Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses / Les vacances d'été

Quelques informations

Hôtel Transylvanie 3 - Les vacances d'été sort en salle au Québec le 13 juillet 2018. Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses sort en France le 25 juilllet 2018. Pour la version française, Serge Faliu retrouve Dracula, alors qu'il avait été remplacé par Kad Mera dans le deuxième opus.

Le scénario tient compte du court métrage Puppy !, qui sert de prologue au long métrage. Il est même probable qu'il s'agissait de l'introduction originale qui fut finalement coupée au montage, car on retrouve de nombreuses scènes de ce court métrage dans les toutes premières bandes annonce du film. Ce court métrage, dans lequel Dracula finit par céder aux caprices du jeune Dennis en lui offrant un chien aux proportions franchement hors-normes, a été dévoilé en avant-programme de Le monde secret des Emojis.

Résumé


UN EXTRAIT À DÉCOUVRIR SUR

Mavis surprend Dracula en lui offrant un voyage en famille sur un bateau de croisière afin que celui-ci puisse prendre des vacances bien méritées. Le reste de la bande de Dracula ne peut s'empêcher de l'accompagner. Les monstres s'amusent sur le navire grâce à toutes les activités proposées par l'équipage : du volleyball de monstre en passant par les gargantuesques buffets et les excursions exotiques. Mais Dracula semble préoccupé par autre chose, la ravissante Capitaine du navire qui ne le laisse pas indifférent...

Analyse de l'oeuvre 5
55

Revoici revenu de la nuit la plus sombre de Transylvanie le ténébreux prince du mal, mais qui ne l'est pas tout à fait, même pas du tout en fait, le Seigneur Dracula qui semble complètement déprimé de voir tout le monde autour de lui prendre du plaisir dans leur vie, ou dans leur mort peu importe, un bonheur qu'il ne le ressent pas lui-même. Sa jeune fille Mavis, de 124 ans quand même, trouve une idée lumineuse pour lui rendre son sourire, l'inviter à parcourir les océans dans une folle croisière monstrueuse. Mais ses comparses, qu'ils soient loup-garou, monstre de Frankenstein, homme invisible et esprit des sables, ont une tout autre idée en tête. Ils espèrent bien lui trouver une nouvelle amoureuse ! C'est à partir de cette intrigue qui tient sur une gousse d'ail que Sony Pictures Animation va développer un immense défouloir auditif et visuel intitulé Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses. Une fois le long métrage achevé, j'ai eu le besoin irrémédiable de revoir aussitôt les deux premiers opus pour essayer de comprendre cette étrange sensation qui me faisait penser qu'il s'agissait ici du meilleur opus des trois. Reconnaissons que Sony Pictures Animation a jusqu'ici étonnamment toujours été capable de proposer un troisième volet meilleur que ses aînés. Est-ce une vérité ou juste un écran de fumée ? Pour cela, il faut absolument revenir aux origines pour réussir à comprendre comment nous en sommes arrivé là.

Contrairement à ses joyeux rejetons, Hôtel Transylvanie premier du nom était construit autour d'un véritable scénario, certes prévisible, mais qui prenait une très grande importance dans chacune de ses scènes. Il y était à la fois question de conflit parental, du besoin d'émancipation et de la peur de l'autre. Quand finalement Jonathan débarquait à l'hôtel, il créait une succession d'évènements malheureux dans la vie de Dracula. Mais Sony Pictures Animation traitait cela de manière comique, sans oublier d'y saupoudrer un soupçon d'émotion, afin de proposer une intrigue regorgeant d'innombrables quiproquos en tout genre entre les deux personnages et leur entourage monstrueux. Le long métrage se révélait également très festif avec une bande originale bariolée qui, si elle avait effectivement du punch, subissait plus l'intrigue qu'elle ne la servait réellement.

Trois années plus tard, Hôtel Transylvanie 2 renversait complètement la vapeur puisque ce second long métrage délaissait l'intrigue globale au profit d'une succession de gags survitaminés, sauf que l'effet de nouveauté s'était estompé, que le film avait perdu son mordant et, surtout, qu'il avait oublié sa filiation musicale dévergondée par rapport à son aîné. Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses passe ses deux prédécesseurs à la mixeuse, jette par la fenêtre le jus qui s'en écoute et ne conserve plus que la pulpe. Adieu scénario, adieu logique, adieu crédibilité, adieu tympans, mais bon sang quel merveilleux cartoon en version longue que nous avons là !

