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	<title>Les Grands Classiques : Le Blog</title>
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	<description>Les grands classiques de l&#039;animation, du cinéma et des séries télévisées !</description>
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		<title>(Ré)Génération The X-Files &#8211; 1ère Partie</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Feb 2013 07:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries télévisées]]></category>

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		<description><![CDATA[X-Files &#8211; Aux frontières du réel, c&#8217;est pour moi l&#8217;histoire d&#8217;une série qui a trop durée et à fini par se perdre à cause de la trop grosse insistance de la 20th Century Fox de vouloir exploiter constamment sa poule aux oeufs d&#8217;or. C&#8217;est aussi pour moi le plus gros regret télévisuel, car dès que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-719  aligncenter" title="xfiles1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles1.jpg" alt="" width="400" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong>, c&#8217;est pour moi l&#8217;histoire d&#8217;une série qui a trop durée et à fini par se perdre à cause de la trop grosse insistance de la <a>20th Century Fox</a> de vouloir exploiter constamment sa poule aux oeufs d&#8217;or. C&#8217;est aussi pour moi le plus gros regret télévisuel, car dès que Glen Morgan et James Wong ont quitté le navire, la série s&#8217;est complètement perdue en conjectures et n&#8217;a jamais retrouvé un fil conducteur cohérent (sachant que ce duo aura créé la plupart des personnages emblématiques et les éléments indissociables de la série). C&#8217;est aussi l&#8217;histoire de la dénaturation d&#8217;une oeuvre lorsque la production a été délocalisée à Los Angeles au lieu de rester à Vancouver. Malgré cela, j&#8217;en suis resté fan jusqu&#8217;au bout. Je vous propose donc de revenir au tout début de la série jusqu&#8217;à sa conclusion sur grand écran.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-721  aligncenter" title="xfiles2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles2.jpg" alt="" width="451" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes en 2007, la 20th Century Fox officialise enfin ce que des millions de fans attendaient depuis 2002, le second film tiré de la franchise <strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong> allait enfin voir le jour. Un peu plus d’un an et demi plus tard, en juillet 2008, <a>The X-Files – Régénération</a> partait à la conquête des salles obscures du monde entier. Alors que j’applaudissais presque en larmes le retour aux valeurs initiales et à l’essence même de la série à ses origines, je découvrais avec stupeur (et tremblement) que j’étais bien le seul à l&#8217;apprécier. Ce qui marqua en moi une incrédulité inimaginable ! Évidemment, je n&#8217;étais pas tout à fait le seul, je faisais simplement parti de la minorité qui appréciait sincèrement ce nouveau long métrage. Car autant le dire tout net, <a>The X-Files – Régénération</a> est bel et bien le mal aimé de la famille <strong>The X-Files</strong>. Mais alors, comment expliquer pourquoi j&#8217;aime ce film à ceux qui – nombreux &#8211; le renient ouvertement ? Et bien pour cela, il faut remonter à 1994, année durant laquelle un nouveau phénomène allait naître à la télévision et dont M6 fut la première à donner sa chance sous le nom de <strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-724" title="xfiles3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles3.jpg" alt="" width="401" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le 12 juin 1994 donc, je découvre pour la toute première fois la série sur M6. En un seul épisode seulement (<a>Nous ne sommes pas seuls</a>), j’accroche immédiatement au concept. La série remet aux goûts du jour le fantastique, en complète désuétude depuis plusieurs années, saupoudré d&#8217;un soupçons de science fiction et surtout mettant en avant la célèbre théorie du complot extra-terrestre qui fera au début son succès planétaire mais qui, trop vite, causera aussi sa déchéance. La saison 1 se démarque en quelques épisodes de tout ce qu’on trouvait à l’écran durant la même période. Prenante dès le pilote, la série adopte ainsi un style éclectique très ingénieux, en abandonnant le thème des extra-terrestres dès le 3e épisode. La force de la série est de confronter à l&#8217;écran deux personnalités que tout oppose : Fox William Mulder le croyant, et Dana Catherine Scully la non-croyante, ajoutant par la même une dynamique intéressante, largement reprise aujourd&#8217;hui dans les séries contemporaines. La série s&#8217;offre un énorme terrain de jeu consacré à tous les thèmes du paranormal, et apporte avec elle de gros moments d&#8217;angoisses : les deux épisodes sur <a>Eugene Victor Tooms</a>, <a>Quand vient la nuit</a>, <a>Projet Artique</a>, <a>L&#8217;incendiaire</a>&#8230; autant d&#8217;épisodes réellement captivants qu&#8217;effrayants !  La qualité d&#8217;écriture des scénarios va crescendo, couplé à l&#8217;ambiance humide et sordide des prises de vues tournées aux alentours de Vancouver au Canada.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-725  aligncenter" title="xfiles4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles4.jpg" alt="" width="400" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dès le début de la saison 2,  <strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong> monte clairement d&#8217;un cran et commence à complexifier sa trame narrative. Quelques problèmes au niveau de la grossesse de Gillian Anderson conduisent les scénaristes à habilement construire un remarquable démarrage de l&#8217;arc narratif principal de la série, malheureusement quelques épisodes en milieu de saison manque vraiment de pêche. Ironie de l&#8217;histoire Chris Carter, pourtant à l&#8217;origine du concept, se fait rafler la vedette par le duo Glen Morgan et James Wong, qui apportent sans aucune doute les meilleurs épisodes à la série (<a>Mauvais Sang</a>, <a>Les vampires</a>, <a>Coma</a>, <a>La Main de l&#8217;enfer</a>), et qui sont seuls à même de dévoiler les prémices d&#8217;une mythologie tout bonnement fantastique. Le début de la saison 2 camoufle ainsi habilement la grossesse de la comédienne, et la situation permet à la série de poser les bases de sa mythologie dans le double épisode <a>Duane Barry</a>. A partir de là, la saison 2 prend immédiatement son envol pour atteindre un rythme de croisière franchement palpitant. Enchaînant de superbes épisodes autonomes, la saison se conclut sur un final dantesque (<a>Anasazi</a>) qu&#8217;aucune autre série actuelle ne peut désormais atteindre à l&#8217;ère d&#8217;Internet et du tout immédiat, où le spectateur est incapable de patienter préférant télécharger à tout va. <strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong> fait à ce moment de sa vie un buzz monstre à travers le monde, et lance par la même occasion un système marketing imparable en France : la vente des épisodes inédits en VHS, longtemps avant leur diffusion à la télévision. Une stratégie qui serait désormais suicidaire pour n&#8217;importe quel éditeur de nos jours.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-727  aligncenter" title="xfiles5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles5.jpg" alt="" width="400" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">En 1996,  <strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong> connaît à mon avis son apothéose cathodique avec la saison 3, le véritable sommet de son art. Superbement écrite, et sans l&#8217;apport de Morgan et Wong d&#8217;ailleurs, chaque épisode est magnifiquement joué. La série change légèrement son approche, en s&#8217;amusant et remettant en cause ses propres codes au point de sortir l&#8217;épisode jubilatoire <a>Le seigneur du magma</a>. La série prend également un aspect plus feuilleton, dans la mesure où certaines choses souvent anodines peuvent prendre de l&#8217;importance quelques épisodes plus loin, à l&#8217;image de l&#8217;irrésistible nouveau compagnon de Scully : le chien Queequeg, qui fera malheureusement le bonheur de plus gros prédateur que lui (<a>Voyance par procuration</a>, <a>Les Dents du lac</a>). L&#8217;humour devient beaucoup plus présent, tout comme la psychologie des protagonistes y est beaucoup plus développée. La mythologie de la série s’intensifie par de brillants épisodes tels <a>Monstres d&#8217;utilité publique</a> et surtout <a>L&#8217;épave</a>. C&#8217;est à partir de cette période de la série que Chris Carter et Frank Spotnitz vont être au sommet de leur talent. On notera au passage que la saison 3 fera longtemps fulminer les fans français, quand M6 décida de censurer l&#8217;un des épisodes (<a>Souvenirs d&#8217;oubliette</a>) en raison d&#8217;un lugubre fait divers belge rappelant trop fortement le scénario de cet épisode. Il ne sera diffusé qu&#8217;un an et demi plus tard, au cours de la diffusion de la saison 4.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-730  aligncenter" title="xfiles6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles6.jpg" alt="" width="400" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">En 1997, la saison 4 de la série maintient parfaitement le rythme de croisière de la saison 3. Elle marque le retour du duo Morgan et Wong, et la forte implication de Vince Gilligan, ce qui conduit aux meilleurs épisodes horrifiques jamais tournés dans la série, mais aussi les plus sanglants. <a>La Meute</a> pour les deux premiers réalisateurs, et <a>Sanginarium</a> pour le troisième, en sont de parfaits exemples.  Pour leurs ultimes collaborations à la série, Glen Morgan et James Wong proposent également trois inoubliables épisodes : <a>L&#8217;homme à la cigarette</a> d&#8217;abord, qui livre un portrait sur mesure à l&#8217;un des plus grands méchants de la série, <a>Plus jamais</a> ensuite, qui met en scène une Scully différente affectée par une nouvelle sur sa santé qu&#8217;elle refuse pour l&#8217;instant de croire ; et enfin <a>Le pré où je suis mort</a>, véritable introspection pour Mulder et au final affreusement pessimiste. Pendant la saison 4, Carter et  Spotnitz rivalisent d&#8217;ingéniosité pour maintenir un suspense haletant à la série. Ils apportent à la mythologie un souffle épique bienvenue (<a>Tunguska</a>, <a>Tempus Fugis</a>). Mulder est obnubilé par ses convictions de dénoncer le complot, tandis que de son côté Scully lutte pour sa propre survie. Et l&#8217;on découvre peu à peu que les extra-terrestres sont déjà en marche depuis longtemps pour conquérir le monde. Malheureusement, c&#8217;est à partir de la fin de la saison 4 que la série connaît ses premières affres scénaristiques, même si cela est camouflé par l&#8217;affinité que l&#8217;on ressent avec l&#8217;état de santé de Scully, et qui nous fait oublier les premières maladresses commises par <strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-732  aligncenter" title="xfiles7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles7.jpg" alt="" width="537" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est en 1997 que la série connaît son pic d&#8217;audience maximum, et s&#8217;assoit sur sa notoriété mondiale. Galvanisé par les audiences, la Fox donne d&#8217;ailleurs son feu vert au tournage d&#8217;un long métrage, réalisé peu avant le tournage de la saison 5, mais projeté en salle ultérieurement puisque se situant chronologiquement juste après celle-ci. La saison 5 a donc, en toute logique, la lourde tâche d&#8217;amener toutes les pièces du complexe puzzle pour mieux apprécier le long métrage. Malheureusement, Chris Carter et Frank Spotnitz s&#8217;y prennent comme des manches, polluant peu à peu la mythologie de leur propre série (et surtout les codes de Morgan et Wong), l&#8217;histoire est devenue à ce stade tout bonnement indigeste. Mulder renonce à croire et part complètement à la dérive, nous avec lui. A force de vouloir préserver le mystère des extra-terrestres, le soufflet finit par retomber durement avant d&#8217;avoir pu être dégusté à temps. Le summum de l’invraisemblable étant atteint par le mauvais double épisode <a>Patient X</a> qui n&#8217;apporte en fin de compte rien du tout à la compréhension du film, en intégrant la notion confuse de factions extra-terrestres rivales. Comme si une seule n&#8217;était déjà pas suffisante ! Paradoxalement, la saison 5 compte plusieurs épisodes autonomes intéressants comme <a>Prométhée post-moderne</a>, revisitant l&#8217;histoire des monstres de foires tout en noir et blanc, <a>Kitsunegari</a> qui fait suite à un épisode terrifiant de la saison 3, <a>La Poupée</a> écrit en collaboration avec le maître du fantastique Stephen King ou encore le succulent <a>Le shérif a les dents longues</a>. En fin de compte, la saison 5 est à la fois l&#8217;un des plus mauvaises (sur sa mythologie partie en vrille) et l&#8217;une des meilleures de la série (sur ses excellents épisodes autonomes), mais c&#8217;est surtout la saison la plus suivie dans le monde de toute la série. En voulant préparer l&#8217;arrivée du film, Carter et Spotnitz en ont donc trop fait, la série s&#8217;étant désormais perdue dans les illogismes conduisant la mythologie de <strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong> vers la dégringolade.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-734  aligncenter" title="xfiles8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles8.jpg" alt="" width="705" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire que la tâche de la saison 5 est immense en comparaison de l&#8217;attente tout aussi impressionnante des fans pour le long métrage. Chris Carter crée en effet un précédent jamais vu de mémoire de spectateur télévisuel passé et même présent. Le futur long métrage se doit en effet de remplir pas moins de trois objectifs différents : il doit se situer dans la parfaite continuité des 5 saisons qui l&#8217;ont précédé, il doit également parvenir à être accessible et compréhensible aux personnes n&#8217;ayant jamais entendu parler de Mulder et Scully avant d&#8217;aller voir le film en salle, mais il doit également poser les bases de la saison 6 plus d&#8217;un an à l&#8217;avance tout en ralliant à lui anciens et nouveaux fans. Une tâche tout simplement colossale que <a>The X-Files &#8211; Combattre le futur</a> ne parviendra pas à remplir totalement à mon grand regret. Alors que je l&#8217;avais attendu des mois et des mois durant, le film fut à mes yeux la plus grosse déception de toute la série à cet instant précis. Entre son changement radical d&#8217;atmosphère ne permettant pas de retrouver la touche habituelle de la série, sa délocalisation au milieu d&#8217;un désert aride à milles lieux de l&#8217;humidité et de l&#8217;oppression qu&#8217;offrait la région de Vancouver où était tournée la série, et plus gênant encore ses interminables scènes beaucoup trop lourdes (mais essentielles, tout le paradoxe du film) destinées à présenter les divers personnages aux non connaisseurs de l&#8217;univers de  <strong>X-Files &#8211; Aux frontières du réel</strong>, tout cela combiné rendait <a>The X-Files &#8211; Combattre le futur</a> bien trop boiteux à mon goût.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-736  aligncenter" title="xfiles9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/xfiles9.jpg" alt="" width="706" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au final, le premier film dérivée de la série n&#8217;aura été qu&#8217;un long épisode télévisée transposé au cinéma, qui aura simplement oublié de mettre en avant la suggestion au profit de l&#8217;action pure et dure. En fin de compte, hormis la démesure appréciable apporté au récit par le format cinéma, le film ne fait pas peur une seule seconde, il ne fait que complexifier une mythologie qui était déjà avant lui beaucoup trop dense (la saison 5 l&#8217;avait déjà mis à mal) et surtout il n&#8217;apporte absolument aucune réponse aux spectateurs qui ont suivit la série pendant cinq ans. Malgré cela, <a>The X-Files &#8211; Combattre le futur</a> reste quand même culte à mes yeux car il est le seul exemple du genre connu à ce jour : un long métrage faisant partie intégrante d&#8217;une série télévisée en tant que transition obligatoire entre deux saisons. Non, ce que je lui reproche le plus, c&#8217;est principalement que le film a apporté un vent de changement à la série, qui amorça dès lors sa pénible et inévitable longue agonie&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">A suivre&#8230;</p>
