Dans cette section vous pourrez découvrir l'envers du décors de la construction du site. Quel genre de site je voulais partager, les raisons de mes choix, les différentes évolutions du site, mais aussi ma "politique éditoriale" ainsi que les diverses références d'Internet qui ont conduit à la création de "Les Grands Classiques". Cette section évoluera certainement dans le temps. Elle était originellement prévue pour la version 3 du site, mais n'a finalement intégrée le site qu'à partir de la version 4, puis fut légèrement approfondi dans la version 5. Bon voyage et bonne lecture dans les coulisses de "Les Grands Classiques".

Les prémices de la création du site

Aussi loin que peu remonter ma mémoire, le premier long métrage animé que je découvris au cinéma fut La belle et le clochard lors de sa ressortie cinéma en 1986. J'avoue évidemment que je ne m'en rappelle pas moi-même, puisque mes parents témoignent m'y avoir conduit. Ce n'est réellement qu'avec l'arrivée du magnétoscope, de "La Cinq" de Berlusconi et de "Canal +" que j'entrais dans le monde Disney. Alice au pays des merveilles, Robin des Bois et Mary Poppins sur "La Cinq", Les aventures de Bernard et Bianca sur "Canal +" entre autres m'émerveillaient. Au Noël de 1990, je manquais la projection cinéma de La petite sirène assez stupidement, puisque je tombais dans le panneau commercial en achetant la VHS du film japonais, croyant évidemment qu'il s'agissait de la même version qu'au cinéma. Alors qu'aujourd'hui je trouve cette version de très grande qualité, imaginez-vous la cruelle désillusion que j'eu en la visionnant pour la première fois.

Une occasion manquée

L'année suivante, en 1991, Bernard et Bianca au pays des kangourous était à l'affiche. Je fis donc des pieds et des mains à mes parents pour obtenir un accord de le voir. Évidemment, une condition me fut imposée, je devais avoir de bonnes notes à l'école. Lorsque mon bulletin scolaire arriva enfin, nous partîmes joyeusement au cinéma, où je découvris avec horreur que le film n'était plus à l'affiche. Je dus donc me contenter de "Fievel au Far West", et je ratais une seconde fois de vivre une expérience Disney au cinéma.

Le commencement

Pour me consoler un peu, je reçu un magnifique cadeau (dont je ne me rappelle plus la raison) en février 1992 : Merlin l'enchanteur et Cendrillon. Nous étions alors en pleine effervescence Disneyenne, avec l'annonce de l'ouverture prochaine d'un parc d'attraction nommé Euro Disney. C'est donc à partir de là que ma passion commença à naître. Hivers 1992, La belle et la bête arriva dans les salles. Ce coup-ci, bien décidé à aller le voir dans les temps, je prétendis à mes parents que j'avais réussi haut la main mon devoir de français (ce n'était évidemment pas totalement vrai). Je tombais alors littéralement en amour devant le film qui reste encore aujourd'hui mon plus marquant souvenir d'une projection cinématographique d'un long métrage animé signé Disney. Il me fallait avoir tous les longs métrages films Disney, rien ne pouvais plus m'arrêter désormais sauf peut-être l'adolescence. Je visionnais enfin La petite sirène, confirmant ainsi ce besoin maladif de tout voir et de tout connaître.

La condition de fan adolescent

Je fus toutefois confronté à deux problèmes majeurs :

- Le prix exorbitant des VHS était difficile d'accès à ma maigre bourse d’adolescent. Les premières VHS des années 90 coûtant tout de même 219FF (soit 33,39€) sans le moindre bonus ni version originale. Heureusement, il n'en sortait pas beaucoup au début, ce fut moins le cas par la suite.

- L'adolescence et ses problèmes. Étant un garçon, aller voir un dessin animé me fut longuement reproché, aussi bien au niveau de ma famille que celui de mes amis. Cette situation, tous les jeunes fans y sont plus ou moins confrontés à une période ou une autre. Commença alors la période de "remise en cause". Je n'assistais plus qu'à une projection cinéma sur deux. Aladdin, Pocahontas, Mulan, Tarzan, je découvrais ces chefs d'oeuvre qu'après leurs sorties vidéos, parfois même achetés sous le nez de mes parents pendant mes heures "creuses" de lycéen car ils s'y opposaient farouchement. Je parvins ainsi à compléter ma collection VHS.

