Sommaire
Les faits réels de la jeunesse de Picsou (1/5) : Episodes 1 à 4 et 3bis
Les faits réels de la jeunesse de Picsou (2/5) : Episodes 5 à 7 et 6bis
Les faits réels de la jeunesse de Picsou (3/5) : Episodes 8, 8bis et 8ter
Les faits réels de la jeunesse de Picsou (4/5) : Episodes 9, 10 et 10bis
Les faits réels de la jeunesse de Picsou (5/5) : Episodes 11, 12 et 0

La Jeunesse de Picsou et Les Grands Classiques, c'est une longue histoire mutuelle qui remonte aux balbutiements de la conception du site. L'oeuvre magistrale de Don Rosa y a toujours tenu une place de choix, et a été l'objet de nombreux remaniements et approfondissement sur sa fiche dédiée. Depuis, Blanche-Neige et les sept nains a beau lui tenir tête, c'est souvent La jeunesse de Picsou qui lui vole la vedette en caracolant régulièrement en tête des consultations depuis des années. Aussi, il était temps de revenir une nouvelle fois sur cette somptueuse saga, sous un regard entièrement nouveau et absolument inédit !

Les faits réels de la jeunesse de Picsou (1/5)

Vous le savez si vous l'avez lu, ou si vous avez consulté la fiche sur mon site, La jeunesse de Picsou est une oeuvre marquante, mêlant habilement fiction et réalité historique, enrobée d'un scénario extrêmement crédible et d'une mise en scène dynamique incomparable. Don Rosa a en effet réussit l'incroyable tour de force de construire la biographie la plus complète de Balthazar Picsou à partir de simples allusions dans les oeuvres de Don Rosa. Il a retracé avec fidélité le parcours du personnage tout au long de sa vie jusqu'à complètement modifier la perception de Picsou. De l'avare irritable sans coeur longtemps imaginé par le grand public, il est devenu un personnage sensible et tourmenté, le rendant dès lors humain. Et c'est ici que toute l'ingéniosité de Don Rosa apparaît ! En rendant son histoire humaine, il a réussi à évoquer aussi tous les faits les plus marquants de notre histoire réelle. Un talent de documentation incroyable ponctue chaque épisode et tout, ou presque, y est décrit avec une exactitude étonnante. Personne n'avait jusqu'ici pris le temps de les énumérer, et c'est donc cela que je vais faire ici même !

Episode 1 : Le dernier du clan des Mc Picsou

Assez ironiquement, le premier épisode de La jeunesse de Picsou se veut peu avide en événements historiques. On retrouve d'ailleurs le même schéma dans l'évolution de l'histoire. Ce premier épisode ne fait qu'introduire la vie de Picsou, on n'y retrouve donc que peu des éléments qui deviendront récurant par la suite. Mais on peut tout de même s'attarder sur certains détails en extrapolant un peu.

Pour créer Picsou, Carl Barks s'est inspiré du conte de Charles Dickens « Un chant de Noël », oeuvre publiée en 1843 et qui connait depuis un succès populaire dans les pays anglophones. Dans cette histoire Ebenezer Scrooge, vieil homme acariâtre, avare et solitaire, reçoit la visite des fantômes des passé, présent et futur la nuit de Noël afin de lui montrer qu'il ne pourra rester heureux s'il ne se consacre pas aux autres. La jeunesse de Picsou de Don Rosa se base sur la même trame scénaristique : une enfance heureuse, des choix malheureux et la rédemption. Rien pourtant dans l'histoire de Dickens n'évoque l'Ecosse. Pourquoi Picsou a-t-il donc hérité de cette origine natale ?