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		<title>L&#8217;inoubliable chasseuse de cartes Sakura</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Oct 2012 06:20:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries d'animation]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="364" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dX73LGCrs5w?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="364" height="300" src="http://www.youtube.com/v/dX73LGCrs5w?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Il existe d&#8217;innombrables séries d&#8217;animation pour tous les goûts, pour tous les âges, particulièrement du côté de l&#8217;animation japonaise. Par contre, elles sont bien plus rares celles qui parviennent à dépasser le seul genre dans lequel on les enfermerait au premier abord. <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> est bien de celles-là ! Réalisée entre 1998 et 2000, la série est une adaptation à la fois libre et beaucoup plus étoffée du manga en 12 volumes <strong>Card Captor Sakura</strong> créé par le quatuor de dessinatrices et scénaristes de talent : Clamp. Diffusé dès septembre 1999 sous le titre de <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> sur Fox Kids, ce n&#8217;est véritablement qu&#8217;à partir de janvier 2001 que la série fait une entrée triomphale sur une chaine gratuite en première partie de l&#8217;émission M6 Kids, sous le titre raccourci à <strong>Sakura</strong> tout court, chaque mercredi en début d&#8217;après midi. C&#8217;est le véritable carton pour la chaîne M6, et Clamp se fait réellement connaître du grand public en France grâce à cette série.  <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> compte 70 épisodes ainsi que 2 longs métrages d&#8217;animation qui feront l&#8217;objet d&#8217;une fiche dédiée ultérieurement.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-648  aligncenter" title="sakura_2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_2.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">A première vue, <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> semble s&#8217;adresser à un jeune public féminin (c&#8217;est un manga orienté shōjo pour les connaisseurs du terme), mais ce serait remettre en cause le génie de Clamp de s&#8217;arrêter à cette seule fausse idée sans avoir pris la peine de visionner la série dans son entier. Évidemment, on ne peut clairement pas passer au travers des clichés traditionnels de la « Magical Girl » typique,  <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> en détient tous les ingrédients ! Du sceptre magique, à l&#8217;animal de compagnie, en passant par la menace mondiale à combattre, sans oublier les innombrables quiproquos pour cacher son secret aux yeux des autres et les sentiments amoureux non réciproques. Ici, Clamp établit une mythologie relativement profonde à cet univers. Dans les très grandes lignes, retenez simplement qu&#8217;autrefois un grand sorcier du nom de Clow Read a décidé d&#8217;enfermer sa magie dans des cartes, afin que celle-ci puisse un jour lui survivre après sa mort. Au tout début de la série, la jeune Sakura Gauthier, 12 ans (Dans la version originale, elle se nomme Sakura Kinomoto et n&#8217;a que 10 ans),  libère par mégarde l&#8217;ensemble de ces cartes. Elle est donc contrainte, bien malgré elle, à les réunir toutes par un étrange gardien ressemblant vaguement à une peluche et se prénommant Kérobéro. L&#8217;action de la série démarre donc vite, et ce, dès le premier épisode.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-649  aligncenter" title="sakura_1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_9.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Assez tôt dans la série,  <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> bouscule les habitudes des spectateurs. Clamp a en effet cette étonnante faculté de relancer une intrigue qui semblait tourner en rond en ajoutant au moment propice un nouvel ingrédient totalement énigmatique permettant d&#8217;éviter que la série ne s’essouffle. Le scénario se complexifie d&#8217;épisode en épisode et parvient à tenir réellement en haleine le spectateur. La série peut ainsi se décomposer en de nombreux « paliers », permettant d&#8217;innombrables rebondissements à chaque étape. Si les 7 premiers épisodes restent de conception classique dans le genre « Magical Girls », dès le 8e épisode, Lionel Li (Shaolan Li en vo) fait une entrée tonitruante dans la série. Venu tout droit de Chine et descendant direct du sorcier Clow Read, il se met en confrontation directe avec Sakura. C&#8217;est également à cette occasion que les rôles secondaires commencent à prendre du galon dans l&#8217;intrigue globale. Apparemment anecdotiques, le plus souvent comiques, chacun des personnages de la série finit par avoir un rôle crucial plus tard dans la série. Rien ne permet pourtant de le deviner lorsque l&#8217;on découvre la série la toute première fois, ce n&#8217;est qu&#8217;au moment du revisionnage que l&#8217;on se rend compte à quel point toutes les pièces de l&#8217;impression puzzle ont été dévoilées dès le début.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-650  aligncenter" title="sakura_3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_6.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que l&#8217;intrigue semble ensuite vouloir devenir un peu brouillonne et répétitive, Madhouse aidé par Clamp décide d&#8217;adjoindre à la série un personnage conçu de toute pièce et absent du manga, la cousine de Lionel : Stéphanie Li (Meiling Li). Véritable personnage comique réunissant tous les ingrédients du genre, Stéphanie réussit en quelques épisodes à être d&#8217;abord antipathique puis incroyablement attachante. Sa relation d&#8217;amour-passion avec Lionel est le théâtre de nombreux malentendus croustillants dignes des épisodes de <a>Desperate Housewives</a>. Mais  <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> ne se contente pas de se reposer sur ses lauriers, la série développe également sa mythologie en intégrant l&#8217;énigmatique professeur Kathia Moreau (Kaho Mizuki). Personnage sans nul doute le plus éphémère de la série, Kathia Moreau marque les esprits d&#8217;une marque indélébile. Probablement parce que c&#8217;est elle qui a la personnalité la plus complexe et la plus énigmatique de toute la série. Durant la saison 2, la tension de la série atteint ainsi un véritable sommet narratif où toutes les énigmes distillées au compte goutte durant 40 épisodes prennent enfin un sens.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-651  aligncenter" title="sakura_4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_1.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il y a bien une chose qui marque les deux premières saisons de <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong>, c&#8217;est la place considérable accordé aux sentiments de ses personnages. L&#8217;amour par exemple y tient la place la plus importante. A commencer par l&#8217;amour familial qui est présent tel un fil rouge tout au long de la série. La vie passée de Dominique Gauthier et de sa jeune épouse Nathalie disparue bien trop tôt apporte un éclairage passionnant à la série. Les choix fait dans le passé ont ainsi des répercutions surprenantes dans le présent. Quelque chose que l&#8217;adaptation française a réussit avec brio à conserver, tout comme les relations homosexuelles traitées avec une sincérité et une justesse insolite dans une série d&#8217;animation destinée a priori à un très jeune public féminin. Le thème de la mort y est également très présent, aussi bien par la présence en filigrane de Clow Read que de celle de Nathalie.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-652  aligncenter" title="sakura_5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_7.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au sortir des cinq derniers épisodes de la saison 2, le spectateur est considérablement rassasié et heureux de découvrir un bouquet final aussi grandiose. On se demande alors ce qu&#8217;allait bien pouvoir aborder la saison 3. Évidemment, Clamp possède bien plus d&#8217;un tour dans son sac ! La saison 3 prend ainsi un tournant plus posé, plus calme, et beaucoup moins orienté action. Là où la tension dramatique de la saison 2 empêchait littéralement de décrocher de la série, la saison 3 prend vraiment un tournant introspectif qu&#8217;il est difficile d&#8217;aborder si l&#8217;on est pas attaché à l&#8217;univers de <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> et de ses personnages.  La chasse aux cartes n&#8217;y est plus que secondaire, celles-ci ne servent désormais plus que de prétexte à résoudre les intrigues laissées en suspend jusque là. La saison 3 s&#8217;évertue surtout à résoudre petit à petit tous les nœuds amoureux, dont certains remontent au tout début de la série. La saison 3 est également celle qui enrichit le plus la mythologie de Clow Read, puisqu&#8217;il est extrêmement présent dans tous les épisodes de cette saison. Elle fait également une place de choix au nouvel élève Anthony (Eriol Hiiragizawa) dont le destin est lié à celui de Sakura. Bien que la saison 3 puisse être appréciée de manière autonome, celle-ci ne trouve véritablement sa conclusion qu&#8217;avec le second long métrage <a>La carte scellée</a> auquel je consacrerai un article ultérieurement, et n&#8217;en dirais donc pas plus à son sujet pour l&#8217;instant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-653  aligncenter" title="sakura_6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_3.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa commercialisation, <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> connu une destinée un petit peu chaotique à ses débuts. Dans un premier temps, seulement 24 épisodes de la première saison furent ainsi distribué par M6 en 2003. De conception assez classique, ce premier coffret DVD clochait dans son contenu : les épisodes étaient proposés dans un désordre complet, plusieurs séquences furent supprimées sans aucune raison (l&#8217;ouverture du premier épisode où Sakura fait un rêve y est absent par exemple), la qualité vidéo était moyennement agréable (à peine mieux qu&#8217;un enregistrement VHS amélioré), et on devait se contenter que de la seule version française bien entendu. C&#8217;est ensuite en 2004 que l&#8217;éditeur aujourd&#8217;hui disparu IDP Vidéo proposa un coffret intégrale de la saison 3 en version française, zappant au passage les épisodes manquant de la saison 1 et toute la saison 2.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-664  aligncenter" title="sakura_11" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_11.jpg" alt="" width="600" height="198" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais les choses ont véritablement changé lorsque IDP Vidéo a élaboré pour la toute première fois sa gamme de DVD Prenium, justement inauguré en février 2005 avec la saison 2 de <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong>. Pas moins de 5 somptueux digipack extrêmement soignés ont été réalisé pour la série entre 2005 et 2006, comprenant fourreaux dorés avec effet de relief, une superbe sérigraphie sur chacun des DVD, le choix de la version française et de la version originale sous-titrée (notons d&#8217;ailleurs au passage que certaines scènes dépourvue de VF ne sont visibles qu&#8217;en choisissant la VOST), et surtout des livrets très détaillés de 40 pages agrémentés des résumés, de diverses infos en tout genre et de magnifiques dessins réalisés par Clamp. Ces coffrets Prenium constituent à mon sens le summum pour tous les fans de la série, une véritable édition de luxe très soignée. Malheureusement, cette version a disparu du commerce lorsque IDP Vidéo a sombré, devenu depuis un simple label de Declic Image. Ce sont désormais 2 uniques coffrets, certes jolis, mais nettement moins inspirés que l&#8217;on peut trouver à la place.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-654  aligncenter" title="sakura_7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_4.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Madhouse a réellement offert un spectacle visuel de qualité en adaptant cette œuvre de Clamp. Bénéficiant du character design inimitable de la touche Clamp, <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> est l&#8217;une des rares séries à bénéficier d&#8217;un vrai travail en 24i/s, rendant l&#8217;animation très fluide. La série offre aussi un environnement visuel détaillé qui fourmille de vie. A quelques petites redites près, <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> évite également de reprendre certaines séquences d&#8217;un épisode à l&#8217;autre. Ce qui permet de rendre chaque épisode vraiment unique. Et je n&#8217;allais pas faire l&#8217;impasse sur un détail que j&#8217;avais passé sous silence jusqu&#8217;à présent, la bande originale est également inoubliable. Certains morceaux resteront gravés dans votre mémoire bien longtemps après avoir regardé le dernier épisode !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-655  aligncenter" title="sakura_8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_8.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au final,  <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> offre un tout cohérent et passionnant, et qui s&#8217;offre le mérite d&#8217;avoir un début, un développement intelligent et une véritable conclusion. Ce qui est très rare dans l&#8217;univers des séries d&#8217;animation pour le souligner. Indépendamment de son intrigue  passionnante, la série offre régulièrement de grands épisodes aussi bien dramatiques qu&#8217;humoristiques prouvant que Clamp n&#8217;a pas traité son sujet à la légère. Sans aller jusqu&#8217;à vous mettre la larme à l&#8217;oeil (quoi que), certaines problématiques soulevées par la série vous pousseront à vous poser nombres de questions, ou à vous rappeler certaines situations que vous auriez vous-même vécues (le côté magique en moins bien sûr).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-656  aligncenter" title="sakura_9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_10.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> mérite sans détour d&#8217;être le plus gros succès des studios Clamp à ce jour. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cette raison que les protagonistes principaux de <a>Tsubasa Reservoir Chronicles</a> sont des versions &laquo;&nbsp;alternatives&nbsp;&raquo; plus adultes de Sakura et Shaolan, ils sont devenus le couple emblématique et incontournable de Clamp aux yeux du public. La série a d&#8217;ailleurs eu droit à un succès considérable en France, couplé à un casting vocal tout simplement fabuleux (et ce malgré les bévues commises lors de l&#8217;adaptation). Patricia Legrand est tout simplement parfaite en Sakura, son plus beau rôle vocal que je lui connaisse à ce jour, tout comme les excellents Suzanne Sindberg (Lionel), Yann Pichon (Thomas), Nathalie Bleynie (Katia), Phillipe Roullier (Dominique), Constantin Pappas (Matthieu), Léa Gabrielle (Tiffany) et Christine Paris (Stéphanie). Notons aussi que M6 fut à l&#8217;origine de la conception d&#8217;un générique EuroDance (No Nagging) en collaboration avec le groupe Froggy Mix dès sa première diffusion. Que l&#8217;on soit ou non fan de ce type de composition musicale, force est de reconnaître que le single fut un gros succès et contribua à populariser d&#8217;autant plus la série en 2001. A tel point que M6 et Froggy Mix renouvelèrent l&#8217;expérience en proposant un second générique à partir de la saison 3 (Razzmatazz), qui connu le même destin !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-657  aligncenter" title="sakura_10" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/sakura_5.jpg" alt="" width="314" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Parce que c&#8217;est l’œuvre la plus accessible de Clamp (les autres sont souvent trop alambiquées pour le commun des mortels), <strong>Sakura, chasseuse de cartes</strong> est une série emblématique de l&#8217;animation japonaise. Elle est donc certainement la meilleure réalisation de ces dames à ce jour qu&#8217;il faut découvrir et savourer sans aucune modération !</p>
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		<title>La fin d’un cycle pour Angel et Buffy contre les vampires</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jun 2012 15:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries d'animation]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette troisième et dernière partie fait suite à L’univers de Buffy contre les vampires et Le double univers de Buffy et Angel que vous pouvez lire sur ce présent blog. Pour son retour sur UPN, Buffy contre les vampires se devait de résoudre un immense problème constitué par le dernier épisode de la saison 5. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-607    aligncenter" title="angel1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel1.jpg" alt="" width="291" height="398" /></p>
<p style="text-align: justify;">Cette troisième et dernière partie fait suite à <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=281">L’univers de Buffy contre les vampires</a> et <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=396">Le double univers de Buffy et Angel</a> que vous pouvez lire sur ce présent blog.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour son retour sur UPN, <strong>Buffy contre les vampires</strong> se devait de résoudre un immense problème constitué par le dernier épisode de la <strong>saison 5</strong>. Joss Whedon, toujours talentueux maître à la barre, réalise l’exploit de ressusciter son héroïne de la plus intelligente des manières. Avec ce double épisode d’ouverture de la <strong>saison 6</strong>, il distille les germes d’une immense tragédie amorcée dès le milieu de la saison précédente. La période de l’enfance est définitivement révolue pour les personnages et ils vont entrer de plein pied dans la vie réelle qui peut à la fois être sombre et cruelle. La <strong>saison 6</strong> s’annonce ainsi comme la plus froide et la plus sombre de toutes, mais paradoxalement la plus réaliste et la plus sincère de la série.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-613  aligncenter" title="angel3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel3.jpg" alt="" width="360" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Désormais série rivale avec son ancienne sœur <strong>Angel</strong> restée sur l’ancienne chaîne, <strong>Buffy contre les vampires</strong> est obligé de s’affranchir de ses intéressants crossovers (même si quelques petites intrusions discrètes sont encore de la partie). Les dirigeants de The WB sont en effet restés inflexibles sur ce point. Pour autant, la mythologie de la <strong>saison 6</strong> va clairement s’inspirer de celle d’<strong>Angel</strong>. La <strong>saison 6</strong> a toutefois un peu de mal à vraiment décoller. Ce n’est qu’après avoir visionné l’ensemble des épisodes que l’on comprend la place de chacun d’entre eux. Car il faut reconnaître que le trio infernal n’a – dans un premier temps tout du moins – pas le moindre charisme. Au mieux simples bouffons de service, Warren, Jonathan et « celui dont personne ne se rappelle le nom » ne semblent être que des gamins pas encore sortis de l’adolescence et qui jouent à se faire peur. Mais les évènements vont s’enchaîner à un rythme imprévisible si bien que tout bascule vite dans l’horreur.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-612  aligncenter" title="angel2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel2.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Buffy est un personnage particulièrement intéressant dans cette saison. Totalement déboussolée, entièrement refermée sur elle-même, au bord de la dépression nerveuse, elle en arrive même à une tentative de suicide dans un épisode musical superbement écrit (<em>6&#215;07 &#8211; Que le spectacle commence !</em>). Tourné façon comédie musicale, cet épisode est tout simplement somptueux (on notera cependant le fait que Alyson Hanigan ne sait vraiment pas chanter !!), chaque chanson bénéficie d’un texte riche, cohérent et qui fait avancer le récit de la saison jusqu’à son paroxysme.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-614  aligncenter" title="angel4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel4.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant ce temps, <strong>Angel</strong> vole aussi de ses propres ailes. Après beaucoup de tâtonnement, et pas vraiment de fil conducteur tangible au cours des deux années précédentes, la <strong>saison 3</strong> se décide à établir un semblant de fil rouge à la série. Elle n’y parvient que très moyennement, s’empourprant dans des intrigues bien trop compliquées. Alors que la série accueille de nouveaux personnages, au détriment d’autres disparus sans aucune explication, l’équipe d’<strong>Angel</strong> se scinde en deux clans distincts. Contrairement à <strong>Buffy contre les vampires</strong>, on se rend assez vit compte que les scénaristes n’ont pas de but précis à faire atteindre à leurs personnages. Ils inventent au fur et à mesure, expérimentent, et raccrochent sans logique particulière ses intrigues à une mythologie qui ne cesse de changer. La <strong>saison 3</strong> annonce clairement un gros tournant à la série <strong>Angel</strong>, qui commence à prendre l’eau de toute part. La sexualité y prend aussi une place considérable, mettant en avant les fantasmes les plus improbables de Joss Whedon qui n’épargne pas non plus la <strong>saison 6</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> d’ailleurs. Toutes les combinaisons possibles et inimaginables y passent : humains de sexes opposés, de même sexe, tout comme les liaisons avec démons et monstres étrangement bizarres&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais on ne retient pas vraiment ses excentricités tant la <strong>saison 6</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> que la <strong>saison 3</strong> d’<strong>Angel</strong> se font un malin plaisir de torturer ses personnages. La dépendance, l’amour, la passion, la trahison, la haine ou la vengeance sont traités avec un soucis proche du réalisme que cela en devient foncièrement dérangeant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-615  aligncenter" title="angel5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel5.