Détective Conan : Chronologie Manga / Films


UN EXTRAIT À DÉCOUVRIR SUR

Détective Conan, plus qu'un manga, c'est une véritable institution ! Entre la série télévisée, les films, les jeux-vidéos et les innombrables produits dérivés, le détective rajeuni en a résolu des affaires en plus de deux décennies ! Infatigable, et cinquième manga le plus lu au monde, le petit binoclard explose aussi chaque année le record de fréquentation en salle au Japon pour ses nouveaux longs métrages. Paradoxalement, s'il existe d'innombrables chronologies officielles et officieuses pour classer les films vis à vis de la série télévisée, il n'en existe aucune réellement concluance, ni satisfaisante pour ceux qui ne souhaitent s'intéresser qu'aux films et au manga seulement. Ce dossier a donc été conçu dans cet unique but !

Un petit historique

Détective Conan est à l'origine un manga écrit par Gosho Aoyama dont la publication a commencé en 1994 et se poursuit encore aujourd'hui, plus de 26 ans plus tard ! La popularité croissante de Détective Conan conduit naturellement TMS Entertainment Ltd a mettre en chantier une série télévisée sur les écrans japonais dès le 8 janvier 1996, dont le succès instantané ne fera qu'accroître encore plus la renommée de Shinichi/Conan. Devant ce succès critique et public, à peine un an plus tard, le détective rétréci déboule même directement sur le grand écran le 19 avril 1997 dans son premier long métrage Le gratte ciel infernal, qui va s'avérer être le premier d'une illustre saga cinématographique battant chaque année le record de fréquentation au box office japonais. A chaque année qui passe, c'est donc un nouveau film Détective Conan qui est systématiquement proposé au public japonais en avril. Et la préparation de ses films s'avère systématiquement très méticuleuse, succès oblige, obligeant Gosho Aoyama à jongler adroitement entre son manga, la série télévisée et les films. A ceci près que, contrairement à la série télévisée, les longs métrages ont toujours proposé des histoires totalement inédites qui sont à la fois déconnectées du manga et de la série télévisée, tout en respectant scrupuleusement ce que ces derniers ont apportés chacun de leur côté. Plus encore que la série télévisée, plus ou moins dispensable en terme de contenu narratif pour ceux connaissant bien les mangas (la série adaptant toutes les enquêtes de Gosho Aoyama, en y ajoutant des fillers inédits souvent dispensables), manga et longs métrages ont toujours eu un lien extrêmement étroit l'un par rapport à l'autre.


Gosho Aoyama lors de la promotion du 20e film en 2016

A cela deux raisons. D'abord Gosho Aoyama s'est toujours appliqué à surveiller et approuver le contenu de chacun des scénarios des films. Ensuite, il a toujours fait en sorte d'interconnecter les deux médias. De plus en plus fréquemment ces dernières années d'ailleurs où, problèmes de santé passant par là, il a incorporé des intrigues dans les films qu'il ne pouvait pas dessiner dans les délais souhaités. Bref, il est devenu extrêmement fréquent que des éléments imaginés dans le manga nourrissent les intrigues des films mais, plus étonnant, que des éléments conçus spécialement pour les films soient finalement repris de manière canonique par Gosho Aoyama dans des affaires plus récentes du manga. Par exemple, Gosho Aoyama a d'abord élaboré le détective de l'ouest Heiji Hattori spécialement pour la série télévisée, ceci afin que Conan est un adversaire "miroir" à sa mesure. Finalement, Gosho Aoyama se ravise et préfère l'introduire directement dans le manga avant que celui-ci ne rejoigne officiellement la série télévisée. Inversement, Gosho Aoyama imagine l'officier de police Ninzaburo Shiratori, nouveau bras droit du détective Megure, spécialement pour le premier long métrage. Rôle relativement secondaire, le personnage ne réapparaît plus sur aucun média pendant près d'un an. Il revient finalement à l'affiche dans le second film en avril 1998, avant de rejoindre de manière régulière le manga près de six mois plus tard (octobre 1998) puis la série télévisée encore six mois après (Mai 1999). Depuis, il est l'un des piliers récurrents de l'équipe de policiers du manga, ayant eu des relations amoureuses quelques peu compliquées. On pourra dire la même chose de Fumimaro Ayanokoji, introduit dans Croisement dans l'ancienne capitale, mais qui ne rejoindra la grande famille des personnages du manga que très récemment, durant le chapitre 1001 pour être exact, plus de 14 ans plus tard (un record !)


