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	<title>Les Grands Classiques : Le Blog</title>
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	<description>Les grands classiques de l&#039;animation, du cinéma et des séries télévisées !</description>
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		<title>Shuriken School, le japanimé à la française</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 16:28:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries d'animation]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object id="player" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="384" height="289" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="name" value="player" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="flashvars" value="file=shuriken.flv&amp;image=shuriken.jpg" /><param name="frontcolor" value="0x0080FF" /><param name="autostart" value="true" /><param name="src" value="player.swf" /><embed id="player" type="application/x-shockwave-flash" width="384" height="289" src="player.swf" autostart="true" frontcolor="0x0080FF" flashvars="file=shuriken.flv&amp;image=shuriken.jpg" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" name="player"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> est l&#8217;une des nombreuses séries d&#8217;animation qui rencontrent un gros succès à l&#8217;international et produite par <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>, le studio d&#8217;animation français que j&#8217;affectionne depuis une éternité. Pour autant, elle reste une série plutôt courte du studio, car elle ne compte que 26 épisodes de 22 minutes produits entre 2004 et 2006 ainsi qu&#8217;un film réalisé en 2007. <strong>Shuriken School</strong> a toutefois des particularités uniques en leur genre du secteur des séries d&#8217;animation. Initialement diffusée sur la chaîne France 3 dans sa case jeunesse, la série a désormais élu domicile sur Gulli en France.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-543  aligncenter" title="shuriken3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken3.jpg" alt="" width="377" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> est tout d&#8217;abord un univers, entièrement supervisé et imaginé par les Espagnols Emilio Gallego et Jesùs Gallego (frères à la ville). Ce sont eux qui vont dans un premier temps imaginer tout le concept de la future série en devenir. Ils vont ainsi y établir les jeunes élèves, les professeurs, l&#8217;école et autres lieux pour leur faire vivre des aventures sur le web au travers de mini-sketchs dépourvu de voix en Flash. C&#8217;est autour de l&#8217;année 2004 que le studio espagnol Zinkia se rapproche de <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> afin de produire une véritable série télévisée. <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> est à cette époque au plus de haut de sa (jeune) carrière : des séries comme <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=442">Oggy et les cafards</a>, <a>Ratz</a> ou <a>Les zinzins de l&#8217;espace</a> cartonnent à travers le monde, et le récent succès de la série <a>Les nouvelles aventures de Lucky Lucke</a> proposant une vision plus légère et délurée que la série d&#8217;autrefois ne fait qu&#8217;accroitre leur notoriété, ce qui leur permet même d&#8217;envisager le long métrage cinéma <a>Tous à l&#8217;ouest</a> (mais qui malheureusement assurera une contre-performance en regard de la série, puisque n&#8217;ayant pas atteint le résultat escompté au cinéma, soit dit en passant).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-552  aligncenter" title="shuriken6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken6.jpg" alt="" width="378" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> devient donc assez vite une série très attendue par le public, tout comme par les financiers d&#8217;ailleurs ! La série bénéficie en effet d&#8217;un préfinancement spectaculaire, non content d&#8217;être associé à Zinkia (qui détient 25% des droits de la série), <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> s&#8217;allie également avec Nickelodeon aux Etats-Unis, Jetix en Europe ainsi qu’avec France Télévisions. Lorsque la production à proprement parler de la série débute en décembre 2004, <strong>Shuriken School</strong> est donc déjà entièrement financée ! Ce qui permet au studio de déployer tous les moyens pour en faire une série de qualité.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-541  aligncenter" title="shuriken2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken2.jpg" alt="" width="374" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> se démarque par son approche résolument originale. C&#8217;est tout d&#8217;abord une série entièrement supervisée et réalisée en Flash. Comme le font remarquer les artistes qui ont travaillé dans la série, la technologie Flash est à la fois contraignante pour la réalisation de l&#8217;animé, mais aussi un énorme avantage permettant les extravagances les plus incroyables. On ne compte plus les innombrables plans rapides que compte la série, tout comme les inhabituels et très dynamiques jeux de caméra. On soulignera également que la série ne réutilise quasiment jamais aucune scène d&#8217;animation sur l&#8217;ensemble de la série, chaque épisode étant donc traité avec un soin très attentif.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-548  aligncenter" title="shuriken4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken4.jpg" alt="" width="376" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> c&#8217;est ensuite une série à la fois profondément européenne et profondément japonaise. Française avant tout de part sa narration, sa dynamique et la qualité de son animation, mais également Espagnole qui sont à l&#8217;origine de la plupart des scénarios et des personnages. Japonaise bien entendu de par l&#8217;emprunt quasi-systématique des codes typiques que l&#8217;on trouve habituellement dans les mangas et les japanimés, sans oublier bien sûr que la série est censée se dérouler là-bas. <strong>Shuriken School</strong> c&#8217;est également une série internationale où chaque personnage évoque un pays ou un continent. On peut d&#8217;ailleurs commencer par le trio vedette : Eizan Kaburagi (le japonais), Okuni Dohan (L&#8217;européenne) et Jimmy B. (L&#8217;américain). <strong>Shuriken School</strong> fourmille ainsi de trouvailles visuelles et narratives excellentes, et elle est résolument portée par des personnages très charismatiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-539   alignnone" title="shuriken1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken1.jpg" alt="" width="374" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Du côté des professeurs, on évoquera le succulent Principal Sensei dont on ne connaît pas le vrai nom et qui passe sa vie à maintenir à flot son école au bord de la banqueroute. On s&#8217;étonnera que la présence de Kubo Utamaro nous rappelle implacablement ces véritables enseignants capables d&#8217;endormir leur auditoire dès qu&#8217;ils ouvrent la bouche. On ne pourra pas oublier la ravissante Kita Shunai, bien que celle-ci soit finalement plutôt mise en retrait dans la série. On appréciera le déluré Vladimir Keitawa, le professeur au fort accent russe qui ne manque pas de faire régulièrement quelques gaffes mémorables. A ces personnages haut en couleurs sont également associé deux autres : le jardinier Zumikito un peu dépassé par les évènements mais prêt à toutes les confidences sur le passé de l&#8217;école, et surtout l&#8217;inoubliable femme de ménage à qui il ne faut &#8211; en aucun cas &#8211; refiler des produits de nettoyage de mauvaise qualité sous peine de sombres représailles.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-550  aligncenter" title="shuriken5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken5.jpg" alt="" width="378" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que la série soit plutôt portée par le trio vedette, il ne fait pas l&#8217;ombre d&#8217;un doute que la série est basée sur un esprit d&#8217;équipe. Même si la majorité des épisodes se suffisent à eux-mêmes, quelques éléments sont quand même récurrent : à commencer par les élèves de l&#8217;école rivale Katana qui n&#8217;hésitent pas à entraver l&#8217;école Shuriken autant qu&#8217;ils le peuvent. Chacun des élèves de <strong>Shuriken School</strong> trouve naturellement sa place dans la série. Tous apportent des ressorts comiques aux intrigues et ont tous leurs rôles à jouer. Jamais aucun d&#8217;eux ne fait défaut, mais également  aucun n&#8217;est inutile dans la série. A commencer par l&#8217;énigmatique Pig dont on ne comprend pas vraiment l&#8217;intérêt ni la logique de ce personnage très bizarroïde. Zinkia et <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> se décideront tout de même à lever définitivement le voile sur ce mystérieux personnage dans le film qui conclut la série. Mais chut&#8230; je n&#8217;en dirais pas plus à son sujet.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-554  aligncenter" title="shuriken7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken7.jpg" alt="" width="378" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Profitons justement de l&#8217;occasion pour évoquer quelques mots autour de <strong>Shuriken School, le film &#8211; Le secret du ninja</strong>. Très méconnu par le public, parce qu&#8217;il n&#8217;a été diffusé qu&#8217;une seule fois sur France 3, il est paru directement en DVD le 26 septembre 2007. Si l&#8217;on déplore que le film soit un tantinet plus longuet à prendre son envol contrairement aux épisodes de la série, il reste indispensable à tous les fans de <strong>Shuriken School</strong>. Il permet de lever le mystère sur quasiment tous les points passés sous silence dans la série : les origines de l&#8217;école, celle de Katana, mais aussi de la plupart des personnages de la série. Le film se veut d&#8217;ailleurs très haletant sur la fin et s&#8217;offre un final, résolument ouvert, à la hauteur de la série.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-555  aligncenter" title="shuriken8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/shuriken8.jpg" alt="" width="480" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Considérée à juste titre comme la première véritable série française à l&#8217;esprit résolument manga (ou le premier japanimé à la française, c&#8217;est comme vous voulez), la série est unanimement saluée à travers le monde. En France, elle est même officiellement soutenue par la Fédération Française de Judo ! <strong>Shuriken School</strong> ne souffre aujourd&#8217;hui que d&#8217;un seul défaut : bien qu&#8217;ayant été réalisée très récemment, la série et le film ont été tournés en 4/3. Même si ce choix artistique ne peut pas vraiment être reproché à <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> tant la qualité de la série fait totalement oublier le format de l&#8217;image, il est quand même regrettable qu&#8217;elle n&#8217;ait pas été pensée en 16/9. Cela aurait d&#8217;une part rendu l&#8217;expérience visuelle plus éclatante encore et surtout aurait empêché ces effroyables recadrages en faux 16/9 comme le fait désormais Gulli depuis le début de l&#8217;année 2012. Heureusement les éditions DVD de la série éditée par Citel Vidéo, tout comme le film, sont à l’abri de cet impardonnable escamotage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shuriken School</strong> est donc indéniablement une série incontournable du catalogue de <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>, que tout amateur de séries d&#8217;animation se doit d&#8217;avoir regardé au moins un jour. Saluons également au passage l&#8217;excellente qualité du doublage français de cette série, la rendant encore plus attachante qu&#8217;elle ne l&#8217;est déjà !</p>
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		<title>Oggy et les cafards, en attendant la saison 4 !</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 12:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries d'animation]]></category>

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		<description><![CDATA[Oggy et les cafards est une oeuvre que j’affectionne, non que j’ovationne carrément ! J’en suis effectivement dingue depuis que je l’ai découverte par hasard sur une chaîne de l’ex-bouquet satellite TPS qui consacrait une demi-journée intégralement à la série. Depuis, quoi que je puisse faire, je suis resté totalement accro à Oggy, Jack, Joey, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="364" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OiKZ2rbhZ9M?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="364" height="300" src="http://www.youtube.com/v/OiKZ2rbhZ9M?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Oggy et les cafards</strong> est une oeuvre que j’affectionne, non que j’ovationne carrément ! J’en suis effectivement dingue depuis que je l’ai découverte par hasard sur une chaîne de l’ex-bouquet satellite TPS qui consacrait une demi-journée intégralement à la série. Depuis, quoi que je puisse faire, je suis resté totalement accro à Oggy, Jack, Joey, Dee-Dee, Marquy, Monica et bien évidemment Bob. Tandis qu’une saison 4 est actuellement en cours de réalisation cette année (66 nouveaux épisodes sont annoncés, ainsi que 4 moyens métrages de 26 minutes), je consacre enfin un article à cette fabuleuse série, qui devait figurer sur le blog dès son ouverture il y a trois ans !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-465  aligncenter" title="oggy1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy1.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Véritable successeur, dans les grandes lignes, de la toute aussi géniale série <a>Tom et Jerry</a>, mais dans un registre encore plus désopilant, la série française est une oeuvre incontournable du catalogue du studio <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>. <strong>Oggy et les cafards</strong> partage nombre de points communs avec <a>Tom et Jerry</a>, notamment dans le fait qu’il faut régulièrement déloger des hôtes indésirables, et aussi qu’il n’y a absolument jamais aucun dialogue dans la série. Tout est donc une succession de gags visuels et sonores, où les onomatopées jouent une très grande importance, ainsi que le rythme parfois très rapide des situations. Chaque épisode ne fait que 6 minutes environ (sans générique) mais il s’y passe finalement énormément de choses en si peu de temps.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-466  aligncenter" title="oggy2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy2.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans <strong>Oggy et les cafards</strong>, tout y est disproportionné. Si dans la majorité des épisodes, l’action démarre sur une mise en situation tout se qu’il y a de plus banale (se brosser les dents, dormir, manger, aller aux toilettes…), elles prennent des proportions de plus en plus burlesques au fur et à mesure de la progression. A ce stade, <strong>Oggy et les cafards</strong> se rapproche d’une autre série incontournable : <a>Bip Bip et Vil Coyote</a>. Même si la série est résolument comique d’un bout à l’autre, elle se permet tout de même de brosser des personnages sur mesure, au point de parvenir en quelques minutes à peine à les rendre à la fois immédiatement attachants et immédiatement identifiables. N’importe qui n’ayant jamais vu <strong>Oggy et les cafards</strong> de sa vie est parfaitement capable  en un seul épisode de comprendre les buts poursuivis par chacun d’entre eux. La série développe d’ailleurs une – presque – incroyable cohérence tout au long de sa longue carrière télévisuelle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-464  aligncenter" title="oggy3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy3.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La série met tout d’abord en scène Oggy évidemment, le chat (oui, c’en est bien un) bleu dont les principaux intérêts dans sa vie sont de bien manger, bien dormir et de ne rater sous aucun prétexte sa série télévisée favorite. Il a également une obsession compulsive pour une maison impeccable, qu’il passe le plus clair de son temps à nettoyer dans les moindres recoins. Nous découvrons aussi à ses côtés son meilleur ami Jack, un autre chat mais vert cette fois, qui est sa parfaite antithèse : obnubilé par sa personne, véritable coureur de jupon, passionné par les belles mécaniques et se mettant systématiquement en situation périlleuse pour plaire à sa dulcinée Monica. Monica, quand à elle, est la soeur jumelle de Oggy, elle partage donc la même couleur bleu que son frère mais elle a la particularité d’être le complément de Oggy. Apparemment née avec des patins à roulettes aux pieds, elle a une très grande disposition pour toutes les activités sportives, elle est svelte et attentionnée, mais partage le même type de romantisme qu’Oggy.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-470  aligncenter" title="oggy4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy4.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien évidemment, les trois compères qui s’opposent régulièrement à Oggy et Jack sont bien évidemment les trois cafards : Joey le manipulateur, Marquy le romantique, et Dee-Dee le glouton. S’ils sont tout disposés à s’entraider les uns les autres afin d’arriver à leur but, il arrive régulièrement que chacun d’entre eux fasse cavalier seul, au point de faire des alliances les plus invraisemblables : Dee-Dee et Oggy contre Jack, Joey et Marky par exemple. Ce type de combinaisons, quasiment illimitées, permet des rebondissements et des renversements de situations à chaque épisode. <strong>Oggy et les cafards</strong> s’affranchit en effet d’une redondance de ses intrigues, qui se renouvellent donc d’épisodes en épisodes. On constatera d’ailleurs que la majorité de la série se déroule façon huit clos, puisqu’il est rare que les personnages quittent le périmètre de la maison d’Oggy et de son jardin . Ce qui offre tout de même un terrain de jeu immense, puisqu’il peut se passer des choses aussi bien dedans, dehors qu’au dessus et même… en dessous !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-471  aligncenter" title="oggy5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy5.jpg" alt="" width="320" height="239" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si la première moitié de la saison 1 met principalement en scène Oggy, Jack et les trois cafards, c’est à partir de la seconde moitié de la saison que le casting s’étoffe. C’est notamment le cas de Monica, même si elle ne sera là qu’assez rarement en fin de compte. Par contre, un simple petit second rôle va rapidement s’imposer au fil du temps : le bouledogue bagarreur Bob. Bob fait en effet sa première apparition en tant que chien de compagnie du chasseur à lunette bigleux (les fans de la série se rappelleront facilement de qui il s’agit) et vie à la campagne, où les déboires de la vie de Oggy lui tombe littéralement sur la tête. A partir de cet instant, Bob va quitter sa campagne d’origine pour rejoindre la même banlieue que Oggy. Si dans un premier temps, Bob est simplement cantonné au rang de gags comique récurrent, il va peu à peu s’installer durablement dans la série. C’est à ce moment là qu’il devient un personnage régulier, trouve ses quartiers en habitant la maison d’en face de Oggy, passe son temps à bichonner sa vieille Coccinelle Volkswagen et à s’adonner en toute tranquillité à diverses passions tout aussi étranges qu’insolites. Le problème étant que si lui est réellement un voisin tout ce qu’il y a de plus idéal, ce n’est malheureusement pas de le cas de ses voisins d’en face dont il finit systématiquement par être impliqué.