Le petit dinosaure VIII - La pluie d'étoiles glacées

Petit-Pied, le dinosaure - Le grand gel

Quelques informations

Ce huitième volet, intiluté Le grand gel au Québec et La pluie d'étoiles glacées en France, est le premier film de la saga qui sort simultanément en VHS et DVD respectivement le 4 décembre 2001 et le 14 novembre 2002, en version française uniquement dans les deux cas. C'est également le premier film de la saga qui est dépourvu de numérotation dans son titre, même si j'ai choisi de le conserver par cohérence avec les autres fiches disponibles sur le site.

Résumé

C'est la toute première fois qu'il neige dans la vallée des merveilles et cette pluie d'étoiles glacées réserve aux dinosaures une bien mauvaise surprise car, avec le froid, certains vont devoir quitter la grande vallée. Petit Pied, Cera, Becki et Petrie se font du soucis à propos de Pointu qui décide de partir avec une famille de Stégosaures. Beckie le suit secrètement dans le mystérieux au-delà où ses parents lui avaient pourtant défendu d'aller. Malgré les dangers nos trois amis partent alors à leur recherche....

Analyse de l'oeuvre

Salut à tous, nous voici à nouveau tous ensemble pour découvrir une nouvelle aventure, sans doute éreintante, de Petit Pied et sa bande de sauvageons jurassiques ! Dans La pluie d'étoiles glacées, on va ainsi y apprendre que mentir c'est mal, très mal, très très mal même ! Surtout quand on est un vieux schnock qui parvient à faire avaler des couleuvres à son entourage. Sauf à Saint Petit-Pied qui, par sa curiosité et son affront légendaires, va remettre le vieux gâteux dans le droit chemin. Mouais, pas grand-chose de nouveau à se mettre sous la dent. Bon, ceci étant dit, car c'était seulement pour la première trame du récit, évoquons plutôt la seconde trame de La pluie d'étoiles glacées : la famille recomposée. Pour cette huitième aventure, le scénariste John Loy choisit de recentrer l'intrigue sur Becky et Pointu. Ce qui, reconnaissons-le, est tout bonnement révolutionnaire dans cette interminable saga vidéo !

Dans le film, Becky et Pointu ne se supportent plus, jusqu'à ce que le second rencontre une famille de Stégosaures. Pointu va se découvrir de nombreux points en commun avec eux, à tel point qu'ils va les suivre. De fait, Becky va se sentir rejetée puis va se lancer à la poursuite de son frère afin de le récupérer. On est certes très loin de la relation pleine d'émotions entre Anna et Elsa, mais cette partie du récit parvient à se révéler touchante. Un bon point pour La pluie d'étoiles glacées, même si c'est le seul. Recentrer l'histoire de La pluie d'étoiles glacées sur Becky est donc la bonne idée du film qui se laisse plus facilement suivre que les autres. Sans doute parce que ce film se démarque aussi bien par son ambiance que par son design : ce huitième long métrage est en effet le seul de la collection à se dérouler en hiver. On sort donc du terrain confortable qu'avait conservé la saga jusque là.

Passé ce parti-pris narratif, il faut quand même admettre que La pluie d'étoiles glacées ne révolutionne pas non plus la longue saga vidéo. L'univers visuel est certes un peu plus joli parce qu'il est enneigé pendant un peu plus de la moitié du film, mais la qualité de l'animation n'a pas du tout changé en sept ans. Cela permet de garder une cohérence visuelle d'un film à l'autre, mais on a bien du mal à trouver un quelconque intérêt à suivre une saga qui n'évolue pas avec son époque. Elle reste éternellement figée dix années en arrière. Concernant la partie sonore, on déplorera encore la présence du duo malheureux composé de Michele Brourman et Amanda McBroom qui nous pond une fois de plus des chansons insignifiantes et redondantes. On n'en retient aucune des trois présentes dans le récit. La version française parvenant même à les rendre plus horribles encore qu'elles ne le sont en version originale, un véritable exploit en soit.

Au final, La pluie d'étoiles glacées est le digne petit frère de ses six prédécesseurs conçus spécialement pour la vidéo. Plus agréable à suivre que ses aînés, grâce au rôle de premier plan de Becky et à son univers enneigé, ce long métrage ne trahit pour autant pas la sacro-sainte formule éculée de la saga. On retrouve donc les mêmes poncifs, ainsi que les mêmes leçons de morale. Il faudra attendre le film suivant pour un peu sortir des terrains battus. A suivre au prochain épisode...

30 décembre 2016 par Olikos

Voxographie sélective

Doublage français d'origine (2001)

Narrateur : Yves Marie MAURIN 1

Becky : Caroline COMBES 1

Pointu : Rob PAULSEN 1

Stegosaure : Rob PAULSEN 1

Petit-Pied : Stéphanie LAFFORGUE 1

Cera : Kelly MAROT 1

Petrie : Roger CAREL 1

La maman de Becky : Evelyne GRANJEAN 1

La maman de Tippy : Susan KREBS 1

Ankylosaurus : Susan KREBS 1

Tippy : Patricia LEGRAND 1

Grand-Père : Pierre BATON 1

Grand-Mère : Frédérique TIRMONT 1

Le Père de Cera : Jacques FRANTZ 1

Lambeosaurus : Kenneth MARS 1

Corythosaurus : Jeff BENETT 1

La maman de Pétrie : Danièle HAZAN 1

Monsieur Gros Nez : Henri LABUSSIÈRE 1