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la <strong>saison 3</strong> d’<strong>Angel</strong> se conclut assez mollement, sur une intrigue laissée complètement en plan (le rapprochement sentimental entre Angel et Cordélia, qui semblait pourtant improbable) et qui n’aura jamais de conclusion, le double épisode final de la <strong>saison 6</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> constitue le summum de la bravoure et du dévouement. Et ce n’est pourtant pas Joss Whedon qui les aura dirigé, ce qui est unique puisqu’il avait toujours ouvert et conclut chaque saison jusqu’à présent. Même si la <strong>saison 6</strong> s’en sort avec des scores honorables, autant le public avait apprécié ses qualités, autant ils l’avaient trouvé beaucoup trop sombre à leur goût. Sans compter qu’à cette période Sarah Michelle Gellar s’était lassée de son personnage. Une dernière saison est donc programmée, afin de conclure l’histoire sur un an.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-616  aligncenter" title="angel6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel6.jpg" alt="" width="340" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 7</strong> se veut donc très (voire trop) légère, ce qui lui fait perdre en intensité ce qu’elle gagne en comédie. On applaudit aussi le retour des crossovers avec <strong>Angel</strong>.  Joss Whedon, tout comme David Boreanaz ayant vaillamment lutté dans un gros bras de fer contre les dirigeants de The WB. Ils ont finit par céder devant la détermination des deux hommes qui seraient de toute façon passé outre leur refus. Les dirigeants n’hésiteront d’ailleurs pas à se venger un an plus tard en refusant la contribution de Sarah Michelle Gellar pour la <strong>saison 5</strong> d’<strong>Angel</strong>, empêchant Buffy de faire une ultime apparition à l’écran (elle prêtera cependant sa voix pour une unique réplique en voix off).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-617  aligncenter" title="angel7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel7.jpg" alt="" width="426" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que la <strong>saison 7</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> parvienne à conclure une à une l’ensemble de ses énigmes qui passionnent le spectateur depuis plus de 6 ans, avouons que son déroulement est bien trop poussif. Alternant des épisodes moyens ou inutiles, la <strong>saison 7</strong> se montre beaucoup moins subtile que les précédentes. Certes, on y côtoie aussi de la qualité (<em>7&#215;05 &#8211; Crise d&#8217;identité</em>, <em>7&#215;12 &#8211; La relève</em>, <em>7&#215;15 &#8211; Retour aux sources</em>), mais ce n’est plus vraiment la même chose. La fin de règne est proche, et on la sent arriver à vive allure. Bien qu’en demi-teinte pendant plus de la moitié de la saison, <strong>Buffy contre les vampires</strong> retrouve heureusement un second souffle vers la fin lorsque Faith fait un retour fracassant à Sunnydale (<em>7&#215;18 &#8211; L&#8217;armée des ombres</em>). Les cinq derniers épisodes de la série deviennent dès lors indissociables et particulièrement intenses, pour se finir dans un dantesque revirement de situation !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-618  aligncenter" title="angel8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel8.jpg" alt="" width="327" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant ce temps, le « syndrome saison 4 » de <strong>Buffy contre les vampires</strong> frappe à son tour <strong>Angel</strong> de plein fouet. A croire que le chiffe 4 est maudit dans l’univers de Buffy et Angel. Le début de la saison est tout d’abord lié à l’abracadabrante intrigue de la <strong>saison 3</strong> qui était indigeste. Ensuite l’équipe est également confronté à un événement quelque peu imprévu : Charisma Carpenter est à cette période bientôt maman. Ne pouvant plus assurer son rôle de Cordélia (dernier personnage rescapé avec Angel des tous débuts de <strong>Buffy contre les vampires</strong>), les scénaristes l’écartent bien trop vite de l’intrigue globale de la série au point qu’elle n’y retrouvera plus jamais sa place. Devenu tarabiscoté et invraisemblable, le fil conducteur de la série est à ce stade de la série inexistant. Enfin, s’il n’y avait pas eu les heureux crossovers avec <strong>Buffy contre les vampires</strong>, la <strong>saison 4</strong> aurait pu être qualifiée de véritable naufrage télévisuel.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="angel9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel9.jpg" alt="" width="360" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Contre toute attente, <strong>Angel</strong> est pourtant renouvelée pour deux saisons supplémentaires. <strong>Buffy contre les vampires</strong> terminée, Joss Whedon a désormais les bras libres pour ne se consacrer qu’à une seule série. Et le changement est tout aussi radical que libérateur ! De plus, contraint d’abandonner le luxueux et véritable hôtel désaffecté (malheureusement soumis à la destruction cette année là) dans lequel l’équipe avait élu domicile ces quatre dernières années, les personnages sont délocalisés là où on ne les attendait pas : au cœur même des locaux de la source du mal. Joss Whedon n’hésite d’ailleurs pas à rapatrier un personnage emblématique pour relancer l’intérêt de la série : l’excellent Spike.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-621  aligncenter" title="angel10" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel10.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La dynamique entre Angel et Spike est superbement jouissive, les scénaristes n’hésitant pas à abuser de ce duo improbable au point de le rendre définitivement indissociable. Si l’on se doutait depuis la saison 2 de <strong>Buffy contre les vampires</strong> que les deux comparses avaient vécu mille et une aventures autrefois, Spike et Angel nous offre de bribes de leur passé superbement comiques, jusqu’à distiller le soupçon d’une liaison homosexuelle entre eux ! Un point de vue hautement discutable et soumis à controverse pour certains fans, mais que personnellement je trouve excellent. La <strong>saison 5</strong> amorce la même volonté que la <strong>saison 7</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong>, elle se veut plus légère. A la différence près que cette légèreté réussi vraiment à la <strong>saison 5</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>. On y croise les épisodes les plus drôles jamais tournés, à l’image de cette parodie du Muppet Show en version trash (<em>5&#215;14 &#8211; Les Marionnettes maléfiques</em>) !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-622  aligncenter" title="angel11" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel11.jpg" alt="" width="241" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le couperet tombe alors que personne ne s’y attendait vraiment. La <strong>saison 6</strong> originellement prévue est tout bonnement annulée alors que la <strong>saison 5</strong> est déjà dans un état largement avancée. Les scénaristes, tout comme Joss Whedon, modifient dare-dare le cours des événements de leur série et jouent le tout pour le tout. Sacrifiant sans ménagement les derniers personnages survivant au point d’en déstabiliser les spectateurs, la <strong>saison 5</strong> fait un choix radical qui se voudra à l’opposé même de celui de <strong>Buffy contre les vampires</strong> : le mal triomphe toujours. Le final de la série, totalement ouvert se termine ainsi brutalement sans autre forme de procès. Angel est d&#8217;ailleurs à ce stade le seul et unique rescapé du début de la série. Ce final donne dès lors un caractère résolument pessimiste à l’ensemble des épisodes d’<strong>Angel</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-623  aligncenter" title="angel12" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel12.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que les séries ont eu des hauts et des bas ou qu’elles se soient souvent perdues en conjectures, elles peuvent se targuer d’être aujourd’hui des références télévisuelles. Elles ont remit à la mode le fantastique tout comme les vampires, profité de l’incroyable talent de narrateur de Joss Whedon ainsi que sa inimitable mise en scène (dont on retrouve le même talent dans le récent <a>Avengers</a> produit par Disney) et réinventé le crossover au point d’en faire aujourd’hui le plus bel – et seul – exemple de la maîtrise parfaite de cet art délicat souvent mal utilisé par d’autres séries.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-624  aligncenter" title="angel13" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/angel13.jpg" alt="" width="474" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Un petit mot pour conclure. Après 8 années en compagnie de <strong>Buffy contre les vampires</strong> et d’<strong>Angel</strong>, Joss Whedon n’a pour autant pas abandonné ses deux bébés. Résolu à poursuivre son œuvre en l’absence de comédiens, il s’est en effet tourné vers les comics pour réaliser les <strong>saisons 8 et 9</strong> de la première ainsi que la <strong>saison 6</strong> de la seconde. Même si je suis plutôt amateur des comics américains, je dois avouer que je n’ai absolument pas retrouvé la patte de Joss Whedon dans ces derniers. Je passerai donc sous silence les évènements postérieurs aux deux séries (pourtant canoniques !) que je n’ai absolument pas aimé tout en préférant rester figé sur la période télévisuelle de ces deux séries que j’affectionne beaucoup.</p>
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		<title>Shuriken School, le japanimé à la française</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 16:28:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries d'animation]]></category>

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		<description><![CDATA[Shuriken School est l&#8217;une des nombreuses séries d&#8217;animation qui rencontrent un gros succès à l&#8217;international et produite par Xilam, le studio d&#8217;animation français que j&#8217;affectionne depuis une éternité. Pour autant, elle reste une série plutôt courte du studio, car elle ne compte que 26 épisodes de 22 minutes produits entre 2004 et 2006 ainsi qu&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object id="player" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="384" height="289" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="name" value="player" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="flashvars" value="file=shuriken.flv&amp;image=shuriken.jpg" /><param name="frontcolor" value="0x0080FF" /><param name="autostart" value="true" /><param name="src" value="player.swf" /><embed id="player" type="application/x-shockwave-flash" width="384" height="289" src="player.swf" autostart="true" frontcolor="0x0080FF" flashvars="file=shuriken.flv&amp;image=shuriken.jpg" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" name="player"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> est l&#8217;une des nombreuses séries d&#8217;animation qui rencontrent un gros succès à l&#8217;international et produite par <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>, le studio d&#8217;animation français que j&#8217;affectionne depuis une éternité. Pour autant, elle reste une série plutôt courte du studio, car elle ne compte que 26 épisodes de 22 minutes produits entre 2004 et 2006 ainsi qu&#8217;un film réalisé en 2007. <strong>Shuriken School</strong> a toutefois des particularités uniques en leur genre du secteur des séries d&#8217;animation. Initialement diffusée sur la chaîne France 3 dans sa case jeunesse, la série a désormais élu domicile sur Gulli en France.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-543  aligncenter" title="shuriken3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken3.jpg" alt="" width="377" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> est tout d&#8217;abord un univers, entièrement supervisé et imaginé par les Espagnols Emilio Gallego et Jesùs Gallego (frères à la ville). Ce sont eux qui vont dans un premier temps imaginer tout le concept de la future série en devenir. Ils vont ainsi y établir les jeunes élèves, les professeurs, l&#8217;école et autres lieux pour leur faire vivre des aventures sur le web au travers de mini-sketchs dépourvu de voix en Flash. C&#8217;est autour de l&#8217;année 2004 que le studio espagnol Zinkia se rapproche de <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> afin de produire une véritable série télévisée. <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> est à cette époque au plus de haut de sa (jeune) carrière : des séries comme <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=442">Oggy et les cafards</a>, <a>Ratz</a> ou <a>Les zinzins de l&#8217;espace</a> cartonnent à travers le monde, et le récent succès de la série <a>Les nouvelles aventures de Lucky Lucke</a> proposant une vision plus légère et délurée que la série d&#8217;autrefois ne fait qu&#8217;accroitre leur notoriété, ce qui leur permet même d&#8217;envisager le long métrage cinéma <a>Tous à l&#8217;ouest</a> (mais qui malheureusement assurera une contre-performance en regard de la série, puisque n&#8217;ayant pas atteint le résultat escompté au cinéma, soit dit en passant).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-552  aligncenter" title="shuriken6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken6.jpg" alt="" width="378" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> devient donc assez vite une série très attendue par le public, tout comme par les financiers d&#8217;ailleurs ! La série bénéficie en effet d&#8217;un préfinancement spectaculaire, non content d&#8217;être associé à Zinkia (qui détient 25% des droits de la série), <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> s&#8217;allie également avec Nickelodeon aux Etats-Unis, Jetix en Europe ainsi qu’avec France Télévisions. Lorsque la production à proprement parler de la série débute en décembre 2004, <strong>Shuriken School</strong> est donc déjà entièrement financée ! Ce qui permet au studio de déployer tous les moyens pour en faire une série de qualité.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-541  aligncenter" title="shuriken2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken2.jpg" alt="" width="374" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> se démarque par son approche résolument originale. C&#8217;est tout d&#8217;abord une série entièrement supervisée et réalisée en Flash. Comme le font remarquer les artistes qui ont travaillé dans la série, la technologie Flash est à la fois contraignante pour la réalisation de l&#8217;animé, mais aussi un énorme avantage permettant les extravagances les plus incroyables. On ne compte plus les innombrables plans rapides que compte la série, tout comme les inhabituels et très dynamiques jeux de caméra. On soulignera également que la série ne réutilise quasiment jamais aucune scène d&#8217;animation sur l&#8217;ensemble de la série, chaque épisode étant donc traité avec un soin très attentif.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-548  aligncenter" title="shuriken4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken4.jpg" alt="" width="376" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> c&#8217;est ensuite une série à la fois profondément européenne et profondément japonaise. Française avant tout de part sa narration, sa dynamique et la qualité de son animation, mais également Espagnole qui sont à l&#8217;origine de la plupart des scénarios et des personnages. Japonaise bien entendu de par l&#8217;emprunt quasi-systématique des codes typiques que l&#8217;on trouve habituellement dans les mangas et les japanimés, sans oublier bien sûr que la série est censée se dérouler là-bas. <strong>Shuriken School</strong> c&#8217;est également une série internationale où chaque personnage évoque un pays ou un continent. On peut d&#8217;ailleurs commencer par le trio vedette : Eizan Kaburagi (le japonais), Okuni Dohan (L&#8217;européenne) et Jimmy B. (L&#8217;américain). <strong>Shuriken School</strong> fourmille ainsi de trouvailles visuelles et narratives excellentes, et elle est résolument portée par des personnages très charismatiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-539   alignnone" title="shuriken1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken1.jpg" alt="" width="374" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Du côté des professeurs, on évoquera le succulent Principal Sensei dont on ne connaît pas le vrai nom et qui passe sa vie à maintenir à flot son école au bord de la banqueroute. On s&#8217;étonnera que la présence de Kubo Utamaro nous rappelle implacablement ces véritables enseignants capables d&#8217;endormir leur auditoire dès qu&#8217;ils ouvrent la bouche. On ne pourra pas oublier la ravissante Kita Shunai, bien que celle-ci soit finalement plutôt mise en retrait dans la série. On appréciera le déluré Vladimir Keitawa, le professeur au fort accent russe qui ne manque pas de faire régulièrement quelques gaffes mémorables. A ces personnages haut en couleurs sont également associé deux autres : le jardinier Zumikito un peu dépassé par les évènements mais prêt à toutes les confidences sur le passé de l&#8217;école, et surtout l&#8217;inoubliable femme de ménage à qui il ne faut &#8211; en aucun cas &#8211; refiler des produits de nettoyage de mauvaise qualité sous peine de sombres représailles.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-550  aligncenter" title="shuriken5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken5.jpg" alt="" width="378" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que la série soit plutôt portée par le trio vedette, il ne fait pas l&#8217;ombre d&#8217;un doute que la série est basée sur un esprit d&#8217;équipe. Même si la majorité des épisodes se suffisent à eux-mêmes, quelques éléments sont quand même récurrent : à commencer par les élèves de l&#8217;école rivale Katana qui n&#8217;hésitent pas à entraver l&#8217;école Shuriken autant qu&#8217;ils le peuvent. Chacun des élèves de <strong>Shuriken School</strong> trouve naturellement sa place dans la série. Tous apportent des ressorts comiques aux intrigues et ont tous leurs rôles à jouer. Jamais aucun d&#8217;eux ne fait défaut, mais également  aucun n&#8217;est inutile dans la série. A commencer par l&#8217;énigmatique Pig dont on ne comprend pas vraiment l&#8217;intérêt ni la logique de ce personnage très bizarroïde. Zinkia et <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> se décideront tout de même à lever définitivement le voile sur ce mystérieux personnage dans le film qui conclut la série. Mais chut&#8230; je n&#8217;en dirais pas plus à son sujet.