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-473  aligncenter" title="oggy6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy6.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">L’univers de <strong>Oggy et les cafards</strong> est étonnamment particulier, car le design des personnages secondaires (qui peuvent tout aussi bien être humains qu’animaux) sont extrêmement bizarres. On peut même dire qu’ils sont tous vraiment affreux, pourtant la recette fonctionne à merveille dans la série puisqu’en un coup d’oeil, chaque personnage est capable de réunir tous les clichés du genre. En fin de compte, l’univers visuel de <strong>Oggy et les cafards</strong> est à rapprocher de celle de <a>Les zinzins de l’espace</a>, produite également par <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>. Les deux séries étant nées, et ayant évoluées quasiment en parallèle, on n’est pas du tout étonné de trouver d’innombrables similitudes entre elles. A tel point d’ailleurs qu’il n’est pas du tout stupide d’envisager que les deux séries se déroulent en fin de compte dans un seul et même univers. Il suffit pour cela de considérer que <a>Les zinzin de l’espace</a> se déroule dans une grande métropole, tandis que <strong>Oggy et les cafards</strong> se situe dans sa proche banlieue.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-474  aligncenter" title="oggy7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy7.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La série mêle très subtilement l’animation 2D traditionnelle avec des séquences en 3D variées. La maison d’Oggy est majoritairement animée en 3D, ce qui permet des angles de vues insoupçonnées, et d’offrir des intérieurs ayant la faculté incroyable de s’étendre à l’infini.  La maison est à considérer comme un personnage à part entière, tant elle s’avère vivante ! Elle est ainsi capable de se déplacer, de bondir, de monter ou descendre, mais aussi de devenir un piège mortel pour ses occupants ! Bref, il faut s’attendre à tout dans cette maison inhabituelle au toit violet (le seul de toute la banlieue soit dit en passant). Étant donné l’absence quasi-totale de dialogues (« quasi » car il y a quand même parfois quelques menus dialogues, le plus régulièrement incompréhensibles), la musique joue un rôle essentiel à l’intrigue des épisodes. <strong>Oggy et les cafards</strong> bénéficie d’une composition magistrale, avec des thèmes de grands crus aussi bien parmi les musiques récurrentes que les spécifiques à des épisodes précis. Tantôt discrète et lancinante, tantôt énergique et entraînante, tantôt désopilante et frénétique. Une véritable composition musicale de génie !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-476  aligncenter" title="oggy8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy8.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La série se décompose actuellement de trois saisons, en attendant d’être complétée par une saison 4 en 2012. Les deux premières ont été réalisées entre 1998 et 2000, tandis que la saison 3 a été commandée un peu plus tardivement en 2008 suite au succès fulgurant de la série à travers le monde. <strong>Oggy et les cafards</strong> démarre vraiment sur les chapeaux de roue, car dès l’épisode pilote de 4 minutes environ (proposé sur les éditions DVD de la série) le ton est donné. La saison 1 pose très rapidement des codes qui deviendront par la suite récurrents dans la série, au point qu’elle n’en déviera ensuite pratiquement jamais. La série adopte un véritable rythme de croisière à partir de la seconde moitié de la saison 1. L’incursion de Bob est de plus en plus régulière dans le casting initial et il assoie définitivement sa popularité dans la série. Mais c’est réellement à partir de la saison 2 que <strong>Oggy et les cafards</strong> culmine au sommet de sa gloire. Des épisodes sont brillamment tournés, burlesques au possible, et ils parviennent à dérider toute personne un peu mélancolique. La saison 2 de <strong>Oggy et les cafards</strong> est un anti-stress jubilatoire que les médecins devraient prescrire à leurs patients ! La saison 2 se termine finalement en véritable apothéose, même si elle n’obtient en fin de compte pas de fin. Celle-ci reste résolument ouverte, et c’est tout ce que l’on souhaite à la série : que les personnages continuent à vivre au delà de leur vie à l’écran.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-484  aligncenter" title="oggy9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy9.jpg" alt="" width="320" height="239" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux premières saisons de <strong>Oggy et les cafards</strong> deviennent vite un carton international, la série d’animation française y est ainsi saluée dans le monde. Il n’en faut guère plus à <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> pour se décider à enfin lui consacrer un suite en 2008, à l’image de ce qu’ils avaient déjà su faire avec succès pour la superbe saison 2 de <a>Les zinzin de l’espace</a>. L’attente s’avère immense, au regard des excellentes deux premières saisons, et tous les espoirs sont de mises vu avec quel maestria la saison 2 de <a>Les zinzin de l’espace</a> avait su parfaitement compléter la saison 1.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-479  aligncenter" title="oggy10" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy10.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est le drame dès que l’on découvre les premiers épisodes de la saison 3 de <strong>Oggy et les cafards</strong>. Non seulement la série détruit en moins de dix épisodes tous ses propres codes, qu’en plus elle se permet d’établir des incohérences effroyables. Si l’on devait désigner un coupable, ce serait sans doute Hugo Guittard qui a le malheureux déshonneur de gâcher involontairement tout le prestige de la série. C’est d’autant plus aberrant que ce même scénariste est capable du mieux, il offre par exemple d’excellent épisodes à <a>Les zinzin de l’espace</a>. Le problème, c’est qu’il se mélange constamment les pinceaux, en réinterprétant les codes de <a>Les zinzin de l’espace</a> pour les injecter à <strong>Oggy et les cafards</strong> alors qu’ils n’ont absolument rien en commun. Et surtout, beaucoup plus grave à mes yeux, en voulant rendre hommage aux meilleurs épisodes des deux saisons précédentes, il mélange des éléments incompatibles entre eux. Les sacrilèges ultimes étant d’avoir attribué une Coccinelle Volkswagen à Oggy (alors que celle-ci a toujours appartenu à Bob), d’avoir rendu les affrontements entre les chats et les cafards presque inexistants, d’imposer que Oggy passe le plus clair de son temps hors de sa maison, et surtout d’évincer l’histoire de Monica et Jack (qui ont eu un enfant ensemble) au profit d’une histoire de mariage hérétique avec une caniche ! Avec le recul, il semble évident que confier des épisodes de Oggy et les cafard à Hugo Guittard n’était pas une glorieuse idée de la part de <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a>. Il semble évident qu’il n’avait pas su comprendre l’essence même de la série, et n’avait fait que visionner ça et là quelques épisodes avant de proposer ces scénarios qui piochent de-ci de-là les meilleures idées des épisodes précédents. Certes, ils ne sont pas mauvais, mais elles ne conviennent résolument pas à l’univers de <strong>Oggy et les cafards</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-480  aligncenter" title="oggy11" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy11.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il est toutefois évident que <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> se rend vite compte de son erreur, car rapidement, Olivier Jean-Marie et Jean-Yves Raimbaud volent très vite au secours de leur bébé, et la saison 3 redresse globalement vite la barre. Mais l’enthousiasme de départ n’est plus ce qu’il était, si la saison 3 propose des épisodes tout aussi inégaux qu’ingénieux, jamais elle ne parvient au même degré de subtilité et de plaisir qu’avaient su offrir les deux premières saisons. La saison 3 est donc, à mon grand regret, une saison en demi-teinte. On est heureux de retrouver Oggy, Jack, Bob, Joey, Dee-Dee et Marquy, mais ce n’est plus du tout la même chose. La raison vient sans aucun doute de l’éloignement trop important entre les saisons 1 et 2 avec la saison 3 (presque 10 ans), et <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> avait durant cette période beaucoup évolué dans sa manière d’aborder des histoires. <a>Ratz</a>, <a>Les nouvelles aventures de Lucky Luke</a>, <a>Toupou</a> encore <a>Shuriken School</a> étaient déjà passées par là, et avaient amené avec elles des évolutions importantes et un humour différent au sein du studio. Est-ce pour cette raison que la saison 3 de <strong>Oggy et les cafards</strong> n’eut jamais l’honneur de figurer sur Gulli, alors que les deux premières saisons avaient compté parmi leur plus gros succès ? Probablement pas, puisqu’il s’agit plus d’une question de droit de diffusion, la série a en effet désertée cette chaîne depuis longtemps désormais (Canal+ a en effet récupéré les droits de diffusion des trois saisons depuis). Il n’empêche que cela pousse à nous poser des questions. Espérons cependant que la saison 4 saura faire largement mieux que la saison 3. J’ai bon espoir, car <a href="../?p=136">Xilam</a> a su tout récemment repartir sur de bonnes bases avec la toute aussi drôle série <a>Zig et Sharko</a> qui est presque un hommage à la gloire de <strong>Oggy et les cafards</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-482  aligncenter" title="oggy12" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggy12.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, <strong>Oggy et les cafards</strong> reste, et restera toujours, une oeuvre somptueuse, rythmée, délirante et jubilatoire. Au delà des quelques ratés du début de la saison 3, c’est un incontournable de l’animation française, à l’image de la toute aussi célèbre série produite par le studio concurrent Marathon et ses célèbres <a>Totaly Spies</a>. <strong>Oggy et les cafards</strong> est à savourer à petites doses après une  journée fatigante ou éprouvante, elle réussira à chaque fois à illuminer votre soirée et à vous rendre le sourire. Merci à <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=136">Xilam</a> (studio que je place dans mes préférences bien au dessus de celui de Disney soit dit en passant) pour cela !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-446    aligncenter" title="oggydvd" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggydvd.jpg" alt="" width="685" height="207" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Oggy et les cafards</strong> a été déclinée en trois collections DVD différentes. Quelques épisodes de la saison 1 ont été ainsi commercialisé par France Télévisions dans une compilation DVD le 17 mars 2004. Puis la saison 1 complète s’est vu offrir un superbe Digipack en forme de frigo par le même éditeur le 8 octobre 2008. Enfin les trois saisons complètes ont finalement été commercialisées séparément en DVD par un autre éditeur (Strategic Marketing) autour de Noël 2010. On notera qu’il existe également un coffret intégrale exclusif chez Fnac depuis début 2011. Si vous êtes fans comme moi, n’hésitez pas à investir dans la série, et ceci même si la saison 4 n’existe pas encore en DVD (elle n’a de toute façon même pas encore été diffusée).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-456  aligncenter" title="oggycd" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/oggycd1.jpg" alt="" width="567" height="247" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour les amoureux de la bande originale, il existe également une compilation des musiques de la série intitulée « Le show du chat », en version CD ou en dématérialisé. On compte aussi trois bandes dessinées publiées chez Dargaud. Enfin, plus à destination des enfants, un magazine a également existé entre 2009 et 2011.</p>
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		<title>Le double univers de Buffy et Angel</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 06:46:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries télévisées]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous êtes un inconditionnel de la série Buffy contre les vampires, ou si vous avez au moins lu la première partie du dossier consacré à l&#8217;univers créé par Joss Whedon sur ce même blog, vous savez pertinemment qu&#8217;à partir de 1999, ce monde s&#8217;est scindé en deux parties. L&#8217;une d&#8217;elle s&#8217;est poursuivie dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-400  aligncenter" title="buffy1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy1.jpg" alt="" width="400" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si vous êtes un inconditionnel de la série <strong>Buffy contre les vampires</strong>, ou si vous avez au moins lu <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=281">la première partie du dossier</a> consacré à l&#8217;univers créé par Joss Whedon sur ce même blog, vous savez pertinemment qu&#8217;à partir de 1999, ce monde s&#8217;est scindé en deux parties. L&#8217;une d&#8217;elle s&#8217;est poursuivie dans la <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong>, tandis que l&#8217;autre s&#8217;aventurait en terrain inconnu dans une nouvelle série dérivée : <strong>Angel</strong>. Le précédent univers établit de <strong>Buffy contre les vampires</strong> se fracture donc en deux entités différentes, et les deux séries sœurs vont progresser vers des thématiques à la fois radicalement opposées mais aussi parfaitement complémentaires. Tandis que <strong>Buffy contre les vampires</strong> va mettre en avant la thématique de l&#8217;espoir qui surmonte tous les obstacles, <strong>Angel</strong> se fera un malin plaisir d&#8217;aborder la thématique inverse, à savoir le désespoir  qui ne conduit nulle part. Car il faut se l&#8217;avouer, tandis que Buffy et ses amis se démènent comme des démons et réussissent toujours à triompher, quoi qu&#8217;Angel et son équipe entreprennent, ils n&#8217;avancent que de deux pas pour mieux reculer de trois.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-403  aligncenter" title="buffy2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy2.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> est clairement née sous une très mauvaise étoile, à l&#8217;exception des deux trois premiers épisodes, et l&#8217;apothéose de génie qu&#8217;est l&#8217;épisode <em>4&#215;10 &#8211; Un silence de mort</em> (un bijou d&#8217;inventivité où quasiment tout l&#8217;épisode est dépourvu de dialogues), la <strong>saison 4</strong> s&#8217;empourpre dans des épisodes sans aucune consistance. La faute en revient à fait à deux éléments particuliers : la désormais tristement célèbre Initiative et le fade Riley Finn. Commençons d&#8217;abord par l&#8217;Initiative. Il s&#8217;agit en gros d&#8217;une cellule militaire secrète qui connaît l’existence du monde occulte et des démons. Leur but est de traquer, étudier et rendre inoffensif chaque créature non humaine. De là à parler de société secrète et de théorie du complot, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas que Joss Whedon va franchir,  à notre grand regret. En quelques épisodes, l&#8217;Initiative discrédite quasiment tout l&#8217;univers de Buffy.  Il faut s&#8217;avouer que la <strong>saison 4</strong> a également contre elle l&#8217;énorme désavantage de faire suite à la sublime <strong>saison 3</strong>, et a aussi le malheur de retirer des personnages particulièrement intéressant, à l&#8217;instar d&#8217;Angel, de Cordelia et de Wesley au profit de héros anecdotiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-405  aligncenter" title="buffy3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy3.jpg" alt="" width="321" height="208" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et le summum du mauvais goût échoue au pauvre Riley Finn. Étant le premier succédant à Angel et son inoubliable idylle qu&#8217;il entretenait avec Buffy, Riley attire dès le début une vive antipathie. Aussi charmant soit-il, Riley ne parvient jamais à être crédible. Que ce soit dans le rôle du simple anonyme rencontré à la bibliothèque, de l&#8217;assistant du professeur de psychologie ou du redoutable chef d&#8217;un commando militaire, aucun de ces rôles ne lui conviennent. Alors petit ami de Buffy, c&#8217;était aussi perdu d&#8217;avance !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-407  aligncenter" title="buffy5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy5.jpg" alt="" width="329" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 4</strong> a donc énormément de mal à satisfaire les spectateurs exigeants, habitués jusqu&#8217;alors à des arcs scénaristiques maîtrisés et cohérents. Le salut de la <strong>saison 4</strong> ne provient finalement que dans les superbes crossover avec la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>. Car avouons-le, tandis que la <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> diminue en intensité d&#8217;épisode en épisode, la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> en met plein les yeux. De remarquables épisodes s’enchaînent non stop les uns à la suite des autres, l&#8217;intensité dramatique de certains d&#8217;entre eux fleurent l&#8217;excellence (<em>1&#215;05 &#8211; L&#8217;appartement de Cordélia</em>, <em>1&#215;09 &#8211; Sacrifice héroïque</em>, <em>1&#215;19 – Sanctuaire</em>&#8230;). Les intrigues prennent assez vite un caractère policier du plus bel  effet, et le personnage de Kate y prend une importance de choix. Mais l&#8217;atout qualitatif de la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>, c&#8217;est l&#8217;incroyable imbrication de cette série avec sa sœur aînée. Chaque épisode d&#8217;<strong>Angel</strong> est plus ou moins lié à un de <strong>Buffy contre les vampires</strong>. Dès le premier épisode des deux séries par exemple, nous découvrons que Buffy reçoit un appel chez elle, mais personne ne semble être au bout du fil. On apprend alors dans l&#8217;autre série que c&#8217;est Angel qui passe cet appel. Et les petits exemples de ce genre sont légion. Jamais aucune série n&#8217;est allée aussi loin dans l&#8217;utilisation aussi judicieuse du crossover.