On peut y voir plusieurs raisons. La plus évidente d'entre elles tient du cliché : les écossais, particulièrement les highlandeurs, sont des avares ! Un cliché qui a la dent dure, alors qu'il se révèle inexact. Don Rosa, dans l'épisode 1, replace très habilement le contexte historique de la période où se déroule les évènements de la vie de Picsou. L'Ecosse est à ce moment là un pays extrêmement pauvre. Les habitants ont beaucoup de mal à vivre et pour eux, économiser est la meilleure façon de survivre. Fergus Picsou représente à lui seul cet état de fait. Tout comme beaucoup d'autres habitants de Glasgow, y compris le cantonnier Burt. On comprend dès lors pourquoi Picsou tient à ses deniers tout au long de sa vie, il évite toute dépense inutile ou superflu, et n'hésite jamais à négocier à la baisse ce qu'il désire acheter.

L'autre élément ayant probablement inspiré Carls Barks pour l'origine écossaise de Picsou est sans aucun doute l'atmosphère mystérieuse et moyenâgeuse de cet endroit. Don Rosa s'en inspire pour placer les origines ancestrales de Picsou dans les highlands, plus précisément aux abords du célèbre Loch Ness. Les châteaux, les montres imaginaires, le brouillard dominant, les fantômes et les origines celtiques sont d'autant de possibilités scénaristiques qu'utiliseront de nombreux auteurs d'aventures de Picsou, y compris Carl Barks et Don Rosa.

Don Rosa exploite parfaitement cette origine écossaise et intègre à son récit dès ce premier épisode un élément qui passera inaperçu durant 10 longues années pour le public : la franc-maçonnerie ! Dès la deuxième page, Don Rosa évoque ainsi l'ancêtre Kenneth Mc Picsou. Rien de bizarre en soit dans ce personnage, mais ce qui est extrêmement troublant, c'est la date 1771 qui est évoquée, ainsi que la Jamaïque. On peut faire un étonnant parallèle avec Etienne Morin, un négociant français mort justement cette année là en Jamaïque, et qui est connu pour avoir fondé le rite écossais de franc-maçonnerie. 1771, écosse, jamaïque, franc-maçonnerie ? Ne trouvez-vous pas la coïncidence incroyable ? Il faudrait le demander directement à Keno Don Rosa, mais avouez que tout ceci est bien troublant tant ces éléments sont majeurs dans son oeuvre !

Un autre élément fait allusion à notre monde dans ce premier épisode : le roman de Sir Arthur Conan Doyle « Le chien des Basquerville». Don Rosa fait ici référence à une oeuvre de Carl Barks, inspirée d'une aventure de Sherlock Holmes. L'action y est cependant délocalisé du sud-ouest de l'Angleterre dans le roman au nord de l'Ecosse pour son oeuvre. Don Rosa enfonce encore plus le clou en reliant sa propre histoire à celle de Sherlock Holmes. En partant du principe que son oeuvre se déroule dans le monde réel, il devient vite amusant de se dire que Conan Doyle, natif justement d'Ecosse, se soit inspiré de cet événement de la vie de Picsou pour écrire son roman !

Enfin, évoquons un minuscule parallèle, qui n'en est peut-être pas vraiment un, l'année 1867. C'est cette date qu'à retenu Don Rosa pour la naissance de Picsou. Assez curieusement, c'est cette année là, précisément le 1er juillet 1867, que la Nouvelle Ecosse est entrée dans la confédération canadienne avec d'autres colonies, formant dès lors la Canada tel qu'on le connait aujourd'hui. Ce n'est toutefois qu'un simple hasard.

Episode 2 : Le roi du Mississippi

Cet épisode évoque et combine de très nombreux faits historiques, beaucoup plus que n'avait su le faire l'épisode 1.

Le premier fait marquant de cet épisode se situe dans la deuxième vignette. Le texte nous indique que Picsou débarque à Louisville lors du 6e Derby annuel du Kentucky. On comprend dès lors que l'action de cet épisode débute donc en mai 1880, probablement le 7. Le Derby est une importante course hippique créée en 1875, qui a lieu chaque premier samedi du mois de mai, et qui existe toujours de nos jours. Il s'agit, depuis l'origine, du festival le plus populaire de la ville. On comprend alors toute la logique de Louisville présentée par Don Rosa, où se mêle habilement population importante et jeux de hasards. On notera d'ailleurs au passage que Don Rosa est lui-même natif de Louisville.

