Les Trolls 2 - Tournée mondiale: Quelques informations

Les Trolls 2 - Tournée mondiale connait une carrière compliquée à la suite de la pandémie Covid-19. Annoncé au 10 avril 2020 en France et au Québec, Universal Picture prend la décision de sortir le long métrage simultanément en salle et en vidéo à la demande sur tout le continent nord-américain. Chronologie des médias oblige, la France préfère lui laisser une chance et décale le film de plusieurs mois pour les vacances de la Toussaint, le 14 octobre 2020. Malheureusement, le second confinement français compromet sa carrière, le long métrage ne restant en salle qu'à peine deux semaines avant la fermeture de toutes les salles de cinéma. Celles-ci ne pouvant pas rouvrir le 15 décembre 2020 comme initialement envisagé par le gouvernement français, la distribution du film en salle lors de leurs réouvertures devient alors peu probable. Universal ouvre d'ailleurs en avance les précommandes du film en version numérique dès décembre 2020 et annonce la disponibilité sur support pour le 10 février 2021. Après toutes ces déconvenues, on en oublierait presque que ce long métrage commémore les 25 ans du studio Dreamworks Animation.

Le long métrage est proposé dans deux versions francophones, comme c'était le cas pour le premier film. La majorité des comédiens de la version canadienne reprennent leurs rôles respectifs, tandis que la version française change plusieurs d'entre eux, notamment pour Poppy.

Résumé


UN EXTRAIT À DÉCOUVRIR SUR

La Reine Barb, membre de la royauté hard-rock, aidée de son père Roi Thrash, veut détruire tous les autres genres de musique pour laisser le rock régner en maître. Le destin du monde en jeu, Poppy et Branch, accompagnés de leurs amis - Biggie, Chenille, Satin, Cooper et Guy Diamond - partent visiter tous les autres territoires pour unifier les Trolls contre Barb, qui cherche à tous les reléguer au second-plan...

Analyse de l'oeuvre 2.5
2.55

Drôle d'année 2020 que nous avons eu, n'est-ce pas ? En y repensant, je n'ai pu découvrir que deux uniques longs métrages de gros studios d'animation américains cette année. En avant en mars quand c'était encore possible de le faire, puis Les trolls 2 - Tournée mondiale il y a seulement quelques semaines dans un contexte similaire. Entre les deux, je n'ai rien découvert de particulier qui n'ait été produit spécialement pour sortir en salle cette année. C'était une bien maigre récolte, avouons-le, même s'il y a eu l'occasion de s'occuper autrement. Toutefois, qu'on se le dise entre nous, Les trolls 2 - Tournée mondiale est à mes yeux tout aussi quelconque que l'était Les trolls premier du nom. Si je lui accorde de meilleures faveurs par rapport à son prédécesseur, même s'il ne le mérite franchement pas, c'est qu'il permet de s'aérer un peu l'esprit grâce à son absence totale d'intrigue saupoudrée d'un côté festif totalement assumé. C'est un long métrage d'animation tellement échevelé, si je puis dire, qui n'a absolument ni queue ni tête pour être plus clair, que ça le rend sympathique malgré lui alors qu'il ne devrait vraiment pas l'être. Parce que le long métrage se résume à une chose, quelqu'un veut voler la musique alors il faut chanter pour récupérer la musique. Point barre, vous pouvez aller voir ailleurs si j'y suis.

Il y a déjà quatre ans, Les trolls, je n'avais pas aimé. En voulant absolument proposer un semblant d'intrigue, le long métrage s'étalait carrément de tout son long le nez face contre terre. Il y avait une telle volonté de raconter une histoire crédible dissimulée sous la surface que ça rendait l'ensemble totalement absurde. Ceci sans compter sur le pot pourri bigarré et indigeste des diverses chansons intégrées au film dont les deux versions francophones s'échinaient d'ailleurs à mélanger titres en franglais, français et/ou anglais pour rendre ça encore plus mauvais. Les trolls 2 - Tournée mondiale fait quasiment la même chose, c'est une certitude, à ceci près que, ce coup-ci, Dreamworks Animation s'affranchit de toute logique narrative. On ne raconte plus aucune histoire, on s'en sert juste de prétexte à justifier la présence de chansons dont les styles sont plus largement hétéroclites que l'unique genre Pop proposé par le premier film. Et encore, c'est vite dit, car même dans sa conclusion où la Princesse Poppy semble vouloir concilier tous les genres musicaux, c'est bel et bien quand même la Pop qui clouera le bec à tous ses opposants. Il fallait bien ce raté dans le long métrage, car il s'avérait forcément difficile de composer une ultime chanson capable de réunir, le temps d'un unique morceau, tous les genres musicaux qui existent à travers le monde. C'était évidemment couru d'avance.