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-409  aligncenter" title="buffy6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy6.jpg" alt="" width="319" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il est d&#8217;ailleurs indispensable de regarder à la fois la <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> et la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> pour comprendre les aboutissements des scénarios dans l&#8217;une comme dans l&#8217;autre des deux séries. Les événements dans une série ont un impact immédiat dans l&#8217;autre. Ainsi, la conclusion de l&#8217;histoire amorcée dans <em>Désillusions</em> (4&#215;03) trouve sa conclusion dans <em>La pierre d&#8217;Amarra</em> (1&#215;03). Plus somptueux encore, Angel s&#8217;invite dans <em>L&#8217;esprit vengeur</em> (4&#215;08) et Buffy lui rend la pareille dans le fabuleux <em>Je ne t&#8217;oublierai jamais</em> (1&#215;08), magnifique épisode qui constitue le summum de la relation entre Buffy et Angel. Le phénomène du crossover trouve son paroxysme dans la quinqualogie qui démarre dans <em>Une revenante</em> (4&#215;15 et 4&#215;16), se poursuit ensuite dans les épisodes <em>Cinq sur cinq</em> (1&#215;18) et <em>Sanctuaire</em> (1&#215;19), et se conclut définitivement dans <em>Le facteur Yoko</em> (4&#215;20). En connaissant toutes les imbrications scénaristiques, la <strong>saison 4</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> prend immédiatement un autre sens plus intéressant, mais elle n&#8217;échappe pas aux grossières erreurs commises, et se veut très inférieure à la <strong>saison 1</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> qui a mieux bénéficié du soutient des auteurs. Ils voulaient sans aucun doute un lancement réussit pour leur nouvelle série.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-413  aligncenter" title="buffy7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy7.jpg" alt="" width="346" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, tout s&#8217;arrange considérablement aussi bien du côté de la <strong>saison 5</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> que la <strong>saison 2</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>. Les auteurs parviennent à trouver un équilibre idéal et voyagent sur un habile rythme de croisière dans les deux séries. Si aujourd&#8217;hui encore, beaucoup de fans sont partagés quand à la qualité intrinsèque de la <strong>saison 5</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong>, je me range personnellement du côté de ceux qui l&#8217;apprécie. Voulue comme une conclusion définitive de la série (il n&#8217;était en effet à cette époque pas question qu&#8217;une nouvelle saison voit le jour), la <strong>saison 5</strong> est conçue avec une thématique extrêmement forte dans l&#8217;esprit de Joss Whedon: la notion de sacrifice. Que seriez-vous prêt à faire pour sauver votre vie ou celle d&#8217;un proche ? Les tourments que doivent subir Buffy, Dawn, Willow mais surtout le très intéressant Ben, sont menés de main de maître et avec justesse. Les délires nombrilistes de Gloria ne sont au final qu&#8217;accessoires et ne servent qu&#8217;à mener l&#8217;intrigue principale à son terme dans une apothéose magnifiquement mise en scène, et qui reste parfaitement logique dans l&#8217;univers de <strong>Buffy contre les vampires</strong>. La <strong>saison 5</strong> permet également de mettre un terme définitif au personnage de Riley, qui n&#8217;a absolument rien apporté à l&#8217;univers de la série. Il se retire de la scène de façon finalement discrète et, à moins d&#8217;être attaché à l&#8217;acteur, on ne regrette à aucun moment son départ au point même d&#8217;oublier jusqu&#8217;à son existence au fil du temps. Un bon point en soit.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-416  aligncenter" title="buffy8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy8.jpg" alt="" width="306" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;une des autres forces de la <strong>saison 5</strong> est l&#8217;étoffement de la personnalité de William le sanguinaire, dit Spike. Revenu avec bonheur au cours de la <strong>saison 4</strong>, principalement pour remplacer Angel dans le rôle du vampire sadique sous les traits d&#8217;un personnage familier, Spike était surtout cantonné au rôle de bouffon adorable (registre dans lequel le comédien excelle). A partir de la <strong>saison 5</strong>, sa véritable généalogie est établit. Les scénaristes poussent même le bouchon jusqu&#8217;à apporter aussi des réponses clefs sur ce personnage durant la <strong>saison 2</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong>. C&#8217;est ainsi que deux épisodes totalement différents que sont <em>Darla</em> (2&#215;07) et <em>La faille</em> (5&#215;07) permettent de remonter le temps et de voir que les scènes sont strictement les mêmes dans ces deux épisodes, mais abordé d&#8217;un point de vue différent : Angel et Darla d&#8217;un côté, Spike et Drusilla de l&#8217;autre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-417  aligncenter" title="buffy9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy9.jpg" alt="" width="331" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les connexions entre <strong>Buffy contre les vampires</strong> et <strong>Angel</strong> trouvent réellement leur paroxysme à cette période de la vie des deux séries. Des personnages vont et viennent d&#8217;une série à l&#8217;autre, se rendant simplement visite, s&#8217;appelant au téléphone, et bien entendu s&#8217;invitant dans l&#8217;intrigue globale des deux séries de manière intelligente. C&#8217;est le cas notamment de Drusilla, qui contribue d&#8217;abord dans la série <strong>Angel</strong> (<em>2&#215;09 &#8211; L&#8217;épreuve, 2&#215;10 &#8211; Retrouvailles et 2&#215;11 &#8211; Déclaration de guerre</em>) avant de sévir violemment dans <strong>Buffy contre les vampires</strong> (<em>5&#215;14 – La déclaration</em>). C&#8217;est également à l&#8217;occasion de cet épisode qu&#8217;une autre figure emblématique de l&#8217;univers de Joss Whedon va établir ses quartiers à Los Angeles : l&#8217;incontournable Harmony (<em>2&#215;17 – Amie ou ennemie ?</em>). Étonnamment, malgré ses personnages qui ne cessent de se déplacer constamment d&#8217;une série à l&#8217;autre, les intrigues principales des <strong>saison 5</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> et <strong>saison 2</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> sont calculées au millimètre près. A tel point d&#8217;ailleurs qu&#8217;il n&#8217;est en pratique pas du tout indispensable de suivre conjointement les deux séries pour tout comprendre. Les crossovers sont en quelque sorte des cadeaux bonus offerts aux fans, seuls à même d&#8217;établir par eux mêmes les connexions et d&#8217;approfondir les scénarios pourtant déjà complexes. Une vrai maîtrise scénaristique jamais vue nulle part ailleurs dans le petit monde des séries télévisées.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-406  aligncenter" title="buffy4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy4.jpg" alt="" width="363" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que Buffy se forge son caractère d&#8217;héroïne inoubliable durant la <strong>saison 5</strong>, la <strong>saison 2</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> commence enfin à forger sa propre mythologie. Prophétie salutaire, cabinets d&#8217;avocats machiavéliques et monstres de foire sont légion, tout comme l&#8217;approfondissement des caractères des personnages et leurs différents tourments. Finalement, pour égayer quelque peu cette noirceur lancinante, les scénaristes décident pour la fin de saison de prendre un virage à 180 degrés en offrant des épisodes plus légers, dans lesquels la fine équipe est projetée dans une dimension médiévale. Ces épisodes permettent ainsi d&#8217;offrir à la série ses tous premiers délires, qui deviendront par la suite récurrent dans <strong>Angel</strong>, et permettant également de donner une explication plausible quand à l&#8217;absence d&#8217;Angel pour épauler le combat du Scooby Gang contre Gloria.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-420  aligncenter" title="buffy11" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/buffy11.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, les bonnes choses ont une fin. The WB conclut la diffusion de <strong>Buffy contre les vampires</strong> avec l&#8217;inoubliable dernier épisode de la <strong>saison 5</strong>. Ce qui devait être à cette époque la conclusion définitive de la série se voit transformé en passage de relais vers la chaîne concurrente UPN. Et malheureusement cela va mettre un terme, tout du moins temporaire, au lien étroit qui existait entre <strong>Buffy contre les vampires</strong> et <strong>Angel</strong>. Les dirigeants de The WB s&#8217;opposent en effet farouchement à la moindre connexion entre les deux séries, désormais concurrentes. Les <strong>saison 6</strong> de <strong>Buffy contre les vampires</strong> et <strong>saison 3</strong> d&#8217;<strong>Angel</strong> volent dès lors de leurs propres ailes indépendamment l&#8217;une de l&#8217;autre. Mais c&#8217;est toutefois de courte durée, car Joss Whedon ne peut très vite pas s&#8217;empêcher de passer outre ces décisions. C&#8217;est ce que nous verrons dans le prochain dossier qui sera très certainement consacré à cet univers prochainement sur le blog !</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Dark Crystal : un magnifique conte fantastique et poétique</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 06:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma d'animation]]></category>

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		<description><![CDATA[Dark Crystal est un film résolument à part dans le catalogue de Jim Henson que l&#8217;on connaît mieux pour ses innombrables personnages haut en couleurs créés pour le Muppet Show (dont Disney a acquit les droits en 2004 soit dit en passant). S&#8217;il s&#8217;était en effet déjà attaqué à des longs métrages utilisant des marionnettes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-364  aligncenter" title="darkcrystal" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal.jpg" alt="" width="268" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> est un film résolument à part dans le catalogue de Jim Henson que l&#8217;on connaît mieux pour ses innombrables personnages haut en couleurs créés pour le <a>Muppet Show</a> (dont Disney a acquit les droits en 2004 soit dit en passant). S&#8217;il s&#8217;était en effet déjà attaqué à des longs métrages utilisant des marionnettes, on peut raisonnablement dire que <strong>Dark Crystal</strong> est son premier véritable film d&#8217;animation fantastique et poétique tant il dégage, aujourd&#8217;hui encore, un sentiment aussi unique qu&#8217;inoubliable. Il est sorti en salle en 1983 en France, et met en scène à l&#8217;écran exclusivement des marionnettes dans un monde résolument féérique. A sortie en salle, <strong>Dark Crystal</strong> fut aussi considéré, à juste titre d&#8217;ailleurs, comme le premier film à prises de vue réelle dépourvu de tout être humain ou animaux réels à l&#8217;écran. Chaque créature est unique en son genre car elle ne rappelle aucune espèce connue.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-368  aligncenter" title="darkcrystal3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal3.jpg" alt="" width="500" height="214" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> comporte un monde onirique très envoûtant. Passé les dix premières minutes, on est naturellement capable de s&#8217;imprégner de l&#8217;ambiance fantastique du film. Si quelquefois on ne peut évidemment pas oublier que l&#8217;on est en présence d&#8217;un film interprété par des personnages aux expressions parfois figées, leur jeu se révèle étonnamment pertinent en faisant d&#8217;une force toutes leurs faiblesses. Jen et Kira, de la race des Gelflings, forment un couple vedette très attachant. Et comme ils sont les derniers survivants de leur espèce, on s&#8217;identifie à eux rapidement et partageons avec eux leur quête.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-371  aligncenter" title="darkcrystal4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal4.jpg" alt="" width="500" height="211" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il est étrangement difficile de résumer le scénario du film, tant il gâcherai l&#8217;expérience cinéphile à ceux qui n&#8217;ont encore jamais eu la chance de le voir. J&#8217;avais d&#8217;ailleurs rédigé un très beau résumé qui aurait du figurer sur cette page, mais en le relisant je me suis rendu compte qu&#8217;il désossait complètement toute l&#8217;essence même de ce film incontournable. A défaut, je préfère donc dire que le synopsis du film peut être ramené à une quête initiatique et le pardon de ses erreurs passés. Il met ainsi en scène quatre races différentes : les Gelflings dont le destin est de ramener la paix dans le royaume en sauvant le cristal ; les Mystiques qui œuvrent pour la connaissance et la sagesse ; les exubérants Podlings relégués au misérable statut d&#8217;esclaves ; et les effrayants Skekses aveuglés par la soif de pouvoir et de domination. A ces quatre races s&#8217;ajoute un dernier personnage réellement inoubliable : Aughra aussi connue comme la Gardienne des Secrets ou encore Celle qui Voit Tout.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-372  aligncenter" title="darkcrystal5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal5.jpg" alt="" width="500" height="215" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> ne distribue ses cartes aux spectateurs qu&#8217;au fur et à mesure de l’avancement de la quête de Jen. Vous découvrez ainsi en même temps que lui tout de son tragique passé et de son troublant avenir. Certes on peut aujourd&#8217;hui reprocher au film sa progression lente, il n&#8217;empêche que cela fonctionne toujours aussi bien. Car, même si le film est ancien, sa tonalité reste moderne et intemporelle. Chaque détail, chaque personnage est utile dans le film et on ne comprend finalement leur présence qu&#8217;après avoir vu <strong>Dark Crystal</strong> en entier. D&#8217;où cette étonnante difficulté à résumer le film.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-373  aligncenter" title="darkcrystal6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal6.jpg" alt="" width="500" height="215" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> pullulent d&#8217;effet spéciaux en tout genre : aux marionnettes s&#8217;ajoutent des décors souvent magnifiques, quelques incrustations d&#8217;effets visuels précurseurs de leur époque et surtout de somptueux arrières plans peint à la main. Tourné à Londres, le film est très imprégné des légendes anglo-saxonnes et surtout de l&#8217;univers de Tolkien. Aussi tout un univers parfaitement cohérent existe dans <strong>Dark Crystal</strong>. Mais cette forte ambition eut toutefois des répercutions importantes sur le tournage. Les lourds costumes de certains personnages épuisaient les acteurs qui les portaient, sans compter la chaleur et les positions difficiles à garder pour interpréter ces personnages.  Pourtant, le résultat est impressionnant, chaque espère, chaque personnage a une démarche caractéristique très réaliste. Jim Henson lui-même s&#8217;investit dans plusieurs personnages.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-374  aligncenter" title="darkcrystal7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal7.jpg" alt="" width="500" height="215" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que l&#8217;on pourrait se dire qu&#8217;un film de marionnettes s&#8217;adresse principalement à des enfants, il n&#8217;en est absolument rien avec <strong>Dark Crystal</strong>. Son ambiance sombre et ses rebondissements parfois effrayants auront raison des cœurs sensibles. C&#8217;est avant tout un conte, dans son sens véritable, et non édulcorée comme le représente souvent Disney (on se souviendra par exemple des fins complètement opposées du conte La petite sirène et son adaptation en <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/033.php">film d&#8217;animation</a>). Le but du film n&#8217;est pas sa fin mais de découvrir son voyage en traversant avec Jen les difficultés qui lui barre la route. Pas étonnant que <strong>Dark Crystal</strong> soit devenu en 1983 le plus gros succès cinéma de l&#8217;année en France, le public ne s&#8217;est trompé en acclamant ce film, contrairement aux Etats-Unis où il n&#8217;eut qu&#8217;un succès d&#8217;estime face au raz-de-marée <a>E.T. L&#8217;extra-terrestre</a> sorti la même année que lui là-bas. Il faut dire que le doublage français n&#8217;est pas en reste, et réunit de grandes voix de cette époque : Vincent Ropion (Jen), Dorothée Jenma (Kira), Lita Recio (Aughra) ou encore Marc Cassot (Narrateur) pour ne citer que ceux là. Chaque voix crédibilise les personnages, et on en apprécie tout autant de voir le film en français qu&#8217;en anglais.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-375  aligncenter" title="darkcrystal8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal8.jpg" alt="" width="500" height="215" /></p>
<p style="text-align: justify;">De nos jours pourtant, <strong>Dark Crystal</strong> est devenu le second plus gros succès de l&#8217;histoire du cinéma pour des marionnettes juste derrière <a>Les Muppets, le film</a>. Dès la fin des années 1980, Jim Henson prévoyait d&#8217;ailleurs de proposer une suite, qui ne put malheureusement pas voir le jour puisqu&#8217;il décéda en 1990. Pourtant son héritage se poursuit toujours au travers de la Jim Henson Company et la Jim Henson&#8217;s Creature Shop qui repoussent toujours plus loin les limites des marionnettes qui comptent de nombreuses pépites du genre dont la somptueuse série de science-fiction <a>Farscape</a> qui mêlent de façon crédible des personnages réels avec des marionnettes sur le même pied d&#8217;égalité. Trente ans plus tard, le projet d&#8217;une suite à <strong>Dark Crystal</strong> est actuellement remis au premier plan. Annoncé en 2009 sous le titre provisoire de « <strong>The power of the Dark Crystal</strong> » (pour une sortie encore indéterminée), ce nouveau volet du conte devrait réunir une fois encore des marionnettes à l&#8217;écran tout en ayant recours au minimum aux images de synthèses. Il est à espérer que ce film puisse restituer cette ambiance unique que seules les années 1980 avaient pu rendre possible.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-367  aligncenter" title="darkcrystal2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/darkcrystal2.jpg" alt="" width="206" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dark Crystal</strong> est un film à connaître, aussi bien par les amoureux des films fantastiques que ceux qui vouent une passion pour les <a>Muppets</a>. Véritable film culte de plusieurs générations, <strong>Dark Crystal</strong> se doit d&#8217;être connu comme le plus poétique et le plus magnifique des films de Jim Henson.</p>
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		<title>Roswell : histoire d&#8217;un crash télévisuel</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 05:50:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries télévisées]]></category>