Evolution physique de l'inspecteur Tagaki en 24 ans

Même principe, mais d'origine différente, le personnage inédit Wataru Takagi fut conçu par l'équipe en charge de la série télévisée, sans réelle implication de Gosho Aoyama. Au vu de sa très grande popularité, il intègre vite la grande famille des personnages réguliers et incontournables du manga. C'est d'ailleurs Gosho Aoyama qui lui offre sa physionomie définitive, car le pauvre bougre avait un physique très approximatif, et changeant d'un épisode à l'autre, dans la série télévisée. Plus amusant encore, ce n'est que par le biais des longs métrages que l'on apprend pour la toute première fois pourquoi Kogoro Mouri vit séparé de sa femme Eri Kisaki (sans qu'ils soient divorcés pour autant), une explication particulièrement cocasse insérée dans la scène post-générique de La Quatorzième Cible, qui ressurgit depuis de temps à autre dans le manga, histoire de se rappeler aux bons souvenirs des fans des films. Plus évident encore, le personnage de Masumi Sera fut introduite préalablement dans le manga par Gosho Aoyama dans le seul objectif de légitimer sa présence dans Le Sniper dimensionnel. Idem pour Momiji Ooka au départ aperçue assez brièvement dans le manga, avec pour principal objectif de la voir jouer la briseuse de couple dans La Lettre d'amour écarlate.


La raison saugrenue de la séparation d'Eri et Kogoro n'est expliquée qu'à la fin du film 2.

Bref, depuis plus de 25 ans maintenant, manga et films sont deux médias à la fois totalement indépendants mais paradoxalement interconnectés entre eux. Connaître l'un n'est pas obligatoire pour mieux saisir l'autre, mais la combinaison entre les deux médias a toujours été extrêmement fructueuse pour l'un comme pour l'autre. Car c'est aussi là que réside l'autre grande force des longs métrages Détective Conan : chaque long métrage peut totalement s'apprécier sans rien connaître de l'univers du manga, mais seuls ceux qui en ont connaissance sont capables de discerner la puissante interconnexion narrative des deux médias. C'est souvent comme ça que s'apprécient toutes les saveurs des grandes histoires cinématographiques de Détective Conan. C'est d'ailleurs par la grande porte ouverte des films que je suis personnellement réellement entré dans l'univers de Détective Conan. Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai. J'ai d'abord été happé par le personnage via la diffusion de quelques épisodes de la série télévisée sur France 3 durant l'été 2008. J'avais trouvé ça fascinant, mais avait très vite laissé tombé. Plusieurs années plus tard, en 2015, je me suis demandé ce que devenait le personnage et apprenait qu'un vingtième film était annoncé en salle au Japon. Je me suis aussitôt procuré les 5 premiers films édités en France par Kaze, puis regardait tous les autres traduits par des fans, et enchaînait carrément sur l'intégrale du manga, puisque la série n'était plus rediffusée, ni commercialisée. Il m'aura fallu près de deux années pour venir à bout des 86 volumes parues à cette époque (dire qu'on approche du 100e actuellement !), j'en suis ressorti totalement conquis.


Un volume 1... et plus rien du tout depuis.

Du coup, je me suis naturellement réintéressé à la série télévisée, mais l'énorme quantité d'épisodes diffusés (près de 1000 à l'heure actuelle) m'a tout de suite refroidi l'intérêt pour la chose. Aussi ai-je décidé de me limiter à quelques affaires par-ci, par-là, dont bien sûr les quelques uniques épisodes commercialisés, ainsi que les plus grosses affaires imaginées par Gosho Aoyama (par exemple l'emblématique affaire Mystery Train ou l'escapade londonienne de Conan). Malheureusement, l'expérience n'a pas du tout été concluante. La majorité du temps, j'ai trouvé à la fois les adaptations très décevantes à voir, parfois ennuyeuses, puis finalement inutile par rapport à l'excellence de ces mêmes affaires dans le manga. Aussi ai-je totalement laissé tomber la série télévisée pour ne plus jamais m'y intéresser. Restaient alors le manga et les films que j'appréciais énormément, me demandant s'il était possible de les lier chronologiquement.