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-554  aligncenter" title="shuriken7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken7.jpg" alt="" width="378" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Profitons justement de l&#8217;occasion pour évoquer quelques mots autour de <strong>Shuriken School, le film &#8211; Le secret du ninja</strong>. Très méconnu par le public, parce qu&#8217;il n&#8217;a été diffusé qu&#8217;une seule fois sur France 3, il est paru directement en DVD le 26 septembre 2007. Si l&#8217;on déplore que le film soit un tantinet plus longuet à prendre son envol contrairement aux épisodes de la série, il reste indispensable à tous les fans de <strong>Shuriken School</strong>. Il permet de lever le mystère sur quasiment tous les points passés sous silence dans la série : les origines de l&#8217;école, celle de Katana, mais aussi de la plupart des personnages de la série. Le film se veut d&#8217;ailleurs très haletant sur la fin et s&#8217;offre un final, résolument ouvert, à la hauteur de la série.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-555  aligncenter" title="shuriken8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken8.jpg" alt="" width="480" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Considérée à juste titre comme la première véritable série française à l&#8217;esprit résolument manga (ou le premier japanimé à la française, c&#8217;est comme vous voulez), la série est unanimement saluée à travers le monde. En France, elle est même officiellement soutenue par la Fédération Française de Judo ! <strong>Shuriken School</strong> ne souffre aujourd&#8217;hui que d&#8217;un seul défaut : bien qu&#8217;ayant été réalisée très récemment, la série et le film ont été tournés en 4/3. Même si ce choix artistique ne peut pas vraiment être reproché à <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> tant la qualité de la série fait totalement oublier le format de l&#8217;image, il est quand même regrettable qu&#8217;elle n&#8217;ait pas été pensée en 16/9. Cela aurait d&#8217;une part rendu l&#8217;expérience visuelle plus éclatante encore et surtout aurait empêché ces effroyables recadrages en faux 16/9 comme le fait désormais Gulli depuis le début de l&#8217;année 2012. Heureusement les éditions DVD de la série éditée par Citel Vidéo, tout comme le film, sont à l’abri de cet impardonnable escamotage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> est donc indéniablement une série incontournable du catalogue de <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>, que tout amateur de séries d&#8217;animation se doit d&#8217;avoir regardé au moins un jour. Saluons également au passage l&#8217;excellente qualité du doublage français de cette série, la rendant encore plus attachante qu&#8217;elle ne l&#8217;est déjà !</p>
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		<title>Oggy et les cafards, en attendant la saison 4 !</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 12:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries d'animation]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="364" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OiKZ2rbhZ9M?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="364" height="300" src="http://www.youtube.com/v/OiKZ2rbhZ9M?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Oggy et les cafards</strong> est une oeuvre que j’affectionne, non que j’ovationne carrément ! J’en suis effectivement dingue depuis que je l’ai découverte par hasard sur une chaîne de l’ex-bouquet satellite TPS qui consacrait une demi-journée intégralement à la série. Depuis, quoi que je puisse faire, je suis resté totalement accro à Oggy, Jack, Joey, Dee-Dee, Marquy, Monica et bien évidemment Bob. Tandis qu’une saison 4 est actuellement en cours de réalisation cette année (66 nouveaux épisodes sont annoncés, ainsi que 4 moyens métrages de 26 minutes), je consacre enfin un article à cette fabuleuse série, qui devait figurer sur le blog dès son ouverture il y a trois ans !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-465  aligncenter" title="oggy1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy1.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Véritable successeur, dans les grandes lignes, de la toute aussi géniale série <a>Tom et Jerry</a>, mais dans un registre encore plus désopilant, la série française est une oeuvre incontournable du catalogue du studio <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>. <strong>Oggy et les cafards</strong> partage nombre de points communs avec <a>Tom et Jerry</a>, notamment dans le fait qu’il faut régulièrement déloger des hôtes indésirables, et aussi qu’il n’y a absolument jamais aucun dialogue dans la série. Tout est donc une succession de gags visuels et sonores, où les onomatopées jouent une très grande importance, ainsi que le rythme parfois très rapide des situations. Chaque épisode ne fait que 6 minutes environ (sans générique) mais il s’y passe finalement énormément de choses en si peu de temps.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-466  aligncenter" title="oggy2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy2.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans <strong>Oggy et les cafards</strong>, tout y est disproportionné. Si dans la majorité des épisodes, l’action démarre sur une mise en situation tout se qu’il y a de plus banale (se brosser les dents, dormir, manger, aller aux toilettes…), elles prennent des proportions de plus en plus burlesques au fur et à mesure de la progression. A ce stade, <strong>Oggy et les cafards</strong> se rapproche d’une autre série incontournable : <a>Bip Bip et Vil Coyote</a>. Même si la série est résolument comique d’un bout à l’autre, elle se permet tout de même de brosser des personnages sur mesure, au point de parvenir en quelques minutes à peine à les rendre à la fois immédiatement attachants et immédiatement identifiables. N’importe qui n’ayant jamais vu <strong>Oggy et les cafards</strong> de sa vie est parfaitement capable  en un seul épisode de comprendre les buts poursuivis par chacun d’entre eux. La série développe d’ailleurs une – presque – incroyable cohérence tout au long de sa longue carrière télévisuelle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-464  aligncenter" title="oggy3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy3.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La série met tout d’abord en scène Oggy évidemment, le chat (oui, c’en est bien un) bleu dont les principaux intérêts dans sa vie sont de bien manger, bien dormir et de ne rater sous aucun prétexte sa série télévisée favorite. Il a également une obsession compulsive pour une maison impeccable, qu’il passe le plus clair de son temps à nettoyer dans les moindres recoins. Nous découvrons aussi à ses côtés son meilleur ami Jack, un autre chat mais vert cette fois, qui est sa parfaite antithèse : obnubilé par sa personne, véritable coureur de jupon, passionné par les belles mécaniques et se mettant systématiquement en situation périlleuse pour plaire à sa dulcinée Monica. Monica, quand à elle, est la soeur jumelle de Oggy, elle partage donc la même couleur bleu que son frère mais elle a la particularité d’être le complément de Oggy. Apparemment née avec des patins à roulettes aux pieds, elle a une très grande disposition pour toutes les activités sportives, elle est svelte et attentionnée, mais partage le même type de romantisme qu’Oggy.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-470  aligncenter" title="oggy4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy4.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien évidemment, les trois compères qui s’opposent régulièrement à Oggy et Jack sont bien évidemment les trois cafards : Joey le manipulateur, Marquy le romantique, et Dee-Dee le glouton. S’ils sont tout disposés à s’entraider les uns les autres afin d’arriver à leur but, il arrive régulièrement que chacun d’entre eux fasse cavalier seul, au point de faire des alliances les plus invraisemblables : Dee-Dee et Oggy contre Jack, Joey et Marky par exemple. Ce type de combinaisons, quasiment illimitées, permet des rebondissements et des renversements de situations à chaque épisode. <strong>Oggy et les cafards</strong> s’affranchit en effet d’une redondance de ses intrigues, qui se renouvellent donc d’épisodes en épisodes. On constatera d’ailleurs que la majorité de la série se déroule façon huit clos, puisqu’il est rare que les personnages quittent le périmètre de la maison d’Oggy et de son jardin . Ce qui offre tout de même un terrain de jeu immense, puisqu’il peut se passer des choses aussi bien dedans, dehors qu’au dessus et même… en dessous !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-471  aligncenter" title="oggy5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy5.jpg" alt="" width="320" height="239" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si la première moitié de la saison 1 met principalement en scène Oggy, Jack et les trois cafards, c’est à partir de la seconde moitié de la saison que le casting s’étoffe. C’est notamment le cas de Monica, même si elle ne sera là qu’assez rarement en fin de compte. Par contre, un simple petit second rôle va rapidement s’imposer au fil du temps : le bouledogue bagarreur Bob. Bob fait en effet sa première apparition en tant que chien de compagnie du chasseur à lunette bigleux (les fans de la série se rappelleront facilement de qui il s’agit) et vie à la campagne, où les déboires de la vie de Oggy lui tombe littéralement sur la tête. A partir de cet instant, Bob va quitter sa campagne d’origine pour rejoindre la même banlieue que Oggy. Si dans un premier temps, Bob est simplement cantonné au rang de gags comique récurrent, il va peu à peu s’installer durablement dans la série. C’est à ce moment là qu’il devient un personnage régulier, trouve ses quartiers en habitant la maison d’en face de Oggy, passe son temps à bichonner sa vieille Coccinelle Volkswagen et à s’adonner en toute tranquillité à diverses passions tout aussi étranges qu’insolites. Le problème étant que si lui est réellement un voisin tout ce qu’il y a de plus idéal, ce n’est malheureusement pas de le cas de ses voisins d’en face dont il finit systématiquement par être impliqué.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-473  aligncenter" title="oggy6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy6.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">L’univers de <strong>Oggy et les cafards</strong> est étonnamment particulier, car le design des personnages secondaires (qui peuvent tout aussi bien être humains qu’animaux) sont extrêmement bizarres. On peut même dire qu’ils sont tous vraiment affreux, pourtant la recette fonctionne à merveille dans la série puisqu’en un coup d’oeil, chaque personnage est capable de réunir tous les clichés du genre. En fin de compte, l’univers visuel de <strong>Oggy et les cafards</strong> est à rapprocher de celle de <a>Les zinzins de l’espace</a>, produite également par <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>. Les deux séries étant nées, et ayant évoluées quasiment en parallèle, on n’est pas du tout étonné de trouver d’innombrables similitudes entre elles. A tel point d’ailleurs qu’il n’est pas du tout stupide d’envisager que les deux séries se déroulent en fin de compte dans un seul et même univers. Il suffit pour cela de considérer que <a>Les zinzin de l’espace</a> se déroule dans une grande métropole, tandis que <strong>Oggy et les cafards</strong> se situe dans sa proche banlieue.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-474  aligncenter" title="oggy7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy7.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La série mêle très subtilement l’animation 2D traditionnelle avec des séquences en 3D variées. La maison d’Oggy est majoritairement animée en 3D, ce qui permet des angles de vues insoupçonnées, et d’offrir des intérieurs ayant la faculté incroyable de s’étendre à l’infini.  La maison est à considérer comme un personnage à part entière, tant elle s’avère vivante ! Elle est ainsi capable de se déplacer, de bondir, de monter ou descendre, mais aussi de devenir un piège mortel pour ses occupants ! Bref, il faut s’attendre à tout dans cette maison inhabituelle au toit violet (le seul de toute la banlieue soit dit en passant). Étant donné l’absence quasi-totale de dialogues (« quasi » car il y a quand même parfois quelques menus dialogues, le plus régulièrement incompréhensibles), la musique joue un rôle essentiel à l’intrigue des épisodes. <strong>Oggy et les cafards</strong> bénéficie d’une composition magistrale, avec des thèmes de grands crus aussi bien parmi les musiques récurrentes que les spécifiques à des épisodes précis. Tantôt discrète et lancinante, tantôt énergique et entraînante, tantôt désopilante et frénétique. Une véritable composition musicale de génie !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-476  aligncenter" title="oggy8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy8.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La série se décompose actuellement de trois saisons, en attendant d’être complétée par une saison 4 en 2012. Les deux premières ont été réalisées entre 1998 et 2000, tandis que la saison 3 a été commandée un peu plus tardivement en 2008 suite au succès fulgurant de la série à travers le monde. <strong>Oggy et les cafards</strong> démarre vraiment sur les chapeaux de roue, car dès l’épisode pilote de 4 minutes environ (proposé sur les éditions DVD de la série) le ton est donné. La saison 1 pose très rapidement des codes qui deviendront par la suite récurrents dans la série, au point qu’elle n’en déviera ensuite pratiquement jamais. La série adopte un véritable rythme de croisière à partir de la seconde moitié de la saison 1. L’incursion de Bob est de plus en plus régulière dans le casting initial et il assoie définitivement sa popularité dans la série. Mais c’est réellement à partir de la saison 2 que <strong>Oggy et les cafards</strong> culmine au sommet de sa gloire. Des épisodes sont brillamment tournés, burlesques au possible, et ils parviennent à dérider toute personne un peu mélancolique. La saison 2 de <strong>Oggy et les cafards</strong> est un anti-stress jubilatoire que les médecins devraient prescrire à leurs patients ! La saison 2 se termine finalement en véritable apothéose, même si elle n’obtient en fin de compte pas de fin. Celle-ci reste résolument ouverte, et c’est tout ce que l’on souhaite à la série : que les personnages continuent à vivre au delà de leur vie à l’écran.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-484  aligncenter" title="oggy9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy9.jpg" alt="" width="320" height="239" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux premières saisons de <strong>Oggy et les cafards</strong> deviennent vite un carton international, la série d’animation française y est ainsi saluée dans le monde. Il n’en faut guère plus à <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> pour se décider à enfin lui consacrer un suite en 2008, à l’image de ce qu’ils avaient déjà su faire avec succès pour la superbe saison 2 de <a>Les zinzin de l’espace</a>. L’attente s’avère immense, au regard des excellentes deux premières saisons, et tous les espoirs sont de mises vu avec quel maestria la saison 2 de <a>Les zinzin de l’espace</a> avait su parfaitement compléter la saison 1.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-479  aligncenter" title="oggy10" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy10.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est le drame dès que l’on découvre les premiers épisodes de la saison 3 de <strong>Oggy et les cafards</strong>. Non seulement la série détruit en moins de dix épisodes tous ses propres codes, qu’en plus elle se permet d’établir des incohérences effroyables. Si l’on devait désigner un coupable, ce serait sans doute Hugo Guittard qui a le malheureux déshonneur de gâcher involontairement tout le prestige de la série. C’est d’autant plus aberrant que ce même scénariste est capable du mieux, il offre par exemple d’excellent épisodes à <a>Les zinzin de l’espace</a>. Le problème, c’est qu’il se mélange constamment les pinceaux, en réinterprétant les codes de <a>Les zinzin de l’espace</a> pour les injecter à <strong>Oggy et les cafards</strong> alors qu’ils n’ont absolument rien en commun. Et surtout, beaucoup plus grave à mes yeux, en voulant rendre hommage aux meilleurs épisodes des deux saisons précédentes, il mélange des éléments incompatibles entre eux. Les sacrilèges ultimes étant d’avoir attribué une Coccinelle Volkswagen à Oggy (alors que celle-ci a toujours appartenu à Bob), d’avoir rendu les affrontements entre les chats et les cafards presque inexistants, d’imposer que Oggy passe le plus clair de son temps hors de sa maison, et surtout d’évincer l’histoire de Monica et Jack (qui ont eu un enfant ensemble) au profit d’une histoire de mariage hérétique avec une caniche ! Avec le recul, il semble évident que confier des épisodes de Oggy et les cafard à Hugo Guittard n’était pas une glorieuse idée de la part de <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>. Il semble évident qu’il n’avait pas su comprendre l’essence même de la série, et n’avait fait que visionner ça et là quelques épisodes avant de proposer ces scénarios qui piochent de-ci de-là les meilleures idées des épisodes précédents. Certes, ils ne sont pas mauvais, mais elles ne conviennent résolument pas à l’univers de <strong>Oggy et les cafards</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-480  aligncenter" title="oggy11" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy11.