Don Rosa commet toutefois une erreur (volontaire ?) de date, ou bien s'agit-il d'une erreur de traduction dans la version française. On y lit en effet que Louisville fête également son centenaire. Or, la ville fut fondée en 1778, il est donc techniquement impossible que la ville ai pu fêter le 6e Derby et le centenaire de la ville au même moment.

Pourquoi ensuite Don Rosa a-t-il choisi que Picsou arrive dans cette ville ? Il faut y voir une fois encore d'une référence à Carl Barks. Dans l'une de ses histoires, Picsou se remémore avoir possédé un bateau à aubes. Traditionnellement, dès que l'on pense à ce type de bateau, on imagine le fleuve Mississippi. Louisville se trouve précisément sur ce fleuve, et on y rencontre des chutes d'eau. Au début du 19e siècle, Louisville connu une grande prospérité car toutes les marchandises devaient obligatoirement être déchargées dans cette ville afin de pouvoir franchir ces chutes d'eau. Ce n'est qu'en 1830 qu'un canal fut aménagé, mais les chutes n'avaient pas changées d'emplacement. Don Rosa fait donc vivre une aventure épique à Picsou dans un contexte historique tout à fait réel.

Autre référence à la réalité : le village Sourcil du Singe, Monkeys EyeBrow en anglais, qui existe bel et bien ! Je n'ai trouvé que très peu d'information concernant cette petite communauté, mais il n'est pas fait mention d'un village noyé par le Mississipi et reconstruit plus loin.

La plus remarquable référence historique de Don Rosa dans cet épisode est évidemment l'allusion au véritable paquebot Drennan White. Ce dernier a effectivement coulé en 1850, alors qu'il transportait environ 100'000 dollars américains de l'époque. Mais aucun document ne fait réellement mention qu'il aurait finalement fini par être ensevelie sous la vase. C'est donc plutôt du côté des légendes du Mississipi que l'on doit prendre l'étonnante histoire du puits métallique et de la ferme. Selon cette légende, un fermier aurait effectivement retrouvé le paquebot sous sa ferme, en labourant la terre avec une charrue, mais seulement en 1891 (Don Rosa ayant situé la découverte par Picsou dix ans trop tôt). Malheureusement pour lui, n'arrivant pas a dégager l'épave, il demanda de l'aide à des voisins. Il eu alors la malheureuse surprise de ne pas retrouver le trésor, qui lui avait été subtilisé. Don Rosa s'est visiblement inspiré de la disparition du véritable Drennan White, et modelé la légende qui en a découlé pour réaliser cet épisode.

L'autre fait marquant de cet épisode est l'explosion d'une des chaudières du bateau de John. Cette fois, Don Rosa s'inspire à nouveau d'un événement réel :le SS Sultana. C'était un bateau à aubes qui voyageait sur le Mississippi, il transportait principalement du coton. En 1865, l'une de ses chaudières explose, probablement par sabotage, tuant des milliers de personnes, ce qui en fit la pire catastrophe fluviale aux Etats-Unis. Don Rosa s'est indéniablement inspiré de cet épisode malheureux pour réaliser son deuxième épisode de La jeunesse de Picsou. Ce sont évidemment les Rapetou qui sabotent le bateau de Picsou, mais celui-ci s'en sort indemne de l'explosition car Grégoire Trouvetou et lui se sont réfugiés dans la seconde chaudière remplie de coton.

Dernier fait notable à relever, Don Rosa fait de Picsou un visionnaire avant l'heure. Ce dernier se rend assez vite compte que le train va très vite reléguer les bateaux à aubes aux oubliettes pour le transports de frets. Les deux moyens de transports se feront concurrence pendant de nombreuses années, et c'est effectivement le train qui deviendra le principal moyen de transport dès la fin du 19e siècle.

