Le sortilège de Cendrillon / Les hasards du temps / Retour dans le temps : Quelques informations

C'est le 21 février 2007 que le troisième épisode de Cendrillon a débarqué dans nos vertes contrées, directement sur support DVD. Le film possède un doublage québécois. Il est sorti là bas le 6 février 2007 sour le titre Cendrillon III - Les hasards du temps.

Pour la seconde fois après La belle et la bête 2, l'édition Belge du film comporte un titre totalement différent de la version française. Ainsi, le film s'intitule Cendrillon - Retour dans le temps.

Le sortilège de Cendrillon est le premier film de la collection numérotée qui dispose désormais du nouveau générique "Walt Disney Pictures", remplaçant l'antique logo tout en bleu et blanc.

Résumé

Que se serait-il passé si la Belle-Mère de Cendrillon s’était emparée de la baguette magique et avait usé de sorcellerie pour que le soulier de verre aille à Anastasie au lieu de Cendrillon ? Anastasie dérobe la baguette magique de la bonne fée et la donne à sa mère qui réussit le tour de force d'obtenir les pleins pouvoirs de sorcière. Cette dernière prépare un mauvais tour à Cendrillon....

Analyse de l'oeuvre

Si autrefois seul Aladdin avait bénéficié d'une " trilogie ", la mode semble de plus en plus d'actualité chez Disney. Le Roi Lion, La belle et la bête, bientôt La petite sirène, plus personne ne semble échapper au syndrome " trilogie ". Pourtant, sur ces faux airs de produit de seconde zone, Le sortilège de Cendrillon s'en sort assez honorablement.

A première vue, Le sortilège de Cendrillon semble avoir été conçu pour s'excuser de l'erreur commerciale du second volet. Pourtant, on remarque rapidement qu'il n'en est rien. Basé sur une idée simple, mais redoutable d'ingéniosité, le scénario de ce volet se veut une suite du premier volet, mais aussi du second. Conservant ainsi des aspects présents dans chacun d'entre eux. Au final, Le sortilège de Cendrillon semble tout droit s'insérer entre le premier et le second film. Si Cendrillon n'avait pas pu prouver qu'elle avait bien dansé avec le prince au bal, leur amour aurait-il pu exister ? Surtout quand nous avons une belle-mère de cette envergure (qui, au passage, perd son nom, y compris dans le générique final)

Le film se dévergonde cependant complètement, rayant de son schéma narratif le conte de fées du film originel. Devenant une succession de rebondissements, ce film est donc une aventure musclée, parfaitement chronométrée, digne des grands scénarios comme La petite sirène. Cela peut donc rebuter beaucoup d'amateurs de l'inébranlable chef d'oeuvre de 1949.

Les auteurs offrent toutefois un scénario aussi bien féminin, que masculin. Les péripéties du Prince et des souris, les diverses courses poursuites, et les rebondissements assurant donc la tranquillité d'esprit des parents qui n'ont que des garçons. C'est donc une première pour Disney, de transposer un univers si féminin à un public largement réfractaire aux contes de fées .

Cependant, les graphismes sont parfois très approximatifs. Cendrillon s'en sortant relativement bien mieux sur ce film (sans égaler son magnifique visage de 1949), le Prince par contre est très moyennement réussi. La plupart des seconds rôles sont appréciables, mais sans plus. Le caractère de chacun des personnages est directement tiré du second volet. Attendez-vous donc à une Anastasie maladroite et débordant d'énergie, loin de la petite peste détestable du premier film.

Tout comme Bambi 2, Le sortilège de Cendrillon est une bonne suite, transposant des personnages anciens dans une conception moderne. A ranger dans la catégorie des films à part, ou se suffisant à lui-même, Le sortilège de Cendrillon n'égale malheureusement pas du tout le chef d'oeuvre antérieur. Sauvé par son scénario très bien ficelé, il reste donc une bonne surprise, malgré les couleurs acidulées, et l'orientation bien trop moderne des héros. Seules les chansons, parfaitement anecdotiques, pourront effrayer les oreilles sensibles. Elles se relèvent quasiment toutes horribles à écouter. Une suite qui mérite sa place dans la famille, rien que pour le culot extraordinaire des scénaristes. Mais attention, même au regard de ses rares qualités, ce film détruit à jamais la magie de Cendrillon. Attention donc à avoir l'esprit ouvert, sinon fuyez à toutes jambes !

24 février 2007 par Olikos