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il est toutefois évident que <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> se rend vite compte de son erreur, car rapidement, Olivier Jean-Marie et Jean-Yves Raimbaud volent très vite au secours de leur bébé, et la saison 3 redresse globalement vite la barre. Mais l’enthousiasme de départ n’est plus ce qu’il était, si la saison 3 propose des épisodes tout aussi inégaux qu’ingénieux, jamais elle ne parvient au même degré de subtilité et de plaisir qu’avaient su offrir les deux premières saisons. La saison 3 est donc, à mon grand regret, une saison en demi-teinte. On est heureux de retrouver Oggy, Jack, Bob, Joey, Dee-Dee et Marquy, mais ce n’est plus du tout la même chose. La raison vient sans aucun doute de l’éloignement trop important entre les saisons 1 et 2 avec la saison 3 (presque 10 ans), et <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> avait durant cette période beaucoup évolué dans sa manière d’aborder des histoires. <a>Ratz</a>, <a>Les nouvelles aventures de Lucky Luke</a>, <a>Toupou</a> encore <a>Shuriken School</a> étaient déjà passées par là, et avaient amené avec elles des évolutions importantes et un humour différent au sein du studio. Est-ce pour cette raison que la saison 3 de <strong>Oggy et les cafards</strong> n’eut jamais l’honneur de figurer sur Gulli, alors que les deux premières saisons avaient compté parmi leur plus gros succès ? Probablement pas, puisqu’il s’agit plus d’une question de droit de diffusion, la série a en effet désertée cette chaîne depuis longtemps désormais (Canal+ a en effet récupéré les droits de diffusion des trois saisons depuis). Il n’empêche que cela pousse à nous poser des questions. Espérons cependant que la saison 4 saura faire largement mieux que la saison 3. J’ai bon espoir, car <a href="../?p=136">Xilam</a> a su tout récemment repartir sur de bonnes bases avec la toute aussi drôle série <a>Zig et Sharko</a> qui est presque un hommage à la gloire de <strong>Oggy et les cafards</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-482  aligncenter" title="oggy12" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy12.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, <strong>Oggy et les cafards</strong> reste, et restera toujours, une oeuvre somptueuse, rythmée, délirante et jubilatoire. Au delà des quelques ratés du début de la saison 3, c’est un incontournable de l’animation française, à l’image de la toute aussi célèbre série produite par le studio concurrent Marathon et ses célèbres <a>Totaly Spies</a>. <strong>Oggy et les cafards</strong> est à savourer à petites doses après une  journée fatigante ou éprouvante, elle réussira à chaque fois à illuminer votre soirée et à vous rendre le sourire. Merci à <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> (studio que je place dans mes préférences bien au dessus de celui de Disney soit dit en passant) pour cela !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-446    aligncenter" title="oggydvd" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggydvd.jpg" alt="" width="685" height="207" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Oggy et les cafards</strong> a été déclinée en trois collections DVD différentes. Quelques épisodes de la saison 1 ont été ainsi commercialisé par France Télévisions dans une compilation DVD le 17 mars 2004. Puis la saison 1 complète s’est vu offrir un superbe Digipack en forme de frigo par le même éditeur le 8 octobre 2008. Enfin les trois saisons complètes ont finalement été commercialisées séparément en DVD par un autre éditeur (Strategic Marketing) autour de Noël 2010. On notera qu’il existe également un coffret intégrale exclusif chez Fnac depuis début 2011. Si vous êtes fans comme moi, n’hésitez pas à investir dans la série, et ceci même si la saison 4 n’existe pas encore en DVD (elle n’a de toute façon même pas encore été diffusée).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-456  aligncenter" title="oggycd" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggycd1.jpg" alt="" width="567" height="247" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour les amoureux de la bande originale, il existe également une compilation des musiques de la série intitulée « Le show du chat », en version CD ou en dématérialisé. On compte aussi trois bandes dessinées publiées chez Dargaud. Enfin, plus à destination des enfants, un magazine a également existé entre 2009 et 2011.</p>
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		<title>Le double univers de Buffy et Angel</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 06:46:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries télévisées]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous êtes un inconditionnel de la série Buffy contre les vampires, ou si vous avez au moins lu la première partie du dossier consacré à l&#8217;univers créé par Joss Whedon sur ce même blog, vous savez pertinemment qu&#8217;à partir de 1999, ce monde s&#8217;est scindé en deux parties. L&#8217;une d&#8217;elle s&#8217;est poursuivie dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-400  aligncenter" title="buffy1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy1.jpg" alt="" width="400" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si vous êtes un inconditionnel de la série <strong>Buffy contre les vampires</strong>, ou si vous avez au moins lu <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=281">la première partie du dossier</a> consacré à l&#8217;univers créé par Joss Whedon sur ce même blog, vous savez pertinemment qu&#8217;à partir de 1999, ce monde s&#8217;est scindé en deux parties. L&#8217;une d&#8217;elle s&#8217;est poursuivie dans la <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong>, tandis que l&#8217;autre s&#8217;aventurait en terrain inconnu dans une nouvelle série dérivée : <strong>Angel</strong>. Le précédent univers établit de <strong>Buffy contre les vampires</strong> se fracture donc en deux entités différentes, et les deux séries sœurs vont progresser vers des thématiques à la fois radicalement opposées mais aussi parfaitement complémentaires. Tandis que <strong>Buffy contre les vampires</strong> va mettre en avant la thématique de l&#8217;espoir qui surmonte tous les obstacles, <strong>Angel</strong> se fera un malin plaisir d&#8217;aborder la thématique inverse, à savoir le désespoir  qui ne conduit nulle part. Car il faut se l&#8217;avouer, tandis que Buffy et ses amis se démènent comme des démons et réussissent toujours à triompher, quoi qu&#8217;Angel et son équipe entreprennent, ils n&#8217;avancent que de deux pas pour mieux reculer de trois.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-403  aligncenter" title="buffy2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy2.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> est clairement née sous une très mauvaise étoile, à l&#8217;exception des deux trois premiers épisodes, et l&#8217;apothéose de génie qu&#8217;est l&#8217;épisode <em>4&#215;10 &#8211; Un silence de mort</em> (un bijou d&#8217;inventivité où quasiment tout l&#8217;épisode est dépourvu de dialogues), la <strong>saison 4</strong> s&#8217;empourpre dans des épisodes sans aucune consistance. La faute en revient à fait à deux éléments particuliers : la désormais tristement célèbre Initiative et le fade Riley Finn. Commençons d&#8217;abord par l&#8217;Initiative. Il s&#8217;agit en gros d&#8217;une cellule militaire secrète qui connaît l’existence du monde occulte et des démons. Leur but est de traquer, étudier et rendre inoffensif chaque créature non humaine. De là à parler de société secrète et de théorie du complot, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas que Joss Whedon va franchir,  à notre grand regret. En quelques épisodes, l&#8217;Initiative discrédite quasiment tout l&#8217;univers de Buffy.  Il faut s&#8217;avouer que la <strong>saison 4</strong> a également contre elle l&#8217;énorme désavantage de faire suite à la sublime <strong>saison 3</strong>, et a aussi le malheur de retirer des personnages particulièrement intéressant, à l&#8217;instar d&#8217;Angel, de Cordelia et de Wesley au profit de héros anecdotiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-405  aligncenter" title="buffy3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy3.jpg" alt="" width="321" height="208" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et le summum du mauvais goût échoue au pauvre Riley Finn. Étant le premier succédant à Angel et son inoubliable idylle qu&#8217;il entretenait avec Buffy, Riley attire dès le début une vive antipathie. Aussi charmant soit-il, Riley ne parvient jamais à être crédible. Que ce soit dans le rôle du simple anonyme rencontré à la bibliothèque, de l&#8217;assistant du professeur de psychologie ou du redoutable chef d&#8217;un commando militaire, aucun de ces rôles ne lui conviennent. Alors petit ami de Buffy, c&#8217;était aussi perdu d&#8217;avance !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-407  aligncenter" title="buffy5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy5.jpg" alt="" width="329" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 4</strong> a donc énormément de mal à satisfaire les spectateurs exigeants, habitués jusqu&#8217;alors à des arcs scénaristiques maîtrisés et cohérents. Le salut de la <strong>saison 4</strong> ne provient finalement que dans les superbes crossover avec la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>. Car avouons-le, tandis que la <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> diminue en intensité d&#8217;épisode en épisode, la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> en met plein les yeux. De remarquables épisodes s’enchaînent non stop les uns à la suite des autres, l&#8217;intensité dramatique de certains d&#8217;entre eux fleurent l&#8217;excellence (<em>1&#215;05 &#8211; L&#8217;appartement de Cordélia</em>, <em>1&#215;09 &#8211; Sacrifice héroïque</em>, <em>1&#215;19 – Sanctuaire</em>&#8230;). Les intrigues prennent assez vite un caractère policier du plus bel  effet, et le personnage de Kate y prend une importance de choix. Mais l&#8217;atout qualitatif de la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>, c&#8217;est l&#8217;incroyable imbrication de cette série avec sa sœur aînée. Chaque épisode d&#8217;<strong>Angel</strong> est plus ou moins lié à un de <strong>Buffy contre les vampires</strong>. Dès le premier épisode des deux séries par exemple, nous découvrons que Buffy reçoit un appel chez elle, mais personne ne semble être au bout du fil. On apprend alors dans l&#8217;autre série que c&#8217;est Angel qui passe cet appel. Et les petits exemples de ce genre sont légion. Jamais aucune série n&#8217;est allée aussi loin dans l&#8217;utilisation aussi judicieuse du crossover.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-409  aligncenter" title="buffy6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy6.jpg" alt="" width="319" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il est d&#8217;ailleurs indispensable de regarder à la fois la <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> et la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> pour comprendre les aboutissements des scénarios dans l&#8217;une comme dans l&#8217;autre des deux séries. Les événements dans une série ont un impact immédiat dans l&#8217;autre. Ainsi, la conclusion de l&#8217;histoire amorcée dans <em>Désillusions</em> (4&#215;03) trouve sa conclusion dans <em>La pierre d&#8217;Amarra</em> (1&#215;03). Plus somptueux encore, Angel s&#8217;invite dans <em>L&#8217;esprit vengeur</em> (4&#215;08) et Buffy lui rend la pareille dans le fabuleux <em>Je ne t&#8217;oublierai jamais</em> (1&#215;08), magnifique épisode qui constitue le summum de la relation entre Buffy et Angel. Le phénomène du crossover trouve son paroxysme dans la quinqualogie qui démarre dans <em>Une revenante</em> (4&#215;15 et 4&#215;16), se poursuit ensuite dans les épisodes <em>Cinq sur cinq</em> (1&#215;18) et <em>Sanctuaire</em> (1&#215;19), et se conclut définitivement dans <em>Le facteur Yoko</em> (4&#215;20). En connaissant toutes les imbrications scénaristiques, la <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> prend immédiatement un autre sens plus intéressant, mais elle n&#8217;échappe pas aux grossières erreurs commises, et se veut très inférieure à la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> qui a mieux bénéficié du soutient des auteurs. Ils voulaient sans aucun doute un lancement réussit pour leur nouvelle série.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-413  aligncenter" title="buffy7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy7.jpg" alt="" width="346" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, tout s&#8217;arrange considérablement aussi bien du côté de la <strong>saison 5</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> que la <strong>saison 2</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>. Les auteurs parviennent à trouver un équilibre idéal et voyagent sur un habile rythme de croisière dans les deux séries. Si aujourd&#8217;hui encore, beaucoup de fans sont partagés quand à la qualité intrinsèque de la <strong>saison 5</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong>, je me range personnellement du côté de ceux qui l&#8217;apprécie. Voulue comme une conclusion définitive de la série (il n&#8217;était en effet à cette époque pas question qu&#8217;une nouvelle saison voit le jour), la <strong>saison 5</strong> est conçue avec une thématique extrêmement forte dans l&#8217;esprit de Joss Whedon: la notion de sacrifice. Que seriez-vous prêt à faire pour sauver votre vie ou celle d&#8217;un proche ? Les tourments que doivent subir Buffy, Dawn, Willow mais surtout le très intéressant Ben, sont menés de main de maître et avec justesse. Les délires nombrilistes de Gloria ne sont au final qu&#8217;accessoires et ne servent qu&#8217;à mener l&#8217;intrigue principale à son terme dans une apothéose magnifiquement mise en scène, et qui reste parfaitement logique dans l&#8217;univers de <strong>Buffy contre les vampires</strong>. La <strong>saison 5</strong> permet également de mettre un terme définitif au personnage de Riley, qui n&#8217;a absolument rien apporté à l&#8217;univers de la série. Il se retire de la scène de façon finalement discrète et, à moins d&#8217;être attaché à l&#8217;acteur, on ne regrette à aucun moment son départ au point même d&#8217;oublier jusqu&#8217;à son existence au fil du temps. Un bon point en soit.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-416  aligncenter" title="buffy8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy8.jpg" alt="" width="306" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;une des autres forces de la <strong>saison 5</strong> est l&#8217;étoffement de la personnalité de William le sanguinaire, dit Spike. Revenu avec bonheur au cours de la <strong>saison 4</strong>, principalement pour remplacer Angel dans le rôle du vampire sadique sous les traits d&#8217;un personnage familier, Spike était surtout cantonné au rôle de bouffon adorable (registre dans lequel le comédien excelle). A partir de la <strong>saison 5</strong>, sa véritable généalogie est établit. Les scénaristes poussent même le bouchon jusqu&#8217;à apporter aussi des réponses clefs sur ce personnage durant la <strong>saison 2</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>. C&#8217;est ainsi que deux épisodes totalement différents que sont <em>Darla</em> (2&#215;07) et <em>La faille</em> (5&#215;07) permettent de remonter le temps et de voir que les scènes sont strictement les mêmes dans ces deux épisodes, mais abordé d&#8217;un point de vue différent : Angel et Darla d&#8217;un côté, Spike et Drusilla de l&#8217;autre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-417  aligncenter" title="buffy9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy9.jpg" alt="" width="331" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les connexions entre <strong>Buffy contre les vampires</strong> et <strong>Angel</strong> trouvent réellement leur paroxysme à cette période de la vie des deux séries. Des personnages vont et viennent d&#8217;une série à l&#8217;autre, se rendant simplement visite, s&#8217;appelant au téléphone, et bien entendu s&#8217;invitant dans l&#8217;intrigue globale des deux séries de manière intelligente. C&#8217;est le cas notamment de Drusilla, qui contribue d&#8217;abord dans la série <strong>Angel</strong> (<em>2&#215;09 &#8211; L&#8217;épreuve, 2&#215;10 &#8211; Retrouvailles et 2&#215;11 &#8211; Déclaration de guerre</em>) avant de sévir violemment dans <strong>Buffy contre les vampires</strong> (<em>5&#215;14 – La déclaration</em>). C&#8217;est également à l&#8217;occasion de cet épisode qu&#8217;une autre figure emblématique de l&#8217;univers de Joss Whedon va établir ses quartiers à Los Angeles : l&#8217;incontournable Harmony (<em>2&#215;17 – Amie ou ennemie ?</em>). Étonnamment, malgré ses personnages qui ne cessent de se déplacer constamment d&#8217;une série à l&#8217;autre, les intrigues principales des <strong>saison 5</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> et <strong>saison 2</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> sont calculées au millimètre près. A tel point d&#8217;ailleurs qu&#8217;il n&#8217;est en pratique pas du tout indispensable de suivre conjointement les deux séries pour tout comprendre. Les crossovers sont en quelque sorte des cadeaux bonus offerts aux fans, seuls à même d&#8217;établir par eux mêmes les connexions et d&#8217;approfondir les scénarios pourtant déjà complexes. Une vrai maîtrise scénaristique jamais vue nulle part ailleurs dans le petit monde des séries télévisées.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-406  aligncenter" title="buffy4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy4.jpg" alt="" width="363" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que Buffy se forge son caractère d&#8217;héroïne inoubliable durant la <strong>saison 5</strong>, la <strong>saison 2</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> commence enfin à forger sa propre mythologie. Prophétie salutaire, cabinets d&#8217;avocats machiavéliques et monstres de foire sont légion, tout comme l&#8217;approfondissement des caractères des personnages et leurs différents tourments. Finalement, pour égayer quelque peu cette noirceur lancinante, les scénaristes décident pour la fin de saison de prendre un virage à 180 degrés en offrant des épisodes plus légers, dans lesquels la fine équipe est projetée dans une dimension médiévale. Ces épisodes permettent ainsi d&#8217;offrir à la série ses tous premiers délires, qui deviendront par la suite récurrent dans <strong>Angel</strong>, et permettant également de donner une explication plausible quand à l&#8217;absence d&#8217;Angel pour épauler le combat du Scooby Gang contre Gloria.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-420  aligncenter" title="buffy11" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy11.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, les bonnes choses ont une fin. The WB conclut la diffusion de <strong>Buffy contre les vampires</strong> avec l&#8217;inoubliable dernier épisode de la <strong>saison 5</strong>. Ce qui devait être à cette époque la conclusion définitive de la série se voit transformé en passage de relais vers la chaîne concurrente UPN. Et malheureusement cela va mettre un terme, tout du moins temporaire, au lien étroit qui existait entre <strong>Buffy contre les vampires</strong> et <strong>Angel</strong>. Les dirigeants de The WB s&#8217;opposent en effet farouchement à la moindre connexion entre les deux séries, désormais concurrentes. Les <strong>saison 6</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> et <strong>saison 3</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> volent dès lors de leurs propres ailes indépendamment l&#8217;une de l&#8217;autre. Mais c&#8217;est toutefois de courte durée, car Joss Whedon ne peut très vite pas s&#8217;empêcher de passer outre ces décisions. C&#8217;est ce que nous verrons dans le prochain dossier qui sera très certainement consacré à cet univers prochainement sur le blog !</p>
