fait suite à Maléfique de 2014, dispose de deux doublages francophones.

L'intrigue

Au fil des années, la relation entre Maléfique et Aurore s'est apaisée pour finalement se transformer en un amour sincère et bienveillant. Néanmoins, la haine règne toujours entre le peuple des hommes et celui des fées, tandis que Maléfique reste redoutée de tous. L'annonce du mariage entre Aurore et le prince Philippe fait renaitre l'espoir d'un monde où leurs deux royaumes cohabiteraient dans la joie et l'harmonie. Mais l'arrivée cette nouvelle alliance n'est pas au goût de tous, car cette union pourrait déstabiliser ce fragile équilibre...

Analyse de l'oeuvre

Cela fait plusieurs années que je m'amuse à constater que la déferlante des adaptations Live et la stratégie utilisée par la compagnie pour sa plateforme Disney+ est finalement exactement du même ordre qu'à l'époque funeste des suites conçues spécialement pour le marché vidéo. Sauf que Disney se tourne vers le public adulte plutôt que celui des enfants ! A savoir que Disney presse le citron jusqu'à la dernière goutte avec une surabondance de contenu exploitant le passé comme si, en fin de compte, Disney n'avait aucun avenir dans l'innovation. Alors Disney exploite le filon de ses licences, quitte à ce qu'il se tarisse. On est donc ici dans la stratégie inverse de tout ce que Walt Disney prônait en son temps. Disney n'innove plus, ne repousse plus les frontières technologiques, ne cherche plus la moindre innovation. Disney s'est mis à ronronner, en faisant du neuf avec du vieux. Dans un sens, pourquoi s'en priver, le public s'en régale, gavé par ce contenu conséquent même s'il a si peu de valeur nutritive qu'il est impossible de s'en rassasier. Évidemment, il y a une vraie logique dans cette stratégie, c'est simple, c'est efficace, ça évite la trop grosse prise de risque financière et, quand on arrive à séparer le bon grain de l'ivraie, on arrive même à y trouver quelques projets intéressants. Alice au pays des merveilles de Tim Burton, celui-là même qui avait été le fer de lance du projet "tout remake", l'avait été à sa manière en revisitant à la fois le classique de l'animation dont il était officieusement la suite et le classique de la littérature anglaise. Maléfique l'avait un peu été aussi, par  son approche radicalement opposée du personnage, même si l'intrigue manquait cruellement de relief. Mais il avait rencontré un bon succès, avec de bons échos au niveau du casting choisi, notamment Angelina Jolie très impliqué dans le rôle. Juste assez suffisant pour la mise en chantier d'un nouvel opus.

Cinq années après le premier opus, Maléfique - Le pouvoir du mal prolonge donc le mythe révisé du personnage. Mais que fallait-il raconter de neuf avec ce personnage dont toute la psychologie "maléfique" avait été autant métamorphosée ? De terrible sorcière noire sans âme, le premier film l'avait surtout transformée en une paisible âme qui finissait tourmentée et bafouée par un homme dont l'ambition était sans égale. Une trahison d'autant plus implacable et impitoyable que les deux s'aimaient passionnément. Mais toute la structure du film reposait sur un acquis, Maléfique n'était au fond pas mauvaise. Ce que j'ai toujours trouvé très incohérent et amusant avec le nom qu'on lui avait pourtant affublé à sa naissance ! Toute l'intrigue s'évertuait à la rendre à nouveau "gentille", ses affrontements avec Stéphane et sa haine envers les humains n'étant finalement qu'une grande parenthèse, prenant la forme d'un apaisement. Maléfique - Le pouvoir du mal prend le parti de trahir cette définition initiale, rendant finalement à Maléfique ce côté malfaisant qu'on s'attendait à voir chez elle dans le premier film. D'une certaine manière, le studio Disney insuffle à la Maléfique de 2019 la noirceur qui caractérisait la Maléfique de 1959 dans ce second opus. Personnellement, cette nouvelle approche m'a un peu gênée, d'autant qu'elle est en très fort contraste avec le final du premier film et semble artificiellement trop forcée. Alors qu'elle s'était un peu ouverte, on la retrouve ici à nouveau réfractaire, disons surtout butée, face au monde des hommes.