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		<description><![CDATA[La série Roswell a tenté de marier le thème du fantastique à celui de la conspiration extraterrestre alors que ce genre est déjà en plein déclin au début des années 2000. Il faut dire que si The X-Files : Aux frontières du réel l&#8217;avait remis au goût du jour en 1993, de trop nombreuses séries [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="364" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/iqggx4vNPh8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="364" height="300" src="http://www.youtube.com/v/iqggx4vNPh8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">La série <strong>Roswell</strong> a tenté de marier le thème du fantastique à celui de la conspiration extraterrestre alors que ce genre est déjà en plein déclin au début des années 2000. Il faut dire que si <a>The X-Files : Aux frontières du réel</a> l&#8217;avait remis au goût du jour en 1993, de trop nombreuses séries ont ensuite usé ce thème jusqu&#8217;à la corde pendant les années 1990 à l&#8217;image de la très poussive <a>Dark Skies, l&#8217;impossible vérité</a>. <strong>Roswell</strong>, réalisée par Jason  Katims, a subit de plein fouet cette désaffection des spectateurs, principalement en raison des choix malheureux qui ont été fait autour de la série, et face à la concurrence impitoyable de <a>Smallville</a> qui remis les supers héros aux goûts du jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, <strong>Roswell</strong> avait réellement tout pour être une superbe série de qualité. Elle est d&#8217;abord en partie basée sur la série de romans pour la jeunesse « Roswell Hight » (inédite en français) de Melinda Metz, et commence d&#8217;ailleurs par un long épisode d&#8217;une heure et demi remarquablement bien écrit. Le synopsis est simple mais efficace : Max Evans, Isabel Evans et Michael Guerin sont trois jeunes adolescents que rien ne semble distinguer des autres dans le lycée de la ville de Roswell au Nouveau Mexique. Comme chacun sait un vaisseau extraterrestre s&#8217;est écrasé là bas en 1947, et la ville vit depuis de l&#8217;énorme commerce parallèle d&#8217;objets basés sur les OVNI. Alors qu&#8217;ils s&#8217;apprêtent à fêter la commémoration annuelle du crash, Max Evans est témoin d&#8217;une fusillade dans le café Crash Down dans laquelle Elisabeth (surnommée Liz) Parker est touchée mortellement. Sans réfléchir, Max se précipite sur elle et lui sauve la vie. Cette action pour le moins anodine a dès lors des répercutions considérables dans sa vie et celle de ses amis, menaçant de dévoiler à jamais leurs véritables origines. Ils sont en effet tous les trois des personnes dont une partie de leur ADN est  humaine et l&#8217;autre extraterrestre. Leur destin est, de plus, lié au crash de l&#8217;OVNI de 1947.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-318" title="maxliz" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/maxliz.jpg" alt="" width="227" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 1</strong> cultive une grande partie de mystère et de romance. La plus grande d&#8217;entre elles tournant évidemment entre Liz et Max dont le destin est désormais lié. Au fil des épisodes, on apprend peu à peu à apprécier ces trois extraterrestres dont on découvre tout au long de l&#8217;intrigue qu&#8217;ils sont surtout beaucoup plus humains qu&#8217;ils ne le croient eux-mêmes. En fin de compte, si l&#8217;on retire l&#8217;aspect alien, les épisodes tiennent vraiment la route. Max, Isabel et Michael sont en fin de compte des êtres humains légèrement plus évolués que les autres, et qui détiennent donc naturellement certains pouvoirs. Tout au long de la saison 1, le sauvetage initial de Liz connaît des répercutions de plus en plus importantes, impliquant plusieurs habitants de Roswell qui n&#8217;avaient pourtant rien demandé. Et chacun a des réactions plus ou moins différentes à la situation. Liz tout d&#8217;abord ne se pose dans un premier temps absolument aucune question, le fait d&#8217;être toujours en vie l&#8217;ayant marqué à jamais. Shiri Appleby, qui joue le rôle à l&#8217;écran, s&#8217;en sort admirablement bien.</p>
<p style="text-align: justify;">A ses côtés, Maria DeLuca &#8211; interprétée par Majandra Delfino &#8211; est la bonne surprise de cette <strong>saison 1</strong> (et même de la série complète). Emportée dans les tourments d&#8217;une conspiration à laquelle elle n&#8217;aurait jamais voulue être impliquée, elle s&#8217;impose finalement naturellement tout aux longs des 22 épisodes. A la fois sensible, hystérique, comique ou compréhensive, Maria DeLuca est incontournable dans la série. Beaucoup plus anecdotique, la <strong>saison 1</strong> fait également intervenir Alex Whitman, dont le rôle se révèle assez limité. Interprété par Colin Hanks (le fils de Tom Hanks), Alex est assez inconsistant dans cette saison, poussant d&#8217;ailleurs le comédien à se retirer de l&#8217;aventure dès l&#8217;année suivante. A peine faire-valoir sans prétention aucune, Alex n&#8217;obtient ses galons qu&#8217;après avoir quitté la série&#8230; dans une histoire tout aussi abracadabrante que foncièrement stupide durant la saison 2 !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-321  aligncenter" title="mariamichael" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/mariamichael.jpg" alt="" width="356" height="200" /></p>
<p style="text-align: justify;">La tension de la série durant la <strong>saison 1</strong> va crescendo à chaque nouvel épisode, le spectateur est ainsi happé par des intrigues très pertinentes. Pourtant, trop vite, les scénaristes commettent un premier dérapage qui va faire tache d&#8217;huile et entraîner le déclin de la série : le personnage de Tess (Emilie de Ravin, que l&#8217;on connaît de nos jours mieux dans la série <a>Lost – Les disparus</a>). Dès son intrusion dans la série, Tess se révèle un personnage antipathique, elle détruit peu à peu les relations entre les héros et finalement tout commence déjà à se gâter dans la série dès son arrivée. N&#8217;arrivant heureusement que tardivement, les dégâts ne sont cependant pas encore considérables, et Tess reste heureusement assez anecdotique pour ne pas ternir la qualité de cette <strong>saison 1</strong>. Surtout que le suspense est à son comble dans les derniers épisodes, où Max est kidnappé puis torturé de façon éprouvante. Certains personnages que l&#8217;on pensait être dangereux se révèlent même d&#8217;étonnant nouveaux alliés à l&#8217;image du Shérif James Valenti (William Sadler).</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 1</strong> se termine alors en apothéose, et n&#8217;est finalement compromise que par son twist final, dans lequel l&#8217;intrigue se recentre malheureusement trop vite autour de Tess. La séparation extrêmement brutale entre les deux vedettes de la série Max et Liz déchire réellement le spectateur qui ne s&#8217;y attendait pas le moins du monde. La <strong>saison 1</strong> bénéficie ainsi d&#8217;une sorte de fin ouverte au dénouement inattendu. Il était donc évident que la saison 2 allait répondre à nos questions. Pourtant, Warner Brothers Network n&#8217;est pas du tout satisfait par la série qui ne répond pas à l&#8217;attente des dirigeants. La chaine décide en effet en 2000 de mettre un terme à <strong>Roswell</strong>. Mais les fans désapprouvent cette idée. Une étonnante  mobilisation va alors se produire, les fans  américains se  mobilisent massivement et font plier la chaine Warner  Brothers Network  qui accorde donc à <strong>Roswell</strong> une seconde saison.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-327    aligncenter" title="alexkyle" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/alexkyle.jpg" alt="" width="348" height="200" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais malheureusement, tout espoir est anéanti et ce dès le premier épisode de la nouvelle saison. Le ton de la série est radicalement modifié en quelques minutes (sans doute pour mieux respecter le cahier des charges des dirigeants de Warner Brothers Network), la plupart des personnages ont désormais une psychologie différente venue d&#8217;on ne sait où et la série balaye littéralement tout romantisme dans son intrigue. Assez vite, la <strong>saison 2</strong> s&#8217;empourpre dans des invraisemblances et des énormités inexplicables. Là où la saison 1 jouait sur le registre humain, la <strong>saison 2</strong> milite pour le côté extraterrestre et la théorie du complot extravagante, ce qui la décrédibilise au fur et à mesure des épisodes. Pire, Tess se retrouve au cœur même du fil rouge de la saison 2, qui accumule donc boulettes et énormitées en tout genre. Clairement, le public ne suit plus, s&#8217;est complètement perdu dans les histoires alambiquées, et préfère se réfugier dans la saison 1 de <a>Smallville</a> qui entre en concurrence directe avec <strong>Roswell</strong> en proposant le même type de personnages adolescents ayant des pouvoirs surnaturels. La saison 2 est une vrai bérézina, une vrai catastrophe télévisuelle. Colin Hanks est ainsi le premier à s&#8217;en rendre compte, et préfère quitter rapidement la série. Si on le comprend tout à fait, le départ d&#8217;Alex dans le scénario va alourdir encore plus une intrigue déjà inintéressante et non crédible. La <strong>saison 2</strong> se crée peu à peu son propre tombeau, et le final de la saison tombe comme sur un cheveu sur la soupe. La série est tombée tellement bas qu&#8217;on a de fort doute qu&#8217;une suite puisse être lui être accordée. La décision de Warner Brother Network est sans appel : s&#8217;en est terminé de la série.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, les fans veulent lui donner une dernière chance. Car malgré la qualité éprouvante de la <strong>saison 2</strong>, on finit par s&#8217;attacher à Liz, Max, Michael, Isabel, Maria, Jim et Kyle. Il faut dire que les acteurs restent convaincants, en dépit des mauvais scénarios qui ont été écrit autour d&#8217;eux. La chaine concurrente UPN y croit d&#8217;ailleurs elle aussi en rachetant les droits de la série (elle fera d&#8217;ailleurs de même pour <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/?p=281" target="_self">Buffy contre les vampires</a> qui a obtenu ses saisons 6 et 7 grâce à elle). La série est pourtant tombée déjà si bas qu&#8217;on se demande comment UPN a pu croire à une résurrection de <strong>Roswell</strong>. On ne pouvait se faire en fait qu&#8217;une raison : la saison 3 ne pouvait se permettre de tuer encore plus la série et garantissait donc obligatoirement de relever le niveau. Sans compter que la mobilisation des fans étaient toujours aussi forte en 2001 que l&#8217;année précédente.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="maxtess" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog//wp-content/uploads/maxtess.jpg" alt="" width="225" height="230" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que la série ne décolle pas vraiment, et rapidement UPN fait comprendre aux auteurs de <strong>Roswell</strong> que la saison 3 sera la dernière. Les scénaristes ayant désormais plusieurs mois devant eux pour conclure plus correctement leur intrigue globale, on remarque rapidement que le niveau s&#8217;élève de plus en plus au fil des épisodes. Déjà, nous nous recentrons enfin sur ce qui nous avait manqué depuis la saison 1 : la relation entre Max et Liz. Entre disputes et réconciliations, la <strong>saison 3</strong> remonte dans l&#8217;estime des spectateurs. Elle se permet de prendre enfin ses distances avec la théorie du complot qui nous avait déjà durement éprouvé dans la saison 2. La <strong>saison 3</strong> propose également des épisodes d&#8217;une grande justesse, et certains d&#8217;entre eux sont d&#8217;une sensibilité étonnante, à l&#8217;image de l&#8217;épisode de Noël où Max oublie enfin de centrer ses actions sur sa seule personne pour aider un jeune garçon autiste. On a même droit à une désopilante parodie de la série <a>Ma sorcière bien aimée</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, la <strong>saison 3</strong> ne peut échapper aux énormités commises au cours de la saison 2. Et quand vient enfin le moment de conclure plusieurs de ses intrigues, on se rend compte que les scénaristes ont un mal fou à finaliser proprement des histoires qui s&#8217;était révélées abracadabrantes l&#8217;année précédente. La <strong>saison 3</strong> retombe d&#8217;ailleurs quelquefois dans les excès en offrant par exemple un double épisode de milieu de saison très tiré par les cheveux. De la même façon, la saison 3 ne peut pas faire l&#8217;impasse sur le personnage de Tess, et lui consacre donc un ultime épisode dans lequel l&#8217;histoire se termine relativement bien, et en donnant enfin un semblant de consistance à Tess par un habile tour de passe-passe. Au fur et à mesure, chaque pièce du puzzle de la série est résolu une à une et la série se permet d&#8217;obtenir une véritable fin. Ce qui arrive rarement à certaines séries américaines mortes trop brutalement sans aucune conclusion.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="roswellsaison3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog//wp-content/uploads/roswellsaison3.jpg" alt="" width="400" height="289" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Roswell</strong> c&#8217;est ainsi une idée de départ excellente qui a su se cultiver au cours d&#8217;une exceptionnelle saison 1 puis l&#8217;histoire d&#8217;un énorme crash télévisuel dans une éprouvante et incohérence saison 2. Sauvée in extremis par deux fois par les fans dévolus aux comédiens si attachants, <strong>Roswell</strong> s&#8217;est vu offrir ce qu&#8217;on aurait jamais cru possible : une ultime saison intéressante qui a su légèrement relever le niveau artistique même si elle n&#8217;a jamais pu atteindre celui de la saison 1. Aujourd&#8217;hui, <strong>Roswell</strong> reste une série à découvrir car elle est l&#8217;une des dernières représentantes d&#8217;un style fantastique et ufologique typique des années 1990 mais qui a subit de plein fouet le déclin de ce genre télévisuel tout en n&#8217;ayant pas su être exploitée correctement. Elle ne vaut que pour ses acteurs talentueux qui se démènent comme ils le peuvent pour sauver les histoires du naufrage, et qui se révèlent tous à tour de rôle extrêmement attachants (à la seule exception de Tess). <strong>Roswell</strong> c&#8217;est aussi un cas d&#8217;école à noter pour la surprenante mobilisation des fans qui ont contribué à ce que la série puisse avoir une vrai conclusion et ce malgré sa qualité décevante. Un luxe qui est rarement accordé à de nombreuses séries.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span> Peu de personnes le savent, mais <strong>Roswell</strong> est l&#8217;une de ces séries américaines dont la version DVD est différente de celle qui fut diffusée à la télévision. En raison de problèmes de droits d&#8217;exploitation de plusieurs chansons, elles durent être retirées et remplacées par Jason Katims afin que la série puisse être commercialisée. En France, seule la première diffusion de la série sur M6 comportait les chansons d&#8217;origine, depuis seules les nouvelles les remplacent dans toutes les rediffusions.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>L&#8217;univers de Buffy contre les vampires</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 12:31:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parler de Buffy contre les vampires, c’est évoquer Joss Whedon son créateur. Celui-là même qui &#8211; avant de réellement se faire connaître du grand public &#8211; contribua au scénario de Toy Story pour Pixar. Peu de séries peuvent se vanter d’avoir créé un mythe et lancé une mode. Encore plus rare sont les séries qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="364" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/7VS2JXKICEQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="364" height="300" src="http://www.youtube.com/v/7VS2JXKICEQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Parler de <strong>Buffy contre les vampires</strong>, c’est évoquer Joss Whedon son créateur. Celui-là même qui &#8211; avant de réellement se faire connaître du grand public &#8211; contribua au scénario de <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/042.php" target="_self">Toy Story</a> pour <a href="http://www.lesgrandsclassiques.fr/liste_p.php" target="_self">Pixar</a>. Peu de séries peuvent se vanter d’avoir créé un mythe et lancé une mode. Encore plus rare sont les séries qui ont une trame narrative exceptionnelle qui n’a jamais été incohérente, et qui s’est renforcée avec les années. S’il n’y avait pas eu The X-Files &#8211; Aux frontière du réel pour remettre au goût du jour le fantastique, peut-être que personne n’aurait jamais pu donner sa chance à <strong>Buffy contre les vampires</strong>. Il faut dire que sa genèse est pour le moins atypique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy1.jpg" alt="" width="363" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au commencement, il y eut un film :  <strong>Buffy, tueuse de vampire</strong>. Joss Whedon avait déjà une définition générale sur ce qu’allait devenir son personnage fétiche. On y retrouve en effet déjà quelques éléments qui ont fait le succès de la série qui en est dérivée. Le personnage de Buffy (surnommé assez difficilement Bichette dans la VF !!) est une transgression au mythe de la jeune fille blonde effarouchée qui finissait systématiquement par mourir dans tous les films fantastiques ou d’horreur. Choisie par une force invisible pour lutter contre les forces du mal, elle doit mettre de côté sa vie de jeune adolescente sans histoire pour entrer de plein pied dans un monde noir et cruel. L’idée de départ reste incontestablement une réussite, mais le résultat final porté à l’écran fut un vrai gâchis. A peine meilleur qu’un petit « teenager movie » de seconde zone, le film se perd dans des énormités inexplicables, une mise en scène excessivement molle et ne fait certainement pas l’unanimité. Le scénario fut en effet tellement retravaillé qu’on n’y retrouve presque rien de palpitant. Il est d’ailleurs excessivement difficile de voir ce film, que l’on soit fan ou non, tant sa qualité est dérisoire. On peut toutefois le considérer comme une première intrusion de Buffy dans l’univers des vampires et la curiosité (ainsi que les gros logos publicitaires du DVD annonçant « le film par lequel tout a commencé ») nous pousse trop souvent à le visionner. Mais n’y cherchez alors pas les réponses à vos questions, Joss Whedon a depuis longtemps oublié cette adaptation pour lancer la trame narrative de la série.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy3.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut en effet se tourner vers le comic <strong>Buffy The Origin</strong> en trois parties pour découvrir à peu près ce qu’aurait du être « Buffy, tueuse de vampire ». Ce comics est en effet basé approximativement sur les bases du scénario d’origine, et fut validé par Whedon lui-même. Il existe actuellement trois éditions françaises de ce comic : la première édition originale de ce comic fut publié par Semic en deux parties, une seconde édition par le même éditeur regroupait ces deux histoires, et enfin Fusion Comic qui a récemment entrepris de republier l’intégralité des aventures dessinées de la Tueuse dans leur ordre chronologique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après cet échec cinématographique, on aurait alors pu croire que Buffy serait restée dans sa tombe, mais tel un vampire, il n’en fut rien. Whedon remet l’idée au goût du jour avec une série télévisée. Un <strong>épisode pilote</strong> est alors réalisé, mais pas à l’intention d’être diffusé. Il s’est depuis échappé sur le réseau mondial. Il dure approximativement une trentaine de minutes. Déjà la plupart du casting définitif y apparaît, comme Sarah Michelle Gellar (Buffy), Charisma Carpenter (Cordélia), Mercedes McNab (Harmony) ou Nicolas Brendon (Alex). Plusieurs éléments de la série s’y trouve également : le Bronze notamment, le cimetière, le lycée de Sunnydale… Bien qu’à peine esquissé, le troublant Angel (David Boreanaz) y est aussi présent. Mais d’autres personnages ont un autre visage. C’est le cas de Willow. Encore plus caricaturale qu’elle ne sera par la suite, Willow (jouée par Riff Regan) est le souffre douleur de toute l’école. Renfermée, solitaire et plutôt rondelette, elle est le contraire même de ce qu’est Alysson Hannigan qui reprendra finalement le rôle. Cet épisode pilote se regarde au final sans broncher. L’absence de moyen pour le tourner ne se ressent pas vraiment car déjà l’histoire est forte et remarquablement tournée, il arrive même à faire mieux que le désastreux film qui l’a précédé. Le pilote test convainc les dirigeants de Warner Bros  et une première série de 12 épisodes est commandée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy4.