Libération

Les années 2000 furent pour moi une grande libération. L'université et l'entrée dans la vie active, couplée avec la rencontre d'un nouveau groupe d'amis et de nouvelles expériences enrichissantes, se révélèrent plus que bénéfiques. Évidemment, cette liberté gagnée fut rapidement grignotée par les à côtés de la vie quotidienne, sans compter qu'un nouveau support venait de naître : le DVD ! Difficile alors de ne pas essayer de renouveler sa collection sur ce support. La condition de fan Disney n'est pas simple comme l’a brillamment écrit Timon-Timauvais sur le site Zuzu Disney.

Nouvelles orientations

J'ai découvert l'Internet durant mes années de lycée, en ayant choisi l'option facultative d'informatique. Bien que je sois devenu presque immédiatement un utilisateur régulier de celui-ci, le temps me manquait de réaliser un site Disney, et le besoin ne s'en faisait pas vraiment ressentir. Assez curieusement, les sites personnels sur l'univers Disney se faisaient rares, apparaissant et mourant trop rapidement sur la toile mondiale. Ce n'est finalement qu'avec les années 2000 que les sites se multiplient. Aussitôt, je croise le chemin de Zuzu Disney, qui ne porte alors pas encore ce nom. Agréable, simple, pertinent, le site de Zuzu est probablement mon plus "vieux" lien favori que je traîne désormais depuis le début de sa création. Dépassant très rapidement son simple grade de site personnel, Zuzu Disney devient une mine d'information internationale de l'univers Disney, se révélant même plus complet que le très ennuyeux site officiel. De l'autre côté, un petit forum de fans sans grande envergure va très vite galoper et suivre le même chemin : Disney Central Plaza.

Nouvelles orientations

Cependant, au fil du temps, Zuzu Disney va s'orienter vers l'univers complet des films signés Disney, Disney Central Plaza développera d'autres univers comme celui des parcs d'attractions.C'est alors que germe l'idée de la création du site Les Grands Classiques. Bien que toujours très satisfait de Zuzu Disney et Disney Central Plaza, leurs nouvelles orientations les éloignaient tout deux de ce que j'aimais par dessus tout chez Disney, les longs métrages animés. Noyés au milieu d'autres produits du groupe, ils n'étaient plus mis en avant à mes yeux. Au risque d'en surprendre plus d'un, je suis un fan de l'animation en tout genre, aussi bien d'origine américaine, européenne ou japonaise, mais pas 100% Disneyphile. Disney étant évidemment ma compagnie favorite pour les longs métrages, mais ce n'est absolument pas le cas du reste de leurs productions. Aux courts-métrages animés, je préfère de loin les cartoons de la Warner ou de Hanna Barbera ; aux moyens métrages animés, les productions françaises ou japonaises ; les films et téléfilms m'ennuient trop souvent, et je préfère très souvent les autres productions des grands studios concurrents ; quand aux séries télévisées...

Naissance de Les Grands Classiques

Je décidais donc de réaliser un site qui serait exclusivement consacré aux grands classiques Disney, et leurs produits dérivés. Le 4 janvier 2002, le site ouvre ses portes. En un mot, je peux aujourd'hui qualifier que celui-ci était vide. Une page, moche en plus, et rien de bien intéressant à se mettre sous la dent, sans compter sur les quelques critiques pleines de fautes d'orthographes... Voulant à tout prix mettre en ligne un site entièrement complet et fonctionnel, la page va rester en ligne durant de long mois sans réelles évolutions. Réalisant alors dans quoi je me suis embarqué, je rabaisse immédiatement le nombre de rubriques initialement prévues. Alors qu'au départ, mon site devait détailler tous les produits dérivés, je choisis les sections culturelles, télévisuelles et vidéos ludique. Je néglige volontairement les albums audio, mais j'espère un jour pouvoir les intégrer au site.