Le reste de l'épisode n'est que de la pure fiction. Peu d'indices me permettent de dire si certains détails révèlent de la réalité historique. Seule réelle certitude, c'est à Saint Louis que s'achève l'aventure de Picsou, et c'est de cette ville qu'il monte à bord d'un train pour y devenir chauffeur (et non conducteur) comme le suggère la dernière vignette.

Episode 3 : Buck Picsou des Badlands

Dès la première vignette, Don Rosa fait une référence directe à l'année 1882. Le Wabash Cannonball est en effet un train fictif parcourant le réseau ferroviaire entre St Louis, Rock Island et Chicago. Ce train est évoqué dans une chanson de 1929, elle même s'inspirant d'une chanson plus ancienne écrite en 1882 : The Great Rockland Route !

Quelques pages plus loin, ce sont les redoutables frères Jesse James et Frank James que doit affronter Picsou. Ces derniers ont réellement existé et commis de nombreux vols de trains et de diligences ainsi que de nombreux meurtres. Sachant que Jesse James est mort en avril 1882, on imagine aisément que Picsou les rencontre juste avant, peut-être même s'agissait-il de leur dernier forfait, raté pour le coup.

Quelques indices nous indique que Picsou est dans l'état du Kansas quand il tombe malencontreusement du train : le réseau ferré dans lequel a travaillé Picsou, et dont il a acheté un billet, ne va en effet pas plus loin que le Colorado. Picsou fait ensuite référence à la ville de Wichita, confirmant dès lors le Kansas. Il remonte ensuite vers le nord-ouest des Etats-Unis et traverse, en toute logique, les états du Colorado et du Wyoming afin de rejoindre le Montana en suivant la chaine montagneuse des Rocheuses.

Toutefois c'est majoritairement dans le Dakota du Sud que se déroule l'action de cet épisode, Picsou y fait un petit crochet, plus particulièrement dans les célèbres Badlands. Il y fait d'ailleurs nombreuses rencontres. Les Sioux tout d'abord qui sont une importante population amérindienne vivant réellement dans cette région. Il rencontre ensuite les quelques rares bisons vivant encore, sans doute échappés du parc Yellowstone. Il doit également affronter de voleurs de bétails qui sont très courant à cette période.

Mais c'est surtout la rencontre décisive avec le célèbre Théodore Roosevelt, futur président des Etats-Unis, qui marque les esprits. Ce dernier deviendra un personnage récurrent de la saga, et nombre d'allusions à sa vie réelle y seront évoquée. Dans cet épisode, Picsou le rencontre alors qu'il s'est retiré dans une ferme du Dakota du Nord suite au décès de sa femme et sa fille en 1884. Une fois encore,le choix de ce personnage par Don Rosa n'est pas du tout anodin, ce dernier a tout comme Picsou des origines écossaises et, surtout, il était franc-maçon ! Encore ces deux éléments récurents de La jeunesse de Picsou.

Peu d'autres éléments notables sont à relever dans cet épisode, si ce n'est la richesse paléontologique des badlands. Le reste de l'épisode relève ensuite de la pure fiction.

Episode 3 bis : Le cow-boy capitaine du Cutty Sark

Inutile d'aller chercher très loin la première référence à notre réalité, le titre en donne déjà une : Cutty Sark. Il s'agit d'un célèbre bateau britannique à voile dont la construction a été faite... en Écosse ! Ses voyages le menèrent principalement en Chine et en Australie, et c'est donc tout naturellement que nous le retrouvons voguant vers Java dans cet épisode se déroulant en 1883. Picsou côtoie une fois encore un personnage réel : le capitaine du Cutty Sark se nommait en effet réellement Moore.

Parmi l'équipage, on retrouve un certain Pencroft. Il semble que Don Rosa se soit inspiré de Gregory Peck (pour le rôle d'Achab dans Moby Dick) pour l'illustrer le personnage. Il est également dit qu'un des capitaine de Cutty Sark (pas forcément E. Moore présent dans l'histoire) vouait une passion à la photographie. C'est pour cette raison que le personnage de Pencroft et le gag récurrent de l'appareil photo ont été intégrés à l'histoire par Don Rosa.