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les grands moyens sont mis en place pour démarrer la série sur de solides bases. Un long épisode d’introduction d’une heure et demi est tourné. Plutôt que de recommencer l’histoire depuis le début, Joss Whedon préfère au final faire de la série la suite de son film tel qu’il l’aurait toujours voulu. Buffy connaît en effet déjà parfaitement sa mission en tant qu’élue, et le scénario multiplie les allusions à sa vie passée lorsqu’elle fut choisie. Est ainsi évoqué son expulsion d’un lycée de Los Angeles pour avoir mis le feu à un gymnase. Cette séquence n’apparaît pourtant absolument pas dans le film, confirmant que Joss Whedon a basé la série comme suite directe au scénario qu’il avait imaginé. En une heure et demi, la base générale de la série est alors posée. Elle n’en déviera ensuite jamais ! Elle sera complétée, enrichit, dévoilée sous divers angles de vue, mais sera ensuite absolument toujours respectée. Une rareté dans l’univers de la fiction télévisuelle dont la majorité part rapidement dans les invraisemblances.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy6.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dès le début, la série présente une maitrise exceptionnelle de sa trame scénaristique. En quelques épisodes, les personnages sont rapidement mis en place de façon habile et crédible. Tous, sans aucune exception, auront leur rôle à jouer dans les 12 épisodes de la <strong>saison 1</strong>. Quelques idées reçues sont entièrement dépoussiérées, et les acrobaties de Buffy remportent déjà les suffrages. Contrairement à certaines séries qui ont beaucoup de mal à crédibiliser leur héroïne féminine dans un rôle d’action (c’est le cas d’Alias par exemple), on croit aux capacités surhumaines de Buffy en quelques secondes. Le fait que l’on soit dans une série fantastique aide d’ailleurs beaucoup même s’il n’explique pas tout (<a>Sydney Fox l’aventurière</a> partage ainsi la même sympathie du public).  Autour d’elle on retrouve Willow, l’éternelle intello de service ;  Alex, l’oustider à l’amour non réciproque ; Giles, la figure paternelle ; Cordélia, le transfuge de l’ancienne Buffy avant d’être élue et Angel, le vampire et sa malédiction. Du côté des opposants, on retrouve le Maître, un vampire de l’ancien temps ; Darla dont le destin est lié à celui d’Angel et certains monstres et mutants de toutes sortes.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy5.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 1</strong>, du fait de son nombre réduit d’épisode, ne propose au final pas d’arc scénaristique majeur. Bien que plusieurs épisodes dévoilent des points importants sur son dénouement, la majorité des épisodes de la <strong>saison 1</strong> peuvent être appréciés individuellement. Chaque épisode met plutôt à l’honneur un personnage en particulier, que ce soit Willow dans Molock, Alex dans Les Hyènes, Cordélia dans Portée Disparue ou encore Angel dans Alias Angelus. Le mal y est systématiquement présenté de façon sournoise, il s’insinue dans le cœur des personnages qui s’ouvrent à lui sans s’y attendre.  Dans la version originale, le groupe se surnomme régulièrement le Scooby Gang, en l’honneur d’une série animée très célèbre, dont est reprise dans les grandes lignes les caractères des personnages de la série : Buffy est la meneuse comme Fred, Cordélia la BCBG Daphnée, Willow l’intello Verra et Alex le très effrayé Samy. Avec une certaine dérision, on imaginerait enfin Angel dans le rôle de Scooby-Doo parce qu’ils ont tous deux des crocs. Mais la comparaison s’arrêterait là.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette saison d’introduction à l’univers de Buffy développe nombre de subtilité scénaristiques qui ne prennent leur sens que plusieurs épisodes, voire années plus tard. Une constante durant les 7 ans de vie de la série. La plus importante d’entre elles résulte dans le caractère unique de la tueuse dans le monde. Alors que jusqu’à Buffy, chacune d’entre elle a toujours été unique et solitaire, et que sa mort déclenche l’appel d’une nouvelle tueuse dans le monde, Joss Whedon crée volontairement une déchirure importante dans la lignée des tueuses avec son personnage de Buffy. Celle-ci est en effet entourée d’amis qui lui viendront toujours en aide. De fait, lors de l’ultime épisode de la saison 1, Buffy est tuée par le Maitre. Mais bien qu’il y ait mort clinique pendant quelques secondes, celle-ci revit par un simple massage cardiaque grâce au soutient de ses amis.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy7" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy7.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que formant un tout global, chaque saison de <strong>Buffy contre les vampires</strong> développe un thème qui lui est propre. La <strong>saison 2</strong> est ainsi marquée par la dualité. Des couples s’unissent et se désunissent : Buffy et Angel, Oz et Willow, Cordélia et Alex, Giles et Jenny ainsi que Spike et Drusilla. Ce qui est d’ailleurs valable aussi bien en amour que dans la haine. On retrouve également cette dualité entre Buffy et Kendra, l’une étant aussi désinvolte que l’autre très à cheval sur les règlements. Mais c’est surtout autour du troublant Angel que la <strong>saison 2</strong> marque un important tournant dans son histoire. Le vampire maudit par les gitans qui lui ont rendu son âme en guise d’expiation est en effet libéré. Ce dernier redevenu bestial sous l’alias d’Angelus déchaine alors son courroux sur ces anciens amis tout en dévoilant une face extrêmement noire de sa personnalité. Le changement est aussi spectaculaire qu’extrêmement dérangeant pour le spectateur. Angelus est aussi violent que cruel, n’hésitant pas une seule seconde à jouer avec sa proie par pur plaisir tel un chat, qu’Angel est patient et attentionné. Kendra est également un personnage particulièrement intéressant de cette saison. Bien que Buffy ai été morte durant quelques secondes, une nouvelle tueuse a été appelée, révélant dès lors une faille dans la lignée des tueuses. On découvre en effet que la « résurrection »  de Buffy &#8211; qui n’en est pas réellement une – dans le dernier épisode de la saison 1 a créé une faille qui régulait jusqu’ici la lignée des tueuses. Celle-ci sera dès lors exploitée avec génie dans la série et trouvera une spectaculaire conclusion à la toute fin de la série.</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>saison 2</strong> est plus feuilletonesque que la précédente, car chaque épisode contribue à faire évoluer le suivant, ou au moins apporter quelques informations supplémentaires. Mais on peut tout de même continuer à visionner les épisodes séparément. La construction des scénarii permet de capter les spectateurs et de les fidéliser. L’aspect dramatique de la seconde moitié de la saison est ainsi riche en rebondissement. Et sa conclusion tout aussi spectaculaire qu’effroyable ! La relation entre Angel et Buffy est en effet ici marquée à jamais comme l’un des plus passionnants amours impossibles de la télévision. La <strong>saison 2</strong> se conclut alors sur une note négative et pessimiste. Acculée, accusée à tort de meurtre, humiliée, brisée et rongée par les remords, Buffy prend la fuite et quitte Sunnydale.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy8" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy8.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le premier épisode de la <strong>saison 3</strong> reste incontestablement inhabituel dans l’univers de la série. Il pose en effet plutôt les bases de la future série à naitre : <strong>Angel</strong>. On y retrouve en effet tous les aspects que la nouvelle série développera un an plus tard (il servira d’ailleurs de base pour la création de son générique). L’action est en effet localisée à Los Angeles, la ville y est présentée sombre, froide et humide. Personne n’y est heureux, et chacun est plongé dans l’agonie et la solitude. Les démons profitent alors de la détresse des gens pour s’imposer. Au début de l’épisode, Buffy est au plus bas dans sa vie et n’a plus aucun repère dans sa vie. Il faudra alors l’intrusion de Chanterelle, que Buffy avait déjà tenté de secourir un an plus tôt, pour quelle réalise que la peine peut cicatriser avec le temps. Elle décide alors de rentrer chez elle pour affronter ses démons intérieurs. Joss Whedon a le mérite de faire suivre cet épisode par une suite tout à fait logique, Buffy n’est en effet pas réellement accueillie à bras ouvert par ses proches qui s’étaient presque fait à l’idée qu’elle ne reviendrait jamais. Buffy doit se racheter une conduite et dois dès lors tout faire pour regagner leur confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Doucement, au fil des épisodes, la <strong>saison 3</strong> aborde ainsi le thème de la séparation et de la réconciliation. De façon intelligente, les problèmes des personnages sont présentés de façon très réelle, renforçant la qualité de cette saison. Surtout lorsqu’une nouvelle tueuse débarque à Sunnydale : Faith. Kendra, qui n’apparaît finalement que dans trois uniques épisodes de la saison 2, n’eu au final qu’un rôle limitée dans la série. Mais elle marqua nombre de spectateurs car elle mettait en valeur un aspect  de Buffy : son côté solitaire et distant. Cette approche conduira malheureusement à sa mort brutale. Faith au contraire préfère jouer avec la vie et ne vit qu’à travers ses émotions. Elle est ainsi à l’opposée même de Kendra. Buffy, au contraire, tente depuis le début de concilier les deux aspects de sa vie, ce qui lui a permis de survivre jusqu’ici. Faith, au contraire, s’enfonce de plus en plus dans la passion. L’affrontement entre les deux tueuses devient rapidement inévitable. Sournoisement, Faith trahit tour à tour ses anciens amis en s’alliant au Maire de Sunnydale avec lequel elle lie une relation père-fille assez morbide. Elle qui n’avait jamais rien connu de tel jusqu’à aujourd’hui, parvient à se trouver une place et faire fi de l’ombre de Buffy qui plane autour d’elle. Entre haine, jalousie et trahison, la <strong>saison 3</strong> se termine alors en apothéose.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="buffy9" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/buffy9.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Succès du public aidant, le ténébreux Angel décide finalement de quitter Sunnydale en offrant l’une des plus déchirantes séparations à l’écran. Celui-ci vole en effet de ses propres ailes dans sa propre série, mais restera tout de même en contact permanent avec ses anciens amis, pendant que <strong>Buffy contre les vampires</strong> gravitera vers de nouveaux horizons. Les deux séries évoluant en effet parallèlement durant les cinq années suivantes. Je ne manquerai probablement pas d’évoquer un jour dans un futur dossier l’évolution de ses deux séries consoeurs (transcendant la notion même de crossover connus jusqu’alors) et de poursuivre l’analyse de l’univers et des saisons de <strong>Buffy contre les vampires</strong>. A suivre donc…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nota Bene : cet article a été élaboré en mai 2010. Il devait évoquer toutes les saisons de <strong>Buffy contre les vampires</strong> mais aussi celles d&#8217;<strong>Angel</strong>.  Malheureusement, par manque de temps, le dossier ne fut jamais terminé.  Plutôt que d&#8217;oublier cette première partie, j&#8217;ai finalement décidé de  la révéler aux lecteurs de ce blog. Et puis qui sait, j&#8217;aurais peut-être  prochainement l&#8217;occasion d&#8217;achever convenablement ce dossier !</em></p>
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		<title>DVD de fans, parlons expérimentation et création</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 12:40:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[DVD de fans]]></category>

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		<description><![CDATA[On pourrait croire qu&#8217;au bout de 6 ans, et pas moins de 30 projets différents menés à terme, que la réalisation d&#8217;un DVD de fans est devenu une activité créative plus facile au fil du temps. Ce n&#8217;est au final pas le cas, chaque projet réclamant une attention ou des besoins particuliers. A de nombreuses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On pourrait croire qu&#8217;au bout de 6 ans, et pas moins de 30 projets différents menés à terme, que la réalisation d&#8217;un DVD de fans est devenu une activité créative plus facile au fil du temps. Ce n&#8217;est au final pas le cas, chaque projet réclamant une attention ou des besoins particuliers. A de nombreuses reprises il a donc fallu recommencer plusieurs fois avant d&#8217;obtenir un résultat final satisfaisant. L&#8217;occasion de présenter les 6 derniers projets encore jamais dévoilés sur ce blog depuis un an et demi était trop belle pour évoquer les expérimentations indispensables à la concrétisation des divers projets.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_01.jpg" alt="" width="400" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;">La censure ou le remontage d&#8217;un film n&#8217;avait jusqu&#8217;ici jamais posé le moindre problème. Pour « La boite à musique », il ne s&#8217;agissait que de réintégrer un segment absent de la version américaine. Mais le cas inverse ne s&#8217;était jusqu&#8217;alors jamais produit. On aurait pu croire que « L&#8217;apprentie sorcière » aurait nécessité un tel traitement en rapport avec la version longue proposée en 2003, mais il n&#8217;en fut rien. La qualité déjà exceptionnelle de la source trouvée évita d&#8217;avoir recours à un découpage minutieux. Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;arrive jusqu&#8217;à nous la version française d&#8217;origine du film « Coquin de printemps ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour une raison qui m&#8217;échappe encore aujourd&#8217;hui, le film fut considérablement raccourci. J&#8217;ignore d&#8217;ailleurs toujours aujourd&#8217;hui si ce remontage, qui fait perdre près de 20mn au film, fut proposé au cinéma en 1950 ou si c&#8217;est uniquement la VHS locative qui le proposait ainsi. Toujours est-il que pour la première fois, pour parvenir à synchroniser la bande sonore sur la vidéo du DVD, il a fallu avoir recours à une technique inédite : le découpage vidéo ! Or, à moins d&#8217;être devin ou de connaître l’œuvre sur le bout des doigts, rien ne permettait de réellement savoir où il fallait trancher dans le vif. En désespoir de cause, je me lançais dans la recherche minutieuse image par image. Bien m&#8217;en aura pris, car les coupes pouvaient aller de 2 seules images à des longs segments de plusieurs secondes ! Une fois le remontage vidéo complètement effectué, la superposition de la version audio d&#8217;origine fut très facilement effectuée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_02.jpg" alt="" width="400" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le montage fut définitivement terminé, beaucoup de place fut libéré sur le DVD. Comme 20 minutes avait été retirée, je piochais dès lors dans mes archives vidéos rares ou inédites pour sortir de l&#8217;oubli un long documentaire intitulé A dream called Walt Disney World. L&#8217;évènement était de taille dans la mesure où ce reportage n&#8217;avait été proposé qu&#8217;exclusivement en vidéo dans les parcs américains. L&#8217;avantage était ici de le découvrir entièrement dans notre langue francophone. Le reste du DVD fut complété, comme toujours, par des bandes annonces dans des versions françaises désormais retirées du commerce et devenues rares.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_05.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">En août 2009, je mettais un terme à l&#8217;actualisation plus que bénéfique du DVD « La petite sirène » dans sa seconde version française datant de 1998. Il faut dire qu&#8217;il en avait bien besoin. J&#8217;en profitai donc quelques temps plus tard pour faire de même avec sa suite « La petite sirène II – Retour à l&#8217;océan » qui était dans un état encore plus déplorable. Le premier DVD remontait à 2007, il proposait deux choses que le DVD officiel ne pouvait pas offrir : la version française originale avec Christophe Peyroux dans le rôle de Sébastien et un transfert 16/9 anamorphique inédit. Si le résultat était plutôt bon sur un écran cathodique, l&#8217;avènement des téléviseurs HD rendait le film encore plus détestable qu&#8217;il ne l&#8217;est déjà dans ce format panoramique. Je décidais alors d&#8217;expérimenter plusieurs techniques pour apporter un plus beau niveau de détail au film.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour commencer, je me lançais donc dans la création de DVD expérimentaux, qui n&#8217;ont jamais rejoint la liste « officielle » des DVD de fans. Le premier fut ainsi « Hercule ». La technique pour gonfler artificiellement l&#8217;image fut loin d&#8217;être parfaite. Le film étant proposé dans une qualité vidéo déjà très médiocre sur le DVD officiel, l&#8217;agrandissement n&#8217;apportant qu&#8217;un relative confort de ne plus devoir subir des bandes noires de tous les côtés, mais faisant apparaître encore plus tous les défauts.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_03.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Je retentais alors l&#8217;expérience avec « Dingo &amp; Max », lui aussi proposé dans une misérable résolution en 4/3. En appliquant quelques filtres, et en évitant à tout prix une compression vidéo désastreuse, le rendu fut cette fois nettement plus convaincant. Le film gagne dès lors une nouvelle dimension et un confort indéniable sur un écran HD. Certes, ça n&#8217;atteindra jamais des sommets étant donné que je suis parti d&#8217;une définition inférieure au résultat voulu, mais cela relevait désormais du possible. « La petite sirène 2 » gagna indiscutablement en qualité (<a title="Comparatif vidéo" href="http://i77.servimg.com/u/f77/13/47/06/45/petite10.jpg" target="_blank">comme vous pouvez le constater en cliquant ici)</a>, le rendu devenant plus net et moins baveux. L&#8217;animation et les décors, très pauvres dans ce film élaboré pour le marché de la vidéo, ne perdent ni ne gagnent rien si ce n&#8217;est, une fois encore, un confort visuel appréciable pour le spectateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme cela ne semblait pas suffire, après deux DVD de fans nécessitant de revoir complètement la méthode de travail habituelle, un nouveau projet vint à son tour mettre son grain de sel : « Peter et Elliott le dragon ». Ce projet comportait un double problème : un découpage inévitable de la version longue et la réinsertion de la chanson « Pour que tu sois heureux » interprétée par Nicole  Croisille dans le générique de début (retirée sans aucune explication de toutes les éditions DVD dès 1999). La fin de la chanson empiétant sur le début du film, les choses se révélèrent donc compliquée. Je fis donc un choix, disons stratégique, en intégrant une transition vidéo entre le générique français du film et la version restaurée du DVD. Le résultat, très visible à l&#8217;écran, ne dure heureusement que quelques millisecondes et de façon fluide. Le découpage fut plus aisée, « Coquin de printemps » ayant déjà étrenné les plâtres. Il me permit toutefois de me rendre compte à quel point le travail de montage d&#8217;un film est une tâche rude et compliquée. Les coupes extrêmement nombreuses ramenant le film dans sa version internationale que l&#8217;on connaît se révèle parfois saugrenues mais sont invisibles quand on regarde le film. Sans avoir eu cette occasion unique de découvrir où se situait les coupes, jamais je n&#8217;aurais pu imaginer que le regard d&#8217;un personnage à l&#8217;écran pouvait porter sur deux choses différentes dans la version longue et la version internationale. Le cinéma est vraiment tout un art de l&#8217;illusion.