Débarrassé de son enveloppe narrative, Les trolls 2 - Tournée mondiale se transforme donc en une sorte d'immense jukebox virtuel. Pratiquement aucune minute du métrage ne dispose d'au moins un moment chanté, même les petits moments de dialogues sont l'occasion de caser, de manière à peine subliminale, des airs musicaux extrêmement connus. Le long métrage s'apparente ainsi en un immense concert où l'on a oublié de préciser aux spectateurs quelle était la ligne directive. De fait, Les trolls 2 - Tournée mondiale prend vite l'apparence d'une énorme cacophonie musicale où tous les genres se mélangent à ne plus rien y comprendre. Et c'est pas faute d'avoir tenté d'enfermer les chansons dans uniquement six genres spécifiques. C'était déjà trop même avec cette limitation. L'enthousiasme et l'obstination de Poppy posent également problème dans le film. Ayant déjà eu beaucoup de mal à l'accepter dans le premier film, je trouve réellement que Poppy est un personnage qui dérange. Elle n'écoute personne, n'en fait qu'à sa tête, n'apprend jamais de ses erreurs, se prend au final tout dans la tronche à un moment donné - le seul bon moment du film -, mais c'est pour mieux renverser la situation à son avantage et fermer le bec de tout le monde en fin de compte. La Reine Barb aurait pu être un intéressant contrepoint si son personnage n'avait pas été réduit à une caricature de rock star mélancolique et incomprise. C'est regrettable.

Sur la partie technique Les trolls 2 - Tournée mondiale se défend vraiment bien par contre. L'univers est bien plus colloré que dans le premier film. Il est surtout très laineux ! Dreamworks Animation livre un très beau travail au niveau des différentes textures, notamment sur les décors qui sont en réalité des étoffes, des objets détournés ou bien des vêtements. Les trolls retrouvent donc ici leurs fonctions premières, à savoir être des jouets fantaisistes à destination des enfants. C'est très agréable à regarder, quel que soit le "monde musical" que les protagonistes traversent. Chacun d'eux a un design réfléchi, en rapport avec leurs styles musicaux respectifs. Quelquefois le long métrage s'enfonce même dans le délire animé, s'aventurant dans un genre plutôt hallucinogène qui flirte carrément du côté de la série animée Le monde incroyable de Gumball, largement plus barrée que Les trolls 2 - Tournée mondiale. Mais l'idée psychédélique est quand même là. Sur le plan musical, reconnaissons que le long métrage brasse assez large, même s'il gratte juste à la surface, reprenant juste des morceaux très largement connus par le grand public. Chacun devrait y trouver son compte, car le film réussit à être relativement équilibré. On regrettera toutefois que, une fois de plus, les versions francophones ne savent toujours pas avec quelle langue chanter, mélangeant encore, de manière disgracieuse, français et anglais à en perdre son latin. Enfin, vous m'aurez compris.

En fin de compte, Les trolls 2 - Tournée mondiale n'est pas du tout meilleur que Les trolls. C'est du pareil au même en élargissant juste les différents styles musicaux proposés que la seule Pop. Mais comme je l'ai évoqué plus haut, si vous avez une folle envie de déconnecter votre cerveau durant une heure et demi, le dernier né des studios Dreamworks Animation s'avère suffisament décomplexé pour se laisser regarder. Mais il ne marquera pas plus les mémoires que le premier film.

Social eXpérience

23 décembre 2020 par Olikos

Voxographie sélective

Doublage québécois d'origine (2020)

Reine Poppie : Sarah-Jeanne Labrosse  1 (Dialogues)

Reine Poppie : Anna Frances Meyer 1 (Chant)

Branche : Martin Watier 1 (Dialogues)

Branche : Patrick Olafson 1 (Chant)

Biggie : Thiéry Dubé  1

Cooper : Christian Perrault  1

Hickory : Normand D'Amour  1

Roi Papi : Sylvain Hétu  1

Reine Barb : Célia Gouin-Arsenault  1

Delta Dawn : Annie Villeneuve  1

Tresillo : Manuel Tadros  1

Choeurs : Luc Campeau 1 , Élise Cormier 1 , Nancy Fortin 1 , Catherine Léveillé 1 , Philippe Martel 1 , Vincent Morel 1

Doublage français d'origine (2020)

Reine Poppy : Vitaa  2

Branch : Matt Pokora  2

Petit Diamant : Vegedream  2

Reine Barb : Marie Tirmont  2

Prince D : Diouc Koma  2

Biggie : Joachim Salinger  2

Guy Diamant : Paolo Domingo  2

Cooper : Namakan Koné  2

Nuage Man : Emmanuel Curtil  2

Smidge : Emmanuel Curtil  2

Satin : Alexia Papineschi  2

Chenille : Kayce Chase  2

Roi Peppy : Christian Desmet  2

Delta Bella : Diane Dassigny  2

Roi Trollex : Jhos Lican  2

Riff : Charles Germain  2

Hickory : Olivier Constantin  2

Dickory : Jérôme Wiggins  2

Chaz : Xavier Fagnon  2

Pennypipeau : Clara Quilinchini  2

Roi Thrash : José Luccioni  2

Reine Cool : Kristel Adams  2

Tresillo : Emmanuel Garijo  2

Trollzart : Michëal Raitner  2

Roi Quincy : Asto Montcho  2 (Dialogues)

Roi Quincy : Jazzy Bazz  2 (Chant)

Prince D : Jazzy Bazz  2 (Chant)

Guibole : Claire Bouanich  2 (Dialogues)

Guibole : Cylia Assohou  2 (Chant)