La Caverne de la Rose d’Or

12 décembre 2009 à 12 h 00 par Olikos

Lamberto Bava et Andrea Piazzezi sont sans nul doute d’illustres inconnus pour vous lecteur de cet article, ils sont pourtant à l’origine d’une des plus belles sagas télévisuelles italienne : La Caverne de la Rose d’Or. Très librement adapté d’une fable d’Italo Galvano, les téléfilms connurent un succès retentissant au début des années 90 partout en Europe. Le succès du premier volet fut tel que Lamberto Bava enchaina sans relâche la création de sept autres téléfilms sur le même modèle (dont 4 suites à La Caverne de la Rose d’Or) au rythme frénétique d’un par an. Mais c’est l’histoire de la belle Fantaghiro (prénommée Fantagaro en français) qui remporte encore aujourd’hui tous les suffrages. Un concept pourtant vieillot, voire rétro, des effets spéciaux dépassés, des scénarii au premier abord simplissimes et des personnages secondaires ressemblant souvent aux Muppets. Clairement, cela se destine avant tout au jeune public et par extension à toute la famille.

C’est par une froide journée en hivers en Italie que je découvrais pour la toute première fois le premier volet de cette désormais mythique saga. Du fait de mon très jeune âge, et ne comprenant à cette époque pas un traite mot de la langue italienne, je fus tout de même émerveillé par ce conte pour enfant, sorte de transfuse live des longs métrages animés de Disney mais conservant la noirceur non édulcorée des contes. Ils en reprenaient en effet le principe, en combinant histoires de princes et de princesses, de château, de magie et de fantastique, le tout enrobé d’une prestigieuse bande originale et d’une ribambelle de personnages secondaires tous attachants. Les raisons du succès de ce téléfilm sont difficiles à définir, même aujourd’hui. Etait-ce du fait de la qualité indéniable du scénario ? L’histoire d’amour impossible ? Les moments de bravoures ou de sacrifices ? La richesse des décors et des costumes ? Le casting prestigieux ? Ou tout simplement la musique ? Sans nul doute un peu de tout à la fois.

Les téléfilms réunissent à l’écran un casting prestigieux. De grands noms du cinéma et de la télévision y ont participé, de nationalités assez variées par ailleurs. Dans le rôle vedette, on retrouve Alexandra Martinez actrice franco-italienne ayant l’excellent privilège de pouvoir assurer son propre rôle dans les deux langues. Aujourd’hui encore Alexandra Martinez reste très attachée à son personnage de princesse rebelle au grand cœur et n’hésiterait pas à réendosser la tenue et sa célèbre perruque à la Jeanne d’Arc pour un nouvel épisode. Plus méconnu chez nous, mais nettement moins en Italie, Kim Rossi Stuart assure le rôle du roi Romualdo. Il est amusant de constater que dans la série, c’est lui qui doit être constamment secouru par Fantaghiro (et non l’inverse comme de coutume dans tous les contes de fée). C’est d’ailleurs ce rôle qui a propulsé sa carrière, et il continue actuellement de jouer régulièrement à la télévision italienne. Parmi les comédiens français, on compte Jean-Pierre Cassel qui joue le rôle d’un général dans le premier téléfilm, Agathe de la Fontaine dans le quatrième ainsi que Ludwig Briand dans le dernier. Mais ceux qui crèvent littéralement l’écran sont Brigitte Nielsen dans le rôle désopilant de la Reine Noire (assuré en français par l’excellente Evelyne Séléna dont c’est l’un de ses meilleurs rôles avec le Dr Michaela Quinn), Ursula Andress dans le rôle de Xellesia et Nicholas Rogers dans la peau du puissant sorcier Tarabas. Lamberto Bava parvient à réunir des comédiens talentueux dans des rôles sur mesure et de qualité. On retrouve notamment aussi Christopher Lee (La légende d’Aliséa), la belle Anna Falchi (Désidéria et le prince rebelle) ainsi que Mathieu Carrière (La princesse et le pauvre). Tous les téléfilms de Lamberto Bava comportent également un nombre importants de jeunes comédiens (n’oublions pas qu’à l’origine, ce sont des contes télévisuels à destination des enfants) et une ribambelle de personnages magiques.