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		<title>Dark Crystal : un magnifique conte fantastique et poétique</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 06:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma d'animation]]></category>

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		<description><![CDATA[Dark Crystal est un film résolument à part dans le catalogue de Jim Henson que l&#8217;on connaît mieux pour ses innombrables personnages haut en couleurs créés pour le Muppet Show (dont Disney a acquit les droits en 2004 soit dit en passant). S&#8217;il s&#8217;était en effet déjà attaqué à des longs métrages utilisant des marionnettes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-364  aligncenter" title="darkcrystal" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal.jpg" alt="" width="268" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> est un film résolument à part dans le catalogue de Jim Henson que l&#8217;on connaît mieux pour ses innombrables personnages haut en couleurs créés pour le <a>Muppet Show</a> (dont Disney a acquit les droits en 2004 soit dit en passant). S&#8217;il s&#8217;était en effet déjà attaqué à des longs métrages utilisant des marionnettes, on peut raisonnablement dire que <strong>Dark Crystal</strong> est son premier véritable film d&#8217;animation fantastique et poétique tant il dégage, aujourd&#8217;hui encore, un sentiment aussi unique qu&#8217;inoubliable. Il est sorti en salle en 1983 en France, et met en scène à l&#8217;écran exclusivement des marionnettes dans un monde résolument féérique. A sortie en salle, <strong>Dark Crystal</strong> fut aussi considéré, à juste titre d&#8217;ailleurs, comme le premier film à prises de vue réelle dépourvu de tout être humain ou animaux réels à l&#8217;écran. Chaque créature est unique en son genre car elle ne rappelle aucune espèce connue.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-368  aligncenter" title="darkcrystal3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal3.jpg" alt="" width="500" height="214" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> comporte un monde onirique très envoûtant. Passé les dix premières minutes, on est naturellement capable de s&#8217;imprégner de l&#8217;ambiance fantastique du film. Si quelquefois on ne peut évidemment pas oublier que l&#8217;on est en présence d&#8217;un film interprété par des personnages aux expressions parfois figées, leur jeu se révèle étonnamment pertinent en faisant d&#8217;une force toutes leurs faiblesses. Jen et Kira, de la race des Gelflings, forment un couple vedette très attachant. Et comme ils sont les derniers survivants de leur espèce, on s&#8217;identifie à eux rapidement et partageons avec eux leur quête.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-371  aligncenter" title="darkcrystal4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal4.jpg" alt="" width="500" height="211" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il est étrangement difficile de résumer le scénario du film, tant il gâcherai l&#8217;expérience cinéphile à ceux qui n&#8217;ont encore jamais eu la chance de le voir. J&#8217;avais d&#8217;ailleurs rédigé un très beau résumé qui aurait du figurer sur cette page, mais en le relisant je me suis rendu compte qu&#8217;il désossait complètement toute l&#8217;essence même de ce film incontournable. A défaut, je préfère donc dire que le synopsis du film peut être ramené à une quête initiatique et le pardon de ses erreurs passés. Il met ainsi en scène quatre races différentes : les Gelflings dont le destin est de ramener la paix dans le royaume en sauvant le cristal ; les Mystiques qui œuvrent pour la connaissance et la sagesse ; les exubérants Podlings relégués au misérable statut d&#8217;esclaves ; et les effrayants Skekses aveuglés par la soif de pouvoir et de domination. A ces quatre races s&#8217;ajoute un dernier personnage réellement inoubliable : Aughra aussi connue comme la Gardienne des Secrets ou encore Celle qui Voit Tout.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-372  aligncenter" title="darkcrystal5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal5.jpg" alt="" width="500" height="215" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> ne distribue ses cartes aux spectateurs qu&#8217;au fur et à mesure de l’avancement de la quête de Jen. Vous découvrez ainsi en même temps que lui tout de son tragique passé et de son troublant avenir. Certes on peut aujourd&#8217;hui reprocher au film sa progression lente, il n&#8217;empêche que cela fonctionne toujours aussi bien. Car, même si le film est ancien, sa tonalité reste moderne et intemporelle. Chaque détail, chaque personnage est utile dans le film et on ne comprend finalement leur présence qu&#8217;après avoir vu <strong>Dark Crystal</strong> en entier. D&#8217;où cette étonnante difficulté à résumer le film.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-373  aligncenter" title="darkcrystal6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal6.jpg" alt="" width="500" height="215" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> pullulent d&#8217;effet spéciaux en tout genre : aux marionnettes s&#8217;ajoutent des décors souvent magnifiques, quelques incrustations d&#8217;effets visuels précurseurs de leur époque et surtout de somptueux arrières plans peint à la main. Tourné à Londres, le film est très imprégné des légendes anglo-saxonnes et surtout de l&#8217;univers de Tolkien. Aussi tout un univers parfaitement cohérent existe dans <strong>Dark Crystal</strong>. Mais cette forte ambition eut toutefois des répercutions importantes sur le tournage. Les lourds costumes de certains personnages épuisaient les acteurs qui les portaient, sans compter la chaleur et les positions difficiles à garder pour interpréter ces personnages.  Pourtant, le résultat est impressionnant, chaque espère, chaque personnage a une démarche caractéristique très réaliste. Jim Henson lui-même s&#8217;investit dans plusieurs personnages.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-374  aligncenter" title="darkcrystal7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal7.jpg" alt="" width="500" height="215" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que l&#8217;on pourrait se dire qu&#8217;un film de marionnettes s&#8217;adresse principalement à des enfants, il n&#8217;en est absolument rien avec <strong>Dark Crystal</strong>. Son ambiance sombre et ses rebondissements parfois effrayants auront raison des cœurs sensibles. C&#8217;est avant tout un conte, dans son sens véritable, et non édulcorée comme le représente souvent Disney (on se souviendra par exemple des fins complètement opposées du conte La petite sirène et son adaptation en <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/033.php">film d&#8217;animation</a>). Le but du film n&#8217;est pas sa fin mais de découvrir son voyage en traversant avec Jen les difficultés qui lui barre la route. Pas étonnant que <strong>Dark Crystal</strong> soit devenu en 1983 le plus gros succès cinéma de l&#8217;année en France, le public ne s&#8217;est trompé en acclamant ce film, contrairement aux Etats-Unis où il n&#8217;eut qu&#8217;un succès d&#8217;estime face au raz-de-marée <a>E.T. L&#8217;extra-terrestre</a> sorti la même année que lui là-bas. Il faut dire que le doublage français n&#8217;est pas en reste, et réunit de grandes voix de cette époque : Vincent Ropion (Jen), Dorothée Jenma (Kira), Lita Recio (Aughra) ou encore Marc Cassot (Narrateur) pour ne citer que ceux là. Chaque voix crédibilise les personnages, et on en apprécie tout autant de voir le film en français qu&#8217;en anglais.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-375  aligncenter" title="darkcrystal8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal8.jpg" alt="" width="500" height="215" /></p>
<p style="text-align: justify;">De nos jours pourtant, <strong>Dark Crystal</strong> est devenu le second plus gros succès de l&#8217;histoire du cinéma pour des marionnettes juste derrière <a>Les Muppets, le film</a>. Dès la fin des années 1980, Jim Henson prévoyait d&#8217;ailleurs de proposer une suite, qui ne put malheureusement pas voir le jour puisqu&#8217;il décéda en 1990. Pourtant son héritage se poursuit toujours au travers de la Jim Henson Company et la Jim Henson&#8217;s Creature Shop qui repoussent toujours plus loin les limites des marionnettes qui comptent de nombreuses pépites du genre dont la somptueuse série de science-fiction <a>Farscape</a> qui mêlent de façon crédible des personnages réels avec des marionnettes sur le même pied d&#8217;égalité. Trente ans plus tard, le projet d&#8217;une suite à <strong>Dark Crystal</strong> est actuellement remis au premier plan. Annoncé en 2009 sous le titre provisoire de « <strong>The power of the Dark Crystal</strong> » (pour une sortie encore indéterminée), ce nouveau volet du conte devrait réunir une fois encore des marionnettes à l&#8217;écran tout en ayant recours au minimum aux images de synthèses. Il est à espérer que ce film puisse restituer cette ambiance unique que seules les années 1980 avaient pu rendre possible.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-367  aligncenter" title="darkcrystal2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal2.jpg" alt="" width="206" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> est un film à connaître, aussi bien par les amoureux des films fantastiques que ceux qui vouent une passion pour les <a>Muppets</a>. Véritable film culte de plusieurs générations, <strong>Dark Crystal</strong> se doit d&#8217;être connu comme le plus poétique et le plus magnifique des films de Jim Henson.</p>
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		<title>Roswell : histoire d&#8217;un crash télévisuel</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 05:50:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries télévisées]]></category>

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		<description><![CDATA[La série Roswell a tenté de marier le thème du fantastique à celui de la conspiration extraterrestre alors que ce genre est déjà en plein déclin au début des années 2000. Il faut dire que si The X-Files : Aux frontières du réel l&#8217;avait remis au goût du jour en 1993, de trop nombreuses séries [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="364" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/iqggx4vNPh8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="364" height="300" src="http://www.youtube.com/v/iqggx4vNPh8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">La série <strong>Roswell</strong> a tenté de marier le thème du fantastique à celui de la conspiration extraterrestre alors que ce genre est déjà en plein déclin au début des années 2000. Il faut dire que si <a>The X-Files : Aux frontières du réel</a> l&#8217;avait remis au goût du jour en 1993, de trop nombreuses séries ont ensuite usé ce thème jusqu&#8217;à la corde pendant les années 1990 à l&#8217;image de la très poussive <a>Dark Skies, l&#8217;impossible vérité</a>. <strong>Roswell</strong>, réalisée par Jason  Katims, a subit de plein fouet cette désaffection des spectateurs, principalement en raison des choix malheureux qui ont été fait autour de la série, et face à la concurrence impitoyable de <a>Smallville</a> qui remis les supers héros aux goûts du jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, <strong>Roswell</strong> avait réellement tout pour être une superbe série de qualité. Elle est d&#8217;abord en partie basée sur la série de romans pour la jeunesse « Roswell Hight » (inédite en français) de Melinda Metz, et commence d&#8217;ailleurs par un long épisode d&#8217;une heure et demi remarquablement bien écrit. Le synopsis est simple mais efficace : Max Evans, Isabel Evans et Michael Guerin sont trois jeunes adolescents que rien ne semble distinguer des autres dans le lycée de la ville de Roswell au Nouveau Mexique. Comme chacun sait un vaisseau extraterrestre s&#8217;est écrasé là bas en 1947, et la ville vit depuis de l&#8217;énorme commerce parallèle d&#8217;objets basés sur les OVNI. Alors qu&#8217;ils s&#8217;apprêtent à fêter la commémoration annuelle du crash, Max Evans est témoin d&#8217;une fusillade dans le café Crash Down dans laquelle Elisabeth (surnommée Liz) Parker est touchée mortellement. Sans réfléchir, Max se précipite sur elle et lui sauve la vie. Cette action pour le moins anodine a dès lors des répercutions considérables dans sa vie et celle de ses amis, menaçant de dévoiler à jamais leurs véritables origines. Ils sont en effet tous les trois des personnes dont une partie de leur ADN est  humaine et l&#8217;autre extraterrestre. Leur destin est, de plus, lié au crash de l&#8217;OVNI de 1947.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-318" title="maxliz" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/maxliz.jpg" alt="" width="227" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 1</strong> cultive une grande partie de mystère et de romance. La plus grande d&#8217;entre elles tournant évidemment entre Liz et Max dont le destin est désormais lié. Au fil des épisodes, on apprend peu à peu à apprécier ces trois extraterrestres dont on découvre tout au long de l&#8217;intrigue qu&#8217;ils sont surtout beaucoup plus humains qu&#8217;ils ne le croient eux-mêmes. En fin de compte, si l&#8217;on retire l&#8217;aspect alien, les épisodes tiennent vraiment la route. Max, Isabel et Michael sont en fin de compte des êtres humains légèrement plus évolués que les autres, et qui détiennent donc naturellement certains pouvoirs. Tout au long de la saison 1, le sauvetage initial de Liz connaît des répercutions de plus en plus importantes, impliquant plusieurs habitants de Roswell qui n&#8217;avaient pourtant rien demandé. Et chacun a des réactions plus ou moins différentes à la situation. Liz tout d&#8217;abord ne se pose dans un premier temps absolument aucune question, le fait d&#8217;être toujours en vie l&#8217;ayant marqué à jamais. Shiri Appleby, qui joue le rôle à l&#8217;écran, s&#8217;en sort admirablement bien.</p>
<p style="text-align: justify;">A ses côtés, Maria DeLuca &#8211; interprétée par Majandra Delfino &#8211; est la bonne surprise de cette <strong>saison 1</strong> (et même de la série complète). Emportée dans les tourments d&#8217;une conspiration à laquelle elle n&#8217;aurait jamais voulue être impliquée, elle s&#8217;impose finalement naturellement tout aux longs des 22 épisodes. A la fois sensible, hystérique, comique ou compréhensive, Maria DeLuca est incontournable dans la série. Beaucoup plus anecdotique, la <strong>saison 1</strong> fait également intervenir Alex Whitman, dont le rôle se révèle assez limité. Interprété par Colin Hanks (le fils de Tom Hanks), Alex est assez inconsistant dans cette saison, poussant d&#8217;ailleurs le comédien à se retirer de l&#8217;aventure dès l&#8217;année suivante. A peine faire-valoir sans prétention aucune, Alex n&#8217;obtient ses galons qu&#8217;après avoir quitté la série&#8230; dans une histoire tout aussi abracadabrante que foncièrement stupide durant la saison 2 !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-321  aligncenter" title="mariamichael" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/mariamichael.jpg" alt="" width="356" height="200" /></p>
<p style="text-align: justify;">La tension de la série durant la <strong>saison 1</strong> va crescendo à chaque nouvel épisode, le spectateur est ainsi happé par des intrigues très pertinentes. Pourtant, trop vite, les scénaristes commettent un premier dérapage qui va faire tache d&#8217;huile et entraîner le déclin de la série : le personnage de Tess (Emilie de Ravin, que l&#8217;on connaît de nos jours mieux dans la série <a>Lost – Les disparus</a>). Dès son intrusion dans la série, Tess se révèle un personnage antipathique, elle détruit peu à peu les relations entre les héros et finalement tout commence déjà à se gâter dans la série dès son arrivée. N&#8217;arrivant heureusement que tardivement, les dégâts ne sont cependant pas encore considérables, et Tess reste heureusement assez anecdotique pour ne pas ternir la qualité de cette <strong>saison 1</strong>. Surtout que le suspense est à son comble dans les derniers épisodes, où Max est kidnappé puis torturé de façon éprouvante. Certains personnages que l&#8217;on pensait être dangereux se révèlent même d&#8217;étonnant nouveaux alliés à l&#8217;image du Shérif James Valenti (William Sadler).</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 1</strong> se termine alors en apothéose, et n&#8217;est finalement compromise que par son twist final, dans lequel l&#8217;intrigue se recentre malheureusement trop vite autour de Tess. La séparation extrêmement brutale entre les deux vedettes de la série Max et Liz déchire réellement le spectateur qui ne s&#8217;y attendait pas le moins du monde. La <strong>saison 1</strong> bénéficie ainsi d&#8217;une sorte de fin ouverte au dénouement inattendu. Il était donc évident que la saison 2 allait répondre à nos questions. Pourtant, Warner Brothers Network n&#8217;est pas du tout satisfait par la série qui ne répond pas à l&#8217;attente des dirigeants. La chaine décide en effet en 2000 de mettre un terme à <strong>Roswell</strong>. Mais les fans désapprouvent cette idée. Une étonnante  mobilisation va alors se produire, les fans  américains se  mobilisent massivement et font plier la chaine Warner  Brothers Network  qui accorde donc à <strong>Roswell</strong> une seconde saison.