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Poster Teaser (Québec) ~ 2020
Poster Teaser (France) ~ 2020

Pixar Animation Studios
Soul / Âme

Initialement prévu pour le 19 juin 2020 au Québec (Âme), puis le 24 juin 2020 en France (Soul), le long métrage est dans un premier temps repoussé au 20 novembre 2020 au Québec et le 25 novembre 2020 en France, suite à la pandémie Covid-19, puis est finalement proposé mondialement directement sur Disney+ le 25 décembre 2020.

L'intrigue

Vous êtes vous déjà demandé d'où venaient vos passions, vos rêves et vos intérêts ? Qu'est-ce qui fait de vous... VOUS ? Au moment où Joe pense que son rêve est désormais à portée de main, un pas malencontreux l'expédie dans un endroit fantastique où il est obligé de réfléchir à nouveau à la signification d'avoir une âme. C'est là qu'il se lie d'amitié avec 22, une âme qui ne pense pas que la vie sur Terre soit aussi bien que ce qu'on veut bien lui faire croire...

Analyse de l'oeuvre

Il y a toujours eu un énorme clivage dès qu'il est question d'un long métrage animé produit par le studio Pixar. Tout du moins, il y a ceux qui considèrent que chacune de leurs productions sont le summum de la finesse cinématographique, ce qui leur octroie d'entrer dans une sorte de caste d'élite très select, formant plus ou moins une sorte d'intelligentsia qu'il est extrêmement dangereux de prendre à défaut au risque de se brûler les ailes, et puis il y a le petit peuple des bouseux qui n'ont pas assez de cervelle pour comprendre le talent artistique de ce studio. On y va rarement dans la demi-mesure avec une production du studio Pixar. Faites le test avec votre entourage, il est extrêmement rare de trouver des nuances de gris entre les deux. Soit on aime, soit on aime pas, pas d'entre deux. Au vu de ma non affinité élémentaire avec Pixar depuis la sortie en salle de Toy Story, dont j'ai certes salué la prouesse technique mais que je n'ai pas franchement aimé à l'époque, ni aujourd'hui d'ailleurs, et que les longs métrages de leur filmographie que j'apprécie vraiment se compte sur les doigts d'une seule main, il est facile de savoir dans quelle catégorie on me classe dès que j'ose ouvrir ma bouche en remettant en question un film Pixar. Personnellement, je m'en moque, Pixar n'est qu'un grand studio d'animation parmi d'autres, qui propose juste sa propre philosophie et son style d'écriture. Me forcer à y adhérer me fait fuir à toutes jambes, l'essentiel est ailleurs pour moi. La "marque", aussi prestigieuse soit-elle, n'est rien de plus qu'un label à mes yeux et seul le résultat final de l'oeuvre en question compte, au cas par cas. Cela se joue donc toujours vis à vis de mon affinité avec l'intrigue ou alors avec ses personnages, peu importe l'emballage visuel ou technique.

Soul est évidemment passé par là. Le long métrage a totalement redistribué les cartes et n'a fait qu'encore plus exacerber ce clivage tant le film détonne dans leur filmographie. Prendre ce mois et demi pour bien s'en imprégner était absolument nécessaire. D'une part pour avoir le recul nécessaire à son appréciation et d'autre part pour mettre le doigt sur quelque chose qui m'a profondément dérangée. Vous l'aurez compris, je choisis délibérément de prendre le taureau par les cornes, de mettre les pieds dans le plat (comme d'habitude... vous allez croire que je suis un mauvais convive à force) et de commencer directement par la plus grosse faiblesse du long métrage à mes yeux : son scénario. Même si je n'ai jamais eu le moindre atome crochu avec les productions Pixar, j'ai cependant toujours accordé à ce studio, quel que soit le film proposé, au moins deux qualités : la richesse technique indéniable de leurs réalisations et l'ingéniosité de la plupart de leurs concepts narratifs. Cela passe bien sûr par l'originalité des scénarios comme la richesse de leurs nombreux personnages. Depuis que Soul est proposé sur Disney+, je n'ai pratiquement jamais cessé d'entendre parler de l'originalité du scénario du film, de son inventivité, de sa fraîcheur, de sa portée narrative. N'en déplaise à l'amour propre de certains fans du long métrage, ont-ils réellement une culture générale de productions américaines du même type ? L'intrigue imaginée par Pete Docter est d'une banalité déconcertante, sans compter qu'elle est à la limite du plagiat d'une série télévisée produite il y a déjà vingt ans ! Sa seule différence ? L'occultation formelle de toute connotation religieuse.