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_04.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que le montage de la version internationale du film est été achevée avec succès, et qu&#8217;un DVD lui fut consacré, « Peter et Elliott le dragon » ne fut, jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, jamais dévoilé. La raison principale étant que je souhaitais intégrer en bonus un documentaire ainsi que la version télévisée inédite. Malheureusement, n&#8217;ayant jamais obtenu cette dernière, je gardais de côté l&#8217;idée pour une éventuelle renaissance ultérieure. De toute façon, je n&#8217;ai jamais été totalement satisfait des menus, un défaut visuel sur une vidéo rendait sa visualisation désagréable.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_06.jpg" alt="" width="427" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, tout s&#8217;est arrangé avec le projet suivant : « Pinocchio ». Ce film a connu une destinée curieuse dans notre langue. Doublé une première fois en langue francophone aux Etats-Unis à l&#8217;attention du public canadien (à cause de la guerre, un extrait de cette version se trouvant dans le Blu-Ray), il reçu sa première véritable version 100% française en 1946. En 1975, le film fait l&#8217;objet d&#8217;un redoublage intégral, dans cette version Jiminy est alors nommé Grillon. Alors que tout aurait pu s&#8217;achever ainsi, la popularité de Jiminy est telle que dans le langage courant qu&#8217;il se fait appeler par son nom originel. En 1995, la décision est donc prise d&#8217;apporter une correction aux dialogues, Evelyn Selena et Roger Carel rempilent donc et modifient leurs dialogues pour que désormais on entende « Jiminy Cricket ». A cette occasion l&#8217;une des chansons du film est dès lors entièrement redoublée. Le nom de Jiminy empêche désormais toute rime, le texte doit obligatoirement être changé. Et du coup, Pinocchio lui-même se trouve affublé d&#8217;une nouvelle voix quasi-imperceptible, dont le jeune comédien est actuellement inconnu. La carrière du doublage de « Pinocchio » ne s&#8217;arrête toutefois pas là. En 2003, un dialogue du film considéré comme trop vulgaire est changé. 2009 enfin, chaque édition vidéo du film se voit affublé de combinaisons plus ou moins heureuses de toutes les versions citées (Le Blu-Ray français ne contenant pas la même chose que le DVD français, lui-même différent du DVD québécois !). Le DVD de fan rétablit donc le doublage de 1975 dans sa version originelle intégrale et non censurée. Et en tant que bonus, un extrait inédit de la version française originale de 1946 est ajouté.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_07.jpg" alt="" width="400" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;">Très simple aussi à mettre en place, le remaniement de « Dumbo » se justifiait pour deux simples raisons. La première version contenait en effet le court métrage « Le Noël de Mickey » dans sa version française d&#8217;origine (désormais disponible dans la compilation du même titre paru à la vente en 2009) et la toute récente restauration du film était une bonne occasion. Parmi les autres bonus ajouté, rien n&#8217;est inédit. Je ne rajoutais en effet que ce qui avait été retiré de la précédente édition officielle, mais ajoutait toutefois une mention sur les raisons de l&#8217;abandon de la suite « Dumbo 2 » qui fut un temps envisagée.</p>
<p style="text-align: justify;">La complexité de création d&#8217;un DVD de fan atteint finalement son paroxysme avec le petit dernier de la famille. Certes, cette fois il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un projet lancé de ma propre initiative : « Fantasia ». En 1982, du fait de la qualité peu reluisante de la bande sonore d&#8217;origine (les techniques de restaurations n&#8217;étant pas aussi performante qu&#8217;en 1989 principalement), la compagnie Disney décide de redonner une seconde vie au film. Pour cela, elle fait appel au célèbre Irwin Kostal qui avait déjà signé des partitions de musiques pour Disney. Loin de se contenter de reprendre strictement l&#8217;orchestration de Leopold Stokovski, Irwin Kostal apporte sa propre vision de l&#8217;œuvre. Le résultat, de qualité indéniable, rebute immédiatement les puristes. Le public américain boude complètement la version de 1982, si bien que Disney enterre définitivement la version de Kostal pour ne jamais la ressortir. A ce jour n&#8217;a subsisté jusqu&#8217;à nous qu&#8217;un double CD commérant les 10 ans de la version de Kostal, et une version en français proposée en exclusivité par la Cinémathèque en 2008 à Paris.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_08.jpg" alt="" width="400" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le projet fut un véritable casse tête. Et pour de nombreuses raisons. La première, la seule source audio accessible actuellement reste la version CD parue en 1992. Or, d&#8217;une part celle-ci ne respectait pas totalement ce qui se passe réellement à l&#8217;écran, et pire encore, la vitesse de défilement était différente aussi bien du DVD américain en NTSC que du français en PAL. Pour des raisons pratiques le format PAL fut choisi, entrainant encore de nouvelles complications : la vitesse de défilement importante risquait d&#8217;abimer la qualité sonore des orchestrations du film ! Je dois bien avouer que j&#8217;ai pu échapper aux maux de tête pour réaliser la synchronisation, laissant faire cela au spécialiste et amateur Chernabog qui s&#8217;en est tiré admirablement. Autant replacer une bande sonore comportant des dialogues est devenue une tâche aussi amusante que facile, autant toucher à une œuvre musicale de cette trempe aurait été catastrophique (le seul essai que j&#8217;ai effectué s&#8217;est révélé mauvais). Le projet, sans doute aussi pharaonique que celui de « Mélodie du sud » en son temps, a également permis d&#8217;exhumer quelque chose d&#8217;extrêmement rare : la version intégrale et non censurée du segment La Pastorale.</p>
<p style="text-align: justify;">Rejoignant la lignée des précédents DVD de fans, « Fantasia » est donc le 30e projet ayant été mené à terme. En 6 ans, ce sont pas moins de 5 projets différents chaque année qui ont pu bénéficier d&#8217;un tel traitement. Permettant ainsi de conserver une trace unique en son genre du patrimoine francophone audiovisuel. Je vous laisse donc le plaisir d&#8217;en voir un aperçu de chacun d&#8217;entre eux en image ci-dessous !</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/30_projets_dvdfans.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Buck Rogers au 25ème siècle</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 14:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries télévisées]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;occasion de la sortie en DVD de la première saison de cette série tout aussi kitch que culte, mais aussi suite aux rumeurs d&#8217;un remake sur grand écran, retour sur une série marquante de la fin des années 70 et le début des années 80 : Buck Rogers au 25ème siècle. Adapté d&#8217;une série [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object id="player" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="name" value="player" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="flashvars" value="file=buck.flv&amp;image=buck.jpg" /><param name="frontcolor" value="0x0080FF" /><param name="autostart" value="true" /><param name="src" value="player.swf" /><embed id="player" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="player.swf" autostart="true" frontcolor="0x0080FF" flashvars="file=buck.flv&amp;image=buck.jpg" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" name="player"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;occasion de la sortie en DVD de la première saison de cette série tout aussi kitch que culte, mais aussi suite aux rumeurs d&#8217;un remake sur grand écran, retour sur une série marquante de la fin des années 70 et le début des années 80 : <strong>Buck Rogers au 25ème siècle</strong>. Adapté d&#8217;une série de comics publiée à partir de 1928, Buck Rogers paraitra durant de nombreuses décennies avant de cesser définitivement en 1967. Mais c&#8217;est avant tout le phénomène <a>Star Wars</a> au cinéma deux ans plus tôt qui va permettre de transposer cette histoire dans un contexte de conquête spatiale moderne et d&#8217;inventer un univers futuriste en 1979.  La série a donc pris un sacré coup dans l&#8217;aile, car c&#8217;était il y a 30 ans que la capitaine Buck Rogers, son comparse Twiki et la ravissante colonel Deering faisait la joie du petit écran. Pourtant, le charme opère encore aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" title="br6" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/br6.jpg" alt="" width="480" height="360" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ne vous laissez pas ainsi offusquer par l&#8217;aspect disco dans l&#8217;espace, kitch au possible, parfaitement à l&#8217;image de l&#8217;époque dans laquelle la série fut tournée. L&#8217;épisode pilote de près d&#8217;une heure et demi nous met tout de suite dans le bain par un scénario ma foie très simple mais efficace. A tel point d&#8217;ailleurs qu&#8217;il aura même droit à une sortie en salle dans de nombreux pays d&#8217;Europe. Il repose pourtant sur une simple feuille de papier : le capitaine William Buck Rogers est envoyé par la NASA en 1987 pour une mission spatiale mais il est piégé par une tempête spatiale qui gèle son système vie. Il est alors propulsé 500 ans plus tard et se réveille au milieu d&#8217;un conflit galactique entre les rares survivant de l&#8217;holocauste terrestre et le peuple belligérant des Draconiens. Bien que bénéficiant de peu de moyens en comparaison de <a>Star Wars</a>, la série <strong>Buck Rogers au 25ème siècle</strong> n&#8217;hésite pourtant pas à piocher de nombreuses idées au film de Georges Lucas. Que ce soit parmi les décors d&#8217;intérieur, certains costumes , créatures insolites, vaisseaux, robots ou personnages. Ce qui déplu d&#8217;ailleurs très fortement à Georges Lucas qui intenta un procès contre elle, mais dont il finit par être débouté. L&#8217;ensemble reste toutefois bien loin d&#8217;égaler la richesse visuelle du film sur grand écran, mais l&#8217;épisode pilote parvient à trouver son public grâce au charme de ces comédiens.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" title="br1" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/br1.jpg" alt="" width="480" height="360" /></p>
<p style="text-align: justify;">Gil Gerard est ainsi parfaitement crédible dans le rôle de Buck. Bien que celui-ci soit en partie inspiré de Han Solo, Gil Gerard parvient à crédibiliser son personnage à chaque instant. On s&#8217;attache inévitablement à cet astronaute égaré 5 siècles dans l&#8217;avenir où tout lui est inconnu, et on se réjouit systématiquement de ses références à la culture du 20e siècle qu&#8217;il est le seul à comprendre. Bien que peu réellement montré dans la série, on comprend relativement vite que Buck est par nature assez frivole car il n&#8217;hésite pas à conquérir le cœur de ses dames à chaque épisode. A commencer par la ravissante Princesse Ardala jouée avec brio par Pamela Hensley. Bien qu&#8217;ennemi du peuple terrien, celle-ci tombe rapidement sous le charme du capitaine. Et plus Buck se refuse à l&#8217;aimer en retour plus celle-ci brule de désir pour lui. Une situation qui complique d&#8217;ailleurs bien souvent les plans de conquêtes des Draconiens.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" title="br2" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/br2.jpg" alt="" width="480" height="360" /></p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;opposé, nous trouvons la gracieuse Wilma Deering. Erin Gray s&#8217;impose comme le premier colonel féminin de l&#8217;histoire de la télévision américaine. Son charme agit dès sa première apparition, et elle semble s&#8217;amuser au fil des épisodes à changer constamment de couleurs de cheveux passant ainsi du blond en début de série, au châtain puis au brun. Wilma est incontestablement troublée par l&#8217;arrivée de Buck dans sa vie, c&#8217;est sans doute le personnage dont la personnalité évolue du tout au tout de la première saison. Ne comprenant jamais rien aux multiples allusions à la vie passée de Buck qui ne manque aucune occasion pour essayer d&#8217;être drôle, elle apprend énormément à ses côtés. Bien qu&#8217;aucune relation amoureuse ne les noue (Wilma s&#8217;amuse d&#8217;ailleurs souvent à énumérer les conquêtes de Buck), leurs liens se rapprochent finalement peu à peu, particulièrement à la fin de la première saison. Les producteurs de la série imaginent d&#8217;ailleurs un début de relation amoureuse dans la saison 2, mais nous n&#8217;aurons au final jamais la réponse puisque la série fut finalement annulée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" title="br3" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/br3.jpg" alt="" width="480" height="360" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le dernier personnage emblématique de la série est sans aucun doute possible l&#8217;irrésistible robot Twiki. Twiki adopte Buck dès l&#8217;épisode pilote, et ne se séparera dès lors plus jamais de lui. Adoptant rapidement et avec un plaisir inimaginable les travers de Buck (il se trouve d&#8217;ailleurs vite une conquête toute dorée vêtue), Twiki devient assez vite le personnage comique par excellence. On saluera la performance de Felix Silla caché sous le costume du robot donnant un touche de réalisme intéressante au personnage malgré quelques incohérences. Par exemple, Twiki étant un robot du 25e siècle, difficile de comprendre pourquoi il est incapable de descendre un simple escalier pour lequel il doit être porté (il était en fait impossible au comédien de le faire sous ce costume !). Mais ce dont on retient inévitablement et pour la vie de Twiki sont ces inimitables « Bidi Bidi» qu&#8217;il prononce à tout va.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" title="br4" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/br4.jpg" alt="" width="480" height="360" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les autres personnages restent incontestablement en deçà de la performance de ces quatre comédiens. Les docteurs Huer ou Teopolis dans la saison 1, ou le docteur Goodfellow ainsi que le lieutenant Devlin  dansla saison 2, n&#8217;apportent en fin de compte que bien peu de chose au récit. Le changement radical de ton et d&#8217;ambiance entre les deux saisons de la série joue d&#8217;ailleurs relativement vite en leur défaveur. A l&#8217;exception notable des apparitions surprises de Gary Colman (l&#8217;inoubliable Arnold de la série <a>Arnold et Willy</a>) de Jamie Lee Curtis (<a>Halloween</a> qu&#8217;elle tourna un an plus tôt) ou encore de Peter Graves (<a>Mission Impossible</a>). Le changement de producteur dans la série entraina beaucoup de chamboulement, trop sans nul doute au goût du public qui déserta peu à peu la série, mais également aux comédiens qui n&#8217;hésitèrent pas un seul instant à faire grève pour revenir aux bases fondamentales de la série. Le changement brutal de la saison 2, qui devait relever et donner du piment à la série, lui fut au contraire fatale à l&#8217;image de la toute aussi célèbre série <a>Cosmos 1999</a> qui connu le même triste destin.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" title="br5" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/br5.jpg" alt="" width="480" height="360" /></p>
<p style="text-align: justify;">Évoquons à présent la version française de cette série si particulière.  En 1984, TF1 débute la diffusion de la série et commande dans un premier temps seulement 15 épisodes en version française. Elle se révèle au final excellente. Dominique Paturel est un parfait Buck Rogers , tout comme Perrette Pradier une incontournable Wilma. Alors que la comparaison avec Star Wars n&#8217;arrêtait pas d&#8217;alimenter les sacarsmes, la version française propose une Prince Ardala avec la voix de&#8230; Evelyn Séléna ! Malheureusement, pour une raison que j&#8217;ignore, la série fut finalement interrompue rendant dès lors tout le reste des épisodes de la série orphelins d&#8217;une version française&#8230; Les épisodes manquant ne furent ainsi jamais diffusé jusqu&#8217;en 2001 par la chaine SérieClub du groupe TPS qui les proposera en VOST uniquement lors des vendredis thématiques SF aux côtés de la série Farscape qui reprenait le début quasiment identique d&#8217;un astronaute propulsé dans un univers inconnu. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ainsi que son proposé les épisodes sur le DVD français, les 15 premiers en VF et VOST, et les derniers épisodes en VOST seulement. Ce qui est fort dommage avouons-le, même si évidemment la VO et les scénarios font vite oublier ce désagrément. Espérons d&#8217;ailleurs que malgré l&#8217;absence de version française sur la saison 2, celle-ci sera tout de même aussi proposé en DVD un jour. Mais dans le pire des cas, la saison 1 se suffit à elle-même et reste incontournable.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" title="br" src="http://www.lesgrandsclassiques.fr/blog/wp-content/uploads/br.png" alt="" width="200" height="324" /></p>
<p style="text-align: justify;">Buck Rogers au 25ème siècle n&#8217;est sans aucun doute plus une série ayant sa place sur le petit écran, beaucoup de productions récentes l&#8217;ont depuis largement surpassé. Mais si vous êtes capable d&#8217;oublier l&#8217;aspect disco dans l&#8217;espace qui plane tout au long de la série (et qui en fait au final son charme), n&#8217;hésitez pas une seule seconde à vous plonger dans cette série vieillotte mais épique au charme désuet incomparable. A savourer sans aucune modération.</p>