Pourquoi se baser sur la collection numérotée abérante française ?

En 2001, Disney France récupère les droits de distribution des DVD, jusqu'alors détenus par AOL Time Warner, et décide d'effectuer un nouveau classement pour les films animés. Contestée, décriée, huée par les milliers de fans, la numérotation française des films semble sortie d'on ne sait où. N'ayant ni la moindre logique, ni le moindre sens, cette classification voulue pour la France est donc à la fois une aberration et une référence auprès des non connaisseurs. Elle est extrêmement discutable sur le choix porté des films entrant dans la collection dite des "Grands Classiques" et des "Classiques".

Classement logique ?

La logique veut que la véritable classification des "Grands Classiques" n'inclus que les films d'animation réalisés par le studio d'origine en Californie, celui qui fut donc à l'origine de Blanche-Neige et les sept nains, Peter Pan, La petite sirène ou La ferme se rebelle. Les "Classiques" n'incluant que les suites réalisées pour le support vidéo uniquement. Ne sont donc en théorie pas inclus les films signés Pixar, les productions des autres studios Disney ou les mélanges animation 2D / réel. Alors que l'on pourrait simplement se dire qu'en France l'appellation "Grand Classique" est réservé au film ayant eu une sortie cinéma, il en est tout autrement. Nous pouvons citer plusieurs exemples, ainsi La bande à Picsou, le film : Le trésor de la lampe perdue qui est sorti en salle ne possède qu’une petite mention "Classique". De la même manière, des films se retrouvent affublés de la mention "Grand Classique" alors qu'ils n'en sont pas comme Dingo & Max, Le livre de la jungle 2 ou Bambi 2.

Pourquoi l'avoir adopté alors ?

La numérotation française reste cependant un modèle unique, puisqu'elle n'existe dans aucun autre pays. L'Italie et l'Espagne numérotent parfaitement les "Grands Classiques", et uniquement ceux-ci. La plupart des autres pays évitent de tomber dans ce piège, et ne proposent aucune numérotation comme la Belgique. Pourquoi alors avoir choisi de baser mon site sur cette numérotation ? Cette question m'est très souvent posée, et parfois contestée. La réponse est facile, les néophytes collectionneront toutes les vidéos présentes sur cette liste, et ne chercheront pas forcément ce qu'il existe autour ! Autant donc les aider à connaître au mieux la collection qu'ils se sont constitués. D'ailleurs, mon site reste à ce jour le seul à suivre cette numérotation chaotique française, puisque l'ensemble des sites français Disney restaurent progressivement le véritable classement. Il faut donc penser à tout le monde. De plus, aujourd'hui, seul mon site représente cette fameuse collection numérotée, puisque tous les autres ont choisis d'en changer.

La numérotation n'est pas fidèle ?

Depuis la version 5 effectivement, j'ai volontairement abandonné toute mention "Grand Classique", "Classique", "Chef d'Oeuvre" ou encore "Exclusive", pour la simple et bonne raison que Disney France change continuellement ses appellations au fil du temps sur plusieurs de ses films. Ainsi, désormais, seule la mention des différents studios de productions apparaissent dans les rubriques du site. Les véritables Grands Classiques sont ainsi regroupés sour le logo "Walt Disney Animation Studios". Les films réalisés par les studios indépendants, pour le cinéma comme pour la vidéo, sont regroupés sours "Disney Toon Studios". Les longs métrages n'entrant dans aucune de ces catégories figurent sous l'appellation "Walt Disney Pictures". Enfin, les film Pixar se trouvent sous la dénomination "Pixar Animation Studios". Logique non ?

Les différentes évolutions du site

Avant la véritable première version du site, il y a d'abord eu le cahier Claire Fontaine ! Format classique de 288 pages, le cahier Les Grands Classiques reste encore aujourd'hui l'une de mes principales sources d'informations pour tous les films de Blanche-Neige et les sept nains jusqu'à Peter Pan 2. Ayant été complété et enrichi à plusieurs reprises avant de passer à la version en ligne, mon cahier Les Grands Classiques regroupe analyses, critiques, détails et anecdotes écrites à la main. Ces écrits condensant eux-mêmes les nombreuses coupures de presse et brochures publicitaires que je conserve depuis 1990 ! Ce cahier, reste donc pour moi encore un outil vieillissant mais inépuisable, car chaque information y est 100% vérifiée.