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-327    aligncenter" title="alexkyle" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/alexkyle.jpg" alt="" width="348" height="200" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais malheureusement, tout espoir est anéanti et ce dès le premier épisode de la nouvelle saison. Le ton de la série est radicalement modifié en quelques minutes (sans doute pour mieux respecter le cahier des charges des dirigeants de Warner Brothers Network), la plupart des personnages ont désormais une psychologie différente venue d&#8217;on ne sait où et la série balaye littéralement tout romantisme dans son intrigue. Assez vite, la <strong>saison 2</strong> s&#8217;empourpre dans des invraisemblances et des énormités inexplicables. Là où la saison 1 jouait sur le registre humain, la <strong>saison 2</strong> milite pour le côté extraterrestre et la théorie du complot extravagante, ce qui la décrédibilise au fur et à mesure des épisodes. Pire, Tess se retrouve au cœur même du fil rouge de la saison 2, qui accumule donc boulettes et énormitées en tout genre. Clairement, le public ne suit plus, s&#8217;est complètement perdu dans les histoires alambiquées, et préfère se réfugier dans la saison 1 de <a>Smallville</a> qui entre en concurrence directe avec <strong>Roswell</strong> en proposant le même type de personnages adolescents ayant des pouvoirs surnaturels. La saison 2 est une vrai bérézina, une vrai catastrophe télévisuelle. Colin Hanks est ainsi le premier à s&#8217;en rendre compte, et préfère quitter rapidement la série. Si on le comprend tout à fait, le départ d&#8217;Alex dans le scénario va alourdir encore plus une intrigue déjà inintéressante et non crédible. La <strong>saison 2</strong> se crée peu à peu son propre tombeau, et le final de la saison tombe comme sur un cheveu sur la soupe. La série est tombée tellement bas qu&#8217;on a de fort doute qu&#8217;une suite puisse être lui être accordée. La décision de Warner Brother Network est sans appel : s&#8217;en est terminé de la série.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, les fans veulent lui donner une dernière chance. Car malgré la qualité éprouvante de la <strong>saison 2</strong>, on finit par s&#8217;attacher à Liz, Max, Michael, Isabel, Maria, Jim et Kyle. Il faut dire que les acteurs restent convaincants, en dépit des mauvais scénarios qui ont été écrit autour d&#8217;eux. La chaine concurrente UPN y croit d&#8217;ailleurs elle aussi en rachetant les droits de la série (elle fera d&#8217;ailleurs de même pour <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=281" target="_self">Buffy contre les vampires</a> qui a obtenu ses saisons 6 et 7 grâce à elle). La série est pourtant tombée déjà si bas qu&#8217;on se demande comment UPN a pu croire à une résurrection de <strong>Roswell</strong>. On ne pouvait se faire en fait qu&#8217;une raison : la saison 3 ne pouvait se permettre de tuer encore plus la série et garantissait donc obligatoirement de relever le niveau. Sans compter que la mobilisation des fans étaient toujours aussi forte en 2001 que l&#8217;année précédente.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="maxtess" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog//wp-content/uploads/maxtess.jpg" alt="" width="225" height="230" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que la série ne décolle pas vraiment, et rapidement UPN fait comprendre aux auteurs de <strong>Roswell</strong> que la saison 3 sera la dernière. Les scénaristes ayant désormais plusieurs mois devant eux pour conclure plus correctement leur intrigue globale, on remarque rapidement que le niveau s&#8217;élève de plus en plus au fil des épisodes. Déjà, nous nous recentrons enfin sur ce qui nous avait manqué depuis la saison 1 : la relation entre Max et Liz. Entre disputes et réconciliations, la <strong>saison 3</strong> remonte dans l&#8217;estime des spectateurs. Elle se permet de prendre enfin ses distances avec la théorie du complot qui nous avait déjà durement éprouvé dans la saison 2. La <strong>saison 3</strong> propose également des épisodes d&#8217;une grande justesse, et certains d&#8217;entre eux sont d&#8217;une sensibilité étonnante, à l&#8217;image de l&#8217;épisode de Noël où Max oublie enfin de centrer ses actions sur sa seule personne pour aider un jeune garçon autiste. On a même droit à une désopilante parodie de la série <a>Ma sorcière bien aimée</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, la <strong>saison 3</strong> ne peut échapper aux énormités commises au cours de la saison 2. Et quand vient enfin le moment de conclure plusieurs de ses intrigues, on se rend compte que les scénaristes ont un mal fou à finaliser proprement des histoires qui s&#8217;était révélées abracadabrantes l&#8217;année précédente. La <strong>saison 3</strong> retombe d&#8217;ailleurs quelquefois dans les excès en offrant par exemple un double épisode de milieu de saison très tiré par les cheveux. De la même façon, la saison 3 ne peut pas faire l&#8217;impasse sur le personnage de Tess, et lui consacre donc un ultime épisode dans lequel l&#8217;histoire se termine relativement bien, et en donnant enfin un semblant de consistance à Tess par un habile tour de passe-passe. Au fur et à mesure, chaque pièce du puzzle de la série est résolu une à une et la série se permet d&#8217;obtenir une véritable fin. Ce qui arrive rarement à certaines séries américaines mortes trop brutalement sans aucune conclusion.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="roswellsaison3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog//wp-content/uploads/roswellsaison3.jpg" alt="" width="400" height="289" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Roswell</strong> c&#8217;est ainsi une idée de départ excellente qui a su se cultiver au cours d&#8217;une exceptionnelle saison 1 puis l&#8217;histoire d&#8217;un énorme crash télévisuel dans une éprouvante et incohérence saison 2. Sauvée in extremis par deux fois par les fans dévolus aux comédiens si attachants, <strong>Roswell</strong> s&#8217;est vu offrir ce qu&#8217;on aurait jamais cru possible : une ultime saison intéressante qui a su légèrement relever le niveau artistique même si elle n&#8217;a jamais pu atteindre celui de la saison 1. Aujourd&#8217;hui, <strong>Roswell</strong> reste une série à découvrir car elle est l&#8217;une des dernières représentantes d&#8217;un style fantastique et ufologique typique des années 1990 mais qui a subit de plein fouet le déclin de ce genre télévisuel tout en n&#8217;ayant pas su être exploitée correctement. Elle ne vaut que pour ses acteurs talentueux qui se démènent comme ils le peuvent pour sauver les histoires du naufrage, et qui se révèlent tous à tour de rôle extrêmement attachants (à la seule exception de Tess). <strong>Roswell</strong> c&#8217;est aussi un cas d&#8217;école à noter pour la surprenante mobilisation des fans qui ont contribué à ce que la série puisse avoir une vrai conclusion et ce malgré sa qualité décevante. Un luxe qui est rarement accordé à de nombreuses séries.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span> Peu de personnes le savent, mais <strong>Roswell</strong> est l&#8217;une de ces séries américaines dont la version DVD est différente de celle qui fut diffusée à la télévision. En raison de problèmes de droits d&#8217;exploitation de plusieurs chansons, elles durent être retirées et remplacées par Jason Katims afin que la série puisse être commercialisée. En France, seule la première diffusion de la série sur M6 comportait les chansons d&#8217;origine, depuis seules les nouvelles les remplacent dans toutes les rediffusions.</p>
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		<title>L&#8217;univers de Buffy contre les vampires</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 12:31:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parler de Buffy contre les vampires, c’est évoquer Joss Whedon son créateur. Celui-là même qui &#8211; avant de réellement se faire connaître du grand public &#8211; contribua au scénario de Toy Story pour Pixar. Peu de séries peuvent se vanter d’avoir créé un mythe et lancé une mode. Encore plus rare sont les séries qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="364" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/7VS2JXKICEQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="364" height="300" src="http://www.youtube.com/v/7VS2JXKICEQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Parler de <strong>Buffy contre les vampires</strong>, c’est évoquer Joss Whedon son créateur. Celui-là même qui &#8211; avant de réellement se faire connaître du grand public &#8211; contribua au scénario de <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/042.php" target="_self">Toy Story</a> pour <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/liste_p.php" target="_self">Pixar</a>. Peu de séries peuvent se vanter d’avoir créé un mythe et lancé une mode. Encore plus rare sont les séries qui ont une trame narrative exceptionnelle qui n’a jamais été incohérente, et qui s’est renforcée avec les années. S’il n’y avait pas eu The X-Files &#8211; Aux frontière du réel pour remettre au goût du jour le fantastique, peut-être que personne n’aurait jamais pu donner sa chance à <strong>Buffy contre les vampires</strong>. Il faut dire que sa genèse est pour le moins atypique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy1.jpg" alt="" width="363" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au commencement, il y eut un film :  <strong>Buffy, tueuse de vampire</strong>. Joss Whedon avait déjà une définition générale sur ce qu’allait devenir son personnage fétiche. On y retrouve en effet déjà quelques éléments qui ont fait le succès de la série qui en est dérivée. Le personnage de Buffy (surnommé assez difficilement Bichette dans la VF !!) est une transgression au mythe de la jeune fille blonde effarouchée qui finissait systématiquement par mourir dans tous les films fantastiques ou d’horreur. Choisie par une force invisible pour lutter contre les forces du mal, elle doit mettre de côté sa vie de jeune adolescente sans histoire pour entrer de plein pied dans un monde noir et cruel. L’idée de départ reste incontestablement une réussite, mais le résultat final porté à l’écran fut un vrai gâchis. A peine meilleur qu’un petit « teenager movie » de seconde zone, le film se perd dans des énormités inexplicables, une mise en scène excessivement molle et ne fait certainement pas l’unanimité. Le scénario fut en effet tellement retravaillé qu’on n’y retrouve presque rien de palpitant. Il est d’ailleurs excessivement difficile de voir ce film, que l’on soit fan ou non, tant sa qualité est dérisoire. On peut toutefois le considérer comme une première intrusion de Buffy dans l’univers des vampires et la curiosité (ainsi que les gros logos publicitaires du DVD annonçant « le film par lequel tout a commencé ») nous pousse trop souvent à le visionner. Mais n’y cherchez alors pas les réponses à vos questions, Joss Whedon a depuis longtemps oublié cette adaptation pour lancer la trame narrative de la série.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy3.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut en effet se tourner vers le comic <strong>Buffy The Origin</strong> en trois parties pour découvrir à peu près ce qu’aurait du être « Buffy, tueuse de vampire ». Ce comics est en effet basé approximativement sur les bases du scénario d’origine, et fut validé par Whedon lui-même. Il existe actuellement trois éditions françaises de ce comic : la première édition originale de ce comic fut publié par Semic en deux parties, une seconde édition par le même éditeur regroupait ces deux histoires, et enfin Fusion Comic qui a récemment entrepris de republier l’intégralité des aventures dessinées de la Tueuse dans leur ordre chronologique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après cet échec cinématographique, on aurait alors pu croire que Buffy serait restée dans sa tombe, mais tel un vampire, il n’en fut rien. Whedon remet l’idée au goût du jour avec une série télévisée. Un <strong>épisode pilote</strong> est alors réalisé, mais pas à l’intention d’être diffusé. Il s’est depuis échappé sur le réseau mondial. Il dure approximativement une trentaine de minutes. Déjà la plupart du casting définitif y apparaît, comme Sarah Michelle Gellar (Buffy), Charisma Carpenter (Cordélia), Mercedes McNab (Harmony) ou Nicolas Brendon (Alex). Plusieurs éléments de la série s’y trouve également : le Bronze notamment, le cimetière, le lycée de Sunnydale… Bien qu’à peine esquissé, le troublant Angel (David Boreanaz) y est aussi présent. Mais d’autres personnages ont un autre visage. C’est le cas de Willow. Encore plus caricaturale qu’elle ne sera par la suite, Willow (jouée par Riff Regan) est le souffre douleur de toute l’école. Renfermée, solitaire et plutôt rondelette, elle est le contraire même de ce qu’est Alysson Hannigan qui reprendra finalement le rôle. Cet épisode pilote se regarde au final sans broncher. L’absence de moyen pour le tourner ne se ressent pas vraiment car déjà l’histoire est forte et remarquablement tournée, il arrive même à faire mieux que le désastreux film qui l’a précédé. Le pilote test convainc les dirigeants de Warner Bros  et une première série de 12 épisodes est commandée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy4.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les grands moyens sont mis en place pour démarrer la série sur de solides bases. Un long épisode d’introduction d’une heure et demi est tourné. Plutôt que de recommencer l’histoire depuis le début, Joss Whedon préfère au final faire de la série la suite de son film tel qu’il l’aurait toujours voulu. Buffy connaît en effet déjà parfaitement sa mission en tant qu’élue, et le scénario multiplie les allusions à sa vie passée lorsqu’elle fut choisie. Est ainsi évoqué son expulsion d’un lycée de Los Angeles pour avoir mis le feu à un gymnase. Cette séquence n’apparaît pourtant absolument pas dans le film, confirmant que Joss Whedon a basé la série comme suite directe au scénario qu’il avait imaginé. En une heure et demi, la base générale de la série est alors posée. Elle n’en déviera ensuite jamais ! Elle sera complétée, enrichit, dévoilée sous divers angles de vue, mais sera ensuite absolument toujours respectée. Une rareté dans l’univers de la fiction télévisuelle dont la majorité part rapidement dans les invraisemblances.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy6.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dès le début, la série présente une maitrise exceptionnelle de sa trame scénaristique. En quelques épisodes, les personnages sont rapidement mis en place de façon habile et crédible. Tous, sans aucune exception, auront leur rôle à jouer dans les 12 épisodes de la <strong>saison 1</strong>. Quelques idées reçues sont entièrement dépoussiérées, et les acrobaties de Buffy remportent déjà les suffrages. Contrairement à certaines séries qui ont beaucoup de mal à crédibiliser leur héroïne féminine dans un rôle d’action (c’est le cas d’Alias par exemple), on croit aux capacités surhumaines de Buffy en quelques secondes. Le fait que l’on soit dans une série fantastique aide d’ailleurs beaucoup même s’il n’explique pas tout (<a>Sydney Fox l’aventurière</a> partage ainsi la même sympathie du public).  Autour d’elle on retrouve Willow, l’éternelle intello de service ;  Alex, l’oustider à l’amour non réciproque ; Giles, la figure paternelle ; Cordélia, le transfuge de l’ancienne Buffy avant d’être élue et Angel, le vampire et sa malédiction. Du côté des opposants, on retrouve le Maître, un vampire de l’ancien temps ; Darla dont le destin est lié à celui d’Angel et certains monstres et mutants de toutes sortes.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy5.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 1</strong>, du fait de son nombre réduit d’épisode, ne propose au final pas d’arc scénaristique majeur. Bien que plusieurs épisodes dévoilent des points importants sur son dénouement, la majorité des épisodes de la <strong>saison 1</strong> peuvent être appréciés individuellement. Chaque épisode met plutôt à l’honneur un personnage en particulier, que ce soit Willow dans Molock, Alex dans Les Hyènes, Cordélia dans Portée Disparue ou encore Angel dans Alias Angelus. Le mal y est systématiquement présenté de façon sournoise, il s’insinue dans le cœur des personnages qui s’ouvrent à lui sans s’y attendre.  Dans la version originale, le groupe se surnomme régulièrement le Scooby Gang, en l’honneur d’une série animée très célèbre, dont est reprise dans les grandes lignes les caractères des personnages de la série : Buffy est la meneuse comme Fred, Cordélia la BCBG Daphnée, Willow l’intello Verra et Alex le très effrayé Samy. Avec une certaine dérision, on imaginerait enfin Angel dans le rôle de Scooby-Doo parce qu’ils ont tous deux des crocs. Mais la comparaison s’arrêterait là.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette saison d’introduction à l’univers de Buffy développe nombre de subtilité scénaristiques qui ne prennent leur sens que plusieurs épisodes, voire années plus tard. Une constante durant les 7 ans de vie de la série. La plus importante d’entre elles résulte dans le caractère unique de la tueuse dans le monde. Alors que jusqu’à Buffy, chacune d’entre elle a toujours été unique et solitaire, et que sa mort déclenche l’appel d’une nouvelle tueuse dans le monde, Joss Whedon crée volontairement une déchirure importante dans la lignée des tueuses avec son personnage de Buffy. Celle-ci est en effet entourée d’amis qui lui viendront toujours en aide. De fait, lors de l’ultime épisode de la saison 1, Buffy est tuée par le Maitre. Mais bien qu’il y ait mort clinique pendant quelques secondes, celle-ci revit par un simple massage cardiaque grâce au soutient de ses amis.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy7.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que formant un tout global, chaque saison de <strong>Buffy contre les vampires</strong> développe un thème qui lui est propre. La <strong>saison 2</strong> est ainsi marquée par la dualité. Des couples s’unissent et se désunissent : Buffy et Angel, Oz et Willow, Cordélia et Alex, Giles et Jenny ainsi que Spike et Drusilla. Ce qui est d’ailleurs valable aussi bien en amour que dans la haine. On retrouve également cette dualité entre Buffy et Kendra, l’une étant aussi désinvolte que l’autre très à cheval sur les règlements. Mais c’est surtout autour du troublant Angel que la <strong>saison 2</strong> marque un important tournant dans son histoire. Le vampire maudit par les gitans qui lui ont rendu son âme en guise d’expiation est en effet libéré. Ce dernier redevenu bestial sous l’alias d’Angelus déchaine alors son courroux sur ces anciens amis tout en dévoilant une face extrêmement noire de sa personnalité. Le changement est aussi spectaculaire qu’extrêmement dérangeant pour le spectateur. Angelus est aussi violent que cruel, n’hésitant pas une seule seconde à jouer avec sa proie par pur plaisir tel un chat, qu’Angel est patient et attentionné. Kendra est également un personnage particulièrement intéressant de cette saison. Bien que Buffy ai été morte durant quelques secondes, une nouvelle tueuse a été appelée, révélant dès lors une faille dans la lignée des tueuses. On découvre en effet que la « résurrection »  de Buffy &#8211; qui n’en est pas réellement une – dans le dernier épisode de la saison 1 a créé une faille qui régulait jusqu’ici la lignée des tueuses. Celle-ci sera dès lors exploitée avec génie dans la série et trouvera une spectaculaire conclusion à la toute fin de la série.