A la recherche d'une chronologie cohérente

La première chose à laquelle j'ai pensé a été d'aller voir si quelqu'un s'était déjà penché sur la question. Peine perdue, contrairement aux centaines de chronologies Série télévisée / Films qui pullulent sur la toile mondiale, je n'ai absolument rien trouvé de concluant, ni en France, ni dans le monde anglophone pour ce qui est d'une chronologie purement manga et films. Peut-être en existe-t-il une au Japon, mais ne comprenant pas la langue, cette piste n'a évidemment pas pu être explorée. J'ai donc décidé de retrousser mes manches et de le faire par moi-même. La tâche s'est cependant avérée extrêmement ardue, car cela allait représenter une énorme masse de travail, finalement très futile quand on y pense. Parce que pour parvenir à ce but, il fallait réussir à trouver du temps pour cela. Bon gré mal gré, je m'y suis attelé tranquillement durant plus de deux années, relisant une à une toutes les affaires, revisionnant avec attention tous les films, relevant tous les moindres détails dissimulés aux quatre coins de l'image. Rien ne devait être laissée au hasard, d'autant plus que même si le manga arrive à sa 25e année de vie, il ne s'est guère écoulé plus de deux années dans la temporalité internaliste officielle du manga. Une gageure ! Il fallait donc tout passer au peigne fin, pour placer un film se déroulant en période hivernale durant une période similaire du manga où l'on aperçoit de la neige par exemple. Clairement, cela n'a pas été une mince affaire. En partant de rien, je me suis donc fixé d'innombrables objectifs, notamment celle qui faisait toujours primer les évènements du manga avant celle des films, même si cela n'a pas toujours été possible.

Ainsi, par exemple, chaque fois qu'un film proposait un gadget inventé par le Professeur Agasa, j'ai toujours fait en sorte de vérifier si cette invention n'avait pas déjà été préalablement dévoilée dans le manga. Quand c'était le cas, les évènements du film devaient donc être déplacées après. Heureusement, il est souvent arrivé que de nombreux gadgets n'ai jamais été réutilisés au delà des films. Et comme je n'ai jamais eu l'intention de tenir compte de la série télévisée pour ma chronologie, il n'y avait donc pas de faux raccords entre les deux. Autre contrainte que je me suis imposée, chaque long métrage ne devait jamais se dérouler au milieu d'une affaire du manga, il fallait obligatoirement que cela se passe forcément entre deux affaires sans connexion entre elles. A l'origine, j'avais essayé de répartir les longs métrages entre deux volumes du manga. Malheureusement, il arrive très régulièrement qu'un volume du manga se termine en cliffhanger, cette méthode de raisonnement n'a donc pas pu fonctionner. Il fallait être plus fin et raisonner entièrement en chapitres, d'où la difficulté et les deux années nécessaires pour en venir à bout. Rien que de placer correctement les premiers longs métrages fut un vrai casse tête.

