La fête des trolls / Les trolls, spécial fêtes


UN EXTRAIT À DÉCOUVRIR SUR

Analyse de l'oeuvre 3
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Vous n'avez pas survécu à la déferlante musicale de Les trolls l'an dernier ? Ou bien au contraire, vous avez tellement adoré que vous êtes désormais en manque ? Bonne et mauvaise nouvelle pour chacun d'entre vous, ces satanés trolls débarquent à nouveau à l'écran, pour le meilleur comme pour le pire, dans un moyen métrage spécialement concocté par Dreamworks Animation et nommé différemment selon le média auquel il est proposé : au choix, La fête des trolls (VOD) ou Les trolls, spécial fêtes (Gulli et DVD canadien) Mais le contenu est strictement le même, quel que soit le canal par lequel vous allez entrer dans ce nouveau festival hyper-musical totalement frénétique. Preuve que la consommation audiovisuelle a beaucoup changé ces dernières années, on notera d'ailleurs au passage qu'il s'agit du premier moyen métrage du studio a être diffusé en priorité via les plateformes de vidéo à la demande, dès le 12 décembre 2017, et non à la télévision comme c'était le cas auparavant.

En 2016, Les trolls était avant toute chose une expérience auditive sans réel scénario, tout du moins juste pour la forme afin de rendre cohérent l'intrusion régulière des parodies de chansons anglophones extrêmement populaires. Que l'on ai apprécié ou pas, il fallait reconnaître que la plupart de ses chansons étaient fortement rythmées, faciles à retenir et, quelquefois, entêtantes. Du côté des bonnes choses, Les trolls parvenait à ne pas surcharger les spectateurs puisque le long métrage laissait le temps de souffler entre deux chansons. Du côté des reproches, on pouvait déplorer ce manque de cohérence francophone (aussi bien au Québec qu'en France) qui alternait titres entièrement traduits et titres conservés en version originale. Mais dans tous les cas, les chansons étaient bien réparties dans le film.

Malheureusement, pour La fête des trolls, c'est loin d'être aussi idyllique. En proposant une histoire trois fois moins importante en terme de durée que de son ainé, le moyen métrage enchaîne huit titres (neuf avec le générique) à une cadence infernale, piochant dans tous les genres musicaux possibles. Il en résulte une véritable cacophonie sonore, même si elle est voulue comme telle, puisque La fête des trolls se veut une parodie de lui-même ainsi que de Les trolls. Bref, la princesse Poppy nous insupporte autant, si ce n'est plus, que pour Brigitte. On souffre autant qu'elle de l'invasion massive de ces fêtards et indésirables trolls, malgré toute leur volonté de bien faire.

Au delà de ce constat, Dreamworks Animation livre un moyen métrage visuellement soigné, et malgré tout intéressant dans son genre, car il est parfois drôle, d'autant que les nombreuses différences de styles entre chacune des chansons n'étaient pas une sinécure. On regrettera d'ailleurs qu'une seule et unique version francophone ai été produite, la française en l'occurrence, d'autant que celle-ci ne prend même pas la peine d'adapter la quasi-totalité des chansons du moyen métrage. Un comble, pour une aventure principalement dédiée aux plus jeunes spectateurs qui ne comprendront rien à plus des deux tiers des blagues et de l'intrigue !

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23 décembre 2017 par Olikos