Version 0 !

Je considère comme la version 0 la page temporaire qui fut mise en ligne pendant quelques mois à partir du 04 janvier 2002, en attendant que mon site soit suffisamment complet pour permettre réellement la visite au public. Moche, même affreuse, cette version 0 ne fera heureusement pas long feu. Je n'en ai d'ailleurs pas gardé une seule copie tellement je la trouvais immonde. Bref, elle n'a fait que passer, et c'est tant mieux ! Le site fut à ses tous débuts hébergé par Libertysurf (qui venait d’être racheté par Infonie).

Version 1

Le 20/04/2002, le site s'ouvre enfin au "grand public" même si les différentes sections étaient déjà lisibles pour un petit nombre d'amis de mon entourage. Durant à peu près la même période, Libertysurf est racheté par le groupe italien Tiscali (succédant ainsi à Infonie), ce qui causera quelques erreurs dans les adresses des pages. Le site possède déjà à peu près la même structure que les versions 3 puis 4 (avec des menus de part et d'autres). Cependant, je m'engouffre malgré moi dans la spirale des sponsors publicitaires. Qualitativement, le site n'en est qu'à ses balbutiements, quelques films décortiqués, des graphismes mal choisis, des images non traitées numériquement. Les zones vidéo, images, musiques et jeux vidéo ne possédaient pas de encore de sections dédiées. Chaque film intégrait donc des liens en internes, les pages en devenant légèrement surchargées. Optimisé pour une résolution légèrement inférieure au 800x600, je peux sans honte avouer que la version 1 étaient « entassée » tant elle était trop réduite.

Version 2

Sur un coup de tête, je décide le 01/02/2005 de changer la présentation du site. J’abandonne la présentation avec les menus à droite et à gauche, ce qui se révèle très vite une mauvaise idée, car mal conçus. Reléguées sur une seule colonne, l’ensemble des rubriques se bousculent sans grande conviction. Même si la présentation du site devient plus claire, avec une résolution minimale de 800x600, les défauts de la version 1 sont encore légions. La version 2 du site ne fera donc pas long feu et laissera sa place 9 mois plus tard. Le site disposera d'ailleurs de son premier forum (commun avec mes deux autres sites), mais celui-ci sera rapidement attaqué par des pirates, et je dû le fermer trop rapidement.

Version 3

C’est le 25/11/2005 que la version 3 du site fait son entrée en la matière. Suite à l’annonce du rachat de Tiscali par Alice ADSL, je décide de changer d’hébergeur, pour m’établir sur Free. Mettant en place une ribambelle d’astuces, je redirige l’ancienne adresse vers la nouvelle, sans perdre aucun visiteur. Le format s’élargit légèrement pour se situer à mi-chemin entre le 800x600 et le 1024x768. Bénéficiant à nouveau des deux colonnes de menus, le site s’enrichit de nombreuses rubriques. Les zones image, vidéo, musique et jeux vidéo faisant ainsi leur apparition de façon claire et précise. Un nouveau livre d’or est intégré, le forum Disney Central Plaza remplaçant avantageusement mon ancien forum, et surtout j’inclus au site ce qui fera son succès : les actualités Disney.

Réellement emballé par la version 3, je vais alors me consacrer plus activement à l’enrichissement du site, terminant petit à petit chacune des rubriques « Grands Classiques » et « Classiques ». C’est donc réellement à partir de là que le site se développe vraiment. Je change également toute ma « politique éditoriale ». Le site doit et devra se consacrer exclusivement au patrimoine francophone de Disney. Pour cela, je me lance dans une recherche documentaire sans fin et inépuisable auprès des centres de documentations, bibliothèques et évidemment Internet. Je recoupe également les informations avec celles qui sont déjà présentes sur les autres sites de fans afin d’éviter la redondance et le plagiat, pour ne conserver dans mes propos et anecdotes que celles qui n’a pas encore été dites. Je débarrasse également le site de toutes les publicités devenues réellement envahissantes, et qui, au final, n’ont rien apporté au site.