De quelle série télévisée s'agit-il ? Je vous le préciserai dans un instant pour nous arrêter sur les très grandes lignes du scénario. Dans Soul, Joe Gardner est ainsi un professeur de musique qui considère avoir complètement raté sa vie et sa vocation. Suite à un heureux hasard, on lui offre enfin une chance d'accomplir la destinée qu'il désire au plus profond de lui. Problème, dans une scène cocasse digne d'un court métrage de Tex Avery, Joe Gardner tombe directement dans un trou et son âme échoue, littéralement, dans les limbes. Refusant cette destinée funeste, il se rebelle et se retrouve dans le monde "d'avant". Il y voit alors une opportunité de retourner sur terre, mais absolument rien de ce qu'il prévoit de faire ne se réalise comme il le souhaite. Au contraire, opportuniste, mais totalement déconnecté de son propre corps, il se redécouvre avec un regard extérieur et, par la force des choses, il doit comprendre ce qui l'empêchait jusqu'ici d'avancer dans la vie. Raconté comme ça, il est vrai que l'intrigue de Soul semble fraîche et très originale dans la filmographie de Pixar, même si elle rappelle forcément Vice-Versa du même réalisateur dont on peut dire que Soul en est le prolongement logique.

Pour autant, Soul n'a rien d'original quand on le replace dans un contexte différent et, plus particulièrement, dans la fiction américaine à consonance religieuse. Pete Docter semble avoir, volontairement ou non, entièrement dissimulé cet aspect pour son film d'animation. N'assume-t-il pas son côté spirituel ou bien a-t-il volontairement décidé de le camoufler pour rendre son film plus universel ? Je ne saurais le dire. Mais qu'on se le dise, il est impossible de passer à côté de l'aspect allégorique religieux de Soul. Avec un titre pareil, pouvait-il en être autrement ? Dès lors, avec ce parallèle établit, pourvu que vous les connaissiez, il est immanquable de ne pas faire de rapprochements. Parmi les oeuvres les plus connues, on pense évidemment tout de suite aux grands péplums américains des années 1950 et 1960. Comment ne pas penser à Les dix commandements de Cecil B. DeMille ou Le message de Moustapha Akkad par exemple ? Mais cette première interprétation ne me satisfaisait pas. Il y avait forcément autre chose de clairement familier dans le déroulé du scénario de Soul. J'ai alors pensé à Michael Landon. Si on trouvait déjà des prémisses religieux dans son increvable saga multi-rediffusée La petite maison dans la prairie, c'est surtout Les routes du Paradis produite en 1984 qui semblait la plus proche du concept de Soul. Mais je faisais fausse route. Pourtant convaincu de la réalité de la chose, je tentais une autre approche et me lançais dans le visionnage de quelques épisodes de Les anges du bonheur, plus ou moins héritière de la première série tournée dix ans plus tard, dès 1994. Si j'en ai seulement retenu l'exubérante Della Reese, cette série là, bien que proche elle aussi, ne convenait pas non plus. En désespoir de cause, mais toujours tenace, j'ai alors effectué une ultime tentative avec une série nettement plus confidentielle : Destins croisés. Et là, la surprise fut de taille.

Destins croisés, produite en 1999 et durant deux saisons seulement, se situe dans la continuité des deux autres mais dans un format légèrement réarrangé. Écoutez plutôt : toutes les histoires de la série se découpent en quatre actes en tout point similaires dans chaque épisode et Soul la reproduit presque par mimétisme. Acte 1, on assiste d'abord à la vie tourmentée du personnage que l'on va suivre ensuite. Sa vie n'est qu'une succession d'échecs successifs, ce qui le conduit dans une impasse. Mais un évènement brusque et inattendu survient, le personnage trouve soudain la mort. Fin de l'acte 1, la similitude avec Soul semble cette fois évidente. Acte 2, l'âme du personnage s'envole jusqu'aux portes du Paradis où elle est jugée pour ses actes. Le personnage se rebelle, tente de rejeter sa faute, fait amende honorable et, finalement, est renvoyé temporairement sur terre avec un objectif bien spécifique à accomplir. Ici, la similitude avec Soul est moins évidente, parce que Pete Docter brouille les pistes, efface les références religieuses en choisissant d'y glisser les "Michel", ces êtres conceptuels, et ajoute un personnage secondaire, 22, probablement pour faciliter la compréhension du jeune public. Mais dans les grandes lignes, on retrouve la même démarche narrative où l'âme du défunt entre en contact avec des êtres immatériels qui lui accordent une seconde chance sous conditions de réussir un objectif défini, une sorte d'épreuve de vie. Acte 3, le personnage est renvoyé sur Terre, mais il ne se retrouve pas dans son propre corps. Spectateur malheureux de sa propre funeste existence, incapable de faire agir son autre lui comme il l'entend et inaudible pour le reste du commun des mortels, le personnage est obligé de se regarder tel que les autres le perçoivent. Il doit alors comprendre ce qui cloche dans sa vie et réapprendre à vivre différemment. Là encore, la similarité est flagrante avec Soul. Vient enfin l'acte 4, où le personnage atteint l'objectif qu'on lui a fixé au départ et s'en trouve récompensé. Soul aurait très bien pu s'insérer en tant que 45e épisode de Destins croisés.