Par exemple, pour Le gratte ciel infernal, la scène d'introduction anodine présentant les origines de Conan pose problème. Hormis la présentation naturelle de tous les protagonistes, qui ne peuvent être découvert qu'avec le manga au préalable en suivant ma logique, Conan nous présente quelques uns des gadgets qu'il va utiliser dans le film. D'abord, le noeud papillon vocal, celui-ci n'apparaît que dans l'affaire 6 du volume 2. Puis vient la montre anesthésiante, celle-ci n'apparaît que dans l'affaire 5 du volume 3. Conan a aussi recours au badge des Detective Boys, qui n'apparaît que dans le dossier 6 du volume 6. Enfin, Conan utilise aussi son Skateboard à énergie solaire, qui ne fonctionne dans un premier temps que le jour, comme il nous l'est présenté dans l'affaire 2 du volume 9. Par la force logique, Le gratte ciel infernal ne peut donc se placer chronologiquement qu'après 9 volumes du manga minimum. Evidemment, de nombreuses complications se sont présentés quand les films introduisent des choses que le manga n'avait jamais encore exploité. Le cas de l'inspecteur Shiratori n'était heureusement pas problématique, le personnage n'ayant même pas passé la case de la série télévisée, il est directement présenté aux personnages et aux spectateurs en même temps dans le 1er film, sa disparition dans le manga n'était pas vraiment génante, même si celui-ci revenait ensuite dans La Quatorzième Cible. Le cas d'Ai Habaira s'est avéré plus complexe. Il fallait absolument qu'elle apparaisse d'abord dans le manga pour ma chronologie, il fallait donc attendre au minimum l'affaire 6 du volume 18. Problème, dans Le Magicien de la fin du siècle où elle apparaît, Conan utilise la montre équipée d'un éclairage. Priorité au manga oblige, il a fallu repousser le classement du film au delà du volume 21, puisque cette invention d'Agasa y apparaît pour la première fois.

A contrario, certains films n'ont jamais posé le moindre problème de continuité. Dans ce genre de situation, j'ai donc décidé de manière totalement arbitraire de suivre scrupuleusement l'ordre de publication officiel du manga couplée à la date de sortie des films en salle ou, plus généralement, par convenance purement personnelle. Toutefois, depuis Le sniper de l'au delà, l'affaire est devenue plus complexe. L'étau des possibilités c'est peu à peu refermé. Depuis ce 18e film en 2014, on constate en effet que manga et films tendent globalement à converger de plus en plus entre eux. Beaucoup de choses passées sous silence dans le manga sont ainsi résolues directement sur grand écran. Par exemple toute une partie de l'intrigue amoureuse entre Heiji et Kazuha développée dans le manga ne trouve sa conclusion que dans La lettre d'amour écarlate, le manga poursuivant d'ailleurs son intrigue en prenant en compte ce qui est arrivé dans le film. C'est encore plus vrai dans le cas de L'Exécutant de Zéro, où après plusieurs mois d'arrêt maladie, Gosho Aoyama a repris les crayons pour concevoir une intrigue en trois chapitres qui sert de préquelle au film, même s'ils ont été publiés après.

Ma chronologie Manga / Films

Cette longue mise en bouche terminée, je vous propose à présent le choix de chronologie entre le manga et les films que j'ai adopté, accompagnée de quelques explications qui m'ont menés à ce positionnement. Notez bien qu'il s'agit ici d'une chronologie purement personnelle, qui me convient totalement mais peut ne pas être appréciée par d'autres. C'est pour cette raison que j'ai rajouté aussi les emplacements "officiels" des films vis à vis de la publication du manga, en me fiant précisément aux dates de pré-publication des chapitres et les dates de première diffusion de chacun des films. Il y a donc deux chronologies distinctes dans cette page, l'une presque objective, l'autre totalement subjective.



Le film se place relativement bien à cet endroit, car le manga a introduit à peu près tous les personnages essentiels, ainsi que la majorité des gadgets d'Agasa utilisé dans le film. Si je le place ici, c'est surtout pour être raccord avec le skateboard à énergie solaire qui apparaît justement dans ce volume 9. Même si le film est officiellement paru durant la pré-publication des chapitres du volume 16, personnellement, je n'aime pas aller au delà du volume 11 car c'est là que Eri est présentée pour la première fois.



Le positionnement selon les dates de publication est à éviter absolument. Haibara apparaissant pour la première fois durant le volume 18, il n'est ni logique, ni crédible qu'elle soit absente durant le film 2. Pourquoi alors avoir choisi le volume 12 ? Car je voulais absolument que le film se déroule après la présentation de Eri, mais avant que Heiji ne découvre le secret de Conan, ce qui arrive aussi dans le volume 12. Or, la découverte du secret de Conan est évoqué dans l'introduction de Le Magicien de la fin du siècle, ce qui signifie que Heiji l'ignorait encore durant ce 2e film.