Version 4

La version 4 du site qui fut lancée le 04 janvier 2007 à l’occasion du cinquième anniversaire, devait être ambitieuse, tant dans son code source que dans sa forme. Désormais, le standard du site est le 1024x768. Malheureusement, l’ambition a ses limites, les multiples pages, textes, images, sons et vidéos accumulés durant le règne de la version 3 vont vite me faire comprendre qu’ils ne sont pas d’accord et vont tous à un moment ou un autre se montrer récalcitrant à intégrer le code source HTML tout propre et tout neuf. Tant pis, je fais à contre coeur machine arrière du point de vue de la perfection mais j’offre toutefois une nouvelle présentation au site, en enrichissant sa structure, et en améliorant sa lisibilité. Dans cette optique, j’ajoute beaucoup plus d’illustrations à toutes les pages, tout en m’efforçant d’effacer les dernières fautes de grammaire et d’orthographe qui sont encore présentes dans les milliers de lignes de texte. Les fenêtres surgissantes disparaissent car l’ère de la navigation par onglet a prit l’avantage dans les navigateurs Internet de nouvelle génération. La version 3 du site ouvrant ainsi un nouvel onglet pour chaque film, cette époque est donc révolue. La version 4 est aussi l’occasion pour moi de réunir en un seul endroit le patrimoine francophone Disney. Le Québec, la Belgique et la Suisse faisant ainsi leur entrée, en intégrant les visuels des sorties vidéo de ces pays. C'est aussi à cette époque que le site s'établit définitivement derrière son adresse finale et unique : www.lesgrandsclassiques.fr.

Version 5

Lancée en grandes pompes à l'occasion des 70 ans de la sortie française du film Blanche-Neige et les sept nains, la version 5 du site a été mise en ligne le 4 mai 2008. Ce fut d'ailleurs l'occasion de plusieurs autres célébrations, dont l'anniversaire de Mickey Mouse (ses premiers films furent produit en 1928). Entièrement recréé et enrichie, la version 5 redéfinie entièrement la ligne éditoriale du site, en se rapprochant encore plus près de ma vision d'origine. Restructuré également, le site se voit amputé de nombreuses rubriques redondantes, mais sans jamais chercher à sacrifier ce qui en fait sa force première. Les différentes rubriques sont ainsi entièrement remodelées et regroupées sous la bannière de la collection numérotée, désormais colonne vertébrale du site. J'apporte enfin un peu de gaité et de couleur au site, en rajoutant toujours plus d'illustrations. C'est également l'occasion d'un gros sacrifice de ma part : j'abandonne en effet la police Comic Sans Ms après 6 années de bon et loyaux services, presqu'à regret, pour finalement jeter mon dévolu sur sa lointaine cousine Georgia. Ce qui au final enrichit agréablement la lisibilité du site. La version 5 n'avait pas d'objectifs particuliers, si ce n'est vous faire passer un agréable moment en sa compagnie, tout en continuant d'enrichir votre culture Disneyenne.

Le patrimoine francophone

Les véritables cinéphiles sont tous unanimes, un film doublé est un sacrilège à la version originale. Et c’est un fait, surtout avec l’arrivée du DVD, que les amateurs du genre délaissent les versions françaises. Les longs métrages animés Disney sont également touchés par ce phénomène, nombreux sont les membres de Disney Central Plaza à glorifier les versions originales. Et l’on peut parfaitement les comprendre, un film tourné aux États-Unis a été conçu avec des voix anglaises, reposant sur des dialogues spécifiques et faisant parfois allusion à des détails que seuls les américains et les connaisseurs peuvent saisir. La richesse vocale des versions originales est très appréciée et appréciable. Oui mais voilà, il existe également deux autres catégories de fans.