L'abcès ayant été crevé, plus d'un mois d'intense recherche après avoir découvert Soul pour la première fois, avec ce sentiment parfaitement avéré que j'avais déjà vu des intrigues similaires ailleurs et qui m'ont totalement gâché cette première expérience, je me suis lancé dans un deuxième visionnage en occultant cette fois ce détail pour me concentrer uniquement sur ce que Pete Docter voulait proposer à ses spectateurs. La seconde fois fut un peu plus heureuse même si, reconnaissons-le, Soul est un long métrage très fortement intellectuel dans son propos. Il tente, assez maladroitement d'ailleurs, de lancer une réflexion sur les passions que la plupart d'entre nous avons. Quoi que, il s'agit ici plutôt de dépeindre une sorte de fanatisme, toutes proportions gardées, disons simplement de l'excès maladif d'une passion au détriment de tout le reste. Joe Gardner n'a ainsi qu'une chose en tête, et absolument rien d'autre, c'est la musique Jazz. C'est son seul moteur dans la vie, son unique sujet de conversation, tout le reste n'a aucune importance, y compris son entourage. La scène d'introduction du film est d'ailleurs d'une justesse folle dans la manière de présenter Joe Gardner et son désisintérêt frappant pour ses élèves. C'est encore plus flagrant devant sa première réaction devant le mal être d'une de ses élèves venue lui demander conseil qu'il est pourtant prêt à renier sans aucun état d'âme. Heureusement que l'insouciance de 22 sera là pour sauver la situation du péril. Joe Gardner ne cherche à aucun moment à transmettre sa passion, ou à influencer son entourage, bien au contraire, tout son petit monde ne tourne qu'autour de son unique personne. Je suis sûr que vous aussi, vous avez croisé ce type d'enseignant que vous aviez sans doute même oublié jusqu'à présent. Par contre, je pense que vous avez aussi rencontré des enseignants marquants, de cette espèce rare, qui arrivent à la fois à communiquer leur passion pour la matière qu'ils enseignent sans vous étouffer et, peut-être même, qui réussissent à influencer votre propre vocation. Le défi proposé par Pete Docter pour Soul, c'est tout simplement d'obliger Joe Gardner de passer de la première catégorie de personnes à la seconde, tout en atténuant un peu sa passion débordante pour le Jazz. Sur ce point là, Soul reste globalement très satisfaisant.

L'autre apport de Soul, hormis d'en faire l'un des premiers, si ce n'est le premier, film d'animation 3D ouvertement consacré à la communauté noire, c'est évidemment de choisir la musique Jazz pour servir son propos. Pour une fois, même en étant de nature très éclectique en ce qui concerne les différents genres musicaux sans avoir de prédilection particulière pour l'un ou l'autre, je suis contraint cette fois de complètement botter en touche. Le jazz, c'est quelque chose que je ne connais absolument pas à titre individuel, comme au titre de l'animation en général. Hormis la séquence "Rhapsody in Blue" de Fantasia 2000 ou la scène orchestrale dans Les aristochats, il n'y a rien d'autre qui ne me vienne à l'esprit. C'est bien trop peu pour pouvoir juger d'une bande originale puisque, dans mon cas en tout cas, comprendre la musique se fait à la fois par affinité mais aussi par expérience. La bande originale de Soul me déstabilise complètement, je n'y retrouve aucun repère, principalement parce que Joe Gardner nous fait un boeuf, des improvisations de morceaux que j'image d'airs connus, mais débarrassés de tout contexte pour le néophyte. Dès lors comment juger la bande originale de Soul ? C'est impossible pour moi. Tout juste dirais-je que mes oreilles n'ont été ni choquées, ni enchantées, mais c'est à peu prêt tout.