La Caverne de la Rose d’Or premier du nom (1991) est aujourd’hui sans nul doute moins bon dans sa construction narrative que les suivants, la faute résultant sur la longue – mais nécessaire – présentation des personnages et la mise en place de l’intrigue principale. Beaucoup auront sans doute du mal à accrocher à ce long téléfilm (de 3h, divisé en deux parties) qui transgresse pourtant nombre d’idées reçues. Dernière des trois filles du Roi, Fantaghiro est rebelle dès son plus jeune âge. Préférant de loin transgresser constamment les protocoles et remettre en cause la condition féminine de son époque, Fantaghiro est à l’image des héroïnes modernes des années 90. Par un concours de circonstance provoquée par la sorcière blanche, cette dernière fait la rencontre impromptue de Romualdo dont il n’aperçoit que ses yeux. Ce dernier est devenu Roi à la suite de la mort de son père et souhaite mettre un terme au conflit incessant qui oppose son peuple à celui de Fantaghiro. Pour cela, il propose un duel entre les champions des deux royaumes. La sorcière blanche saisi l’occasion pour influencer le père de Fantaghiro pour qu’il envoie ses trois filles sous l’apparence de chevaliers puisqu’il n’a jamais pu avoir de fils. Et donc aucun champion à envoyer pour ce duel. Fantaghiro n’hésite alors pas une seule seconde à se travestir en homme, contrairement à ses deux soeurs, y voyant enfin une belle occasion de s’affirmer dans le cœur de son père. Une fois encore, la sorcière blanche va provoquer une nouvelle rencontre entre Romualdo et Fantaghiro (déguisée en homme). Ce dernier, extrêmement troublé par le jeune chevalier, va alors devoir surmonter un dilemme : les yeux de la jeune fille pour lesquels il était tombé amoureux sont identiques chez le jeune chevalier qu’il se refuse à aimer. Mais est-ce réellement un homme ? Romualdo va dès lors tout tenter pour découvrir la vérité et même conduire le jeune chevalier dans l’antre de la bête tapie dans La Caverne de la Rose d’Or.

Le téléfilm emprunte ici la trame sentimentale parfaitement huilée du trio amoureux avec toutefois une donnée particulière, deux des trois personnes de ce trio sont une seule et même personne sous deux identités différentes. Ce trio se rapproche d’ailleurs incontestablement de celui présent dans Cat’s Eye : Quentin (Toshio) est amoureux de Tam (Hitomi) mais également de Cat’s Eye dont il refuse l’amour car c’est une voleuse et lui un policier. Romualdo partage ici le même dilemme mais avec Fantaghiro femme et homme. Magie, romance, suspense, le téléfilm se laisse suivre sans problème pour peu que l’on a gardé son âme d’enfant et que l’on accepte d’entrer dans cet univers unique si particulier. On sait que l’issue sera forcément heureuse, mais on se demande toujours comment nous allons y parvenir. Le parfait téléfilm de Noël en l’occurrence, ce qu’il a toujours été depuis son origine (chaque volet ayant été diffusé juste avant Noël) et fait encore aujourd’hui régulièrement son retour chaque année sur Canale 5 en Italie à cette période.