Maléfique - Le pouvoir du mal change de ton, de contexte et de lieu mais, finalement, ne change pas vraiment d'intrigue. Maléfique est de nouveau prise pour une marionnette que l'on peut facilement manipuler, tombant dans un piège qu'on avait délicatement préparé pour elle. N'importe quel spectateur un temps soit peu sensé flaire l'entourloupe avant même que la Reine Michelle Pfeiffer ne devienne grotesque à l'écran. Un problème qui s'aggrave lorsque Maléfique se rebiffe de la plus mauvaise façon qui soit, portant inévitablement tous les soupçons sur elle, alors que n'importe qui de plus senée l'aurait vu venir de loin. En soit, l'idée n'est pas mauvaise, mais le traitement du personnage pose problème. Car Maléfique - Le pouvoir du mal lui rajoute pour origines toute une peuplade cachée et une lignée prestigieuse. Or, si Maléfique est un personnage Disney aussi iconique, c'est qu'elle était jusqu'ici unique en son genre. La multitude de fées noires apparaissant tout d'un coup dans le long métrage désacralise totalement le personnage. Plus gênant, toute l'intrigue autour de ses origines, son évolution au sein de sa nouvelle communauté retrouvée, ainsi que son affrontement avec la Reine Ingrith ressemble très fortement à un plagiat de Dragons 2. Maléfique/Krokmou face à Ingrith/Drago cherchant à éradiquer son espèce parce que le peuple du premier a fait du tort au second, vous remarquerez l'évidence filiation. Or, Dragons 2 est une expérience cinématographique et émotionnelle largement au dessus de ce que peut être Maléfique - Le pouvoir du mal en comparaison. Et, surtout, Dragons 2 est sorti longtemps avant lui, ce qui est un mauvais point pour ce film.

Dans les grandes lignes, et pourvu qu'on se décide à laisser de côté l'intrigue - plus ou moins - repiquée à Dragons 2, Maléfique - Le pouvoir du mal reste quand même agréable à suivre, mais reste un ton en dessous du premier film. L'affrontement des deux femmes, qui aurait pu proposer une certaine apothéose à l'écran, est finalement complètement oublié et laissé de côté. Les deux femmes ne s'affrontant finalement jamais vraiment directement. Le long métrage recours aussi un peu trop aux deus ex machina bien trop pratiques pour expliquer l'inexplicable et ne parvient pas vraiment non plus à apporter une vraie noirceur à son grand final, qui vire finalement au tragi-comique. C'est qu'il ne faudrait pas trop déconstruire Maléfique et, donc, on en revient au statu quo de la fin du premier film ! Comme si toute cette seconde aventure n'avait finalement servi à pas grand chose. Maléfique - Le pouvoir du mal reste sympathique à voir, mais n'apporte rien à la mythologie du personnage.

Olivier J.H. Kosinski - 02 septembre 2022

Bande annonce

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La voir sur Youtube

Voxographie Francophone

Doublage (Québec - 2019)

Maléfique : Hélène Mondoux

Aurore : Ludivine Reding

Prince Philip : Xavier Dolan

Reine Ingrith : Élise Bertrand

Roi John : Jacques Lavallée

Diaval : Maël Davan-Soulas

Hortense : Lisette Dufour

Capucine : Kim Jalabert

Florette : Michèle Lituac

Gerda : Célia Gouin-Arsenault

Servillon : Gilbert Lachance

Conall : Fayolle Jean Jr.

Percival : Frédérik Zacharek

Borra : Alexandre Fortin

Doublage (France - 2019)

Maléfique : Françoise Cadol

Aurore : Lou Lévy

Philippe : Aurélien Raynal

Roi Ingrith : Emmanuelle Bondeville

Diaval : Xavier Béjà

Conall : Frantz Confiac

Borra : Marc Arnaud

Roi Jean : Pierre-François Pistorio

Percival : Namakan Koné

Gerda : Zina Khakhoulia

Capucine : Leslie Lipkins

Florette : Régine Teyssot

Hortense : Béatrice Delfe

Nabot : Michel Dodane

Voix additionnelles :

- Julien Crampon

- Stéphane Pouplard

- Kahina Tagherset

- Juliette Degenne

- Benjamin Bollen

- Angèle Humeau

- Jean-François Lescurat

- Franck Sportis

- Pauline De Meurville

- Isabelle Auvray

- Corinne Martin

- Elsa Davoine

- Amélie Porteu De La Morandière

- Michèle Couty

- Thierry Gondet

- Franck Gourlat

- Jean-Philippe Desrousseaux

- Éric Daries

- Patrick Delage

- Jean-Alain Velardo

- Günther Germain

- Cindy Lemineur

- Jérôme Palefroy

- Théotime Bellon

- Emmanuel Karsen

- Béatrice Michel

- Gwenaëlle Jegou

Sources :
Doublage au Québec
Forum Doublage France

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