D'un point de vue technique, Soul se situe réellement dans la continuité de Vice-Versa, c'est une évidence.  S'il y a bien deux films qui pourraient prétendre se dérouler dans le même univers Pixar, c'est bien ces deux là. Ils sont absolument complémentaires. D'une part, Soul reprend la plupart des codes visuels, d'autre part, il prolonge de manière assez logique les propos tenus par Vice-Versa. J'imagine que ce n'est pas totalement une coïncidence si les âmes doivent compter sept badges avant d'être envoyées sur Terre. On pourrait par exemple imaginer retrouver là-dedans les cinq émotions primordiales (Joie, Tristesse, Peur, Dégoût et Colère) auxquelles s'ajoutent tout simplement le corps terrestre et l'âme spirituelle en suivant la logique narrative des deux films et pas forcément les célèbres pêchés capitaux religieux. Soul fourmille aussi de belles trouvailles visuelles, parfois très subtiles. Dans certains moments du film, quand Joe Gardner se laisse envahir par ses émotions, Pixar ajoute un très léger grain à l'image, comme s'il voulait se rapprocher le plus possible d'une expérience cinéma sur pellicule, et faire remonter une sensation d'un ancien temps. Dans le monde spirituel, pardon, ésotérique, Soul renverse la vapeur en choisissant un monde très coloré, là encore, très fortement similaire à Vice-Versa. Les personnages bénéficient du même effet de rendu, avec une sorte d'aura lumineuse tout autour. L'environnement revêt un caractère assez cotonneux, doux, même dans sa partie ténébreuse. La seule exception visuelle, ce sont les êtres immatériels dont le design minimaliste rappelle sans détour la succulente série d'animation italienne créée par le dessinateur Osvaldo Cavandoli en 1971, La Linea, où un sympathique personnage prend vie dans la seule limite d'un gros trait blanc (Ça me donne envie de la revoir tiens). Soul, par contre, ne parvient pas à être aussi subtil, épuré et efficace à ce niveau car, dans leurs concepts, Terry et les "Michel" bénéficient d'un effet de volume, reposant sur un jeu de couleurs, pour les rendre plus tangibles probablement. C'est moins efficace et donc moins drôle.

Dans les grandes lignes, Soul n'est pas foncièrement un mauvais film. Il rate juste complètement la case de l'originalité en arrivant un peu comme un cheveux sur la soupe déjà mitonnée d'une ribambelle d'innombrables oeuvres américaines, majoritaires évangéliques, qui lui ont déjà damées le pion depuis plus de quarante ans, si ce n'est plus. Or, là où un épisode de Destins croisés prouve qu'on peut parfaitement tenir le même propos en seulement quarante minutes, Soul semble rajouter tout un tas de péripéties finalement bien inutiles pour remplir le quota d'un long métrage. Certes, il y a 22, ce petit personnage sympathique auquel on adhère immédiatement. Mais est-ce réellement un personnage à part entière ? Il n'est finalement que le propre miroir de Joe Gardner, Pete Docter ayant simplement coupé le traditionnel protagoniste de Destins croisés en deux, l'un, Joe, étant la tête et l'autre, 22, étant le coeur. Et quand les deux se rejoignent, ils atteignent ensemble le même but et le même dénouement : vivre, tout simplement.

Olivier J.H. Kosinski - 15 février 2021

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Doublage (Québec - 2020)

Conseiller Jerry : Antoine Durand

Conseiller Jerry : Mélanie Laberge

22 : Kim Jalabert

Joe Gardner : Fayolle Jean Jr.

Terry : Sophie Faucher

Vendelune : Frédéric Desager

Libba : Claudine Chatel

Dez : Iannicko N'Doua

Doublage (France - 2020)

Joe Gardner : Omar Sy

22 : Camille Cottin

Steve Ventdelune : Ramzy Bedia

Terry : Michèle Bardolet

Conseiller Michel A : Françoise Cadol

Conseiller Michel B : Guillaume Lebon

Libba : Sophie Deschaumes

Dez : Rody Benghezala

Curley : Diouc Koma

Dorothea : Virginie Emane

Connie : Coralie Thuilier

Melba : Audrey Sourdive

Paul / Ravi Chantelune : Martin Faliu

Lulu : Coco Noël

Conseiller Michel C : Philippe Catoire

la médecin : Véronique Alycia

Conseiller Michel D : Chantal Baroin

le trader : Stéphane Roux

la ronronthérapeuthe : Colette Venhard

Marge : Laurence Pierre

Conseiller Michel E : Marion Posta

Gerel : Cathy Cerdà

Stella Danselune : Camille Gondard

Principale : Valérie Siclay

Luna Vandastre : France Renard

Dorian : Igor Chometowski

Miho : Claire Pérot

Miali : Virginie Caliari

Ray Gardner : Daniel Lobé

Mohamed Ali : Thierry Desroses

Mère Teresa : Françoise Pavy

Voix additionnelles :

- Isaac Lobé Lebel

- Marc Perez

- Alban Thuilier

- Nadine Girard

- Clara Soares

- Jacques Faugeron

- Philippe Chaine

- Frédéric Souterelle

- Sandie Masson

- François Berland

- Dorothée Pousséo

- Jean-Philippe Puymartin

- Kaycie Chase

- Claire Guyot

- Elsa Bougerie

- Pierre Margot

- Patrick Delage

Sources :
Doublage au Québec
Forum Doublage France

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