Grande variétés de possibilité pour placer le film 3. Il faut obligatoirement placer le film au delà du volume 18 où apparaît Haibara pour la première fois, mais également après le volume 21 où les Detective Boys utilisent la montre éclairante pour la première fois, et la réutilise donc ensuite dans ce film.



Un des premiers films qui peut se caser à peu près où l'on veut entre le volume 24 et le volume 30. J'ai choisi de le mettre avant le début de l'arc de Vermouth. L'apparition du superintendant Toshiro Odagiri n'étant pas problématique puisque celui-ci n'est jamais apparu dans le manga.



Dès le volume 24, Haibara connaît ses premières sueurs froides face à l'organisation qui la traque. On y reparle d'ailleurs beaucoup de l'APTX 4869. Il aurait d'ailleurs été plus logique de mettre ce film au milieu du volume 24, mais comme la série télévisée est décalée de quasiment deux ans par rapport aux affaires du manga et que j'ai déjà placé le film 4 au milieu de ce volume, mon choix s'est porté ici.



Celui-là, on peut le caser un peu n'importe où entre les volumes 31 à 38. Ici ou ailleurs, peu importe.



Fumimaro Ayanokoji et sa petite bestiole de poche auraient pu poser problème, heureusement ils n'apparaissent jamais dans le manga (sauf depuis le très récent chapitre 1001, 14 ans après ses premiers pas dans ce film !). Le soucis est venu de la ceinture qui permet de gonfler un ballon de foot. Agasa ne la met au point que dans le dossier 8 du volume 37, le film doit donc se dérouler obligatoirement après. On a donc plusieurs choix possibles entre le volume 38 et le volume 42, le mien en vaut un autre.



Je trouve amusant d'enchaîner sur une affaire avec Kid juste après la cavalcade de Tagaki traquant désespérément une bague qu'il finit par perdre au fond de l'eau.



Que Kogoro soit convié sur un immense paquebot de luxe tout juste après avoir fait la Une pour avoir démasqué un politicien véreux, ça coule de source.



Saguru Hakuba, initialement personnage du manga Magic Kaito, étant déjà apparu dès le volume 30, sa présence ne pose aucun soucis de continuité. Le placement s'avère délicat ici car l'intrigue du manga est plutôt chargée entre les volumes 44 (début de l'affaire du téléphone) à 49 (début de l'arc Kir), sans compter au milieu des gros soupçons de Ran à l'encontre de Shinichi et Conan. Finalement, comme le précédent film avec Kid, j'ai trouvé astucieux de mettre ce film juste après une autre histoire de bijoux, impliquant une fois de plus Tagaki.



Il fait beau, il fait chaud et les personnages sont à la plage à la fin du dossier 6, la petite virée marine semble logique en terme de continuité.



Peut-être placé à peu près où l'on veut. Ici ou ailleurs, peu importe.



Ma chronologie est un peu défaillante parce qu'elle subit de plein fouet le fort décalage entre la publication du manga et la diffusion de la série télévisée, née deux ans après le premier. Du coup, j'ai choisi d'insérer ce téléfilm de manière à résorber cet écart, tout en justifiant la présence du deuxième crossover au cinéma dont l'intrigue lui fait suite.



Les hommes en noir sont de retour ! On les revoit beaucoup depuis le volume 54. C'est sans compter sur l'élément perturbateur Eisuke Hondou, mais également toute l'intrigue autour de Kir. D'ailleurs, la fureur de Gin d'avoir échoué se retournant contre le nouveau traître du film 13 me parait bien plus vraisemblable que de placer ce film après une histoire parlant de pétales de cerisiers.



A part le fait qu'il semble faire très beau dans le dossier 6, on peut le placer un peu où on veut. C'est un choix comme un autre.



Le temps très maussade dans les affaires du volume 73 évoquent grandement la saison des pluies. Or, au Japon, cela a généralement lieu entre juin et juillet. Aucune chance d'y voir des flocons de neige. Aussi, je préfère placer le film juste avant le dossier 3 du volume 65, car les premiers flocons de neige tombe sur l'école. Les personnages ont très bien pu passer un week-end à la montagne juste avant.