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		<title>Les coulisses d&#8217;une vidéo anniversaire</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 15:39:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 15 janvier dernier, un appel fut lanc&#233; par Timon-Timauvais afin de r&#233;aliser des vid&#233;os hommages pour le site Zuzu Disney, car celui-ci allait f&#234;ter son dixi&#232;me anniversaire le 24 avril 2010. Celui-ci pr&#233;parait en effet un week-end festif, durant lequel seraient projet&#233;es devant une assembl&#233;e de fans ces vid&#233;os anniversaires. Au d&#233;part plut&#244;t r&#233;ticent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="450" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/hqJhJGelALI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="344" src="http://www.youtube.com/v/hqJhJGelALI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p align="justify">Le 15 janvier dernier, un appel fut lanc&eacute; par Timon-Timauvais afin de r&eacute;aliser des vid&eacute;os hommages pour le site Zuzu Disney, car celui-ci allait f&ecirc;ter son dixi&egrave;me anniversaire le 24 avril 2010. Celui-ci pr&eacute;parait en effet un week-end festif, durant lequel seraient projet&eacute;es devant une assembl&eacute;e de fans ces vid&eacute;os anniversaires.</span></span></p>
<p align="justify">Au d&eacute;part plut&ocirc;t r&eacute;ticent &agrave; l’id&eacute;e de me lancer &agrave; la cr&eacute;ation d’une telle vid&eacute;o, car je ne suis &agrave; ce moment l&agrave; pas du tout certain de pouvoir consacrer suffisamment de temps &agrave; ce projet, je repousse cette invitation. Oui, mais voil&agrave;, le mal est d&eacute;j&agrave; fait, plusieurs id&eacute;es se bousculent d&eacute;j&agrave;. Et quand une bonne id&eacute;e me trotte trop longtemps dans la t&ecirc;te, je n’ai pas d’autres moyens que de la concr&eacute;tiser sous peine d’en faire une insomnie (v&eacute;ridique !). &nbsp;Moins d’une semaine plus tard, j’ai d&eacute;j&agrave; griffonn&eacute; &agrave; droite et &agrave; gauche des dizaines de pistes diff&eacute;rentes, et trac&eacute; les grandes lignes de la vid&eacute;o. &nbsp;Il fallait alors trouver une th&eacute;matique. Facile, l’hommage des Grands Classiques &eacute;taient une &eacute;vidence ! Tout a commenc&eacute; avec eux, et comme beaucoup d’autres fans, Zuzu Disney ne faisait pas exception. Les films d’animations allaient donc &ecirc;tre mis &agrave; contribution pour cet anniversaire. &nbsp;Mais encore fallait trouver une musique percutante, quelque chose d’unique et de parfaitement identifiable &agrave; la fois. Voulant absolument conserver un esprit Disney m&ecirc;me dans la partie audio, je d&eacute;cidais d’utiliser une des s&eacute;quences musicales de la bande annonce de &nbsp;&laquo; Pirates des Cara&iuml;bes 3 &raquo; (Dark Empire Remix 2.0 de X-ray Dog). La musique angoissante &agrave; certains niveaux, &eacute;taient surtout extr&ecirc;mement percutante &agrave; la fin. Elle ne pouvait donc pas suffire &agrave; elle seule, il fallait trouver quelque chose de plus l&eacute;ger pour contrebalancer, quelque chose qui soit &agrave; la fois dr&ocirc;le et tendre. Je porte alors mon d&eacute;volu sur une musique extr&ecirc;mement connu, et qui se nomme Dance of the Sugar Plum Fairy. Le choix n’est ici pas anodin, car c’est une œuvre de &nbsp;Tchaikovsky, une fa&ccedil;on discr&egrave;te de faire une sorte de clin d’œil au film &laquo; La belle au bois dormant &raquo;.</span></span></p>
<p align="center"><img src="anni_0.png" border="0" alt="" width="450" height="253" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify">Les deux musiques, oppos&eacute;es par leur nature, se r&eacute;v&egrave;lent au final parfaitement compl&eacute;mentaires. Je les &eacute;coute longuement toutes les deux et s&eacute;lectionne alors les meilleurs passages de chacune d’entre elles. Une premi&egrave;re difficult&eacute; s’impose alors : comment r&eacute;unir les deux ensembles ? Je n’ai en effet jamais fait de mixage de plusieurs pistes sons, m&ecirc;me si j’ai d&eacute;j&agrave; quelques notions dans la retouche de fichiers audio pour les DVD de fans. Je ne connais en effet relativement bien que le logiciel Audacity. A ma grande surprise, celui-ci permet de r&eacute;aliser ce que je recherche ! Je m’improvise alors mixeur, ce qui n’est pas une mince affaire avouons-le. Il me faut en effet plusieurs jours pour &ecirc;tre &agrave; peu pr&egrave;s satisfait. Il me faudra presque une semaine pour faire un montage avec les 4 extraits retenus (2 pour chaque titre). Le premier jet jug&eacute; satisfaisant, je fais une &eacute;coute globale, tout en v&eacute;rifiant la coh&eacute;rence avec le sc&eacute;nario que j’avais imagin&eacute;. Il manque au final un petit quelque chose, sans compter que la musique ne fait que 1’50. Il manque en effet d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment 10s pour atteindre les 2’00 impos&eacute; par Timon-Timauvais.</span></span></p>
<p align="justify">Je cherche alors une inspiration, toujours dans l’univers de Disney, et l’illumination appara&icirc;t avec la bande annonce de &laquo; La petite sir&egrave;ne &raquo;. Je pioche donc un extrait audio de celle-ci (dont la musique provient de &laquo; Fantasia 2000 &raquo;) et imagine alors une introduction. D’elle, d&eacute;coulera d&egrave;s lors toute la logique de la vid&eacute;o jusqu’&agrave; son final ! Je monte ensemble les trois musiques et commence alors la t&acirc;che de r&eacute;unir des extraits de films. Je n’ai &agrave; ce moment l&agrave; quasiment rien sous la main, et &eacute;labore alors une premi&egrave;re vid&eacute;o en piochant ici et l&agrave;. Ce premier montage, jamais diffus&eacute;, comprenant d&eacute;j&agrave; 55 films diff&eacute;rents (chacun utilis&eacute; une seule et unique fois) sera termin&eacute; le 28 janvier. J’y aurai donc d&eacute;j&agrave; consacr&eacute; 10 jours ! Le r&eacute;sultat est plut&ocirc;t pas mal, mais les sources utilis&eacute;es sont extr&ecirc;mement mauvaises (une majorit&eacute; venant de VHS num&eacute;ris&eacute;s). Et je rencontre un autre souci : cette vid&eacute;o dure d&eacute;sormais 2’10. Je d&eacute;passe malheureusement la contrainte impos&eacute;e. J’ai beau me creuser la t&ecirc;te, il m’est impossible de couper les 10s de trop. Heureusement, Timon-Timauvais et Zuzu assouplissent le challenge en &eacute;tirant le tout &agrave; 3’00 maximum. Etant globalement satisfait du mixage audio, je ne change donc rien &agrave; celui-ci, si ce n’est une minuscule seconde de silence &agrave; la fin, et quelques r&eacute;ajustement ici et l&agrave;.</span></span></p>
<p align="center"><img src="anni_1.png" border="0" alt="" width="450" height="253" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify">La qualit&eacute; visuelle par contre n’est pas satisfaisante du tout. Je mets donc temporairement de c&ocirc;t&eacute; la vid&eacute;o durant quelques jours, le temps de pouvoir r&eacute;cup&eacute;rer ma collection DVD (aucun extrait n’a &eacute;t&eacute; t&eacute;l&eacute;charg&eacute;). Je profite alors pour affiner le sc&eacute;nario. Depuis que j’ai rajout&eacute; l’introduction, celui-ci a en effet &eacute;t&eacute; sensiblement modifi&eacute;, m&ecirc;me si globalement les grandes lignes restent inchang&eacute;es. Je d&eacute;compose donc la vid&eacute;o en deux parties, l’introduction d’un c&ocirc;t&eacute; et le reste de la vid&eacute;o de l’autre.</span></span></p>
<p align="justify">Le d&eacute;fi de l’introduction est assez difficile, car il fallait faire passer un maximum d’information, avec une touche d’humour, tout en restant agr&eacute;able et fluide. Je ne poss&egrave;de en effet aucun logiciel de montage vid&eacute;o, si ce n’est mon logiciel d’Authoring DVD qui me rend souvent service dans ce genre d’occasion. L’intro est d&eacute;compos&eacute; en 8 s&eacute;quences, 4 pour le texte, et 4 extraits en rapport avec lui. Avec le recul, je me suis rendu compte que tout le monde n’avait pas du tout saisi la logique, et l’avait en effet compris &agrave; l’envers. Nombreux ont en effet cru que le &laquo; A le rejoindre &raquo; avait un rapport avec l’hippopotame de &laquo; Fantasia &raquo;. Ce n’est en effet absolument pas le cas. Ce texte se rapportait en effet &agrave; l’extrait du &laquo; Le Bossu de Notre-Dame &raquo;. Chaque extrait vid&eacute;o de cette introduction est li&eacute; au texte qui le suit : &laquo; Fantasia 2000 &raquo; avec &laquo; Il &eacute;tait une fois un gar&ccedil;on… &raquo; (car j’avais pris le parti que le baleineau &eacute;tait masculin), &laquo; Rox et Rouky &raquo; avec &laquo; Qui souhaitait partager sa passion &raquo; (allusion aux bons copains), &laquo; La ferme se rebelle &raquo; avec &laquo; Cette ann&eacute;e il vous invite… &raquo; (pour la notion de r&eacute;union) et enfin &laquo; Le Bossu de Notre-Dame &raquo; avec &laquo; A le rejoindre &raquo; (pour festoyer, d’o&ugrave; les jets de confettis). &nbsp;Il aurait &eacute;t&eacute; sans doute plus naturel d’inverser les s&eacute;quences textuelles et les vid&eacute;os, mais il m’&eacute;tait en effet indispensable de terminer sur un texte pour lancer le reste. La confusion est donc rest&eacute;e pour beaucoup, et je vous en r&eacute;v&egrave;le donc ici la v&eacute;ritable vision d’origine !</span></span></p>
<p align="center"><img src="anni_3.png" border="0" alt="" width="450" height="253" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify">La seconde partie de la vid&eacute;o est &eacute;labor&eacute;e diff&eacute;remment et se d&eacute;roule de la fa&ccedil;on suivante : la tendresse, le danger, l’humour, la peur, l’amour, l’action et le triomphe. Autant de notions que l’on retrouve normalement dans tout bon film Disney qui se respecte, et des th&egrave;mes que l’on retrouve aussi dans chaque analyse de Zuzu Disney. Cette seconde partie est aussi celle qui retint le plus mon attention pendant de nombreux jours. Car si l’intro n’a fonci&egrave;rement pas chang&eacute;, la seconde partie a elle &eacute;t&eacute; constamment remani&eacute;e. Il fallait tout d’abord remplacer les s&eacute;quences provenant de num&eacute;risation VHS, ce que je fis d&egrave;s que je pu acc&eacute;der &agrave; l’int&eacute;gralit&eacute; de ma collection DVD. A cette occasion, j’e profite pour revoir le nombre d’extraits &agrave; la hause. L’enchainement &eacute;tant amusant et percutant, le total n’arr&ecirc;te pas d’augmenter. Plusieurs pr&eacute;versions vont d&egrave;s lors s’enchainer : de 55 films, on passe &agrave; 56, puis 58, 59, 60, 62, ainsi que plusieurs variantes en d&eacute;pla&ccedil;ant certaines sc&egrave;nes par d’autres. Toutes ces pr&eacute;versions vont rester in&eacute;dites. La premi&egrave;re version finale de la vid&eacute;o comptera en fin de compte 63 extraits, chacun d’eux &eacute;tant pioch&eacute; une seule et unique fois dans chaque film. Il y a donc autant d’extraits que de films sur cette vid&eacute;o ! Pens&eacute; d&egrave;s le d&eacute;part comme un teaser annon&ccedil;ant le meeting de Zuzu Disney, elle est alors soumise aux int&eacute;ress&eacute;s le 10 f&eacute;vrier ! Le 13, elle d&eacute;barque sur leur toute nouvelle page Youtube (je ne m’y attendais pas du tout !). Pass&eacute; le petit quizz pour me citer la totalit&eacute; des films utilis&eacute;s, je prends un peu de repos, car j’y ai d&eacute;j&agrave; consacr&eacute; trois semaines. Malgr&eacute; tout, elle ne me satisfait toujours pas ! Surtout au niveau de la synchronisation audio/vid&eacute;o o&ugrave; je rep&egrave;re pas mal de b&eacute;vues. Je pr&eacute;cise donc qu’il s’agit d’une version non d&eacute;finitive, et qu’une nouvelle &eacute;dition sera propos&eacute;e ult&eacute;rieurement. Je prends quand m&ecirc;me le temps de noter toutes les remarques qui ont &eacute;t&eacute; faites.</span></span></p>
<p align="center"><img src="anni_4.png" border="0" alt="" width="450" height="253" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify">Pris par d’autres activit&eacute;s personnelles et professionnelles (il n’y a pas que Disney dans la vie), je ne me remets r&eacute;ellement &agrave; la t&acirc;che qu’&agrave; la mi-mars. Pour r&eacute;aliser la nouvelle version, il &eacute;tait &eacute;vident que celle-ci devait obligatoirement surpasser la version pr&eacute;c&eacute;dente. Je place donc la barre tr&egrave;s haut. Trop haut m&ecirc;me, puisque je ne parviendrais au final jamais &agrave; tout int&eacute;grer dans un d&eacute;lai aussi court (moins d’un mois nous s&eacute;pare en effet du meeting &agrave; ce moment pr&eacute;cis). &nbsp;J’envisageais en effet d’ajouter des bruitages (crash, crissement de pneus, explosions…) et des dialogues (un beau &laquo; Je t’aime &raquo; devait intervenir juste &agrave; la fin de l’extrait &laquo; Robin des bois &raquo;), comme pour une vraie bande annonce. J’ai d’ailleurs pass&eacute; de nombreuses heures &agrave; &eacute;couter des centaines de dialogues diff&eacute;rents, j’en avais m&ecirc;me gard&eacute; de c&ocirc;t&eacute; plusieurs. Mais je ne suis pas parvenu &agrave; le faire, j’ai donc – &agrave; mon grand regret – du abandonner cette id&eacute;e (Je tire mon chapeau &agrave; tous ses fabuleux auteurs de bandes annonces de films, je n’imaginais pas &agrave; quel point c’&eacute;tait difficile jusqu’&agrave; pr&eacute;sent !). Je me concentre alors exclusivement sur la partie visuelle et sonore d&eacute;j&agrave; existante. </span></span></p>
<p align="justify">A nouveau, de nombreuses variantes vont voir le jour (plus d’une dizaine !). Je retravaille int&eacute;gralement la synchronisation des s&eacute;quences, ce qui n’est pas une mince affaire. A force de pers&eacute;v&eacute;rance et de visionnages en boucle jusqu’&agrave; l’&eacute;cœurement, je r&eacute;organise plusieurs extraits. Du coup, quelques microsecondes se lib&egrave;rent. La premi&egrave;re vid&eacute;o comptait 63 films ? On est plus &agrave; un chiffre pr&egrave;s, j’en ajoute donc deux de plus ! Quelques petits r&eacute;ajustements plus tard, et en trichant un peu sur un extrait, la version quasiment finalis&eacute;e voit le jour le 18 avril. Elle dure d&eacute;sormais 2’13 (bien malin celui qui saura d&eacute;couvrir o&ugrave; sont les 2s suppl&eacute;mentaires !) J’y aurai donc &agrave; nouveau consacr&eacute; trois nouvelles semaines &agrave; travailler dessus !</span></span></p>
<p align="center"><img src="anni_5.png" border="0" alt="" width="450" height="253" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify">Le d&eacute;lai est extr&ecirc;mement serr&eacute;, il faut encore am&eacute;liorer le texte. Je change tout d’abord la police d’&eacute;criture, celle de Walt Disney avait en effet beaucoup d&eacute;plue. Ensuite, je remanie un peu le texte. Car si la premi&egrave;re version annon&ccedil;ait un &eacute;v&eacute;nement &agrave; venir, la nouvelle ne serait d&eacute;voil&eacute;e que le jour J. Le texte au futur passe donc au pr&eacute;sent, et la vid&eacute;o se conclut d&eacute;sormais par un joyeux anniversaire. Enfin, je d&eacute;cide d’harmoniser une fois pour toutes les divers cadrages. Les 65 films &eacute;tant en effet propos&eacute; aussi bien en 1.37:1, 1.78:1 ou 2.35:1, l’enchainement &eacute;tait assez d&eacute;sagr&eacute;able. Je trichais donc en resserrant l’objectif de plusieurs films pour rentrer le tout dans un simili 1.66:1. Les s&eacute;quences s’enchainant &agrave; une vitesse folle, il est en effet assez difficile de s’en rendre vraiment compte.</span></span></p>
<p align="justify">La vid&eacute;o est alors pr&ecirc;te &agrave; faire le grand saut. Sauf qu’au tout dernier moment, Titash et Zuzu d&eacute;voilent le logo final du 10e Anniversaire. Un &eacute;l&eacute;ment dont personne ne disposait jusqu’&agrave; pr&eacute;sent. En catimini, je passe donc deux heures sur une s&eacute;quence qui ne dure m&ecirc;me pas 2s pour int&eacute;grer le nouveau logo. Il ne reste d&egrave;s lors plus beaucoup de temps pour revoir quoi que ce soit. Je la visionne une derni&egrave;re fois pour contr&ocirc;ler la parfaite synchro, et la vid&eacute;o est envoy&eacute;e &agrave; Timon-Timauvais et Zuzu.</span></span></p>
<p align="center"><img src="anni_6.png" border="0" alt="" width="450" height="253" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify">A partir de l&agrave;, plus aucune nouvelle ! Je stresse &agrave; mort (zut, il y a un d&eacute;faut &agrave; un endroit, ils vont le remarquer !) et les questions se bousculent (elle a plu, elle a pas plu ?) jusqu’&agrave; la soir&eacute;e m&eacute;morable du 24 avril dernier. Mais ceci est une autre histoire !</span></span></p>
<p align="justify">A partir d’une id&eacute;e folle, il m’aura donc fallu un peu plus de 6 semaines en tout pour arriver &agrave; r&eacute;aliser cette vid&eacute;o d’&agrave; peine 2’13. Trois musiques, du texte, un sc&eacute;nario et le folie furieuse de 65 films s’enchainant une seule et unique fois de fa&ccedil;on fluide, je n’aurais jamais cru pouvoir y arriver. En tout cas, je retiens une chose : on ne m’y reprendra plus&#8230; Jusqu’&agrave; la prochaine fois !</span></span></p>
<p align="justify">Pour d&eacute;couvrir toutes les autres vid&eacute;os de cette soir&eacute;e, allez donc faire un tour ici : </span><a href="http://www.youtube.com/user/ZuzuDisney" target="_blank">http://www.youtube.com/user/ZuzuDisney</a>. Il y a, là aussi, de vrais merveilles à savourer !</p>
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		<title>La Caverne de la Rose d&#8217;Or</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 11:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olikos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries télévisées]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/EE9wRQDAjc4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/EE9wRQDAjc4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p align="justify">Lamberto Bava et Andrea Piazzezi sont sans nul doute d’illustres inconnus pour vous lecteur de cet article, ils sont pourtant à l’origine d’une des plus belles sagas télévisuelles italienne : <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong>. Très librement adapté d’une fable d’Italo Galvano, les téléfilms connurent un succès retentissant au début des années 90 partout en Europe. Le succès du premier volet fut tel que Lamberto Bava enchaina sans relâche la création de sept autres téléfilms sur le même modèle (dont 4 suites à <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong>) au rythme frénétique d’un par an. Mais c’est l’histoire de la belle Fantaghiro (prénommée Fantagaro en français) qui remporte encore aujourd’hui tous les suffrages. Un concept pourtant vieillot, voire rétro, des effets spéciaux dépassés, des scénarii au premier abord simplissimes et des personnages secondaires ressemblant souvent aux Muppets. Clairement, cela se destine avant tout au jeune public et par extension à toute la famille.</span></span></p>
<p align="justify">C’est par une froide journée en hivers en Italie que je découvrais pour la toute première fois le premier volet de cette désormais mythique saga. Du fait de mon très jeune âge, et ne comprenant à cette époque pas un traite mot de la langue italienne, je fus tout de même émerveillé par ce conte pour enfant, sorte de transfuse live des longs métrages animés de Disney mais conservant la noirceur non édulcorée des contes. Ils en reprenaient en effet le principe, en combinant histoires de princes et de princesses, de château, de magie et de fantastique, le tout enrobé d’une prestigieuse bande originale et d’une ribambelle de personnages secondaires tous attachants. Les raisons du succès de ce téléfilm sont difficiles à définir, même aujourd’hui. Etait-ce du fait de la qualité indéniable du scénario ? L’histoire d’amour impossible ? Les moments de bravoures ou de sacrifices ? La richesse des décors et des costumes  ? Le casting prestigieux ?  Ou tout simplement la musique ? Sans nul doute un peu de tout à la fois. </span></span></p>