Du côté de la faune, Picsou aperçoit brièvement un tigre de Java, une espère proche du tigre de Sumatra mais qui a malheureusement disparu de nos jours. Le dernier tigre de Java aurait été aperçu en 1972. Sa disparition est la cause de l'urbanisation croissante de île.

L'autre espèce aujourd'hui en voie d'extinction que nous apercevons au détour d'une vignette est le sanglier verruqueux de Java. Cette espèce porte ce drôle de nom car des excroissances sur toute la tête font penser à des verrues.

Picsou croise également de nombreuses autres espèces typiques de la région. Un rhinocéros de Java (une espèce très rare et actuellement menacée), un banteng (un boeuf sauvage répandu en Asie), un crocodile asiatique (typique de l'île) ainsi qu'un singe macaque de Java (au triste destin dans l'épisode 3bis). Le héron crabier de Java est enfin le mystérieux volatile qui complète cette faune locale.

Don Rosa évoque également de manière habile et détournée les tensions qui existent encore sur l'île de Java entre les communautés musulmane et chrétienne, en mettant en scène deux sultans rivaux. A noter toutefois que la région ne comptaient déjà plus aucun sultan depuis de nombreuses années au moment des faits supposés de cet épisode.

Enfin, et non des moindres, Picsou assiste impuissant à l'éruption du Krakatoa, le 27 août 1883. L'explosion fut telle qu'elle créa un trou béant dans l'océan, l'eau s'engouffrant dès lors à l'intérieur, provoquant une explosion gigantesque produisant un énorme tsunami dont les vagues atteignirent les 46 mètres de hauteur (qui se sont ressenties jusqu'en Europe) et le bruit le plus violent de mémoire d'homme (on l'entendit dans un rayon de 4000km autour du volcan).

Episode 4 : L'aventurier de la colline de cuivre

Au début de cet épisode, nous retrouvons Picsou au Montana, tel que nous l'avions laissé dans l'épisode 3. Il se rend alors dans la ville de Butte, où il fait la rencontre de Marcus Daly. Ce personnage (réel) est à la tête d'une compagnie minière (Anaconda Copper Compagny) qui, à l'origine, était destinée à extraire du quartz. Mais en raison de la très forte demande en cuivre, notamment pour réaliser les câbles électriques et téléphoniques, cette mine va rapidement devenir la première exploitation mondiale de cuivre dans le monde. La population de la ville, qui n'était que 270 personnes en 1870, progresse à 3000 habitants au moment où Picsou rencontre Marcus Daily, puis va rapidement croitre pour dépasser très vite les 22000 habitants dès 1885. La ruée vers le cuivre et la croissance fulgurante de la ville sont extrêmement bien représentées dans cet épisode de La jeunesse de Picsou.

Je n'ai actuellement retrouvé aucune trace concernant la loi 1369c du 12 mars 1849 permettant à Picsou de devenir brièvement propriétaire de la mine d'Anaconda. Mais connaissant Don Rosa et sa maitrise des propos qu'il tient dans son oeuvre, il est fort à parier que cette loi a bel et bien existé et qu'elle soit effectivement valable en 1885.

Picsou passe près de deux ans à prospecter du cuivre dans la région, et c'est finalement autour des mois de juillet 1885 qu'il devient propriétaire de la mine, mais doit finalement y renoncer. Il traverse alors tous les Etats-Unis en direction de New York, pour lequel il prend un bateau sans doute en septembre 1885. C'est en effet en septembre de cette année là que la Statue de la Liberté fut complètement assemblée, bien qu'elle ai eu besoin d'une année encore pour ses finissions. On voit en effet dans la dernière case de cet épisode le dernier élément de la statue prendre place, en l'occurence le célèbre flambeau. La statue de la liberté est un cadeau de la France pour montrer son amitié aux Etats-Unis, et elle fut officiellement inaugurée le 28 octobre 1886.

Lire la seconde partie (Episodes 5 à 7 + 6bis) en cliquant ici.

05 juillet 2010 par Olikos