Le succès partout en Europe du premier volet pousse Mediaset (actuel détenteur des droits) et Lamberto Bava de remettre le couvert un an plus tard. En 1992, toute l’équipe originelle et la quasi-totalité des comédiens retrouvent les décors de la République Tchèque. Le château de Fantaghiro notamment existe bel et bien là bas, il se trouve au village de Bouzov et peut être visité, un peu comme notre Cité de Carcassonne française. Le château de Bouzov est d’ailleurs aujourd’hui encore indissociable de l’univers de Fantaghiro tant il contribue à sa qualité. Dans ce second volet, le scénario est superbement construit, le casting s’étoffe d’une actrice prestigieuse (Brigitte Nielsen) et son personnage (La Reine Noire) s’inscrit dignement dans l’univers de la saga. Ce second volet met ici à l’épreuve les sentiments de Romualdo pour sa bienaimée. Leur cérémonie de mariage est en effet mise à mal quand la Reine Noire décide d’enlever le père de Fantaghiro, puis lorsqu’elle jette ensuite son dévolu sur Romulado. Par tous les moyens, Fantaghiro doit reconquérir le cœur de celui-ci tout en affrontant une reine perfide et cruelle qui veut détruire à jamais leur couple. La Reine Noire échappe considérablement aux stéréotypes du genre. Sans jamais aller vers la caricature, Brigitte Nielsen donne une identité très crédible à son personnage, s’inspirant des plus cruelles méchantes de l’univers de Disney. Le succès considérable de son personnage permettra qu’il revienne ensuite systématiquement. Le scénario de ce second volet s’inscrit dans la parfaite continuité du premier, sans jamais en altérer la trame globale. Une réussite qui se confirmera d’ailleurs avec les deux volets suivants.

La popularité du second volet est telle qu’un troisième épisode est produit en 1993. A partir de celui-ci Kim Rossi Stuart commence à se lasser du personnage qu’il interprète. A présent que sa notoriété est acquise, il aspire à endosser de plus grands rôles. Toutefois, il accepte de rempiler une dernière fois pour le rôle de Romualdo, l’éternel amour de notre princesse préférée. Même si sa contribution est réduite à son minimum possible, les scénaristes développent quand même une superbe intrigue où cette fois, ce sont les sentiments de Fantaghiro qui sont éprouvés. On raconte ainsi qu’un jour, le pouvoir démoniaque de Tarabas sera détruit par une jeune fille de roi. Pour empêcher que cette prophétie se réalise, Xellesia et Tarabas kidnappent tous les enfants des royaumes. En tentant d’empêcher la capture des fils de Caroline et Catherine, Romualdo est transformé en statue de pierre. Seul le pouvoir du baiser impossible de Tarabas peut permettre de le ramener à la vie. Une fois encore, l’introduction de Nicholas Rogers dans l’univers de La Caverne de la Rose d’Or fait mouche. Parfaitement crédible et bien plus charismatique que ne l’est Kim Rossi Stuart (qui a plutôt un rôle secondaire), il remporte tous les suffrages. Tarabas met ainsi beaucoup Fantaghiro à l’épreuve, l’obligeant même à renoncer à son amour pour Romualdo afin de lui sauver la vie. Le retour inattendu (mais excellent) de la Reine Noire vaut aussi à lui seul de regarder ce troisième épisode. Une fois de plus, l’issue est heureuse mais rondement menée. Malgré tous les obstacles qu’ils ont du affronter, Romualdo et Fantaghiro parviennent une fois de plus à être réunis. Ce troisième volet clôt dès lors une brillante trilogie. Les meilleures histoires d’amour à l’écran (ou dans la littérature) restent toujours celles qui doivent constamment affronter des défis, c’est parfaitement le cas ici.

La saga aurait très bien pu s’arrêter là. Mais Mediaset ne compte évidemment pas en rester là, la série se vend très bien à l’étranger et connaît toujours autant de popularité. Un quatrième volet est donc commandé en 1994. Malgré de nombreuses difficultés en raison de l’absence de nombreux comédiens (et de Kim Rossi Stuart qui a définitivement tourné la page), le pari semblait extrêmement risqué. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité des scénaristes qui, grâce à une pirouette scénaristique, éloigne une fois encore le couple vedette Romulado et Fantaghiro. Le quatrième volet exploite les quelques pistes inexploitées de l’épisode précédent et confirme la maitrise totale de la cohérence de l’univers de La Caverne de la Rose d’Or. Le Mage diabolique Darken décide de punir Fantaghiro pour avoir permis de détruire les pouvoirs maléfiques de Tarabas. Il fait disparaître tous les royaumes du monde en lançant sur eux les cavaliers de la mort. Partout où passe le nuage noir ne reste que famine et désolation. Pour tenter de mettre un terme à ce sinistre présage, Fantaghiro doit alors s’allier avec Tarabas, le sorcier déchu. Incontestablement, le quatrième volet de la saga est le plus sombre de tous. Même s’il s’éloigne beaucoup de la féérie et de la magie des trois premiers volets, celui-ci s’y ajoute avec élégance dans un registre plus différent. La mort et les sacrifices y sont plus nombreux, jusqu’au sacrifice ultime de son héroïne qui donne sa vie pour sauver les siens.