Ici, le film peut se placer dans une vrai réalité temporelle. D'un, le jour blanc a lieu le 14 mars chaque année au Japon, de deux, le championnat de foot japonais débute aussi chaque année en mars pour s'achever en décembre de la même année. Comme les deux évènements sont concomitant dans la vrai vie, autant enchaîner le film après l'affaire du jour blanc.



Ici, j'ai volontairement interverti ce film (décembre 2013) et le film 17 (avril 2013), d'une part, parce que c'est la suite directe du premier crossover avec Lupin III et, d'autre part, à nouveau pour résorber mon écart de chronologie.



L'année 2012 a été particulièrement marquée au Japon puisque le pays commémorait alors le 60e anniversaire du retrait des forces armées américaines. Suivant l'élan général du pays, ce 17e film conçu en 2012, bien que diffusé l'année d'après, est entièrement dédié à la gloire de l'armée japonaise, faisant de lui le film le plus patriotique de la saga. Il me paraissait donc plus logique de placer ce film quelque part parmi les chapitres dessinés en 2012. Mais avant le moment où Sera ne se mette à fouiner dans le passé de Shinichi.



Grande affaire que ce film 18 que l'on peut placer un peu partout avec une assez grande amplitude comprise entre l'apparition de Sera (volume 73) et le volume 84. Il y a juste l'énorme affaire du Mystery Train qui se trouve au milieu (volume 78), je trouve que cela aurait été narrativement chargé d'y caler le film avant. Notons d'ailleurs que la réelle identité de Subaru Okiya est pour la première fois suggérée dans ce film, avant d'être officialisé durant le volume 85 du manga. En théorie donc, il est tout à fait possible de repousser le visionnage de ce film bien au delà du volume 80 jusqu'au 85. Cependant, il ne vaut mieux pas aller au delà du volume 84, même si les affaires qu'il contient datent de le même année que le film, car celui-ci commémore les 20 ans de Détective Conan et que je préfère y placer le téléfilm spécial à la place.



Le volume 84 commémore le 20e anniversaire du manga, ce téléfilm spécial a également été tourné spécialement dans cet objectif de commémoration, histoire de marquer le coup. Toutefois, il peut être interverti avec Episode Un, le détective rajeuni si l'on ne tient pas compte de la date de parution de ce téléfilm, car le remake du 1er épisode de la série exploite justement des éléments parus dans ce volume 84.



A partir de ce film, les possibilités de variations chronologiques deviennent quasiment inexistantes. J'ai une petite préférence de placement à la fin du chapitre 2, plutôt qu'après le chapitre 6 car ce dernier se termine de manière très abrupte.



Pas le choix, manga et films ont désormais atteint le point de convergence.



Contrairement au précédent, ce téléfilm commémore le 20e anniversaire de la série télévisée, et non celui du manga, mais il exploite cependant des éléments parus dans le volume 84. Si l'on ne tient pas compte de l'ordre de production, La disparition de Conan et ce téléfilm peuvent donc être inversés. Si je l'ai quand même placé à cet endroit, c'est parce que le début du volume 92 évoque aussi le passé de Shinichi et cet épisode Un s'y intercale plutôt bien



Pas le choix non plus, encore plus obligatoire que le film 20 puisque la dernière vignette du dossier 1 se situe chronologiquement exactement avant les évènements du film. Il ne peut donc pas être placé ailleurs.



Gosho Aoyama ayant plusieurs fois effectué de longues périodes d'arrêts maladie entre 2017 et 2018, il a développé une intrigue spéciale en trois chapitres lors de sa reprise d'activité (les dossiers 6 à 9 de ce volume) qui font office de préquelle au long métrage, même s'ils ont été publiés après la sortie en salle.



Le volume 97 n'ayant à ce jour pas encore été commercialisé en France, il est difficile de savoir par avance où placer ce film 23. Toutefois, en se fiant aux arrêts maladies de Gosho Aoyama et l'interruption de publication du manga, ce positionnement semble logique.



Attendons que le film sorte (Avril 2020) et que le manga soit publié en France pour le savoir. C'est à dire pas avant 2021 au plus tôt.


29 février 2020 par Olikos