Que les choses soient confirmées, Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses est prévisible d'un bout à l'autre. Dès que la jeune et énergique jeune capitaine Ericka adouliboula à l'écran, on sait tout de suite qu'il y a anguille sous roche, d'autant plus que le prologue du film ne laisse planer aucun doute sur ses intentions. Mais qu'importe, la finalité est ailleurs. Seuls le voyage et les actions des personnages qui nous conduisent au dénouement comptent. Le long métrage compose une pièce de théâtre comique décomplexée où s'enchaînent sans cesse de nouveaux tableaux délicieusement stupides. Notre cerveau oublie toute logique, il se laisse entraîner dans le déluge festif que propose le long métrage. Les râleurs peuvent aller se rhabiller au vestiaire, Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses ne peut et ne veut laisser la place qu'à l'unique bonne humeur de chacun. De plus, là où le long métrage fait mieux que ses deux grands frères, c'est en intégrant cette fois la bande originale au récit. Désormais, la musique sert totalement l'intrigue, elle est même prétexte à toutes les séquences les plus inventives proposées par le film, que ce soit cette folle danse sur le grand escalier de l'Atlantide, ce pur moment où Dracula se la joue décontracté ou encore cet impressionnant duel musical final.

Car il faut reconnaître aussi que Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses dépote grave visuellement. Sony Pictures Animation livre ici un vrai cartoon animé, dont il reprend absolument tous les codes du genre dans la forme comme dans le fond, où le pantomime prime sur le dialogue, où le sens de la démesure fait oublier l'irréalisme de la scène, où la musique appelle une action qui est finalement prise à rebours par les personnages. Le long métrage regorge d'une flopée de scènes folles, mais résolument cultes une fois qu'elles ont été vues. Passé les dix premières minutes, on oublie même totalement quel était le prétexte de départ de cette folle croisière. A la place on choisit de savourer la quête amoureuse iconoclaste de Dracula pour une jeune femme qui ne rêve que d'une chose : le voir passer de mort-vivant à tas de poussière.

Il est vraiment très rare de voir une aussi grande saga animée se bouleverser complètement entre chacun de ses épisodes. En 2012, on a commencé par une oeuvre sensible, intime mais drôle, pour finalement arriver en 2018 devant un vaste défouloir, ostensible mais délirant. Pour autant, jamais une seule fois aucun des trois films n'aura trahi ses personnages, ils ont juste évolués et trouvés leurs voies aussi naturellement qu'un bon cartoon peut le permettre. Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses est un de ses rares longs métrages animés qui nous font ressortir de la salle en excellente humeur après avoir assisté à un délire psychédélique finalement très savoureux.

Social eXpérience

28 septembre 2018 par Olikos

Voxographie sélective

Doublage québécois d'origine (2018)

Dracula : Alain Zouvi 1

Dennis : Jacob Lemieux 1

Wayne : Sébastien Dhavernas 1

Eunice : Élise Bertrand 1

Van Helsing : Frédéric Desager 1

Mavis : Geneviève Déry 1

Capitaine Ericka : Éveline Gélinas 1

Frank : Patrick Chouinard 1

Murray : François L'Écuyer 1

Johnny : Gabriel Lessard 1

Wanda : Nadia Paradis 1

Griffin : François Sasseville 1

Doublage français d'origine (2018)

Dracula : Serge Faliu  2

Mavis : Diane Dassigny  2

Franck : Xavier Fagnon  2

Wayne : Guillaume Lebon  2

Griffin : William Coryn  2

Murray : Daniel Lobé  2

Captaine Ericka : Mélody Dubos  2

Jonathan : Gauthier Battoue  2

Eunice : Laura Zichy  2

Vlad Dracula : Henri Guybet  2

Abraham Van Helsing : José Luccioni  2

Commissaires d'hôtellerie : Bernard Métraux  2