Ce téléfilm emprunte des couleurs plus orientales, sans pour autant dénaturer l’esprit de la saga. Sur ce fond de drames, une petite légèreté est tout de même présente. A commencer bien évidemment par l’indétrônable Reine Noire qui porte à elle-seule les ressorts comiques de l’histoire. Si l’intrigue du second volet mettait à l’épreuve les sentiments de Romulado, le troisième ceux de Fantaghiro, ce quatrième épisode tourne autour des sentiments de Tarabas. Fantaghiro a définitivement renoncé à lui, mais ce dernier est incapable de s’en remettre. Devoir à nouveau s’allier à elle est pour lui une vraie déchirure. Mais une jeune princesse vient mener la discorde dans son esprit et remettre en cause tout ce qu’il croyait. Bien que destiné à un jeune public, ce dernier volet risque d’effrayer les plus jeunes spectateurs, ce qu’on ne s’imaginerait pas au premier abord. Là où au tout début le premier téléfilm s’adressait clairement à ce public type, la saga a fortement évolué durant quatre ans pour s’ouvrir à un public nettement familial. Même s’il est sombre et effrayant ce quatrième volet reste une aventure épique agréable à suivre et qui n’hésite pas à mettre en avant la cruauté et la perfidie de certains personnages. Après cette ultime épreuve relevée haut la main, Fantaghiro parvient une fois encore à être réunie à Romualdo. Bien que Kim Rossi Stuart est refusé de participer, son personnage reste au centre même de l’intrigue. Son histoire s’enrichit incontestablement et on s’attache définitivement à lui. Tous les deux ont su tenir parole en se jurant un amour éternel. Après plusieurs défis, ils ont toujours réussis à se retrouver.

Incontestablement, avec ce dernier volet La Caverne de la Rose d’Or se termine en apothéose. Et la saga aurait pu s’achever ainsi. Lamberto Bava se tourne alors vers des téléfilms construit sur le même principe et propose ainsi « Desideria et le prince rebelle ». Bien qu’un ton en dessous, le téléfilm repose sur le même modèle et connaît un certain succès. Mais il est bien moindre que celui de La Caverne de la Rose d’Or. Mediaset décide alors de redonner sa chance à Fantaghiro et demande la mise en chantier d’un cinquième volet. A l’origine, la série devait faire un tout en seulement trois volets. Malgré les difficultés, le quatrième su magnifiquement compléter l’ensemble. En 1996, il ne reste quasiment plus aucun acteur d’origine. Les scénaristes se heurtent à un problème inédit : comment relancer la carrière de cette princesse aussi populaire dans le monde ? Toutes les intrigues ont en effet été résolues. Lamberto Bava décide alors de construire une toute nouvelle trilogie où Fantaghiro est éloignée de son monde d’origine. Elle est ainsi projetée dans « le monde d’ailleurs ». Le cinquième volet ne conserve alors qu’un minuscule lien avec les volets précédents : Fantaghiro elle-même qui est dépourvue par magie de sa mémoire et bien entendu l’irremplaçable Reine Noire.