Les autres catégories de fans

Il existe ainsi la catégorie des réfractaires aux versions originales. Les raisons sont multiples même si quelques idées reçues subsistent. On peut citer par exemple les jeunes spectateurs ou ceux qui ne comprennent pas l’anglais. Sont également inclus toutes les personnes qui ne supportent pas les sous titrages. En fin de compte, cette catégorie de personne englobe tous ceux qui n’écouteront probablement jamais la version originale. Pour eux, mon site se doit donc d’en tenir compte.

Entre les deux se trouve une catégorie minoritaire, dans laquelle je me situe, celle qui apprécie les versions originales mais qui raffole encore plus des versions francophones. Pourquoi ? Pour la richesse de l'adaptation, et le formidable travail apporté aux films pour coller le plus possible à la version originale, tout en apportant une touche francophone, sans en sacrifier l’essence et l’esprit. Depuis longtemps déjà, la qualité des doublages produits par Disney est cité en exemple tant elle est toujours de grande qualité. C’est pourquoi j’évite toujours de parler de « traduction ». Un film ne peut en aucune façon être traduit pour plusieurs raisons. L’une d’elle étant tout simplement la transcription de mot français sur les mouvements de lèvres de personnages parlant anglais. C’est pourquoi je parle toujours d'adaptation française. J’y vois donc derrière les personnes qui oeuvrent pour rendre la version francophone la plus exceptionnelle possible, tout en y apportant une couleur typiquement francophone.

Doublages et redoublages

Le phénomène du redoublage, tant décrié par les fans, reste pour moi une excellente occasion de découvrir une nouvelle interprétation de l'oeuvre, même si je conteste cette politique qui consiste à effacer toute trace d’une version précédente. Un même film possédant trois doublages est incontestablement une richesse francophone que ne connaîtront jamais les anglophones. A cela se rajoutant évidemment les versions québécoises qui proposent des adaptations de qualité très différentes des françaises. Mis à part le cas de l’affaire du redoublage de La petite sirène de 1998, pour lequel la qualité fut plus que discutable (mais tout de même identique à la version originale), aucune nouvelle version ne m’a réellement choquée, à part l'une des deux remplaçantes de Lucie Dolène sur le film La belle et la bête.

Vitrine francophones

C’est alors que je découvre sur le forum Disney Central Plaza le formidable travail de Pascalos, qui me permet de redécouvrir les doublages d’origines de trois films : Cendrillon, Peter Pan et La belle et le clochard. C’est le déclic, je dois absolument faire connaître à tous les fans que les films qu’ils regardent actuellement ne sont pas les mêmes versions qui furent acclamées par leurs parents et grands parents. Je souhaite donc que mon site soit une vitrine complète, et en perpétuelle évolution, sur l’extraordinaire richesse du patrimoine francophone Disney. Et cela également grâce à nos voisins Québécois, donnant eux aussi leurs propres voix, leurs propres personnalités et leurs propres « sonorités » aux héros de Disney.

Québec, Belgique ?

Les Grands Classiques est un site originaire de France, il me paraissait donc au départ tout naturel de ne parler que des produits Disney du pays, et donc doublés en France. Mais au fil du temps et de mes recherches, je me suis rendu compte que le patrimoine francophone Disney était loin de s’arrêter à la France.

Le Québec

Le plus connu des pays francophone, et souvent considéré comme « cousin » de la France, est évidemment le Québec. Ironie du sort, et malgré qu’il soit un grand pays, le Québec est souvent considéré comme la dernière roue du carrosse de la francophonie. Le Québec n’impose pas obligatoirement un doublage québécois aux films (contrairement à la France qui possède un loi imposant tout film à être doublé sur le territoire pour obtenir un visa d'exploitation), et les spectateurs doivent souvent se contenter de notre doublage bien français (les mentalités évoluent heureusement pour eux). Et là, même si je suis français, je désapprouve ce système. Je soutiens entièrement les communautés d'internautes qui veulent imposer des doublages québécois chez eux. Le doublage reflète l’identité et la culture d’un pays. Autant le spectateur français n’appréciera pas forcément un doublage du Québec, autant l'inverse est vrai. Le vocabulaire, la grammaire, la personnalité ne sont pas identiques d’un pays à l’autre. Le Québec possède cependant un énorme avantage sur la France, ils bannissent les anglicismes de leur vocabulaire, et sont toujours les premiers à découvrir les films dans notre langue. Souvent sous exploité, et quasiment inexistant sur la toile, je me devais de redorer le blason du doublage québécois des films Disney. Grand amateur de francophonie, j’apprécie tout autant leurs doublages que les nôtres, je m’efforcerai toujours de rendre hommage à toute la communauté québécoise sur le site.