</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 2</strong> est plus feuilletonesque que la précédente, car chaque épisode contribue à faire évoluer le suivant, ou au moins apporter quelques informations supplémentaires. Mais on peut tout de même continuer à visionner les épisodes séparément. La construction des scénarii permet de capter les spectateurs et de les fidéliser. L’aspect dramatique de la seconde moitié de la saison est ainsi riche en rebondissement. Et sa conclusion tout aussi spectaculaire qu’effroyable ! La relation entre Angel et Buffy est en effet ici marquée à jamais comme l’un des plus passionnants amours impossibles de la télévision. La <strong>saison 2</strong> se conclut alors sur une note négative et pessimiste. Acculée, accusée à tort de meurtre, humiliée, brisée et rongée par les remords, Buffy prend la fuite et quitte Sunnydale.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy8.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le premier épisode de la <strong>saison 3</strong> reste incontestablement inhabituel dans l’univers de la série. Il pose en effet plutôt les bases de la future série à naitre : <strong>Angel</strong>. On y retrouve en effet tous les aspects que la nouvelle série développera un an plus tard (il servira d’ailleurs de base pour la création de son générique). L’action est en effet localisée à Los Angeles, la ville y est présentée sombre, froide et humide. Personne n’y est heureux, et chacun est plongé dans l’agonie et la solitude. Les démons profitent alors de la détresse des gens pour s’imposer. Au début de l’épisode, Buffy est au plus bas dans sa vie et n’a plus aucun repère dans sa vie. Il faudra alors l’intrusion de Chanterelle, que Buffy avait déjà tenté de secourir un an plus tôt, pour quelle réalise que la peine peut cicatriser avec le temps. Elle décide alors de rentrer chez elle pour affronter ses démons intérieurs. Joss Whedon a le mérite de faire suivre cet épisode par une suite tout à fait logique, Buffy n’est en effet pas réellement accueillie à bras ouvert par ses proches qui s’étaient presque fait à l’idée qu’elle ne reviendrait jamais. Buffy doit se racheter une conduite et dois dès lors tout faire pour regagner leur confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Doucement, au fil des épisodes, la <strong>saison 3</strong> aborde ainsi le thème de la séparation et de la réconciliation. De façon intelligente, les problèmes des personnages sont présentés de façon très réelle, renforçant la qualité de cette saison. Surtout lorsqu’une nouvelle tueuse débarque à Sunnydale : Faith. Kendra, qui n’apparaît finalement que dans trois uniques épisodes de la saison 2, n’eu au final qu’un rôle limitée dans la série. Mais elle marqua nombre de spectateurs car elle mettait en valeur un aspect  de Buffy : son côté solitaire et distant. Cette approche conduira malheureusement à sa mort brutale. Faith au contraire préfère jouer avec la vie et ne vit qu’à travers ses émotions. Elle est ainsi à l’opposée même de Kendra. Buffy, au contraire, tente depuis le début de concilier les deux aspects de sa vie, ce qui lui a permis de survivre jusqu’ici. Faith, au contraire, s’enfonce de plus en plus dans la passion. L’affrontement entre les deux tueuses devient rapidement inévitable. Sournoisement, Faith trahit tour à tour ses anciens amis en s’alliant au Maire de Sunnydale avec lequel elle lie une relation père-fille assez morbide. Elle qui n’avait jamais rien connu de tel jusqu’à aujourd’hui, parvient à se trouver une place et faire fi de l’ombre de Buffy qui plane autour d’elle. Entre haine, jalousie et trahison, la <strong>saison 3</strong> se termine alors en apothéose.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy9.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Succès du public aidant, le ténébreux Angel décide finalement de quitter Sunnydale en offrant l’une des plus déchirantes séparations à l’écran. Celui-ci vole en effet de ses propres ailes dans sa propre série, mais restera tout de même en contact permanent avec ses anciens amis, pendant que <strong>Buffy contre les vampires</strong> gravitera vers de nouveaux horizons. Les deux séries évoluant en effet parallèlement durant les cinq années suivantes. Je ne manquerai probablement pas d’évoquer un jour dans un futur dossier l’évolution de ses deux séries consoeurs (transcendant la notion même de crossover connus jusqu’alors) et de poursuivre l’analyse de l’univers et des saisons de <strong>Buffy contre les vampires</strong>. A suivre donc…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nota Bene : cet article a été élaboré en mai 2010. Il devait évoquer toutes les saisons de <strong>Buffy contre les vampires</strong> mais aussi celles d&#8217;<strong>Angel</strong>.  Malheureusement, par manque de temps, le dossier ne fut jamais terminé.  Plutôt que d&#8217;oublier cette première partie, j&#8217;ai finalement décidé de  la révéler aux lecteurs de ce blog. Et puis qui sait, j&#8217;aurais peut-être  prochainement l&#8217;occasion d&#8217;achever convenablement ce dossier !</em></p>
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		<title>DVD de fans, parlons expérimentation et création</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 12:40:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[DVD de fans]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On pourrait croire qu&#8217;au bout de 6 ans, et pas moins de 30 projets différents menés à terme, que la réalisation d&#8217;un DVD de fans est devenu une activité créative plus facile au fil du temps. Ce n&#8217;est au final pas le cas, chaque projet réclamant une attention ou des besoins particuliers. A de nombreuses reprises il a donc fallu recommencer plusieurs fois avant d&#8217;obtenir un résultat final satisfaisant. L&#8217;occasion de présenter les 6 derniers projets encore jamais dévoilés sur ce blog depuis un an et demi était trop belle pour évoquer les expérimentations indispensables à la concrétisation des divers projets.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_01.jpg" alt="" width="400" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;">La censure ou le remontage d&#8217;un film n&#8217;avait jusqu&#8217;ici jamais posé le moindre problème. Pour « La boite à musique », il ne s&#8217;agissait que de réintégrer un segment absent de la version américaine. Mais le cas inverse ne s&#8217;était jusqu&#8217;alors jamais produit. On aurait pu croire que « L&#8217;apprentie sorcière » aurait nécessité un tel traitement en rapport avec la version longue proposée en 2003, mais il n&#8217;en fut rien. La qualité déjà exceptionnelle de la source trouvée évita d&#8217;avoir recours à un découpage minutieux. Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;arrive jusqu&#8217;à nous la version française d&#8217;origine du film « Coquin de printemps ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour une raison qui m&#8217;échappe encore aujourd&#8217;hui, le film fut considérablement raccourci. J&#8217;ignore d&#8217;ailleurs toujours aujourd&#8217;hui si ce remontage, qui fait perdre près de 20mn au film, fut proposé au cinéma en 1950 ou si c&#8217;est uniquement la VHS locative qui le proposait ainsi. Toujours est-il que pour la première fois, pour parvenir à synchroniser la bande sonore sur la vidéo du DVD, il a fallu avoir recours à une technique inédite : le découpage vidéo ! Or, à moins d&#8217;être devin ou de connaître l’œuvre sur le bout des doigts, rien ne permettait de réellement savoir où il fallait trancher dans le vif. En désespoir de cause, je me lançais dans la recherche minutieuse image par image. Bien m&#8217;en aura pris, car les coupes pouvaient aller de 2 seules images à des longs segments de plusieurs secondes ! Une fois le remontage vidéo complètement effectué, la superposition de la version audio d&#8217;origine fut très facilement effectuée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_02.jpg" alt="" width="400" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le montage fut définitivement terminé, beaucoup de place fut libéré sur le DVD. Comme 20 minutes avait été retirée, je piochais dès lors dans mes archives vidéos rares ou inédites pour sortir de l&#8217;oubli un long documentaire intitulé A dream called Walt Disney World. L&#8217;évènement était de taille dans la mesure où ce reportage n&#8217;avait été proposé qu&#8217;exclusivement en vidéo dans les parcs américains. L&#8217;avantage était ici de le découvrir entièrement dans notre langue francophone. Le reste du DVD fut complété, comme toujours, par des bandes annonces dans des versions françaises désormais retirées du commerce et devenues rares.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_05.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">En août 2009, je mettais un terme à l&#8217;actualisation plus que bénéfique du DVD « La petite sirène » dans sa seconde version française datant de 1998. Il faut dire qu&#8217;il en avait bien besoin. J&#8217;en profitai donc quelques temps plus tard pour faire de même avec sa suite « La petite sirène II – Retour à l&#8217;océan » qui était dans un état encore plus déplorable. Le premier DVD remontait à 2007, il proposait deux choses que le DVD officiel ne pouvait pas offrir : la version française originale avec Christophe Peyroux dans le rôle de Sébastien et un transfert 16/9 anamorphique inédit. Si le résultat était plutôt bon sur un écran cathodique, l&#8217;avènement des téléviseurs HD rendait le film encore plus détestable qu&#8217;il ne l&#8217;est déjà dans ce format panoramique. Je décidais alors d&#8217;expérimenter plusieurs techniques pour apporter un plus beau niveau de détail au film.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour commencer, je me lançais donc dans la création de DVD expérimentaux, qui n&#8217;ont jamais rejoint la liste « officielle » des DVD de fans. Le premier fut ainsi « Hercule ». La technique pour gonfler artificiellement l&#8217;image fut loin d&#8217;être parfaite. Le film étant proposé dans une qualité vidéo déjà très médiocre sur le DVD officiel, l&#8217;agrandissement n&#8217;apportant qu&#8217;un relative confort de ne plus devoir subir des bandes noires de tous les côtés, mais faisant apparaître encore plus tous les défauts.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_03.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Je retentais alors l&#8217;expérience avec « Dingo &amp; Max », lui aussi proposé dans une misérable résolution en 4/3. En appliquant quelques filtres, et en évitant à tout prix une compression vidéo désastreuse, le rendu fut cette fois nettement plus convaincant. Le film gagne dès lors une nouvelle dimension et un confort indéniable sur un écran HD. Certes, ça n&#8217;atteindra jamais des sommets étant donné que je suis parti d&#8217;une définition inférieure au résultat voulu, mais cela relevait désormais du possible. « La petite sirène 2 » gagna indiscutablement en qualité (<a title="Comparatif vidéo" href="http://i77.servimg.com/u/f77/13/47/06/45/petite10.jpg" target="_blank">comme vous pouvez le constater en cliquant ici)</a>, le rendu devenant plus net et moins baveux. L&#8217;animation et les décors, très pauvres dans ce film élaboré pour le marché de la vidéo, ne perdent ni ne gagnent rien si ce n&#8217;est, une fois encore, un confort visuel appréciable pour le spectateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme cela ne semblait pas suffire, après deux DVD de fans nécessitant de revoir complètement la méthode de travail habituelle, un nouveau projet vint à son tour mettre son grain de sel : « Peter et Elliott le dragon ». Ce projet comportait un double problème : un découpage inévitable de la version longue et la réinsertion de la chanson « Pour que tu sois heureux » interprétée par Nicole  Croisille dans le générique de début (retirée sans aucune explication de toutes les éditions DVD dès 1999). La fin de la chanson empiétant sur le début du film, les choses se révélèrent donc compliquée. Je fis donc un choix, disons stratégique, en intégrant une transition vidéo entre le générique français du film et la version restaurée du DVD. Le résultat, très visible à l&#8217;écran, ne dure heureusement que quelques millisecondes et de façon fluide. Le découpage fut plus aisée, « Coquin de printemps » ayant déjà étrenné les plâtres. Il me permit toutefois de me rendre compte à quel point le travail de montage d&#8217;un film est une tâche rude et compliquée. Les coupes extrêmement nombreuses ramenant le film dans sa version internationale que l&#8217;on connaît se révèle parfois saugrenues mais sont invisibles quand on regarde le film. Sans avoir eu cette occasion unique de découvrir où se situait les coupes, jamais je n&#8217;aurais pu imaginer que le regard d&#8217;un personnage à l&#8217;écran pouvait porter sur deux choses différentes dans la version longue et la version internationale. Le cinéma est vraiment tout un art de l&#8217;illusion.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_04.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que le montage de la version internationale du film est été achevée avec succès, et qu&#8217;un DVD lui fut consacré, « Peter et Elliott le dragon » ne fut, jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, jamais dévoilé. La raison principale étant que je souhaitais intégrer en bonus un documentaire ainsi que la version télévisée inédite. Malheureusement, n&#8217;ayant jamais obtenu cette dernière, je gardais de côté l&#8217;idée pour une éventuelle renaissance ultérieure. De toute façon, je n&#8217;ai jamais été totalement satisfait des menus, un défaut visuel sur une vidéo rendait sa visualisation désagréable.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_06.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, tout s&#8217;est arrangé avec le projet suivant : « Pinocchio ». Ce film a connu une destinée curieuse dans notre langue. Doublé une première fois en langue francophone aux Etats-Unis à l&#8217;attention du public canadien (à cause de la guerre, un extrait de cette version se trouvant dans le Blu-Ray), il reçu sa première véritable version 100% française en 1946. En 1975, le film fait l&#8217;objet d&#8217;un redoublage intégral, dans cette version Jiminy est alors nommé Grillon. Alors que tout aurait pu s&#8217;achever ainsi, la popularité de Jiminy est telle que dans le langage courant qu&#8217;il se fait appeler par son nom originel. En 1995, la décision est donc prise d&#8217;apporter une correction aux dialogues, Evelyn Selena et Roger Carel rempilent donc et modifient leurs dialogues pour que désormais on entende « Jiminy Cricket ». A cette occasion l&#8217;une des chansons du film est dès lors entièrement redoublée. Le nom de Jiminy empêche désormais toute rime, le texte doit obligatoirement être changé. Et du coup, Pinocchio lui-même se trouve affublé d&#8217;une nouvelle voix quasi-imperceptible, dont le jeune comédien est actuellement inconnu. La carrière du doublage de « Pinocchio » ne s&#8217;arrête toutefois pas là. En 2003, un dialogue du film considéré comme trop vulgaire est changé. 2009 enfin, chaque édition vidéo du film se voit affublé de combinaisons plus ou moins heureuses de toutes les versions citées (Le Blu-Ray français ne contenant pas la même chose que le DVD français, lui-même différent du DVD québécois !). Le DVD de fan rétablit donc le doublage de 1975 dans sa version originelle intégrale et non censurée. Et en tant que bonus, un extrait inédit de la version française originale de 1946 est ajouté.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_07.jpg" alt="" width="400" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;">Très simple aussi à mettre en place, le remaniement de « Dumbo » se justifiait pour deux simples raisons. La première version contenait en effet le court métrage « Le Noël de Mickey » dans sa version française d&#8217;origine (désormais disponible dans la compilation du même titre paru à la vente en 2009) et la toute récente restauration du film était une bonne occasion. Parmi les autres bonus ajouté, rien n&#8217;est inédit. Je ne rajoutais en effet que ce qui avait été retiré de la précédente édition officielle, mais ajoutait toutefois une mention sur les raisons de l&#8217;abandon de la suite « Dumbo 2 » qui fut un temps envisagée.</p>
<p style="text-align: justify;">La complexité de création d&#8217;un DVD de fan atteint finalement son paroxysme avec le petit dernier de la famille. Certes, cette fois il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un projet lancé de ma propre initiative : « Fantasia ». En 1982, du fait de la qualité peu reluisante de la bande sonore d&#8217;origine (les techniques de restaurations n&#8217;étant pas aussi performante qu&#8217;en 1989 principalement), la compagnie Disney décide de redonner une seconde vie au film. Pour cela, elle fait appel au célèbre Irwin Kostal qui avait déjà signé des partitions de musiques pour Disney. Loin de se contenter de reprendre strictement l&#8217;orchestration de Leopold Stokovski, Irwin Kostal apporte sa propre vision de l&#8217;œuvre. Le résultat, de qualité indéniable, rebute immédiatement les puristes. Le public américain boude complètement la version de 1982, si bien que Disney enterre définitivement la version de Kostal pour ne jamais la ressortir. A ce jour n&#8217;a subsisté jusqu&#8217;à nous qu&#8217;un double CD commérant les 10 ans de la version de Kostal, et une version en français proposée en exclusivité par la Cinémathèque en 2008 à Paris.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_08.jpg" alt="" width="400" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le projet fut un véritable casse tête. Et pour de nombreuses raisons. La première, la seule source audio accessible actuellement reste la version CD parue en 1992. Or, d&#8217;une part celle-ci ne respectait pas totalement ce qui se passe réellement à l&#8217;écran, et pire encore, la vitesse de défilement était différente aussi bien du DVD américain en NTSC que du français en PAL. Pour des raisons pratiques le format PAL fut choisi, entrainant encore de nouvelles complications : la vitesse de défilement importante risquait d&#8217;abimer la qualité sonore des orchestrations du film ! Je dois bien avouer que j&#8217;ai pu échapper aux maux de tête pour réaliser la synchronisation, laissant faire cela au spécialiste et amateur Chernabog qui s&#8217;en est tiré admirablement. Autant replacer une bande sonore comportant des dialogues est devenue une tâche aussi amusante que facile, autant toucher à une œuvre musicale de cette trempe aurait été catastrophique (le seul essai que j&#8217;ai effectué s&#8217;est révélé mauvais). Le projet, sans doute aussi pharaonique que celui de « Mélodie du sud » en son temps, a également permis d&#8217;exhumer quelque chose d&#8217;extrêmement rare : la version intégrale et non censurée du segment La Pastorale.</p>
<p style="text-align: justify;">Rejoignant la lignée des précédents DVD de fans, « Fantasia » est donc le 30e projet ayant été mené à terme. En 6 ans, ce sont pas moins de 5 projets différents chaque année qui ont pu bénéficier d&#8217;un tel traitement. Permettant ainsi de conserver une trace unique en son genre du patrimoine francophone audiovisuel. Je vous laisse donc le plaisir d&#8217;en voir un aperçu de chacun d&#8217;entre eux en image ci-dessous !</p>
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