Le premier tiers du téléfilm (presque une heure quand même !) a bien du mal à démarrer. Il faut dire que le passage de flambeau entre les volets précédents et celui-ci est assez indigeste. Heureusement, une fois propulsée dans le monde d’ailleurs, on retrouve assez vite ses marques. Là où les trois premiers volets jouaient dans le registre de contes populaires européens, et le quatrième sur ceux de l’orient (et de l’Inde particulièrement), ce nouveau volet projette l’histoire dans le folklore des caraïbes et les histoires de pirates. Le Sans Nom est un méchant extrêmement effrayant qui donnera des sueurs froides aux jeunes spectateurs (ils dévorent des enfants !). Bien qu’étant nettement en dessous des espérances, et d’une qualité nettement inférieure, le cinquième volet de La Caverne de la Rose d’Or parvient à trouver un bon équilibre narratif. Mais il accumule aussi de grosses lourdeurs. A commencer par le personnage d’Ariès, interprété par Luca Venantini. Antipathique au possible, il est à mille lieux du charisme de Nicholas Rogers ou de Kim Rossi Stuart. Tournant constamment autour de Fantaghiro il la met constamment à l’épreuve simplement pour compléter son tableau de chasse, ce à quoi elle ne répond aucunement. Même si sa mémoire a été altérée, elle a gardé en son âme la conscience que quelqu’un l’attend ailleurs. Le téléfilm trouve tout de même un très bon rythme sur sa fin et l’opposition finale au Sans Nom est parfaitement maitrisé. Alors que l’on sent venir une nouvelle fin heureuse et que tout semble enfin pouvoir rentrer dans l’ordre, le téléfilm dérape soudain complètement dans ses cinq dernières minutes. A la base destiné à être le premier volet d’une nouvelle trilogie, Lamberto Bava surfe en effet sur le phénomène à la mode : le cliffhanger (popularisé par la série Aux frontières du réel : The X-Files). Alors qu’on ne s’y attend pas du tout, Fantaghiro renonce en effet totalement à tout ce qu’elle a lutté auparavant et s’éprend de l’antipathique Ariès. On voit ici avec le recul que Lamberto Bava voulait sans doute lancer le volet suivant sur la base de la mémoire effacée de son héroïne et du sort qui lui a été jeté à son arrivée dans « le monde d’ailleurs ».

Mais le mal est fait et le tollé général. Partout dans le monde, le téléfilm est conspué, hué, décrié. Malgré sa qualité somme toute relative, tout le monde aujourd’hui n’a retenu que sa fin (contestable à plus d’un titre). Mediaset enfonce alors le clou, s’en est terminé de la saga. Impossible dès lors de pouvoir rattraper cette erreur stratégique dans une suite. Elle ne verra jamais le jour. Plus personne ne croit au potentiel de la série. M6 la première met des années à effectuer un doublage francophone sous la pression des fans français. Mais l’attente n’est alors pas récompensée, M6 ne rediffusera plus ce dernier volet. Les fans français rejoignent ceux des autres pays : l’épisode 5 a détruit à jamais la féérie de la saga.

Dès lors, la demande devient de plus en plus forte partout dans le monde. A l’initiative du fan club italien, les pétitions pour un sixième volet se multiplient. Il est en effet pour tout le monde crucial de donner enfin une belle conclusion à l’histoire de Fantaghiro et effacer complètement ce dérapage scénaristique. Les auteurs contribuent aussi au buzz et maintiennent aussi la pression, Lamberto Bava, Alexandra Martinez et Nicholas Rogers en tête. Mais Mediaset reste intraitable sur le sujet, elle détient en effet l’intégralité des droits. 13 ans plus tard, rien n’a vraiment changé, mais les fans, les producteurs et acteurs sont toujours là et soutiennent toujours la cause. Les rumeurs du sixième volet n’ont jamais été aussi vivaces. Mais si ce dernier volet venait aujourd’hui à exister, arriverions-nous à retrouver cette magie et cette poésie des années 90 ? Pas si sûr.

La Caverne de la Rose d’Or est aujourd’hui encore un monument de la télévision italienne, une histoire somptueuse, un univers riche, des personnages originaux, une ambiance unique, de somptueux décors et une musique magistrale. Passé désormais à la postérité, la saga reste une œuvre typique de l’esprit de Noël qu’il est urgent de partager en famille si vous ne le connaissez pas encore. Et malgré les éprouvantes cinq dernières minutes du dernier volet, le reste est remarquablement interprété. A choisir, ne regardez que les trois ou quatre premiers volets. Le dernier conservez-le pour un visionnage ultérieur quelques mois plus tard. Ou alors plus simple, arrêtez-vous juste avant la fin, la saga se terminant alors sur une belle note d’espoir : Fantaghiro peut enfin retrouver son royaume et son prince tant aimé.

12 décembre 2009 à 12 h 00 par Olikos

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