La Belgique et la Suisse

La querelle France / Québec au sujet du doublage semble inépuisable et infinie. Pourtant, aux côtés des ces deux « grands pays », la langue française est parlée ailleurs dans le monde. Plus proche de nous, la Belgique et la Suisse sont également évoqués sur le site. Malheureusement pour eux, ces pays se contentent toujours des versions 100% françaises, pour une simple question de « gros sous ». Il est ainsi plus « naturel » de distribuer une seule copie en français en Europe que trois. C’est beaucoup plus économique pour les distributeurs. Chaque pays fait quand même un effort en proposant des contenus ou des visuels de DVD propres à leur pays. Ces deux pays seront donc également représentés sur le site.

Autres pays francophones ?

Évidemment, la francophonie ne se limite pas à ces quatre pays. Malheureusement, n’ayant connaissance d’aucun autre doublage dans le monde, je me suis volontairement limité à ces derniers. Si je viens à apprendre l’existence d’autres produits francophone Disney, ils trouveront également leur place sur le site.

Emissions télévisées

Très peu de sites Disney recensent dans leurs pages les émissions françaises Disney, à ma connaissance au moment où je rédige ces lignes, seul le site Walt Disney 100% Unofficial consacre une rubrique dédiée. A contrario, nombreux sont les sites généralistes qui évoquent les émissions oubliées du PAF (Patrimoine Audiovisuel Francophone), mais de façon éparpillée ou difficile d’accès. Moi-même, jusqu’à la version 4 du site, ne faisait que les évoquer sans pour autant les analyser.

Les anciens doublages de films

Disney France est champion dans la dissimulation par « omission » d'anciennes versions sonores de leurs longs métrages animés. S’il on peut aisément comprendre les problèmes de droits juridiques avec certains doubleurs, il reste inacceptable et incompréhensible cette décision systématique de ne pas communiquer sur ces anciens doublages (particulièrement quand il n’y a aucun problème juridique derrière). Là où pourrait résider la richesse de la francophonie Disneyenne sur l'anglophonie, la politique de Disney France (et Disney Américain) donne le sentiment que le talent des doubleurs originels n’est plus du tout reconnu car ils sont simplement passés de mode. On en arrive au point où elles sont niées par le groupe Disney. C’est donc pour rendre hommage à tous ses talents oubliés, et pour éviter qu’une grande partie du patrimoine francophone de Disney ne tombe définitivement dans l’oublie que je propose en totale exclusivité de redécouvrir parfois certains de ces films pour un période limitée dans le temps.

Les DVD de fans

J’en arrive aux fameux DVD de fans. Aboutissement de toute cette incompréhension, et cette demande inassouvie des fans auprès de Disney (alors qu’ils sont nombreux à vouloir se procurer légalement une véritable édition officielle), des fans se sont mobilisés pour faire renaître de leurs cendres les anciens doublages de tous les longs métrages Disney redoublés. Ces éditions, bien que réalisés par des bénévoles, ont été soignées et réalisées entièrement par des fans pour des fans. Proposés en exclusivité avec mon site et le forum Disney Central Plaza par Pascalos et moi-même, une section du site est entièrement dédiée aux talents de tous ces bénévoles qui assouvissent la soif de collection des fans, jusqu’ici complètement négligés par Disney. Tous imaginés et réalisés en homage à Disney, et aux nostalgiques de l'ancien temps, ces DVD de fans sont des pièces aussi rares que précieuses pour tous les fans qui se respectent.

4 mai 2008 par Olikos