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Critique | Doublage | Collection Vidéo | Musique |
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Le film est sortie le 29 novembre 1989. Il s'agit donc du dernier film des années 80 en France, puisqu'à l'époque, La petite sirène est sortie un an après les Etats-Unis en 1990.
Il s'agit du premier film de la collection numérotée ayant eu droit à une version québécoise. Il est sorti en salle le 18 novembre 1988, soit un an avant la France.
Il était une fois un petit chat roux abandonné dans un carton, sur un trottoir new yorkais... Roublard, un chien errant passant par là, décida d'apprendre au chaton à se débrouiller dans la vie. Et puis un jour arriva Jenny, la petite fille riche, qui rêvait d'avoir un chat et baptisa notre héros Oliver. Mais cette rencontre n'allait pas simplifier la vie de notre amie, loin de là...
Oliver & Compagnie est un des rares films à s'inscruster dans le monde réel, cela peut à la fois être un avantage et un inconvénient. Le film est la "vitrine" la plus représentative de la ville de New York durant les années 80 : rues, véhicules, styles vestimentaires, coupes de cheveux, chaîne stéréo sur l'épaule, et même la musique Rock ! Ce film s'installe donc complètement dans les années 80. Ce qui peut lui nuire car les autres films Disney sont généralement "intemporels", et plaisent donc à chaque génération.
Mais pour le moment, le film n'a pas du tout pris une ride. L'histoire d'Oliver Twist est ici complètement métamorphosée sur les traits d'un adorable petit chat de gouttière abandonné qui va trouver refuge auprès d'une bande de chiens des rues et du premier SDF des Grands Classiques, puis rencontrer une adorable petite fille.
Passons tout d'abord sur le seul point sensible du film : sa musique. Le rythme des chansons peut déplaire, particulièrement les jeunes spectateurs un peu trop accros aux concours des meilleurs chanteurs à la télévision. La version française surprend, la traduction, bien que très bonne, ne colle pas du tout aux chansons. En version originale, ça passe évidemment beaucoup mieux.
Exceptionnellement chez Disney où animaux et humains se côtoient, ce sont ici les animaux qui tiennent la vedette, les humains n'étant finalement que des seconds rôles. Il y a tout d'abord la jeune fille sage de famille aisée, flanquée d'un majordome bienveillant, le SDF et pour la première fois dans l'histoire Disney, le premier méchant inspiré de la pègre New Yorkaise.
Ancré dans la modernité, où il ne manque finalement que les téléphones ou ordinateurs portables à l'écran, le film exploite également l'animation assistée par ordinateur. La voiture noire, ainsi que la course poursuite finale sur le pont de Brooklyn (séquence à la fois effrayante et comique !) en sont les parfaits exemples.
La brochette de personnages, aussi adorables soient-ils, souffrent toutefois d'un manque de consistance où en fin de compte seul Oliver et Roublard sont retenus par les spectateurs. Etrangement, alors que le film a connu un grand succès, il s'agit du film le moins connu des années 80 (même Taram et le chaudron magique est cité spontanément sur cette période), particulièrement chez les non connaisseurs Disney.
C'est sans doute fort dommage, car le film est réellement très bon. Peut-être que son aura des années 80 lui aura joué un mauvais tour. Tant pis, mais ne ratez pas ce film sur un simple à priori!
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