<p align="center"><img src="fanta_2.jpg" border="0" alt="" width="450" height="299" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify"> Les téléfilms réunissent à l’écran un casting prestigieux. De grands noms du cinéma et de la télévision y ont participé, de nationalités assez variées par ailleurs. Dans le rôle vedette, on retrouve Alexandra Martinez actrice franco-italienne ayant l’excellent privilège de pouvoir assurer son propre rôle dans les deux langues. Aujourd’hui encore Alexandra Martinez reste très attachée à son personnage de princesse rebelle au grand cœur et n’hésiterait pas à réendosser la tenue et sa célèbre perruque à la Jeanne d’Arc pour un nouvel épisode. Plus méconnu chez nous, mais nettement moins en Italie, Kim Rossi Stuart assure le rôle du roi Romualdo. Il est amusant de constater que dans la série, c’est lui qui doit être constamment secouru par Fantaghiro (et non l’inverse comme de coutume dans tous les contes de fée).  C’est d’ailleurs ce rôle qui a propulsé sa carrière, et il continue actuellement de jouer régulièrement à la télévision italienne. Parmi les comédiens français, on compte Jean-Pierre Cassel qui joue le rôle d’un général dans le premier téléfilm, Agathe de la Fontaine dans le quatrième ainsi que Ludwig Briand dans le dernier. Mais ceux qui crèvent littéralement l’écran sont Brigitte Nielsen dans le rôle désopilant de la Reine Noire (assuré en français par l’excellente Evelyne Séléna dont c’est l’un de ses meilleurs rôles avec le Dr Michaela Quinn), Ursula Andress dans le rôle de Xellesia et Nicholas Rogers dans la peau du puissant sorcier Tarabas. Lamberto Bava parvient à réunir des comédiens talentueux  dans des rôles sur mesure et de qualité. On retrouve notamment aussi Christopher Lee  (La légende d’Aliséa),  la belle Anna Falchi  (Désidéria et le prince rebelle) ainsi que Mathieu Carrière (La princesse et le pauvre). Tous les téléfilms de Lamberto Bava comportent également un nombre importants de jeunes comédiens (n’oublions pas qu’à l’origine, ce sont des contes télévisuels à destination des enfants) et une ribambelle de personnages magiques.</span></span></p>
<p align="center"><img src="fanta_3.jpg" border="0" alt="" width="450" height="299" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify"> <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong> premier du nom (1991) est aujourd’hui sans nul doute moins bon dans sa construction narrative que les suivants, la faute résultant sur la longue – mais nécessaire – présentation des personnages et la mise en place de l’intrigue principale. Beaucoup auront sans doute du mal à accrocher à ce long téléfilm (de 3h, divisé en deux parties) qui transgresse pourtant nombre d’idées reçues. Dernière des trois filles du Roi, Fantaghiro est rebelle dès son plus jeune âge. Préférant de loin transgresser constamment les protocoles et remettre en cause la condition féminine de son époque, Fantaghiro est à l’image des héroïnes modernes des années 90. Par un concours de circonstance provoquée par la sorcière blanche, cette dernière fait la rencontre impromptue de Romualdo dont il n’aperçoit que ses yeux.  Ce dernier est devenu Roi à la suite de la mort de son père et souhaite mettre un terme au conflit incessant qui oppose son peuple à celui de Fantaghiro. Pour cela, il propose un duel entre les champions des deux royaumes. La sorcière blanche saisi l’occasion pour influencer le père de Fantaghiro pour qu’il envoie ses trois filles sous l’apparence de chevaliers puisqu’il n’a jamais pu avoir de fils. Et donc aucun champion à envoyer pour ce duel. Fantaghiro n’hésite alors pas une seule seconde à se travestir en homme, contrairement à ses deux soeurs, y voyant enfin une belle occasion de s’affirmer dans le cœur de son père. Une fois encore, la sorcière blanche va provoquer une nouvelle rencontre entre Romualdo et Fantaghiro (déguisée en homme). Ce dernier, extrêmement troublé par le jeune chevalier, va alors devoir surmonter un dilemme : les yeux de la jeune fille pour lesquels il était tombé amoureux sont identiques chez le jeune chevalier qu’il se refuse à aimer. Mais est-ce réellement un homme ? Romualdo va dès lors tout tenter pour découvrir la vérité et même conduire le jeune chevalier dans l’antre de la bête tapie dans <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong>.</span></span></p>
<p align="justify">Le téléfilm emprunte ici la trame sentimentale parfaitement huilée du trio amoureux avec toutefois une donnée particulière, deux des trois personnes de ce trio sont une seule et même personne sous deux identités différentes. Ce trio se rapproche d’ailleurs incontestablement de celui présent dans Cat’s Eye : Quentin (Toshio) est amoureux de Tam (Hitomi) mais également de Cat’s Eye dont il refuse l’amour  car c’est une voleuse et lui un policier. Romualdo partage ici le même dilemme mais avec Fantaghiro femme et homme. Magie, romance, suspense, le téléfilm se laisse suivre sans problème pour peu que l’on a gardé son âme d’enfant et que l’on accepte d’entrer dans cet univers unique si particulier. On sait que l’issue sera forcément heureuse, mais on se demande toujours comment nous allons y parvenir. Le parfait téléfilm de Noël en l’occurrence, ce qu’il a toujours été depuis son origine (chaque volet ayant été diffusé juste avant Noël) et fait encore aujourd’hui régulièrement son retour chaque année sur Canale 5 en Italie à cette période.</span></span></p>
<p style="text-indent:0px;" align="center"><img src="fanta_4.jpg" border="0" alt="" width="450" height="299" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify"> Le succès partout en Europe du premier volet pousse Mediaset (actuel détenteur des droits) et Lamberto Bava de remettre le couvert un an plus tard. En 1992, toute l’équipe originelle et la quasi-totalité des comédiens retrouvent les décors de la République Tchèque. Le château de Fantaghiro notamment existe bel et bien là bas, il se trouve au village de Bouzov et peut être visité, un peu comme notre Cité de Carcassonne française. Le château de Bouzov est d’ailleurs aujourd’hui encore indissociable de l’univers de Fantaghiro tant il contribue à sa qualité. Dans ce second volet, le scénario est superbement construit, le casting s’étoffe d’une actrice prestigieuse (Brigitte Nielsen) et son personnage (La Reine Noire) s’inscrit dignement dans l’univers de la saga. Ce second volet met ici à l’épreuve les sentiments de Romualdo pour sa bienaimée. Leur cérémonie de mariage est en effet mise à mal quand la Reine Noire décide d’enlever le père de Fantaghiro, puis lorsqu’elle jette ensuite son dévolu sur Romulado. Par tous les moyens, Fantaghiro doit reconquérir le cœur de celui-ci tout en affrontant une reine perfide et cruelle qui veut détruire à jamais leur couple. La Reine Noire échappe considérablement aux stéréotypes du genre. Sans jamais aller vers la caricature, Brigitte Nielsen donne une identité très crédible à son personnage, s’inspirant des plus cruelles méchantes de l’univers de Disney. Le succès considérable de son personnage permettra qu’il revienne ensuite systématiquement. Le scénario de ce second volet s’inscrit dans la parfaite continuité du premier, sans jamais en altérer la trame globale. Une réussite qui se confirmera d’ailleurs avec les deux volets suivants.</span></span></p>
<p style="text-indent:0px;" align="center"><img src="fanta_5.jpg" border="0" alt="" width="450" height="299" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify">La popularité du second volet est telle qu&#8217;un troisième épisode est produit en 1993. A partir de celui-ci Kim Rossi Stuart commence à se lasser du personnage qu’il interprète. A présent que sa notoriété est acquise, il aspire à endosser de plus grands rôles. Toutefois, il accepte de rempiler une dernière fois pour le rôle de Romualdo, l’éternel amour de notre princesse préférée. Même si sa contribution est réduite à son minimum possible, les scénaristes développent quand même une superbe intrigue où cette fois, ce sont les sentiments de Fantaghiro qui sont éprouvés. On raconte ainsi qu’un jour, le pouvoir démoniaque de Tarabas sera détruit par une jeune fille de roi. Pour empêcher que cette prophétie se réalise, Xellesia et Tarabas kidnappent tous les enfants des royaumes. En tentant d’empêcher la capture des fils de Caroline et Catherine, Romualdo est transformé en statue de pierre. Seul le pouvoir du baiser impossible de Tarabas peut permettre de le ramener à la vie. Une fois encore, l’introduction de Nicholas Rogers dans l’univers de <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong> fait mouche. Parfaitement crédible et bien plus charismatique que ne l’est Kim Rossi Stuart (qui a plutôt un rôle secondaire), il remporte tous les suffrages. Tarabas met ainsi beaucoup Fantaghiro à l’épreuve, l’obligeant même à renoncer à son amour pour Romualdo afin de lui sauver la vie. Le retour inattendu (mais excellent) de la Reine Noire vaut aussi à lui seul de regarder ce troisième épisode. Une fois de plus, l’issue est heureuse mais rondement menée. Malgré tous les obstacles qu’ils ont du affronter, Romualdo et Fantaghiro parviennent une fois de plus à être réunis. Ce troisième volet clôt dès lors une brillante trilogie. Les meilleures histoires d’amour à l’écran (ou dans la littérature) restent toujours celles qui doivent constamment affronter des défis, c’est parfaitement le cas ici.</span></span></p>
<p align="justify">La saga aurait très bien pu s’arrêter là. Mais Mediaset ne compte évidemment pas en rester là, la série se vend très bien à l’étranger et connaît toujours autant de popularité. Un quatrième volet est donc commandé en 1994. Malgré de nombreuses difficultés en raison de l’absence de nombreux comédiens (et de Kim Rossi Stuart qui a définitivement tourné la page), le pari semblait extrêmement risqué. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité des scénaristes qui, grâce à une pirouette scénaristique, éloigne une fois encore le couple vedette Romulado et Fantaghiro. Le quatrième volet exploite les quelques pistes inexploitées de l&#8217;épisode précédent et confirme la maitrise totale de la cohérence de l’univers de <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong>. Le Mage diabolique Darken décide de punir Fantaghiro pour avoir permis de détruire les pouvoirs maléfiques de Tarabas. Il fait disparaître tous les royaumes du monde en lançant sur eux les cavaliers de la mort. Partout où passe le nuage noir ne reste que famine et désolation. Pour tenter de mettre un terme à ce sinistre présage, Fantaghiro doit alors s’allier avec Tarabas, le sorcier déchu. Incontestablement, le quatrième volet de la saga est le plus sombre de tous. Même s’il s’éloigne beaucoup de la féérie et de la magie des trois premiers volets, celui-ci s’y ajoute avec élégance dans un registre plus différent. La mort et les sacrifices y sont plus nombreux, jusqu’au sacrifice ultime de son héroïne qui donne sa vie pour sauver les siens.</span></span></p>
<p style="text-indent:0px;" align="center"><img src="fanta_6.jpg" border="0" alt="" width="450" height="299" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify"> Ce téléfilm emprunte des couleurs plus orientales, sans pour autant dénaturer l’esprit de la saga. Sur ce fond de drames, une petite légèreté est tout de même présente. A commencer bien évidemment par l’indétrônable Reine Noire qui porte à elle-seule les ressorts comiques de l’histoire. Si l’intrigue du second volet mettait à l’épreuve les sentiments de Romulado, le troisième ceux de Fantaghiro, ce quatrième épisode tourne autour des sentiments de Tarabas. Fantaghiro a définitivement renoncé à lui, mais ce dernier est incapable de s’en remettre. Devoir à nouveau s’allier à elle est pour lui une vraie déchirure. Mais une jeune princesse vient mener la discorde dans son esprit et remettre en cause tout ce qu’il croyait. Bien que destiné à un jeune public, ce dernier volet risque d’effrayer les plus jeunes spectateurs, ce qu’on ne s’imaginerait pas au premier abord. Là où au tout début le premier téléfilm s’adressait clairement à ce public type, la saga a fortement évolué durant quatre ans pour s’ouvrir à un public nettement familial. Même s’il est sombre et effrayant ce quatrième volet reste une aventure épique agréable à suivre et qui n’hésite pas à mettre en avant la cruauté et la perfidie de certains personnages. Après cette ultime épreuve relevée haut la main, Fantaghiro parvient une fois encore à être réunie à Romualdo. Bien que Kim Rossi Stuart est refusé de participer, son personnage reste au centre même de l’intrigue. Son histoire s’enrichit incontestablement et on s’attache définitivement à lui. Tous les deux ont su tenir parole en se jurant un amour éternel. Après plusieurs défis, ils ont toujours réussis à se retrouver.</span></span></p>
<p align="justify">Incontestablement, avec ce dernier volet <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong> se termine en apothéose. Et la saga aurait pu s’achever ainsi. Lamberto Bava se tourne alors vers des téléfilms construit sur le même principe et propose ainsi « Desideria et le prince rebelle ». Bien qu’un ton en dessous, le téléfilm repose sur le même modèle et connaît un certain succès. Mais il est bien moindre que celui de <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong>. Mediaset décide alors de redonner sa chance à Fantaghiro et demande la mise en chantier d’un cinquième volet. A l’origine, la série devait faire un tout en seulement trois volets. Malgré les difficultés, le quatrième su magnifiquement compléter l’ensemble. En 1996, il ne reste quasiment plus aucun acteur d’origine. Les scénaristes se heurtent à un problème inédit : comment relancer la carrière de cette princesse aussi populaire dans le monde ? Toutes les intrigues ont en effet été résolues. Lamberto Bava décide alors de construire une toute nouvelle trilogie où Fantaghiro est éloignée de son monde d’origine. Elle est ainsi projetée dans « le monde d’ailleurs ». Le cinquième volet ne conserve alors qu’un minuscule lien avec les volets précédents : Fantaghiro elle-même qui est dépourvue par magie de sa mémoire et bien entendu l’irremplaçable Reine Noire.</span></span></p>
<p align="center"><img src="fanta_7.jpg" border="0" alt="" width="450" height="299" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify"> Le premier tiers du téléfilm (presque une heure quand même !) a bien du mal à démarrer. Il faut dire que le passage de flambeau entre les volets précédents et celui-ci est assez indigeste. Heureusement, une fois propulsée dans le monde d’ailleurs, on retrouve assez vite ses marques. Là où les trois premiers volets jouaient dans le registre de contes populaires européens, et le quatrième sur ceux de l’orient (et de l’Inde particulièrement), ce nouveau volet projette l’histoire dans le folklore des caraïbes et les histoires de pirates. Le Sans Nom est un méchant extrêmement effrayant qui donnera des sueurs froides aux jeunes spectateurs (ils dévorent des enfants !). Bien qu’étant nettement en dessous des espérances, et d’une qualité nettement inférieure, le cinquième volet de <strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong> parvient à trouver un bon équilibre narratif. Mais il accumule aussi de grosses lourdeurs. A commencer par le personnage d’Ariès, interprété par Luca Venantini. Antipathique au possible, il est à mille lieux du charisme de Nicholas Rogers ou de Kim Rossi Stuart. Tournant constamment autour de Fantaghiro il la met constamment à l’épreuve simplement pour compléter son tableau de chasse, ce à quoi elle ne répond aucunement. Même si sa mémoire a été altérée, elle a gardé en son âme la conscience que quelqu’un l’attend ailleurs. Le téléfilm trouve tout de même un très bon rythme sur sa fin et l’opposition finale au Sans Nom est parfaitement maitrisé. Alors que l’on sent venir une nouvelle fin heureuse et que tout semble enfin pouvoir rentrer dans l’ordre, le téléfilm dérape soudain complètement dans ses cinq dernières minutes. A la base destiné à être le premier volet d’une nouvelle trilogie, Lamberto Bava surfe en effet sur le phénomène à la mode : le cliffhanger (popularisé par la série Aux frontières du réel : The X-Files). Alors qu’on ne s’y attend pas du tout, Fantaghiro renonce en effet totalement à tout ce qu’elle a lutté auparavant et s’éprend de l’antipathique Ariès. On voit ici avec le recul que Lamberto Bava voulait sans doute lancer le volet suivant sur la base de la mémoire effacée de son héroïne et du sort qui lui a été jeté à son arrivée dans « le monde d’ailleurs ». </span></span></p>
<p align="center"><img src="fanta_8.jpg" border="0" alt="" width="448" height="299" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify"> Mais le mal est fait et le tollé général. Partout dans le monde, le téléfilm est conspué, hué, décrié. Malgré sa qualité somme toute relative, tout le monde aujourd’hui n’a retenu que sa fin (contestable à plus d’un titre). Mediaset enfonce alors le clou, s’en est terminé de la saga. Impossible dès lors de pouvoir rattraper cette erreur stratégique dans une suite. Elle ne verra jamais le jour. Plus personne ne croit au potentiel de la série. M6 la première met des années à effectuer un doublage francophone sous la pression des fans français. Mais l’attente n’est alors pas récompensée, M6 ne rediffusera plus ce dernier volet. Les fans français rejoignent ceux des autres pays : l’épisode 5 a détruit à jamais la féérie de la saga.</span></span></p>
<p align="justify">Dès lors, la demande devient de plus en plus forte partout dans le monde. A l’initiative du fan club italien, les pétitions pour un sixième volet se multiplient. Il est en effet pour tout le monde crucial de donner enfin une belle conclusion à l’histoire de Fantaghiro et effacer complètement ce dérapage scénaristique. Les auteurs contribuent aussi au buzz et maintiennent aussi la pression, Lamberto Bava, Alexandra Martinez et Nicholas Rogers en tête. Mais Mediaset reste intraitable sur le sujet, elle détient en effet l’intégralité des droits. 13 ans plus tard, rien n’a vraiment changé, mais les fans, les producteurs et acteurs sont toujours là et soutiennent toujours la cause. Les rumeurs du sixième volet n’ont jamais été aussi vivaces. Mais si ce dernier volet venait aujourd’hui à exister, arriverions-nous à retrouver cette magie et cette poésie des années 90 ? Pas si sûr. </span></span></p>
<p style="text-indent:0px;" align="center"><img src="fanta_1.jpg" border="0" alt="" width="450" height="296" align="absmiddle" /></span></span></p>
<p align="justify"><strong>La Caverne de la Rose d’Or</strong> est aujourd’hui encore un monument de la télévision italienne, une histoire somptueuse, un univers riche, des personnages originaux, une ambiance unique, de somptueux décors et une musique magistrale. Passé désormais à la postérité, la saga reste une œuvre typique de l’esprit de Noël qu’il est urgent de partager en famille si vous ne le connaissez pas encore. Et malgré les éprouvantes cinq dernières minutes du dernier volet, le reste est remarquablement interprété. A choisir, ne regardez que les trois ou quatre premiers volets. Le dernier conservez-le pour un visionnage ultérieur quelques mois plus tard. Ou alors plus simple, arrêtez-vous juste avant la fin, la saga se terminant alors sur une belle note d’espoir : Fantaghiro peut enfin retrouver son royaume et son prince tant aimé.</span></span></p>
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